DIMANCHE 31 JANVIER

4ème dimanche du Temps Ordinaire

Saint Jean Bosco, prêtre

Psautier IV

Vert

Antienne d’ouverture : Ps 105, 47

Sauve-nous, Seigneur notre Dieu; rassemble tes enfants dispersés. Nous rendrons grâce à ton saint nom, nous te bénirons dans la joie.

 

Prière d’ouverture

Accorde-nous, Seigneur, de pouvoir t’adorer sans partage, et d’avoir pour tout homme une vraie charité. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : Dt 18, 15-20

Moïse disait au peuple : « Au milieu de vous, parmi vos frères, le Seigneur votre Dieu fera se lever un prophète comme moi, et vous l’écouterez. C’est bien ce que vous avez demandé au Seigneur votre Dieu, au mont Horeb, le jour de l’assemblée, quand vous disiez : “Je ne veux plus entendre la voix du Seigneur mon Dieu, je ne veux plus voir cette grande flamme, je ne veux pas mourir !” Et le Seigneur me dit alors : “Ils ont bien fait de dire cela. Je ferai se lever au milieu de leurs frères un prophète comme toi ; je mettrai dans sa bouche mes paroles, et il leur dira tout ce que je lui prescrirai. Si quelqu’un n’écoute pas les paroles que ce prophète prononcera en mon nom, moi-même je lui en demanderai compte. Mais un prophète qui aurait la présomption de dire en mon nom une parole que je ne lui aurais pas prescrite, ou qui parlerait au nom d’autres dieux, ce prophète-là mourra.” »

 

Psaume : 94 (95), 1-2, 6-7abc, 7d-9

R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur. (cf. 94, 8a.7d)

 

1. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le !

2. Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit le troupeau guidé par sa main.

3. Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi, où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit. » 

 

Deuxième lecture : 1 Co 7, 32-35

Frères, j’aimerais vous voir libres de tout souci. Celui qui n’est pas marié a le souci des affaires du Seigneur, il cherche comment plaire au Seigneur. Celui qui est marié a le souci des affaires de ce monde, il cherche comment plaire à sa femme, et il se trouve divisé. La femme sans mari, ou celle qui reste vierge, a le souci des affaires du Seigneur, afin d’être sanctifiée dans son corps et son esprit. Celle qui est mariée a le souci des affaires de ce monde, elle cherche comment plaire à son mari. C’est dans votre intérêt que je dis cela ; ce n’est pas pour vous tendre un piège, mais pour vous proposer ce qui est bien, afin que vous soyez attachés au Seigneur sans partage.

 

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée. Alléluia. (Mt 4, 16)

 

 

Évangile : Marc 1, 21-28

Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. » L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.

 

Prière sur les offrandes

Que ton Esprit, Seigneur notre Dieu, nous donne, dans cette eucharistie, la lumière de la foi qui éclairait l’Apôtre Paul quand il annonçait ta gloire aux nations païennes. Par Jésus .

 

Antienne de la communion

« Je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré pour moi »

 

 

Prière après la communion

Que cette communion, Seigneur notre Dieu, entretienne en nous la charité qui brûlait au cœur de l’Apôtre Paul et lui donnait un souci passionné de toutes les Eglises. Par Jésus.

 

 

 

 

 

 

Méditation

Le jour du shabbat Jésus se rend aussitôt à la Synagogue pour enseigner. Voici le réflexe de l’oint de Dieu. Se rendre dans le Sanctuaire pour rencontrer Dieu dans sa Parole. Nous, fidèles du Christ, sommes appelés à fréquenter avec action de grâce et reconnaissance les lieux privilégiés de la présence de Dieu. Pendant des moments de voyages ou d’autres formes de déplacements, il arrive que certains chrétiens oublient ce devoir fondamental de chercher les lieux de cultes afin de rendre grâce à Dieu et écouter sa Parole. Il est bon d’imiter cette attitude du Christ en cherchant à identifier nos églises lorsque nous arrivons nouvellement dans une ville ou un quartier. En le faisant, nous prenons en même temps l’engagement de rendre visite au Saint-Sacrement de façon régulière.

SAMEDI 30 JANVIER

Sainte Martine

Vierge martyre à Rome. Fille de nobles romains son père fut plusieurs fois consul. À la mort de ce dernier, elle vendit tous ses biens et consacra cette fortune à des œuvres de charité. Elle vécut sous le règne de l’empereur Alexandre devant qui elle refusa de renier sa foi et fut ainsi décapitée à Rome. Ses reliques furent découvertes en 1634.

Vert

Antienne d’ouverture : Ps 95, 1-6

Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière: La splendeur et l’éclat, la puissance et la beauté brillent dans son Temple saint!

 

Prière d’ouverture

Dieu éternel et tout-puissant, dirige notre vie selon ton amour, Afin qu’au nom de ton Fils bien-aimé, nous portions des fruits en abondance. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : He 11, 1-2.8-19

Frères, la foi est une façon de posséder ce que l’on espère, un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas. Et quand l’Écriture rend témoignage aux anciens, c’est à cause de leur foi. Grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu : il partit vers un pays qu’il devait recevoir en héritage, et il partit sans savoir où il allait. Grâce à la foi, il vint séjourner en immigré dans la Terre promise, comme en terre étrangère ; il vivait sous la tente, ainsi qu’Isaac et Jacob, héritiers de la même promesse, car il attendait la ville qui aurait de vraies fondations, la ville dont Dieu lui-même est le bâtisseur et l’architecte. Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge, fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses. C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort, a pu naître une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, une multitude innombrable. C’est dans la foi, sans avoir connu la réalisation des promesses, qu’ils sont tous morts ; mais ils l’avaient vue et saluée de loin, affirmant que, sur la terre, ils étaient des étrangers et des voyageurs. Or, parler ainsi, c’est montrer clairement qu’on est à la recherche d’une patrie. S’ils avaient songé à celle qu’ils avaient quittée, ils auraient eu la possibilité d’y revenir. En fait, ils aspiraient à une patrie meilleure, celle des cieux. Aussi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu, puisqu’il leur a préparé une ville. Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve, Abraham offrit Isaac en sacrifice. Et il offrait le fils unique, alors qu’il avait reçu les promesses et entendu cette parole : C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom. Il pensait en effet que Dieu est capable même de ressusciter les morts ; c’est pourquoi son fils lui fut rendu : il y a là une préfiguration.

 

Cantique : Luc 1, 69-70, 71-72, 73-75

R/ Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, car il a visité son peuple. (cf. Lc 1, 68)

 

1. Il a fait surgir la force qui nous sauve dans la maison de David, son serviteur, comme il l’avait dit par la bouche des saints, par ses prophètes, depuis les temps anciens :

2. Salut qui nous arrache à l’ennemi, à la main de tous nos oppresseurs, amour qu’il montre envers nos pères, mémoire de son alliance sainte,

3. Serment juré à notre père Abraham de nous rendre sans crainte, afin que, délivrés de la main des ennemis, nous le servions dans la justice et la sainteté, en sa présence, tout au long de nos jours. 

 

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle. Alléluia. (Jn 3, 16)

 

Évangile : Marc 4, 35-41

Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

 

Prière sur les offrandes

Dans ta bonté, Seigneur, accepte notre offrande: Qu’elle soit sanctifiée et serve ainsi à notre salut. Par Jésus.

 

Antienne de communion : Ps 33, 6

Ensemble, approchez du Seigneur: resplendissez de sa lumière et sur votre visage il n’y aura plus d’ombre.

 

Prière après la communion

Permets, nous t’en prions, Dieu tout-puissant, Qu’ayant reçu de toi la grâce d’une nouvelle vie, nous puissions nous en émerveiller toujours. Par Jésus.

 

 

Méditation

Passer sur l’autre rive est une manière de se confronter à d’autres épreuves qui nous attendent sur notre chemin de sainteté. Il y a toujours des situations dans la vie où notre foi est appelée à être mise à rude épreuve. Ce faisant, la présence du Christ dans la barque de notre trajectoire existentielle devrait à elle seule suffire à nous redonner sérénité et paix. Le Christ est toujours à l’œuvre dans nos vies. Jamais il ne nous abandonne. Et lorsque nous avons l’impression qu’il est emporté dans un sommeil, son réveil nous rappelle que jamais il ne nous laisse périr. La foi devra toujours être demandée dans la prière de tous les fidèles du Christ car, elle nous aide à garder la sérénité quelques soient les circonstances que nous traversons.

VENDREDI 29 JANVIER

Saint Gildas ; Saint Valère

Saint Gildas (+570) dit « Le Sage », est né dans l’île de Bretagne. Il fonda l’abbaye de Rhuys qui a conservé son tombeau et développé son culte. Il promeut dans ses écrits la vie monastique, et des fragments de lettres indiquent qu’il aurait également rédigé une règle monacale moins austère que celle de son contemporain saint David.

Vert

Antienne d’ouverture : Ps 95, 1-6

Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière: La splendeur et l’éclat, la puissance et la beauté brillent dans son Temple saint!

 

Prière d’ouverture

Dieu éternel et tout-puissant, dirige notre vie selon ton amour, afin qu’au nom de ton Fils bien-aimé, nous portions des fruits en abondance. Par Jésus Christ.

 

1ère lecture : He 10, 32-39

Frères, souvenez-vous de ces premiers jours où vous veniez de recevoir la lumière du Christ : vous avez soutenu alors le dur combat des souffrances, tantôt donnés en spectacle sous les insultes et les brimades, tantôt solidaires de ceux qu’on traitait ainsi. En effet, vous avez montré de la compassion à ceux qui étaient en prison ; vous avez accepté avec joie qu’on vous arrache vos biens, car vous étiez sûrs de posséder un bien encore meilleur, et permanent. Ne perdez pas votre assurance ; grâce à elle, vous serez largement récompensés. Car l’endurance vous est nécessaire pour accomplir la volonté de Dieu et obtenir ainsi la réalisation des promesses. En effet, encore un peu, très peu de temps, et celui qui doit venir arrivera, il ne tardera pas. Celui qui est juste à mes yeux par la foi vivra ; mais s’il abandonne, je ne trouve plus mon bonheur en lui. Or nous ne sommes pas, nous, de ceux qui abandonnent et vont à leur perte, mais de ceux qui ont la foi et sauvegardent leur âme.  

 

Psaume : 36 (37), 3-4, 5-6, 23-24, 39-40ac

R/ Le salut des justes vient du Seigneur. (cf. 36, 39a)

 

1. Fais confiance au Seigneur, agis bien, habite la terre et reste fidèle ; mets ta joie dans le Seigneur : il comblera les désirs de ton cœur.

2. Dirige ton chemin vers le Seigneur, fais-lui confiance, et lui, il agira. Il fera lever comme le jour ta justice, et ton droit comme le plein midi.

3. Quand le Seigneur conduit les pas de l’homme, ils sont fermes et sa marche lui plaît. S’il trébuche, il ne tombe pas car le Seigneur le soutient de sa main.

4. Le Seigneur est le salut pour les justes, leur abri au temps de la détresse. Le Seigneur les aide et les délivre, car ils cherchent en lui leur refuge. 

 

Évangile : Marc 4, 26-34

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. » Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. » Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.

 

Prière sur les offrandes

Dans ta bonté, Seigneur, accepte notre offrande: Qu’elle soit sanctifiée et serve ainsi à notre salut. Par Jésus.

 

Antienne de communion : Ps 33, 6

Ensemble, approchez du Seigneur: resplendissez de sa lumière et sur votre visage il n’y aura plus d’ombre.

 

Prière après la communion

Permets, nous t’en prions, Dieu tout-puissant, Qu’ayant reçu de toi la grâce d’une nouvelle vie, nous puissions nous en émerveiller toujours. Par Jésus.

 

 

 

 

 

Méditation

La dimension germinale de toute vie chrétienne réside en sa capacité à tirer de l’existence des ressorts parfois insoupçonnés de forces capables de nous faire avancer vers notre destinée en Dieu. Toute vie a en soi des puissances qu’on ne saurait d’emblée imaginer mais qui se découvrent au fur et à mesure que les évènements historiques nous emmènent à mieux en cerner les contours. Lorsque nous accueillons le Royaume de Dieu, des possibilités immenses d’avenir s’ouvrent à nous et nous plongent dans une atmosphère d’espérance sans cesse renouvelée et inépuisable. En Dieu, tout devient possible, rien ne saurait mettre un terme à la loi inhérente de croissance et de libération que l’on expérimente avec lui.

JEUDI 28 JANVIER

Saint Thomas d’Aquin, prêtre et docteur de l’Église

Né dans une noble famille napolitaine et élevé à l’abbaye bénédictine du Mont-Cassin, Thomas choisit à 19 ans d’entrer chez les Frères Prêcheurs. Il est l’auteur de la Somme Théologique, ouvrage dans lequel il met en œuvre la leçon de Saint Albert le Grand selon laquelle il faut faire confiance à la raison et à l’intelligence de l’homme pour chercher Dieu. Il meurt sur la route, en chemin vers Lyon où il devait participer au grand Concile de 1274.

Blanc

Antienne d’ouverture

Ainsi parle le Seigneur Dieu : « Je me susciterai un prêtre fidèle, qui agira selon mon cœur et mon désir. »

 

Prière d’ouverture

Dieu qui as fait de saint Thomas d’Aquin un modèle admirable par sa recherche d’une vie sainte et son amour de la science sacrée, accorde-nous de comprendre ses enseignements et de suivre ses exemples. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : He 10, 19-25

Frères, c’est avec assurance que nous pouvons entrer dans le véritable sanctuaire grâce au sang de Jésus : nous avons là un chemin nouveau et vivant qu’il a inauguré en franchissant le rideau du Sanctuaire ; or, ce rideau est sa chair. Et nous avons le prêtre par excellence, celui qui est établi sur la maison de Dieu. Avançons-nous donc vers Dieu avec un cœur sincère et dans la plénitude de la foi, le cœur purifié de ce qui souille notre conscience, le corps lavé par une eau pure. Continuons sans fléchir d’affirmer notre espérance, car il est fidèle, celui qui a promis. Soyons attentifs les uns aux autres pour nous stimuler à vivre dans l’amour et à bien agir. Ne délaissons pas nos assemblées, comme certains en ont pris l’habitude, mais encourageons-nous, d’autant plus que vous voyez s’approcher le Jour du Seigneur.

 

 

Psaume : 23, 1-6

R/ Voici le peuple qui cherche le Seigneur

 

1.  Au Seigneur, le monde et sa richesse, la terre et tous ses habitants ! C’est lui qui l’a fondée sur les mers et la garde inébranlable sur les flots.

2.   Qui peut gravir la montagne du Seigneur et se tenir dans le lieu saint ? L’homme au cœur pur, aux mains innocentes, qui ne livre pas son âme aux idoles (et ne dit pas de faux serments)

3. Il obtient, du Seigneur, la bénédiction, et de Dieu son Sauveur, la justice. Voici le peuple de ceux qui le cherchent! Voici Jacob qui recherche ta face !

 

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Ta parole est la lumière de mes pas, la lampe de ma route.Alléluia.  (cf. Ps 118,105)

 

Évangile : Marc 4, 21-25

Jésus disait à ses disciples : « Est-ce que la lampe est apportée pour être mise sous le boisseau ou sous le lit ? N’est-ce pas pour être mise sur le lampadaire ? Car rien n’est caché, sinon pour être manifesté; rien n’a été gardé secret, sinon pour venir à la clarté. Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » Il leur disait encore: « Faites attention à ce que vous entendez! La mesure que vous utilisez sera utilisée aussi pour vous, et il vous sera donné encore plus. Car celui qui a, on lui donnera; celui qui n’a pas, on lui enlèvera même ce qu’il a. »

 

Prière sur les offrandes

Regarde, Seigneur, les offrandes que nous te présentons en la fête de saint Thomas d’Aquin ; que la confession de ta vérité conduise au salut ceux qui gardent la même foi que lui. Par Jésus.

 

Antienne de communion

« Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, dit le Seigneur c’est moi qui vous ai choisis. Je vous ai mis à cette place afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. »

 

Prière après la communion

Nous t’en prions, Dieu tout-puissant: puisque nous confessons, avec saint Thomas d’Aquin, que Jésus est vraiment Dieu, fais que la divinité de ton Fils unique nous apporte, dans cette communion, la vie et la force pour toujours. Lui qui.

 

 

 

Méditation

« Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! ». Des oreilles pour ne pas entendre existent-elles ? Certes oui à en croire les mots de Jésus. Il peut y arriver que certains fidèles décident délibérément de boucher leurs oreilles à toutes formes d’invitation à la conversion et à la réconciliation. Ces attitudes en effet font des oreilles des organes qui n’entendent pas, non pas parce qu’elles ne correspondent pas à leur être, mais plutôt parce qu’elles ont décidé de se fermer à la Grâce divine qui pourtant renouvelle nos sens à la vraie connaissance des réalités terrestres et célestes.

MERCREDI 27 JANVIER

Sainte Angèle Merici, vierge

L’humanisme païen de la Renaissance avait engendré le relâchement des mœurs. Une laïque chrétienne comprit que, pour remédier à cette situation, il fallait former des femmes capables de répandre l’esprit de l’Evangile dans leurs foyers. Après des années passées dans la prière et le dévouement, Angèle Merici (vers 1470-1540), âgée de 65 ans environ, fonda à Brescia l’Institut des Ursulines. Pour assurer la totale disponibilité des religieuses, elle ne voulait pas de clôture, elle souhaitait peu de vie commune et une adaptation périodique de la règle. Sa pédagogie peut être résumée en cette consigne qu’elle donnait aux éducatrices : « attirer les jeunes filles avec amour ».

Vert / Blanc

Antienne d’ouverture : Ps 95, 1-6

Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière: La splendeur et l’éclat, la puissance et la beauté brillent dans son Temple saint!

 

Prière d’ouverture

Dieu éternel et tout-puissant, dirige notre vie selon ton amour, Afin qu’au nom de ton Fils bien-aimé, nous portions des fruits en abondance. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : He 10, 11-28

Tout prêtre, chaque jour, se tenait debout dans le Lieu saint pour le service liturgique, et il offrait à maintes reprises les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais enlever les péchés. Jésus Christ, au contraire, après avoir offert pour les péchés un unique sacrifice, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu. Il attend désormais que ses ennemis soient mis sous ses pieds. Par son unique offrande, il a mené pour toujours à leur perfection ceux qu’il sanctifie. L’Esprit Saint, lui aussi, nous l’atteste dans l’Écriture, car, après avoir dit: Voici quelle sera l’Alliance que j’établirai avec eux quand ces jours-là seront passés, le Seigneur dit : Quand je leur donnerai mes lois, je les inscrirai sur leurs cœurs et dans leur pensée et je ne me rappellerai plus leurs péchés ni leurs fautes. Or, quand le pardon est accordé, on n’offre plus le sacrifice pour le péché.

 

Psaume : 109, 1-4

R/ Tu es prêtre à jamais selon l’ordre de Melkisedeck

 

1.  Oracle du Seigneur à mon seigneur: « Siège à ma droite, et je ferai de tes ennemis le marchepied de ton trône. »

2.   De Sion, le Seigneur te présente le sceptre de ta force : « Domine jusqu’au cœur de l’ennemi. »

3.   Le jour où paraît ta puissance, tu es prince, éblouissant de sainteté: «Comme la rosée qui naît de l’aurore, je t’ai engendré. »

4.   Le Seigneur l’a juré dans un serment irrévocable : « Tu es prêtre à jamais selon l’ordre du roi Melkisédek. »

 

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Leur partialité témoigne contre eux ; comme Sodome, ils étalent leur péché, ils n’en cachent rien. Hélas pour eux ! Ils font leur propre malheur. Alléluia. (cf. Is 3,9)

 

Évangile : Marc 4, 1-20

Jésus se mit de nouveau à enseigner au bord de la mer de Galilée. Une foule très nombreuse se rassembla auprès de lui, si bien qu’il monta dans une barque où il s’assit. Il était sur la mer, et toute la foule était près de la mer, sur le rivage. Il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles, et dans son enseignement il leur disait: « Écoutez! Voici que le semeur sortit pour semer. Du grain est tombé aussi sur du sol pierreux, où il n’avait pas beaucoup de terre ; il a levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde ; et lorsque le soleil s’est levé, ce grain a brûlé et, faute de racines, il a séché. Du grain est tombé aussi dans les ronces, les ronces ont poussé, l’ont étouffé, et il n’a pas donné de fruit. Mais d’autres grains sont tombés dans la bonne terre; ils ont donné du fruit en poussant et en se développant, et ils ont produit trente, soixante, cent, pour un.»Et Jésus disait: «Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » Quand il resta seul, ceux qui étaient autour de lui avec les Douze l’interrogeaient sur les paraboles. Il leur disait : « C’est à vous qu’est donné le mystère du royaume de Dieu ; mais à ceux qui sont dehors, tout se présente sous forme de paraboles. Et ainsi, comme dit le prophète : Ils auront beau regarder de tous leurs yeux, ils ne verront pas ; ils auront beau écouter de toutes leurs oreilles, ils ne comprendront pas ; sinon ils se convertiraient et recevraient le pardon. » Il leur dit encore : « Vous ne saisissez pas cette parabole ? Alors, comment comprendrez-vous toutes les paraboles? Le semeur sème la Parole. Il y a ceux qui sont au bord du chemin où la Parole est semée : quand ils l’entendent, Satan vient aussitôt et enlève la Parole semée en eux. Et de même, il y a ceux qui ont reçu la semence dans les endroits pierreux : ceux-là, quand ils entendent la Parole, ils la reçoivent aussitôt avec joie; mais ils n’ont pas en eux de racine, ce sont les gens d’un moment ; que vienne la détresse ou la persécution à cause de la Parole, ils trébuchent aussitôt. Et il y en a d’autres qui ont reçu la semence dans les ronces : ceux-ci entendent la Parole, mais les soucis du monde, la séduction de la richesse et toutes les autres convoitises les envahissent et étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Et il y a ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre : ceux-là entendent la Parole, ils l’accueillent, et ils portent du fruit : trente, soixante, cent, pour un. »

 

Prière sur les offrandes

Dans ta bonté, Seigneur, accepte notre offrande : Qu’elle soit sanctifiée et serve ainsi à notre salut. Par Jésus.

 

Antienne de communion : Ps 33, 6

Ensemble, approchez du Seigneur : resplendissez de sa lumière et sur votre visage il n’y aura plus d’ombre.

 

Prière après la communion

Permets, nous t’en prions, Dieu tout-puissant, Qu’ayant reçu de toi la grâce d’une nouvelle vie, nous puissions nous en émerveiller toujours. Par Jésus.

 

 

 

 

Méditation

La fécondité spirituelle caractérise ceux qui reçoivent la semence dans la bonne terre, car ils portent du fruit: trente, soixante, cent pour un. La terre à préparer pourrait renvoyer au type d’éducation de base que nous avons chacun reçue. Cette terre-éducation doit devenir terre d’évangile, docile au souffle du Saint-Esprit et capable de nous faire prendre des options radicales de vie avec Dieu. Le Christ nous invite à nourrir nos terres infertiles aux sels minéraux de l’amour, du pardon et de la joie. De telles terres sont nécessairement fécondes puisque ouvertes à la vie. Certains éléments culturels et historiques pourraient aussi appauvrir le sol de notre vie chrétienne. Voilà pourquoi il nous faut prendre des engagements résolus de laisser à Dieu le soin de mettre de l’ordre dans nos vies.

 

MARDI 26 JANVIER

Saints Timothée et Tite, évêques

L’Église en Occident les unit comme disciples très chers à Paul qui leur confie la charge épiscopale dans l’Église naissante. Si Timothée fut le compagnon des travaux et des souffrances et aussi confident de Paul, Tite était le négociateur, celui qu’il envoyait pour dissiper les malentendus, apaiser les discordes et organiser une nouvelle Église.

Blanc

Antienne d’ouverture : Jn 3, 15

Ainsi parle le Seigneur Dieu : « Je vous donnerai des pasteurs selon mon cœur ; ils vous conduiront avec sagesse et intelligence ».

Prière d’ouverture

Pour que les saints Timothée et Tite soient les pasteurs de ton peuple, tu leur as donné, Seigneur un esprit d’amour et de vérité ; Puisque nous célébrons aujourd’hui leur fête, accorde-nous de progresser en les imitant, et de trouver un soutien dans leur prière. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : 2 Timothée 1, 1-8

Paul, Apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, selon la promesse de la vie que nous avons dans le Christ Jésus, à Timothée, mon enfant bien-aimé. À toi, la grâce, la miséricorde et la paix de la part de Dieu le Père et du Christ Jésus notre Seigneur. Je suis plein de gratitude envers Dieu, à qui je rends un culte avec une conscience pure, à la suite de mes ancêtres, je lui rends grâce en me souvenant continuellement de toi dans mes prières, nuit et jour. Me rappelant tes larmes, j’ai un très vif désir de te revoir pour être rempli de joie. J’ai souvenir de la foi sincère qui est en toi : c’était celle qui habitait d’abord Loïs, ta grand-mère, et celle d’Eunice, ta mère, et j’ai la conviction que c’est aussi la tienne. Voilà pourquoi, je te le rappelle, ravive le don gratuit de Dieu, ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains. Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de pondération. N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et n’aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ; mais, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile.

 

Psaume : 95, 1-3,7-8,10

R/ Allez dire au monde entier les    merveilles de Dieu (Ps 95, 3)

 

1.  Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière, chantez au Seigneur et bénissez son nom!

2. De jour en jour, proclamez son salut, racontez à tous les peuples sa gloire, à toutes les nations ses merveilles !

3.   Rendez au Seigneur, familles des peuples, rendez au Seigneur la gloire et la puissance, rendez au Seigneur la gloire de son nom.

4. Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! ». Le monde, inébranlable, tient bon. Il gouverne les peuples avec droiture.

 

Acclamation

Alléluia. Alléluia « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.Alléluia. (cf. Mt 11, 25.)

Évangile : Marc 3, 31-35

En ce temps-là, arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : «Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. » Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? Qui sont mes frères ? » Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

Prière sur les offrandes

Seigneur souverain, nous te supplions humblement : Puisque ces dons offerts en l’honneur des saints attestent ta puissance de gloire, qu’ils nous fassent bénéficier de ton salut. Par Jésus.

Antienne de communion : Ps 33, 6

Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude.

Prière après la communion

Permets, nous t’en prions, Dieu tout-puissant, Qu’ayant reçu de toi la grâce d’une nouvelle vie, nous puissions nous en émerveiller toujours. Par Jésus.

 

       

 

Méditation

La réponse de Jésus est claire dans l’Évangile : celui qui fait la volonté de Dieu est pour moi un frère, une sœur, une mère. Dès lors, la nouvelle consanguinité est celle consistant à faire la volonté de Dieu. On comprend pourquoi des personnes ayant peu de choses en commun décident de se mettre ensemble pour suivre le Christ. On comprend aussi pourquoi de nombreuses familles chrétiennes n’hésitent pas à ouvrir leurs portes à leurs frères et sœurs qui confessent la même foi en Jésus-Christ sans les avoir connus auparavant. La famille des enfants de Dieu transcende les barrières biologiques ou tribales ; elle est planétaire et spirituelle. Elle consiste à cultiver dans les cœurs l’esprit de Jésus-Christ.