Mercredi 17 septembre

Saint robert bellarmin,

évêque et docteur de l’eglise

Psautier: IV

Vert

Jésuite de la deuxième génération, ce Toscan (1542-1621) fut un brillant professeur à Louvain, puis au Collège Romain, où il fut le père spirituel de Louis de Gonzague. A une époque où la controverse avec les protestants battait son plein, il mit ses dons de polémiste au service de l’Église et du pape.

Antienne d’ouverture : Si 36, 18

Donne la paix, Seigneur, à ceux qui t’espèrent : ne fais pas mentir les paroles de tes prophètes. Exauce la prière de ton peuple.

Prière d’ouverture

Dieu créateur et maître de toutes choses, regarde-nous. Et pour que nous ressentions l’effet de ton amour, accorde-nous de te servir avec un cœur sans partage. Par Jésus.

1ère lecture : 1 Timothée 3, 14-16

Bien-aimé, je t’écris avec l’espoir d’aller te voir bientôt. Mais au cas où je tarderais, je veux que tu saches comment il faut se comporter dans la maison de Dieu, c’est-à-dire la communauté, l’Église du Dieu vivant, elle qui est le pilier et le soutien de la vérité. Assurément, il est grand, le mystère de notre religion : c’est le Christ, manifesté dans la chair, justifié dans l’Esprit, apparu aux anges, proclamé dans les nations, cru dans le monde, enlevé dans la gloire !

Psaume : 110 (111), 1-2, 3-4, 5-6

R/ Grandes sont les œuvres du Seigneur ! 110, 2a Ou : Alléluia !

De tout cœur je rendrai grâce au Seigneur dans l’assemblée, parmi les justes. Grandes sont les œuvres du Seigneur ; tous ceux qui les aiment s’en instruisent.

Noblesse et beauté dans ses actions : à jamais se maintiendra sa justice. De ses merveilles il a laissé un mémorial ; le Seigneur est tendresse et pitié.

Il a donné des vivres à ses fidèles, gardant toujours mémoire de son alliance. Il a montré sa force à son peuple, lui donnant le domaine des nations.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie ; tu as les paroles de la vie éternelle. Alléluia.  (Jn 6, 63c.68c)

Evangile : Lc 7, 31-35

En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « À qui donc vais-je comparer les gens de cette génération ? À qui ressemblent-ils ? Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s’interpellent en disant : “Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous n’avez pas pleuré.” Jean le Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites : “C’est un possédé !” Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et vous dites : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.” Mais, par tous ses enfants, la sagesse de Dieu a été reconnue juste. »

Prière sur les offrandes

Sois favorable à nos prières, Seigneur, et reçois avec bonté nos offrandes. Que les dons apportés par chacun à la gloire de ton nom servent au salut de tous. Par Jésus.

Antienne de communion : Ps 35, 8

Qu’il est précieux, ton amour, ô mon Dieu ! En lui s’abritent les hommes.

Prière après la communion

Que la grâce de cette communion, Seigneur, saisisse nos esprits et nos corps, Afin que son influence, et non pas notre sentiment, domine toujours en nous. Par Jésus.

Méditation

Il est grand le mystère de la foi. Cette expression, nous l’entendons prononcer par le prêtre à chaque Eucharistie. Et nous répondons « c’est le Christ, manifesté dans la chair, justifié dans l’Esprit, apparu aux anges, proclamé dans les nations, cru dans le monde, enlevé dans la gloire ! » Mais avons-nous véritablement conscience des implications de notre réponse à cette anamnèse ?  Le psalmiste nous aide à comprendre ceci : « Grandes sont les œuvres du Seigneur ; tous ceux qui les aiment s’en instruisent ». Or, bien souvent au lieu de s’instruire devant le mystère de Dieu dans notre vie, nous sommes plutôt des pleurnichards, des éternels insatisfaits. Notre identité de peuple mis à part pour la sainteté doit être calqué sur le mystère de la vie du Christ. Méditons y.

Lundi 16 septembre

Saint corneille, pape et

saint cyprien,  eveque, martyr

Psautier: IV

Rouge

Elu en 251, le pape Corneille meurt en exil à Civitavecchia en 253. Dans la lutte qu’il eut à mener contre Novatien, antipape dont le rigorisme refusait la réconciliation des apostats, il fut soutenu par son ami, l’évêque de Carthage. Celui-ci n’était autre que Cyprien (vers 210-258). Ancien avocat, converti du paganisme, il avait été élu évêque en 249.

Antienne d’ouverture : Si 36, 18

Les épreuves affluent sur les justes, mais chaque fois le Seigneur les délivre ; il veille sur chacun de leurs os, pas un ne sera brisé.

Prière d’ouverture

Seigneur, tu as donné à ton peuple, dans les saints Corneille et Cyprien, des pasteurs dévoués et d’invincibles martyrs ; à leur prière, fortifie notre courage et notre foi, et accorde-nous de travailler avec empressement pour l’unité de l’Église. Par Jésus Christ.

1ère lecture : 1Tm 3, 1-13

Voici une parole digne de foi : si quelqu’un aspire à la responsabilité d’une communauté, c’est une belle tâche qu’il désire. Le responsable doit être irréprochable, époux d’une seule femme, un homme sobre, raisonnable, équilibré, accueillant, capable d’enseigner, ni buveur ni brutal mais bienveillant, ni querelleur ni cupide. Il faut qu’il dirige bien les gens de sa propre maison, qu’il obtienne de ses enfants l’obéissance et se fasse respecter. Car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment pourrait-il prendre en charge une Église de Dieu ? Il ne doit pas être un nouveau converti ; sinon, aveuglé par l’orgueil, il pourrait tomber sous la même condamnation que le diable. Il faut aussi que les gens du dehors portent sur lui un bon témoignage, pour qu’il échappe au mépris des hommes et au piège du diable. Les diacres, eux aussi, doivent être dignes de respect, n’avoir qu’une parole, ne pas s’adonner à la boisson, refuser les profits malhonnêtes, garder le mystère de la foi dans une conscience pure. On les mettra d’abord à l’épreuve ; ensuite, s’il n’y a rien à leur reprocher, ils serviront comme diacres. Les femmes, elles aussi, doivent être dignes de respect, ne pas être médisantes, mais sobres et fidèles en tout. Que le diacre soit l’époux d’une seule femme, qu’il mène bien ses enfants et sa propre famille. Les diacres qui remplissent bien leur ministère obtiennent ainsi une position estimable et beaucoup d’assurance grâce à leur foi au Christ Jésus.

Psaume : 99 (100), 1-2, 3, 4, 5

R/ Seigneur entends ma prière, que mon cri parvienne jusqu’à toi !

Acclamez le Seigneur, terre entière, servez le Seigneur dans l’allégresse, venez à lui avec des chants de joie!

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu: il nous a faits, et nous sommes à lui, nous, son peuple, son troupeau.

Venez dans sa maison lui rendre grâce, dans sa demeure chanter ses louanges ; rendez-lui grâce et bénissez son nom !

Oui, le Seigneur est bon, éternel est son amour, sa fidélité demeure d’âge en âge.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. Alléluia. (Lc 7, 16)

Évangile : Lc 7, 11-17

En ce temps-là, Jésus se rendit dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu’une grande foule. Il arriva près de la porte de la ville au moment où l’on emportait un mort pour l’enterrer;  c’était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule importante de la ville accompagnait cette femme. Voyant celle-ci, le Seigneur fut saisi de compassion pour elle et lui dit: « Ne pleure pas. » Il s’approcha et toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. » Alors le mort se redressa et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère. La crainte s’empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu en disant : « Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. » Et cette parole sur Jésus se répandit dans la Judée entière et dans toute la région.

Prière sur les offrandes

Accepte, nous t’en prions, Seigneur, l’offrande que ton peuple te présente pour célébrer la passion de tes martyrs; qu’elle nous obtienne d’être fermes dans l’adversité, comme elle rendit courageux dans la persécution les saints Corneille et Cyprien. Par Jésus.

Antienne de communion : Ps 35, 8

Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude.

Prière après la communion

Par le sacrement que nous avons reçu de toi, Seigneur, accorde-nous cette grâce : puissions-nous, à l’exemple des saints Corneille et Cyprien, être forts de la force de ton Esprit, afin de rendre témoignage à la vérité de l’Évangile. Par Jésus.

Méditation

Ce qui ferait plaisir à Dieu est que les membres du peuple chrétien soient capables d’accompagner par leur présence ceux qui sont dans la peine. Si la mort est une réalité existentielle, elle a besoin d’être bien accompagnée afin qu’elle ne laisse pas les vivants dans un désarroi interminable. Il est certes clair qu’il est compréhensible que dans un monde où l’individualisme et l’indifférence sont grandissantes, il nous arrive d’oublier l’exigence de la compassion chrétienne. Jésus vient nous rappeler qu’en tant que chrétien, nous devons sentir le besoin les uns les autres. Et selon nos capacités offrir à celui qui souffre ce qui pourrait conduire tout le peuple à rendre gloire à Dieu. Jésus ressuscite le mort. N’avons-nous pas selon nos responsabilités de quoi donner à nos sœurs et frères dans le besoin ? Que la lumière de cette Eucharistie nous donne la claire vision de ce qu’on doit faire et la force de l’accomplir.

Lundi 15 septembre

Notre-dame des douleurs

Psautier: IV

Blanc

La fête, qui est récente (1814), n’exprime pas seulement une piété mariale qui, au Moyen Âge, aimait à énumérer les sept douleurs de la Vierge. Elle répond à la place que l’Evangile donne à Marie dans le mystère du salut accompli par son Fils. Jésus oblige à un choix : face à la révélation qu’il leur fait de l’amour du Père et de ses exigences, les hommes se divisent. Crucifié par ceux qui le contredisent, le Christ sauve ainsi ceux qui croient en lui.

Antienne d’ouverture : Lc 2, 34-35

Le vieillard Syméon dit à la Vierge Marie : « Vois : ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division, et toi-même, ton cœur sera transpercé comme par une épée ». 

Prière d’ouverture  

Tu as voulu, Seigneur, que la Mère de ton Fils, debout près de la croix, fût associée à ses souffrances ; accorde à ton Église de s’unir, elle aussi, à la passion du Christ, afin d’avoir part à sa résurrection. Par Jésus.

1ère lecture  : Timothée 2, 1-8

Bien-aimé, j’encourage, avant tout, à faire des demandes, des prières, des intercessions et des actions de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité, afin que nous puissions mener notre vie dans la tranquillité et le calme, en toute piété et dignité. Cette prière est bonne et agréable à Dieu notre Sauveur, car il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité. En effet, il n’y a qu’un seul Dieu, il n’y a aussi qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes : un homme, le Christ Jésus,  qui s’est donné lui-même en rançon pour tous. Aux temps fixés, il a rendu ce témoignage, pour lequel j’ai reçu la charge de messager et d’apôtre– je dis vrai, je ne mens pas –moi qui enseigne aux nations la foi et la vérité. Je voudrais donc qu’en tout lieu les hommes prient en élevant les mains, saintement, sans colère ni dispute.

Psaume : 27 (28), 1ab.2, 7, 8-9

Béni soit le Seigneur qui entend la voix de ma prière !

Seigneur, mon rocher, c’est toi que j’appelle : ne reste pas sans me répondre, Entends la voix de ma prière quand je crie vers toi, quand j’élève les mains vers le Saint des Saints !

Le Seigneur est ma force et mon rempart ; à lui, mon cœur fait confiance : il m’a guéri, ma chair a refleuri, mes chants lui rendent grâce.

Le Seigneur est la force de son peuple, le refuge et le salut de son messie. Sauve ton peuple, bénis ton héritage, veille sur lui, porte-le toujours.

ACCLAMATION

Alléluia. Alléluia. Bienheureuse Vierge Marie ! Près de la croix du Seigneur, sans connaître la mort elle a mérité la gloire du martyre. Alléluia.

Évangile : Lc 2, 33-35

En ce temps-là, lorsqu’ils présentèrent Jésus au Temple, le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui.  Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup  en  Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre.

Prière sur les offrandes

Pour la gloire de ton nom, Dieu de miséricorde, accepte les prières et les offrandes que nous te présentons en l’honneur de la sainte Vierge Marie, puisque tu as voulu qu’elle devienne notre mère quand elle se tenait près de la croix de Jésus. Lui qui. 

Antienne de communion : 1 P4, 13

Si vous avez part aux souffrances du Christ, réjouissez-vous : lorsque se manifestera sa gloire, cette joie ne connaîtra plus de limites.

Prière après la communion  

Après avoir reçu le sacrement de l’éternelle rédemption, nous te supplions humblement, Seigneur : en nous rappelant la compassion de la Vierge Marie, puissions-nous accomplir en nous pour l’Église ce qu’il reste encore à souffrir des épreuves du Christ. Lui qui.

Méditation

Elle connaît votre douleur

C’est une chose pour une mère de vivre et de voir la mort de son enfant, mais c’est encore plus dévastateur pour elle d’assister à la mort de son fils en tant que criminel, connaissant si bien la bonté de son fils. Beaucoup de personnes portent une telle douleur ; la douleur de la perte d’un être cher. Mais trouver quelqu’un qui comprend une telle douleur est réconfortant. Très souvent, dans le but de réconforter les autres pour la perte de leurs proches, nous disons des choses qui frottent réellement du sel sur leur blessure. Mais quand vous trouvez un compagnon parfait dans votre douleur, surtout un qui comprend une telle douleur, cela aide dans le processus de guérison. Marie, consolatrice des affligés, nous offre une telle compagnie, surtout dans les mystères douloureux du rosaire.

Dimanche 14 septembre

la croix glorieuse,

FETE

Psautier: IV

Rouge

Antienne d’ouverture

Que notre seule fierté soit la croix de notre Seigneur Jésus Christ. En lui, nous avons le salut, la vie et la résurrection ; par lui, nous sommes sauvés et délivrés.

Prière d’ouverture 

Tu as voulu, Seigneur, que tous les hommes soient sauvés par la croix de ton Fils ; Permets qu’ayant connu dès ici-bas ce mystère, nous goutions au ciel les bienfaits de la rédemption. Par Jésus.

1ère lecture : Nb 21, 4b-9

En ces jours-là, en chemin à travers le désert, le peuple perdit courage. Il récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n’y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! » Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël. Le peuple vint vers Moïse et dit : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu’il éloigne de nous les serpents. » Moïse intercéda pour le peuple, et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent brûlant, et dresse-le au sommet d’un mât : tous ceux qui auront été mordus, qu’ils le regardent, alors ils vivront ! » Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet du mât. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu’il regardait vers le serpent de bronze, il restait en vie !

Psaume : 77 (78), 3-4a.c, 34-38ab. 39

R/ N’oubliez pas les exploits du Seigneur !

Nous avons entendu et nous savons ce que nos pères nous ont raconté ; nous le redirons à l’âge qui vient, les titres de gloire du Seigneur. 

Quand Dieu les frappait, ils le cherchaient, ils revenaient et se tournaient vers lui : ils se souvenaient que Dieu est leur rocher, et le Dieu Très-Haut, leur rédempteur.

Mais de leur bouche ils le trompaient, de leur langue ils lui mentaient. Leur cœur n’était pas constant envers lui; ils n’étaient pas fidèles à son alliance.

Et lui, miséricordieux, au lieu de détruire, il pardonnait. Il se rappelait : ils ne sont que chair, un souffle qui s’en va sans retour.

2ème lecture : Phil 2, 6-11

Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons : par ta Croix, tu as racheté le monde. Alléluia.

Evangile : Jn 3, 13-17

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.

Prière sur les offrandes

Que cette offrande, nous t’en supplions, Seigneur, nous purifie de toutes nos fautes, puisque sur l’autel de la croix le Christ a enlevé le péché du monde entier. Lui qui.

Antienne de communion 

« Quand j’aurai été enlevé de terre, dit le Seigneur, j’attirerai à moi tous les hommes. »

Prière après la communion 

Fortifiés par la nourriture que tu nous a donnée nous te supplions, Seigneur Jésus Christ : Conduis à la gloire de la résurrection ceux que tu as fait revivre par le bois de ta croix. Toi qui.

Méditation

La croix parmi les croix

La fête d’aujourd’hui célèbre la redécouverte de la vraie croix de Jésus par Sainte Hélène, la mère de l’Empereur Constantin. Une question que nous pourrions nous poser est de savoir s’il est nécessaire de redécouvrir la «vraie croix» de nos jours. Je pense que beaucoup de personnes portent des fardeaux qu’elles qualifient de croix alors qu’ils ne sont en réalité pas des croix, mais plutôt les conséquences de leurs propres actions. Certains ont des croix qu’ils ont qualifiées de punitions et ils supplient Dieu de les enlever. Une vraie croix est celle que Dieu donne pour la croissance de soi et des autres. Une vraie croix serait alors la force de la vie que nous devons porter pour le bien du royaume ou en tant que résultat d’être un enfant de Dieu.

Samedi 13 septembre

Saint jean chrysostome,

eveque et docteur de l’eglise

BVM

Psautier: III

Blanc

Jean (vers 349-407) veut d’abord être moine. Prêtre à Antioche, il y révèle ses dons de prédicateur, qui le font surnommer ‘’bouche d’or’’ (Chrysostome). Dans ce foyer important de la pensée chrétienne, il compose une œuvre théologique  et exégétique où il met en lumière le sens littéral de l’Ecriture.

Antienne  d’ouverture  :   Is 59, 21

« Tu auras toujours sur tes lèvres les paroles que je t’ai données, dit le seigneur ; et je recevrai ton offrande sur mon autel. »

Prière  d’ouverture

Seigneur, force de ceux espèrent en toi, tu as donné à l’évêque saint Jean Chrysostome une merveilleuse éloquence et un grand courage dans les épreuves ; accorde-nous la grâce de suivre ses enseignements pour avoir la force d’imiter sa patience ; Par Jésus-.

1ère lecture : 1 Tm 1, 15-17

Bien aimé, voici une parole digne de foi, et qui mérite d’être accueillie sans réserve : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ; et moi, je suis le premier des pécheurs. Mais s’il m’a été fait miséricorde, c’est afin qu’en moi le premier, le Christ Jésus montre toute sa patience, pour donner un exemple à ceux qui devaient croire en lui, en vue de la vie éternelle. Au roi des siècles, Dieu immortel, invisible et unique, Honneur et gloire pour les siècles des siècles ! Amen.

Psaume : 112 (113), 1-2, 3-4, 5a.6-7

R/ Béni soit le nom du Seigneur, maintenant et pour les siècles des siècles ! ou : Alléluia !

Louez, serviteurs du Seigneur, louez le nom du Seigneur ! Béni soit le nom du Seigneur, maintenant et pour les siècles des siècles !

Du levant au couchant du soleil, loué soit le nom du Seigneur ! Le Seigneur domine tous les peuples, sa gloire domine les cieux.

Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ? Il abaisse son regard vers le ciel et vers la terre. De la poussière il relève le faible, il retire le pauvre de la cendre. 

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ; mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui. Alléluia.

Evangile : LC 6, 43-49

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit. Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais: car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur. Et pourquoi m’appelez-vous en disant : “Seigneur ! Seigneur !” et ne faites-vous pas ce que je dis ? Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique, je vais vous montrer à qui il ressemble. Il ressemble à celui qui construit une maison. Il a creusé très profond et il a posé les fondations sur le roc. Quand est venue l’inondation, le torrent s’est précipité sur cette maison, mais il n’a pas pu l’ébranler parce qu’elle était bien construite. Mais celui qui a écouté et n’a pas mis en pratique ressemble à celui qui a construit sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s’est précipité sur elle, et aussitôt elle s’est effondrée ; la destruction de cette maison a été complète. »

Prière  sur  les  offrandes

Daigne accepter, Seigneur, ce sacrifice que nous te présentons de grand cœur en la fête de saint Jean Chrysostome ; fidèles à son enseignement, nous voulons nous offrir tout entier en célébrant cette eucharistie. Par Jésus.

Antienne  de  communion : 1 Co 1

Nous proclamons un Messie crucifié, le Christ, puissance de Dieu, et sagesse de Dieu.

Prière  après  la  communion

Seigneur, fais que cette communion, reçue en la fête de saint Jean Chrysostome, nous affermisse dans ton amour et nous transforme en témoins fidèles de ta vérité. Par Jésus

Méditation

Reconnus par nos fruits

La plupart des arbres sont nommés d’après leurs fruits ; le manguier tire son nom de son fruit, tout comme le cocotier, le pommier, le goyavier, etc. Cela indique que le fruit donne une identité à l’arbre ; ainsi, sans lui, il est difficile de savoir à quel arbre on a affaire. Puisque nous sommes créés pour être fructueux et nous multiplier, cela implique que notre nature même exige que nous produisions du fruit. Et lorsque le fruit d’un arbre n’est pas bon, cela signifie qu’il y a eu des problèmes dans les soins apportés à l’arbre : soit il manquait de nutriments, soit les mauvaises herbes autour de lui n’ont pas été éliminées. Nous devons bien nous planter, veillant à ce que les «mauvaises herbes» ne nous surpassent pas, afin que nous puissions porter du fruit.

Vendredi 12 septembre

Bienheureux apollinaire

le saint nom de marie

Psautier: III

Vert

Au Japon, au moment où les shogouns (chefs suprêmes) fermaient le pays aux étrangers, toutes les églises catholiques furent fermées et les apostasies furent nombreuses. Mais il y avait aussi de nombreux martyrs qui donnèrent le témoignage de leur vie. Tel fut le cas, en 1622, des bienheureux martyrs Apollinaire Franco, franciscain, Thomas Zumarraga, dominicain, tous deux prêtres, et quatre compagnons qui furent jetés en prison et brûlés vifs.

Antienne  d’ouverture : Ps 118, 137. 124

Tu es juste, Seigneur, et tes jugements sont droits: Agis pour ton serviteur selon ton amour, enseigne-moi tes volontés.

Prière  d’ouverture

Dieu qui as envoyé ton Fils pour nous sauver et pour faire de nous tes enfants d’adoption, regarde avec bonté ceux que tu aimes comme un père. Puisque nous croyons au Christ, accorde-nous la vraie liberté et la vie éternelle. Par Jésus Christ.

1ère lecture : 1 Tm 1, 1-2.12-14

Paul, apôtre du Christ Jésus par ordre de Dieu notre Sauveur et du Christ Jésus notre espérance, à Timothée, mon véritable enfant dans la foi. À toi, la grâce, la miséricorde et la paix de la part de Dieu le Père et du Christ Jésus notre Seigneur. Je suis plein de gratitude envers celui qui me donne la force, le Christ Jésus notre Seigneur, car il m’a estimé digne de confiance lorsqu’il m’a chargé du ministère, moi qui étais autrefois blasphémateur, persécuteur, violent. Mais il m’a été fait miséricorde, car j’avais agi par ignorance, n’ayant pas encore la foi ; la grâce de notre Seigneur a été encore plus abondante, avec la foi, et avec l’amour qui est dans le Christ Jésus.

Psaume: Ps 15 (16), 1-2a.5, 7-8, 11

R/ Seigneur, mon partage et ma coupe ! (Ps 15, 5a)

Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.

J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. »

Je bénis le Seigneur qui me conseille : même la nuit mon cœur m’avertit.

Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable.

Tu m’apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie ! À ta droite, éternité de délices !

Acclamation

Alléluia. Alléluia! Ta parole, Seigneur, est vérité; dans cette vérité, sanctifie-nous. Alléluia! (cf. Jn 17, 17ba)

Évangile : Lc 6, 39-42

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ? Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître. Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? Comment peux-tu dire à ton frère: “Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil”, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »

Prière  sur  les  offrandes

Dieu qui donnes la grâce de te servir avec droiture et de chercher la paix, Fais que cette offrande puisse te glorifier, et que notre participation à l’eucharistie renforce les liens de notre unité. Par Jésus.

Antienne  de  communion : Ps 41, 2-3

Comme une biche languit après l’eau vive, ainsi mon âme languit vers toi, mon Dieu. Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant.

Prière  après  la  communion

Par ta parole et par ton pain, Seigneur, tu nourris et fortifies tes fidèles. Accorde-nous de si bien profiter de ces dons que nous soyons associés pour toujours à la vie de ton Fils.

Méditation

Vers une Vision Claire

Le véritable but de la vie chrétienne est de vivre et de donner le Christ, en orientant les gens vers Lui en enseignant la Parole de Dieu et en en témoignant. Pour beaucoup d’entre nous aujourd’hui, la simple pensée d’une poutre dans notre œil est préposée ! Nous sommes devenus des experts inspecteurs des yeux, cherchant des bûches dans les yeux des autres alors que nous avons toute une forêt dans les nôtres ! Cependant, nous devons devenir des inspecteurs de «moi» et identifier qui nous sommes, pour diagnostiquer les poutres qui nous empêchent de voir Jésus. Faisons une chirurgie du «moi» et enlevons les poutres de nos propres yeux. Un véritable disciple du Christ est celui qui reconnaît ses péchés et va vers Jésus en repentance.