Mercredi 23 AVRIL

Saint  fidele de sigmaringen,

Pretre et martyr

Psautier: I

Blanc

Fils du bourgmestre de Sigmaringen sur le haut Danube, Marc Rey (1578-1622) est surnommé, pendant ses études, le ‘’philosophe chrétien’’. Précepteur de trois princes, puis avocat à Colmar, il entre à trente-cinq ans chez les Capucins où il prend le nom de Fidèle. Missionnaire ardent, il cherche à ramener les chrétiens à l’unité et meurt pour la foi catholique en Suisse, après avoir pardonné à ses meurtriers.

Antienne D’ouverture : Mt 25, 34

« Venez, les bénis de mon Père, dit le Seigneur, recevez en héritage le royaume préparé pour vous depuis la création du monde » Alléluia.

Prière D’ouverture

Dieu qui nous donne chaque année la joie de fêter la résurrection du Seigneur, ouvre-nous, à travers ces fêtes d’ici-bas, le chemin vers la joie éternelle. Par Jésus.

1ère lecture : Act 3, 1-10

En ces jours-là, Pierre et Jean montaient au Temple pour la prière de l’après-midi, à la neuvième heure. On y amenait alors un homme, infirme de naissance, que l’on installait chaque jour à la porte du Temple, appelée la « Belle-Porte », pour qu’il demande l’aumône à ceux qui entraient. Voyant Pierre et Jean qui allaient entrer dans le Temple, il leur demanda l’aumône. Alors Pierre, ainsi que Jean, fixa les yeux sur lui, et il dit : « Regarde-nous ! » L’homme les observait, s’attendant à recevoir quelque chose de leur part. Pierre déclara : « De l’argent et de l’or, je n’en ai pas; mais ce que j’ai, je te le donne: au nom de Jésus Christ le Nazaréen, lève-toi et marche. » Alors, le prenant par la main droite, il le releva et, à l’instant même, ses pieds et ses chevilles s’affermirent. D’un bond, il fut debout et il marchait. Entrant avec eux dans le Temple, il marchait, bondissait, et louait Dieu. Et tout le peuple le vit marcher et louer Dieu. On le reconnaissait: c’est bien lui qui était assis à la « Belle-Porte» du Temple pour demander l’aumône. Et les gens étaient frappés de stupeur et désorientés devant ce qui lui était arrivé.

Psaume : 104 (105), 1-2, 3-4, 6-7, 8-9

R/ Joie pour les cœurs qui cherchent Dieu  

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom, annoncez parmi les peuples ses hauts faits ; chantez et jouez pour lui, redites sans fin ses merveilles.

Glorifiez-vous de son nom très saint : joie pour les cœurs qui cherchent Dieu! Cherchez le Seigneur et sa puissance, recherchez sans trêve sa face.

Vous, la race d’Abraham son serviteur, les fils de Jacob, qu’il a choisis. Le Seigneur, c’est lui notre Dieu : ses jugements font loi pour l’univers.

Il s’est toujours souvenu de son alliance, parole édictée pour mille générations : promesse faite à Abraham, garantie par serment à Isaac.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! Alléluia. (Ps 117, 24)

Évangile : Luc 24, 13-35

Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus leur dit: « De quoi discutez-vous en marchant ?» Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. A vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit; mais lui, ils ne l’ont pas vu. » Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir: « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ?» À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

Prière sur les offrandes

Accueille, Seigneur, le sacrifice qui rachète les hommes ; et dans ton action bienveillante, procure-nous le salut de l’esprit et du corps. Par Jésus.

Antienne de communion : Lc 24, 35

Au soir de la résurrection, les disciples reconnurent le Seigneur quand il rompit le pain, alléluia.

Prière après la communion

Nous te le demandons, Seigneur : que cette communion au mystère de ton Fils nous fasse entrer, libres de tout vieillissement, dans la nouvelle création. Par Jésus.

Méditation

« Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » Voici deux disciples deçus des années passées à la suite du Christ. Tout a été une grande imposture, des années perdues. Ils espéraient que c’était lui qui allait délivrer Israël. Que faire ? Ils rentrent au village pour recommencer la vie à zéro. Voilà la grande tentation de la foi : abandonner quand viennent les épreuves. Et voilà l’œuvre démotivatrice du démon : semer la déception et la division dans le cœur de l’homme pour qu’il abandonne le combat pour la vie véritable. Mais, dans leur grande déception, les disciples sont rejoints par le Christ ressuscité. C’est la première évangélisation après la résurrection. Et le Christ laisse l’homme à son libre arbitre. Que feront-t-ils de cette rencontre avec le Ressuscité ? Ils reprennent la route pour Jérusalem pour annoncer à leur frère la Bonne Nouvelle. Aujourd’hui sais-tu que le Christ t’envoie annoncer la victoire de la vie sur la mort.

Mardi 22 AVRIL

Saint alexandre

Psautier: I

Blanc

Martyr à Lyon avec Epipode. Deux jeunes chrétiens qui avaient échappé au carnage dont fut victime saint Pothin, leur évêque. Saint Epipode fut décapité et saint Alexandre crucifié.

Antienne D’ouverture : cf. Si 15, 3-4

Par l’eau du baptême, Dieu a répondu à notre soif du Christ. Les baptisés peuvent s’appuyer sur le Christ, ils ne fléchiront pas, ils ne seront jamais déçus, alléluia.

Prière D’ouverture

Dieu qui nous as fait passer de la mort à la vie, en nous offrant les sacrements de Pâques, poursuis toujours l’œuvre de ta grâce: que ton peuple trouve une liberté parfaite, et parvienne à la joie du ciel dont tu lui donnes déjà le goût sur la terre. Par Jésus.

1ère lecture : Act 2, 36-41

Le jour de la Pentecôte, Pierre disait à la foule : « Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous aviez crucifié. » Les auditeurs furent touchés au cœur; ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres: « Frères, que devons-nous faire ? » Pierre leur répondit : « Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ pour le pardon de ses péchés; vous recevrez alors le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. » Par bien d’autres paroles encore, Pierre les adjurait et les exhortait en disant : « Détournez-vous de cette génération tortueuse, et vous serez sauvés. » Alors, ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre furent baptisés. Ce jour-là, environ trois mille personnes se joignirent à eux.

Psaume : 32 (33), 4-5, 18-19, 20.22

R/ Toute la terre, Seigneur, est remplie de ton amour.  Ou : Alléluia !

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; il est fidèle en tout ce qu’il fait. Il aime le bon droit et la justice; la terre est remplie de son amour.

Dieu veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son amour, pour les délivrer de la mort, les garder en vie aux jours de famine.

Nous attendons notre vie du Seigneur : il est pour nous un appui, un bouclier. Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi !

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! Alléluia.

(Ps 117, 24)

Évangile : Jean 20, 11-18

En ce temps-là, Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond: «On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé.» Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond: « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre.» Jésus lui dit alors: « Marie! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni! », c’est-à-dire : Maître. Jésus reprend: « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

Prière sur les offrandes

Reçois avec bonté, Seigneur, les offrandes de ton peuple : garde-le sous ta protection, pour qu’il ne perde aucun des biens que tu lui donnes, et qu’il découvre ceux qui demeurent toujours. Par Jésus.

Antienne de communion : cf. Col 3, 1-2

Ressuscités avec le Christ, recherchons les réalités d’en-haut: c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Alléluia.

Prière après La communion

Écoute notre prière, Dieu tout-puissant : toi qui as donné à tes fidèles la grâce incomparable du baptême, prépare-les au bonheur éternel. Par Jésus.

Méditation « Femme, pourquoi pleures-tu? » Jésus ressuscité vient essuyé les larmes à ses disciples. L’heure du deuil est finie, le Christ se fait reconnaître par les siens. Et il les envoie en mission. C’est d’abord les femmes qui reçoivent la mission d’annoncer la Résurrection : « Va trouver mes frères pour leur dire ». Qu’est-ce que le Christ voudrait que tu dises aux tiens aujourd’hui ? Pense-y.

Lundi 21 AVRIL

Saint anselme,

Eveque et docteur de l’eglise

Psautier: I

Blanc

Chercher à comprendre ce que l’on croit ! Répondre à cette exigence de l’esprit, parce que c’est aussi l’exigence d’une foi authentique, tel fut le projet théologique d’Anselme (1033- 1109), originaire d’Aoste, moine puis abbé de l’abbaye bénédictine du Bec (Normandie), et enfin archevêque de Cantorbéry.

Antienne d’ouverture

Le Seigneur s’est relevé d’entre les morts ; c’est pour nous jour de fête et de joie, car il règne pour les siècles, alléluia.

Prière d’ouverture.

Dieu qui agrandit toujours ton Église en lui donnant par le baptême de nouveaux enfants, accorde à tes fils d’être fidèles toute leur vie au sacrement qu’ils ont reçu dans la foi. Par Jésus.

1ère lecture : Act 2, 14.22b- 33

Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et leur fit cette déclaration : « Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles. Il s’agit de Jésus le Nazaréen, homme que Dieu a accrédité auprès de vous en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes. Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez supprimé en le clouant sur le bois par la main des impies. Mais Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort, car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir. En effet, c’est de lui que parle David dans le psaume : Je voyais le Seigneur devant moi sans relâche : il est à ma droite, je suis inébranlable. C’est pourquoi mon cœur est en fête, et ma langue exulte de joie; ma chair elle-même reposera dans l’espérance: tu ne peux m’abandonner au séjour des morts ni laisser ton fidèle voir la corruption. Tu m’as appris des chemins de vie, tu me rempliras d’allégresse par ta présence. Frères, il est permis de vous dire avec assurance, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous. Comme il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré de faire asseoir sur son trône un homme issu de lui. Il a vu d’avance la résurrection du Christ, dont il a parlé ainsi: Il n’a pas été abandonné à la mort, et sa chair n’a pas vu la corruption. Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité; nous tous, nous en sommes témoins. Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l’a répandu sur nous, ainsi que vous le voyez et l’entendez.».

Psaume : 15 (16), 1-2a.5, 7-8, 9-10

R/ Garde-moi, mon Dieu: j’ai fait de toi mon refuge. Ou : Alléluia!

Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge. J’ai dit au Seigneur: « Tu es mon Dieu ! Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. »

Je bénis le Seigneur qui me conseille: même la nuit mon cœur m’avertit. Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite: je suis inébranlable.

Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance : tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voire la corruption.

Tu m’apprends le chemin de la vie: devant ta face, débordement de joie! À ta droite, éternité de délices !

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! Alléluia. (Ps 117, 24)

Évangile : Mathieu 28, 8-15

En ce temps-là, quand les femmes eurent entendu les paroles de l’ange, vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « je vous salue.» Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront.» Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé. Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en disant: « Voici ce que vous direz : “Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.” Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. » Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à aujourd’hui.

Prière sur Les offrandes

Accueille avec bonté, Seigneur, les offrandes de ton peuple ; renouvelé par la foi et le baptême, qu’il parvienne au bonheur sans fin. Par Jésus.

Antienne de communion

Ressuscité d’entre les morts le Christ ne meurt plus ; sur lui, la mort n’a plus aucun pouvoir, alléluia.

Prière après la communion

Que la grâce du mystère pascal abonde et fructifie en nous, Dieu tout-puissant ; tu nous as mis sur le chemin du salut, aide-nous à répondre à tes bienfaits. Par Jésus.

Méditation

« Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions ». Judas Iscariote avait reçu trente pièces d’argent pour livrer Jésus aux Juifs. A la résurrection, les soldats reçoivent une forte somme d’argent pour occulter l’avènement de la Résurrection. C’était le dernier combat et le plus virulent que l’homme menait contre Dieu. Si le Christ n’était pas ressuscité, vaine alors aurait été la foi des premiers disciples. Ça aurait été la fin de l’œuvre de Dieu sur terre, et le monde allait prendre possession de l’univers. Mais, tous ceux-là ne comptaient pas sur un élément étrange : le Christ ressuscité précédait les siens en Galilée pour leur offrir la foi en sa présence définitive. Jamais ils ne seront plus seuls, le Christ lui-même les précède dans leur mission.

Dimanche 20 AVRIL

Dimanche de paques :  la resurrection du seigneur

Octave de paques urbi et orbie de paques

Psautier: I

Blanc

Dans le gouvernement de l’Eglise, Léon IX (1002-1054) fut remarqué pour son souci de la vie

Antienne d´ouverture  : Lc 24, 34

Le Christ est vraiment ressuscité, alléluia. A lui gloire et puissance pour les siècles des siècles. Amen.

Prière d’ouverture

Aujourd´hui, Dieu notre Père, tu nous ouvres la vie éternelle par la victoire de ton Fils sur la mort, et nous fêtons sa résurrection. Que ton Esprit fasse de nous des hommes nouveaux pour que nous ressuscitions avec le Christ dans la lumière de la vie. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Ac 10, 34a.37-43

En ces jours-là, quand Pierre arriva à Césarée chez un centurion de l’armée romaine, il prit la parole et dit: « Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les commencements en Galilée, après le baptême proclamé par Jean : Jésus de Nazareth, Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance. Là où il passait, il faisait le bien et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui. Et nous, nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice, Dieu l’a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se manifester, non pas à tout le peuple, mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts. Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts. C’est à Jésus que tous les prophètes rendent ce témoignage : Quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon de ses péchés. »

Psaume  : 117 (118), 1.2, 16-17, 22-23

R/ Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! (Ps 117, 24)

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! Oui, que le dise Israël : Éternel est son amour !

Le bras du Seigneur se lève, le bras du Seigneur est fort ! Non, je ne mourrai pas, je vivrai, pour annoncer les actions du Seigneur.

La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux. 

2ème lecture : Col 3, 1-4

Frères, si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Pensez aux réalités d’en haut, non à celles de la terre. En effet, vous êtes passés par la mort, et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu. Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.

Séquence

À la Victime pascale, chrétiens, offrez le sacrifice de louange.  L’Agneau a racheté les brebis ; le Christ innocent a réconcilié l’homme pécheur avec le Père.  La mort et la vie s’affrontèrent en un duel prodigieux. Le Maître de la vie mourut ; vivant, il règne.  « Dis-nous, Marie Madeleine, qu’as-tu vu en chemin ? »  « J’ai vu le sépulcre du Christ vivant, j’ai vu la gloire du Ressuscité.  J’ai vu les anges ses témoins, le suaire et les vêtements.  Le Christ, mon espérance, est ressuscité ! Il vous précédera en Galilée. »  Nous le savons : le Christ est vraiment ressuscité des morts.  Roi victorieux, prends-nous tous en pitié ! Amen. 

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Notre Pâque immolée, c’est le Christ ! Célébrons la Fête dans le Seigneur ! Alléluia. (cf. 1 Co 5, 7b-8a)

Évangile : Jean  20, 1-9

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

Prière sur les offrandes

Dans la joie de Pâques, Seigneur, nous t´offrons ce sacrifice : C´est par lui que ton Église, émerveillée de ta puissance, naît à la vie et reçoit sa nourriture. Par Jésus.

Antienne de communion  : 1 Co 5, 7-8

Le Christ, notre agneau pascal, a été immolé. Célébrons donc la fête en partageant le pain de la Pâque, un pain non fermenté : signe de droiture et de vérité, alléluia.

Prière après la communion

Dieu de toute bonté, ne cesse pas de veiller sur ton Église : Déjà les sacrements de la Pâque nous ont régénérés en nous obtenant ton pardon, en nous faisant communier à ta vie ; donne-nous d´entrer dans la lumière de la résurrection. Par Jésus.

Méditation

La foi est une grâce, un don. Le voir de la résurrection du Christ n’est pas un voir physique, mais un voir spirituel : l’autre disciple vit et il cru. Ce n’est plus une adhésion physique, mais une adhésion spirituelle. Désormais, nous croyons aux paroles qui nous ont été dites depuis le début de l’histoire du salut ; aux paroles du Christ enseignant les foules ; aux promesses qu’il a faites à ses apôtres ; aux sacrements célébrés dans la foi de l’Eglise ; à sa présence dans la Parole et dans l’Eucharistie. Toute notre vie devient ainsi une présence croyante, anticipation du paradis sur terre. Le Christ vivant renouvelle notre vie en lui. Le Christ est vraiment ressuscité alléluia, alléluia !

Samedi19 AVRIL

Samedi Saint

Saint leon ix, PAPE

Psautier: Propre

Blanc

Dans le gouvernement de l’Eglise, Léon IX (1002-1054) fut remarqué pour son souci de la vie chrétienne des fidèles et son abnégation. L’un de ses grands collaborateurs finira par devenir pape, Grégoire VII.

Le Samedi saint, l’Église demeure auprès du tombeau dans le silence Pour la veillée pascale, voir au Dimanche de Pâques

1ère lecture : Gn 1, 1.26-31a

Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. Qu’il soit le maître des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, des bestiaux, de toutes les bêtes sauvages, et de toutes les bestioles qui vont et viennent sur la terre. » Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme. Dieu les bénit et leur dit : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre. » Dieu dit encore : « Je vous donne toute plante qui porte sa semence sur toute la surface de la terre, et tout arbre dont le fruit porte sa semence : telle sera votre nourriture. À tous les animaux de la terre, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui va et vient sur la terre et qui a souffle de vie, je donne comme nourriture toute herbe verte. » Et ce fut ainsi. Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait ; et voici : cela était très bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : sixième jour. 

Psaume : 103 (104), 1-2a, 5-6, 10.12, 13-14ab, 24.35c

R/ Ô Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre

Bénis le Seigneur, ô mon âme ; Seigneur mon Dieu, tu es si grand! Revêtu de magnificence, tu as pour manteau la lumière !

Tu as donné son assise à la terre: qu’elle reste inébranlable au cours des temps. Tu l’as vêtue de l’abîme des mers : les eaux couvraient même les montagnes.

Dans les ravins tu fais jaillir des sources et l’eau chemine aux creux des montagnes ; les oiseaux séjournent près d’elle: dans le feuillage on entend leurs cris.

De tes demeures tu abreuves les montagnes, et la terre se rassasie du fruit de tes œuvres; tu fais pousser les prairies pour les troupeaux, et les champs pour l’homme qui travaille.

Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! Tout cela, ta sagesse l’a fait ; la terre s’emplit de tes biens. Bénis le Seigneur, ô mon âme !

PRIERE

Seigneur notre Dieu, toi qui as fait merveille en créant l’homme et plus grande merveille encore en le rachetant, donne-nous de résister aux attraits du péché par la sagesse de l’Esprit, et de parvenir aux joies éternelles. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

2ème lecture : Genèse 22, 1-18

En ces jours-là, Dieu mit Abraham à l’épreuve. Il lui dit : « Abraham! » Celui-ci répondit : « Me voici! » Dieu dit : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, va au pays de Moriah, et là tu l’offriras en holocauste sur la montagne que je t’indiquerai. » Abraham se leva de bon matin, sella son âne, et prit avec lui deux de ses serviteurs et son fils Isaac. Il fendit le bois pour l’holocauste, et se mit en route vers l’endroit que Dieu lui avait indiqué. Le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit l’endroit de loin. Abraham dit à ses serviteurs : « Restez ici avec l’âne. Moi et le garçon, nous irons jusque là-bas pour adorer, puis nous reviendrons vers vous. » Abraham prit le bois pour l’holocauste et le chargea sur son fils Isaac ; il prit le feu et le couteau, et tous deux s’en allèrent ensemble. Isaac dit à son père Abraham : « Mon père ! – Eh bien, mon fils ? » Isaac reprit : « Voilà le feu et le bois, mais où est l’agneau pour l’holocauste ? » Abraham répondit : « Dieu saura bien trouver l’agneau pour l’holocauste, mon fils. » Et ils s’en allaient tous les deux ensemble. Ils arrivèrent à l’endroit que Dieu avait indiqué. Abraham y bâtit l’autel et disposa le bois, puis il lia son fils Isaac et le mit sur l’autel, par-dessus le bois. Abraham étendit la main et saisit le couteau pour immoler son fils. Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit : « Abraham ! Abraham ! » Il répondit : « Me voici ! » L’ange lui dit : « Ne porte pas la main sur le garçon ! Ne lui fais aucun mal! Je sais maintenant que tu crains Dieu : tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. » Abraham leva les yeux et vit un bélier retenu par les cornes dans un buisson. Il alla prendre le bélier et l’offrit en holocauste à la place de son fils. Abraham donna à ce lieu le nom de « Le-Seigneur-voit ». On l’appelle aujourd’hui: « Sur-le-mont-le-Seigneur-est-vu. » Du ciel, l’ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham. Il déclara : « Je le jure par moi-même, oracle du Seigneur : parce que tu as fait cela, parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique, je te comblerai de bénédictions, je rendrai ta descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, et ta descendance occupera les places fortes de ses ennemis. Puisque tu as écouté ma voix, toutes les nations de la terre s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction par le nom de ta descendance. »

Psaume :15 (16), 5.8, 9-10, 11

R/ Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge. (Ps 15, 1)

Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable.

Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance : tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption.

Tu m’apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie! À ta droite, éternité de délices !

PRIERE

Dieu très saint, Père des croyants, en répandant la grâce de l’adoption, tu multiplies sur toute la terre les fils de ta promesse; par le mystère pascal, tu fais de ton serviteur Abraham, comme tu l’avais promis, le père de toutes les nations; Accorde à ton peuple de savoir répondre à cet appel. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

3ème lecture : Exode 14, 15 – 15, 1a

En ces jours-là, le Seigneur dit à Moïse : « Pourquoi crier vers moi? Ordonne aux fils d’Israël de se mettre en route ! Toi, lève ton bâton, étends le bras sur la mer, fends-la en deux, et que les fils d’Israël entrent au milieu de la mer à pied sec. Et moi, je ferai en sorte que les Égyptiens s’obstinent: ils y entreront derrière eux ; je me glorifierai aux dépens de Pharaon et de toute son armée, de ses chars et de ses guerriers. Les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur, quand je me serai glorifié aux dépens de Pharaon, de ses chars et de ses guerriers.» L’ange de Dieu, qui marchait en avant d’Israël, se déplaça et marcha à l’arrière. La colonne de nuée se déplaça depuis l’avant-garde et vint se tenir à l’arrière, entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël. Cette nuée était à la fois ténèbres et lumière dans la nuit, si bien que, de toute la nuit, ils ne purent se rencontrer. Moïse étendit le bras sur la mer. Le Seigneur chassa la mer toute la nuit par un fort vent d’est ; il mit la mer à sec, et les eaux se fendirent. Les fils d’Israël entrèrent au milieu de la mer à pied sec, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche. Les Égyptiens les poursuivirent ; tous les chevaux de Pharaon, ses chars et ses guerriers entrèrent derrière eux jusqu’au milieu de la mer. Aux dernières heures de la nuit, le Seigneur observa, depuis la colonne de feu et de nuée, l’armée des Égyptiens, et il la frappa de panique. Il faussa les roues de leurs chars, et ils eurent beaucoup de peine à les conduire. Les Égyptiens s’écrièrent: « Fuyons devant Israël, car c’est le Seigneur qui combat pour eux contre nous ! » Le Seigneur dit à Moïse : « Étends le bras sur la mer : que les eaux reviennent sur les Égyptiens, leurs chars et leurs guerriers ! » Moïse étendit le bras sur la mer. Au point du jour, la mer reprit sa place; dans leur fuite, les Égyptiens s’y heurtèrent, et le Seigneur les précipita au milieu de la mer. Les eaux refluèrent et recouvrirent les chars et les guerriers, toute l’armée de Pharaon qui était entrée dans la mer à la poursuite d’Israël. Il n’en resta pas un seul. Mais les fils d’Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche. Ce jour-là, le Seigneur sauva Israël de la main de l’Égypte, et Israël vit les Égyptiens morts sur le bord de la mer. Israël vit avec quelle main puissante le Seigneur avait agi contre l’Égypte. Le peuple craignit le Seigneur, il mit sa foi dans le Seigneur et dans son serviteur Moïse. Alors Moïse et les fils d’Israël chantèrent ce cantique au Seigneur : 

Cantique : Exode 15, 1b, 2, 3-4, 5-6, 17-18

R/ Chantons pour le Seigneur ! éclatante est sa gloire !

Je chanterai pour le Seigneur ! Éclatante est sa gloire : il a jeté dans la mer cheval et cavalier.

Ma force et mon chant, c’est le Seigneur : il est pour moi le salut. Il est mon Dieu, je le célèbre ; j’exalte le Dieu de mon père.

Le Seigneur est le guerrier des combats ; son nom est « Le Seigneur ». Les chars du Pharaon et ses armées, il les lance dans la mer. L’élite de leurs chefs a sombré dans la mer Rouge.

L’abîme les recouvre : ils descendent, comme la pierre, au fond des eaux. Ta droite, Seigneur, magnifique en sa force, ta droite, Seigneur, écrase l’ennemi.

Tu les amènes, tu les plantes sur la montagne, ton héritage, le lieu que tu as fait, Seigneur, pour l’habiter, le sanctuaire, Seigneur, fondé par tes mains. Le Seigneur régnera pour les siècles des siècles. 

PRIERE

Seigneur notre Dieu dans la lumière de l’Evangile tu as donné leur sens aux miracles accomplis sous l’Ancien Testament : on reconnaît dans la mer Rouge l’image de la fontaine baptismale ; et le peuple juif, délivré de la servitude d’ Egypte, est la figure du peuple chrétien. Fais que tous les hommes , grâce à la foi, participent au privilège d’Israël, et soient régénérés en recevant ton Esprit . Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

4ème lecture : Isaïe 54, 5-14

Parole du Seigneur adressée à Jérusalem : Ton époux, c’est Celui qui t’a faite, son nom est « Le Seigneur de l’univers ». Ton rédempteur, c’est le Saint d’Israël, il s’appelle « Dieu de toute la terre ». Oui, comme une femme abandonnée, accablée, le Seigneur te rappelle. Est-ce que l’on rejette la femme de sa jeunesse ? – dit ton Dieu. Un court instant, je t’avais abandonnée, mais dans ma grande tendresse, je te ramènerai. Quand ma colère a débordé, un instant, je t’avais caché ma face. Mais dans mon éternelle fidélité, je te montre ma tendresse, – dit le Seigneur, ton rédempteur. Je ferai comme au temps de Noé, quand j’ai juré que les eaux ne submergeraient plus la terre : de même, je jure de ne plus m’irriter contre toi, et de ne plus te menacer. Même si les montagnes s’écartaient, si les collines s’ébranlaient, ma fidélité ne s’écarterait pas de toi, mon alliance de paix ne serait pas ébranlée, – dit le Seigneur, qui te montre sa tendresse. Jérusalem, malheureuse, battue par la tempête, inconsolée, voici que je vais sertir tes pierres et poser tes fondations sur des saphirs. Je ferai tes créneaux avec des rubis, tes portes en cristal de roche, et toute ton enceinte avec des pierres précieuses. Tes fils seront tous disciples du Seigneur, et grande sera leur paix. Tu seras établie sur la justice: loin de toi l’oppression, tu n’auras plus à craindre ; loin de toi la terreur, elle ne t’approchera plus.

Psaume : Ps 29 (30), 3-4, 5-6ab, 6cd.12, 13

R/ Dans sa miséricorde éternelle, le Seigneur, ton rédempteur a pitié de toi (Is 54, 5-14)

Quand j’ai crié vers toi, Seigneur, mon Dieu, tu m’as guéri ; Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse.

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, rendez grâce en rappelant son nom très saint. Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie.

Avec le soir, viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie ! Tu as changé mon deuil en une danse, mes habits funèbres en parure de joie !

Que mon cœur ne se taise pas, qu’il soit en fête pour toi ; et que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce!

PRIERE

Dieu éternel et tout-puissant, pour l’honneur de ton nom, multiplie la postérité promise à nos pères à cause de leur foi, augmente le nombre de tes enfants d’adoption : Que ton Église voie dès maintenant se réaliser la promesse dont les patriarches n’ont jamais douté. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

5ème lecture : Isaïe 55, 1-11

Ainsi parle le Seigneur : Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! Même si vous n’avez pas d’argent, venez acheter et consommer, venez acheter du vin et du lait sans argent, sans rien payer. Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi bien, et vous mangerez de bonnes choses, vous vous régalerez de viandes savoureuses ! Prêtez l’oreille ! Venez à moi ! Écoutez, et vous vivrez. Je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle : ce sont les bienfaits garantis à David. Lui, j’en ai fait un témoin pour les peuples, pour les peuples, un guide et un chef. Toi, tu appelleras une nation inconnue de toi ; une nation qui ne te connaît pas accourra vers toi, à cause du Seigneur ton Dieu, à cause du Saint d’Israël, car il fait ta splendeur. Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ; invoquez-le tant qu’il est proche. Que le méchant abandonne son chemin, et l’homme perfide, ses pensées ! Qu’il revienne vers le Seigneur qui lui montrera sa miséricorde, vers notre Dieu qui est riche en pardon. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins, – oracle du Seigneur. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins, et mes pensées, au-dessus de vos pensées. La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur et le pain à celui qui doit manger ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission.

Cantique : Is 12, 2, 4bcd, 5-6

R/ « Venez à moi, et vous vivrez ; je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle » (Is 55, 1-11)

Voici le Dieu qui me sauve : j’ai confiance, je n’ai plus de crainte. Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ; il est pour moi le salut.

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom, annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! Redites-le : « Sublime est son nom ! »

Jouez pour le Seigneur, il montre sa magnificence, et toute la terre le sait. Jubilez, criez de joie, habitants de Sion, car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !

PRIERE

Dieu éternel et tout puissant, unique espoir du monde, toi qui annonçais par la voix des prophètes les mystères qui s’accomplissent aujourd’hui, daigne inspirer toi-même les désirs de ton peuple, puisque aucun de tes fidèles ne peut progresser en vertu sans l’inspiration de ta grâce . Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

6ème lecture : Baruch 3, 9-15.32 – 4, 4

Écoute, Israël, les commandements de vie, prête l’oreille pour acquérir la connaissance. Pourquoi donc, Israël, pourquoi es-tu exilé chez tes ennemis, vieillissant sur une terre étrangère, souillé par le contact des cadavres, inscrit parmi les habitants du séjour des morts ? – Parce que tu as abandonné la Source de la Sagesse ! Si tu avais suivi les chemins de Dieu, tu vivrais dans la paix pour toujours. Apprends où se trouvent et la connaissance, et la force, et l’intelligence ; pour savoir en même temps où se trouvent de longues années de vie, la lumière des yeux et la paix. Mais qui donc a découvert la demeure de la Sagesse, qui a pénétré jusqu’à ses trésors ? Celui qui sait tout en connaît le chemin, il l’a découvert par son intelligence. Il a pour toujours aménager la terre, et l’a peuplée de troupeaux. Il lance la lumière, et elle prend sa course ; il la rappelle, et elle obéit en tremblant. Les étoiles brillent, joyeuses, à leur poste de veille ; il les appelle, et elles répondent : « Nous voici ! » Elles brillent avec joie pour celui qui les a faites. C’est lui qui est notre Dieu : aucun autre ne lui est comparable. Il a découvert les chemins du savoir, et il les a confiés à Jacob, son serviteur, à Israël, son bien-aimé. Ainsi, la Sagesse est apparue sur la terre, elle a vécu parmi les hommes. Elle est le livre des préceptes de Dieu, la Loi qui demeure éternellement: tous ceux qui l’observent vivront, ceux qui l’abandonnent mourront. Reviens, Jacob, saisis-la de nouveau ; à sa lumière, marche vers la splendeur : ne laisse pas ta gloire à un autre, tes privilèges à un peuple étranger. Heureux sommes-nous, Israël ! Car ce qui plaît à Dieu, nous le connaissons.

Psaume :  18B (19), 8, 9, 10, 11

R/ Seigneur, tu as les paroles de la vie éternelle. (Jn 6, 68c)

La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ; la charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples.

Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard.

La crainte qu’il inspire est pure, elle est là pour toujours ; les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables :

plus désirables que l’or, qu’une masse d’or fin, plus savoureuses que le miel qui coule des rayons. 

PRIERE

Dieu qui ne cesses de faire grandir ton Eglise en appelant à elle les hommes qui sont loin de toi, daigne garder sous ta protection ceux que tu purifies dans l’eau du baptême. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

7ème lecture : Ezéchiel 36, 16-17a.18-28

La parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, lorsque les gens d’Israël habitaient leur pays, ils le rendaient impur par leur conduite et leurs actes. Alors j’ai déversé sur eux ma fureur, à cause du sang qu’ils avaient versé dans le pays, à cause des idoles immondes qui l’avaient rendu impur. Je les ai dispersés parmi les nations, ils ont été disséminés dans les pays étrangers. Selon leur conduite et leurs actes, je les ai jugés. Dans les nations où ils sont allés, ils ont profané mon saint nom, car on disait : ‘C’est le peuple du Seigneur, et ils sont sortis de son pays !’ Mais j’ai voulu épargner mon saint nom, que les gens d’Israël avaient profané dans les nations où ils sont allés. Eh bien ! tu diras à la maison d’Israël: Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ce n’est pas pour vous que je vais agir, maison d’Israël, mais c’est pour mon saint nom que vous avez profané dans les nations où vous êtes allés. Je sanctifierai mon grand nom, profané parmi les nations, mon nom que vous avez profané au milieu d’elles. Alors les nations sauront que Je suis le Seigneur – oracle du Seigneur Dieu – quand par vous je manifesterai ma sainteté à leurs yeux. Je vous prendrai du milieu des nations, je vous rassemblerai de tous les pays, je vous conduirai dans votre terre. Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés ; de toutes vos souillures, de toutes vos idoles, je vous purifierai. Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai de votre chair le cœur de pierre, je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai en vous mon esprit, je ferai que vous marchiez selon mes lois, que vous gardiez mes préceptes et leur soyez fidèles. Vous habiterez le pays que j’ai donné à vos pères : vous, vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu. »

Psaume  : 41 (42), 3, 5efgh ; 42 (43), 3, 4

R/ Comme un cerf altéré cherche l’eau vive, ainsi mon âme te cherche, toi, mon Dieu. (Ps 41, 2)

Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant ; quand pourrai-je m’avancer, paraître face à Dieu ?

Je conduisais vers la maison de mon Dieu la multitude en fête, parmi les cris de joie et les actions de grâce.

Envoie ta lumière et ta vérité: qu’elles guident mes pas et me conduisent à ta montagne sainte, jusqu’en ta demeure.

4. J’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu, vers Dieu qui est toute ma joie ; je te rendrai grâce avec ma harpe, Dieu, mon Dieu.

PRIERE

Seigneur notre Dieu, tu veux nous former à célébrer le mystère pascal en nous faisant écouter l’Ancien et le Nouveau Testament ; Ouvre nos cours à l’intelligence de ta miséricorde : ainsi la conscience des grâces déjà reçues affermira en nous l’espérance des biens à venir. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Romains 6, 3b-11

Frères, nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême. Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. Car, si nous avons été unis à lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne. Nous le savons : l’homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que le corps du péché soit réduit à rien, et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché. Car celui qui est mort est affranchi du péché. Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. Nous le savons en effet : ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. Car lui qui est mort, c’est au péché qu’il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c’est pour Dieu qu’il est vivant. De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ. 

Psaume :  117 (118), 1.2, 16-17, 22-23

R/ Alléluia, alléluia, alléluia !

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour! Oui, que le dise Israël : Éternel est son amour !

Le bras du Seigneur se lève, le bras du Seigneur est fort ! Non, je ne mourrai pas, je vivrai, pour annoncer les actions du Seigneur.

La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux. 

Évangile : Lc 24, 1-12

Le premier jour de la semaine, à la pointe de l’aurore, les femmes se rendirent au tombeau, portant les aromates qu’elles avaient préparés. Elles trouvèrent la pierre roulée sur le côté du tombeau. Elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus. Alors qu’elles étaient désemparées, voici que deux hommes se tinrent devant elles en habit éblouissant. Saisies de crainte, elles gardaient leur visage incliné vers le sol. Ils leur dirent : « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité. Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée : ‘Il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et que, le troisième jour, il ressuscite.’ » Alors elles se rappelèrent les paroles qu’il avait dites. Revenues du tombeau, elles rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres. C’étaient Marie Madeleine, Jeanne, et Marie mère de Jacques ; les autres femmes qui les accompagnaient disaient la même chose aux Apôtres. Mais ces propos leur semblèrent délirants, et ils ne les croyaient pas. Alors Pierre se leva et courut au tombeau ; mais en se penchant, il vit les linges, et eux seuls. Il s’en retourna chez lui, tout étonné de ce qui était arrivé.

Prière sur les offrandes

Avec ces offrandes, Seigneur, reçois les prières de ton peuple ; fais que le sacrifice inaugure dans le mystère pascal nous procure la guérison éternelle. Par Jésus.

Antienne de communion

Le Christ, notre agneau pascal, a été immolé. Célébrons dans la fête en partageant le pain de la Pâque, un pain non fermenté : signe de droiture et de vérité, alléluia.

Prière après la communion

Pénètre-nous, Seigneur, de ton Esprit de charité, afin que soient unis par ton amour ceux que tu as nourris du sacrement pascal. Par Jésus.

Méditation

« Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts? Il n’est pas ici, il est ressuscité. » Les femmes sont les premières à constater la résurrection du Christ. De même que les disciples ont abandonné le Christ à la Passion, aujourd’hui encore ils trouvent délirants les propos des femmes leur annonçant la Résurrection. Il leur faut voir pour croire. Le Christ n’est plus dans son tombeau, il nous précède dans notre histoire. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. Aujourd’hui nous sommes passés de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière. Nous sommes désormais les témoins de la résurrection du Christ. Avec sa résurrection, ressuscitons aussi de nos petites morts à la vie. Que la Lumière de l’Exsultet nous accompagne tout au long de cette année liturgique.

Vendredi18 AVRIL

vendredi saint

Saint parfait

Psautier: Propre

Rouge

C’était un prêtre espagnol de Cardoue. Pour avoir, dans une conversation, dit sa foi au Christ, il fut traduit devant le Cadi, condamné et exécuté.

PRIÈRE

(on ne dit pas Prions le Seigneur)

Seigneur, nous savons que tu aimes sans mesure, toi qui n’as pas refusé ton propre Fils mais qui l’as livré pour sauver tous les hommes ; Aujourd’hui encore, montre-nous ton amour : nous voulons suivre le Christ qui marche librement vers sa mort ; soutiens-nous comme tu l’as soutenu, et sanctifie-nous dans le mystère de sa Pâque. Lui qui règne.

1ère lecture : Isaïe 52, 13 – 53, 12

Mon serviteur réussira, dit le Seigneur; il montera, il s’élèvera, il sera exalté! La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme; il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme. Il étonnera de même une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler. Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ? Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié. Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous. Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple. On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche. Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira. Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes. C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs.

Psaume : 30 (31), 2ab.6, 12, 13-14ad, 15-16, 17.25

R/ Ô Père, en tes mains je remets mon esprit. (Cf. Lc 23, 46)         

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge; garde moi d’être humilié pour toujours. En tes mains je remets mon esprit ; tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.

Je suis la risée de mes adversaires et même de mes voisins ; je fais peur à mes amis, s’ils me voient dans la rue, ils me fuient.

On m’ignore comme un mort oublié, comme une chose qu’on jette. J’entends les calomnies de la foule : ils s’accordent pour m’ôter la vie.

Moi, je suis sûr de toi, Seigneur, je dis : « Tu es mon Dieu ! » Mes jours sont dans ta main : délivre-moi des mains hostiles qui s’acharnent.

Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ; sauve-moi par ton amour. Soyez forts, prenez courage, vous tous qui espérez le Seigneur !

2ème lecture : Hébreux 4, 14-16 ; 5, 7-9

Frères, en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a traversé les cieux ; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi. En effet, nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché. Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours. Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair, offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect. Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel. Le Christ s’est anéanti, prenant la condition de serviteur. Pour nous, le Christ est devenu obéissant, jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom. Le Christ s’est anéanti, prenant la condition de serviteur.

Évangile : Jean 18, 1 – 19, 42

Indications pour la lecture dialoguée : les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants :

 = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.

L. En ce temps-là, après le repas, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron ; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi, car Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas, avec un détachement de soldats ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens, arrive à cet endroit. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes. Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur dit :  « Qui cherchez-vous? » L. Ils lui répondirent : F. « Jésus le Nazaréen. » L. Il leur dit :  « C’est moi, je le suis. » L. Judas, qui le livrait, se tenait avec eux. Quand Jésus leur répondit : « C’est moi, je le suis », ils reculèrent, et ils tombèrent à terre. Il leur demanda de nouveau :  « Qui cherchez-vous? » L. Ils dirent : F. « Jésus le Nazaréen. » L. Jésus répondit :  « Je vous l’ai dit : c’est moi, je le suis. Si c’est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir. » L. Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite : « Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. » Or Simon-Pierre avait une épée ; il la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite. Le nom de ce serviteur était Malcus. Jésus dit à Pierre :  « Remets ton épée au fourreau. La coupe que m’a donnée le Père, vais-je refuser de la boire ? » L. Alors la troupe, le commandant et les gardes juifs se saisirent de Jésus et le ligotèrent. Ils l’emmenèrent d’abord chez Hanne, beau-père de Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là. Caïphe était celui qui avait donné aux Juifs ce conseil: « Il vaut mieux qu’un seul homme meurt pour le peuple. » Or Simon-Pierre, ainsi qu’un autre disciple, suivait Jésus. Comme ce disciple était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans le palais du grand prêtre. Pierre se tenait près de la porte, dehors. Alors l’autre disciple – celui qui était connu du grand prêtre –sortit, dit un mot à la servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre. Cette jeune servante dit alors à Pierre : A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un des disciples de cet homme ? » L. Il répondit : D. « Non, je ne le suis pas! » L. Les serviteurs et les gardes se tenaient là ; comme il faisait froid, ils avaient fait un feu de braise pour se réchauffer. Pierre était avec eux, en train de se chauffer. Le grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur son enseignement. Jésus lui répondit :  « Moi, j’ai parlé au monde ouvertement. J’ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n’ai jamais parlé en cachette. Pourquoi m’interroges-tu? Ce que je leur ai dit, demande-le à ceux qui m’ont entendu. Eux savent ce que j’ai dit. » L. À ces mots, un des gardes, qui était à côté de Jésus, lui donna une gifle en disant : A. « C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! » L. Jésus lui répliqua:  « Si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal. Mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu? » L. Hanne l’envoya, toujours ligoté, au grand prêtre Caïphe. Simon-Pierre était donc en train de se chauffer. On lui dit : A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un de ses disciples ? » L. Pierre le nia et dit : D. « Non, je ne le suis pas ! » L. Un des serviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, insista : A. « Est-ce que moi, je ne t’ai pas vu dans le jardin avec lui ? » L. Encore une fois, Pierre le nia. Et aussitôt un coq chanta. Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au Prétoire. C’était le matin. Ceux qui l’avaient amené n’entrèrent pas dans le Prétoire, pour éviter une souillure et pouvoir manger l’agneau pascal. Pilate sortit donc à leur rencontre et demanda : A. « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? » L. Ils lui répondirent : F. « S’il n’était pas un malfaiteur, nous ne t’aurions pas livré cet homme. » L. Pilate leur dit : A. « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le suivant votre loi. » L. Les Juifs lui dirent : F. « Nous n’avons pas le droit de mettre quelqu’un à mort. » L. Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir. Alors Pilate rentra dans le Prétoire ; il appela Jésus et lui dit : A. « Es-tu le roi des Juifs ? » L. Jésus lui demanda :  « Dis-tu cela de toi-même, Ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? » L. Pilate répondit : A. « Est-ce que je suis juif, moi? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? » L. Jésus déclara :  « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. » L. Pilate lui dit : A. « Alors, tu es roi ? » L. Jésus répondit :  « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. » L. Pilate lui dit : A. « Qu’est-ce que la vérité ? » L. Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs, et il leur déclara : A. « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. Mais, chez vous, c’est la coutume que je vous relâche quelqu’un pour la Pâque : voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? » L. Alors ils répliquèrent en criant : F. « Pas lui ! Mais Barabbas ! » L. Or ce Barabbas était un bandit. Alors Pilate fit saisir Jésus pour qu’il soit flagellé. Les soldats tressèrent avec des épines une couronne qu’ils lui posèrent sur la tête ; puis ils le revêtirent d’un manteau pourpre. Ils s’avançaient vers lui et ils disaient : F. « Salut à toi, roi des Juifs ! » L. Et ils le giflaient. Pilate, de nouveau, sortit dehors et leur dit : A. « Voyez, je vous l’amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » L. Jésus donc sortit dehors, portant la couronne d’épines et le manteau pourpre. Et Pilate leur déclara : A. « Voici l’homme. » L. Quand ils le virent, les grands prêtres et les gardes se mirent à crier : F. « Crucifie-le! Crucifie-le! » L. Pilate leur dit : A. « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » L. Ils lui répondirent : F. « Nous avons une Loi, et suivant la Loi il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. » L. Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte. Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus : A. « D’où es-tu? » L. Jésus ne lui fit aucune réponse. Pilate lui dit alors : A. « Tu refuses de me parler, à moi ? Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher, et pouvoir de te crucifier ? » L. Jésus répondit :  « Tu n’aurais aucun pouvoir sur-moi si tu ne l’avais reçu d’en haut ; c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi porte un péché plus grand. » L. Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ; mais des Juifs se mirent à crier : F. « Si tu le relâches, tu n’es pas un ami de l’empereur. Quiconque se fait roi s’oppose à l’empereur. » L. En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors; il le fit asseoir sur une estrade au lieu dit le Dallage – en hébreu : Gabbatha. C’était le jour de la Préparation de la Pâque, vers la sixième heure, environ midi. Pilate dit aux Juifs : A. « Voici votre roi. » L. Alors ils crièrent : F. « À mort ! À mort ! Crucifie-le! » L. Pilate leur dit : A. « Vais-je crucifier votre roi ? » L. Les grands prêtres répondirent : F. « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. » L. Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié. Ils se saisirent de Jésus. Et lui-même, portant sa croix, sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire), qui se dit en hébreu Golgotha. C’est là qu’ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ; il était écrit : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. » Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était proche de la ville, et que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec. Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate : F. « N’écris pas : “Roi des Juifs” ; mais : “Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs.” » L. Pilate répondit : A. « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. » L. Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : A. « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. » L. Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats. Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère :  « Femme, voici ton fils. » L. Puis il dit au disciple :  « Voici ta mère. » L. Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit :  « J’ai soif. » L. Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit :  « Tout est accompli. » L. Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. (Ici on fléchit le genou, et on s’arrête un instant.)

Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi, les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé. Un autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé. Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus. Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant la nuit – vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus, qu’ils lièrent de linges, en employant les aromates selon la coutume juive d’ensevelir les morts. À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore déposé personne. À cause de la préparation de la Pâque juive, et comme ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus.

Prière universelle

10. La liturgie de la Parole se termine par la Prière universelle qui, en ce jour, est dite de la manière suivante: le diacre, debout à l´ambon, donne l’intention dans un invitatoire; tous prient en silence, puis le prêtre, debout au siège ou, suivant la disposition des lieux, à l’autel, les mains étendues, dit ou chante l’oraison. Pendant ces prières, les fidèles peuvent se tenir soit debout, soit à genoux.

11. On peut prévoir une acclamation du peuple avant chaque oraison. On peut aussi maintenir l’ancienne monition du diacre: Prions à genoux, suivie de l’agenouillement de tous pour une prière en silence dont le terme est marqué par l’invitation: Levons-nous.

12. Pour une grave nécessité publique, l´Ordinaire du lieu peut autoriser ou imposer une intention spéciale.

13. Le prêtre peut choisir, parmi les intentions proposées ci-dessous, celles seulement qui sont les plus aptes à nourrir la prière de l’assemblée, de manière toutefois que soient conservées les séries habituelles de la Prière universelle (cf. Présentation générale du Missel romain, n. 46 ).

1.   POUR LA SAINTE ÉGLISE

Prions, frères bien-aimés, pour la sainte Église de Dieu: Que le Père tout-puissant lui donne la paix et l’unité, qu’il la protège dans tout l’univers; et qu’il nous accorde une vie calme et paisible pour que nous rendions grâce à notre Dieu.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant, dans le Christ, tu as révélé ta gloire à tous les peuples; Protège l´œuvre de ton amour: afin que ton Église répandue par tout l’univers demeure inébranlable dans la foi pour proclamer ton nom. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

2.   POUR LE PAPE

Prions pour notre saint Père le pape N., élevé par Dieu notre Seigneur à l’ordre épiscopal: Qu’il le garde sain et sauf à son Église pour gouverner le peuple de Dieu.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant dont la sagesse organise toutes choses, daigne écouter notre prière: Protège avec amour le pape que tu as choisi, afin que, sous la conduite de ce pasteur, le peuple chrétien que tu gouvernes progresse toujours dans la foi. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

3.  POUR LE CLERGÉ ET LE PEUPLE FIDÈLE

Prions pour notre évêque N., pour tous les évêques, les prêtres, les diacres, pour tous ceux qui remplissent des ministères dans l’Église, et pour l’ensemble du peuple des croyants.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant dont l’Esprit sanctifie et gouverne le corps entier de l’Église, exauce les prières que nous t’adressons pour tous les ordres de fidèles qui la composent: Que chacun d’eux, par le don de ta grâce, te serve avec fidélité. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

4.   POUR LES CATÉCHUMÈNES

Prions pour les (nos) catéchumènes: Que Dieu notre Seigneur ouvre leur intelligence et leur cœur, et les accueille dans sa miséricorde; Après avoir reçu le pardon de tous leurs péchés par le bain de la naissance nouvelle, qu’ils soient incorporés à notre Seigneur Jésus Christ.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant, toi qui assures toujours la fécondité de ton Église, Augmente en nos catéchumènes l’intelligence et la foi: qu’ils renaissent à la source du baptême et prennent place parmi tes enfants d’adoption. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

5.   POUR L´UNITÉ DES CHRÉTIENS

Prions pour tous nos frères qui croient en Jésus Christ et s’efforcent de conformer leur vie à la vérité: Demandons au Seigneur notre Dieu de les rassembler et de les garder dans l’unité de son Église.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant, toi qui rassembles ce qui est dispersé, et qui fais l’unité de ce que tu rassembles, regarde avec amour l’Église de ton Fils: Nous te prions d’unir dans la totalité de la foi et par le lien de la charité tous les hommes qu’un seul baptême a consacrés. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

6.   POUR LES JUIFS

Prions pour les Juifs à qui Dieu a parlé en premier: Qu’ils progressent dans l’amour de son Nom et la fidélité à son Alliance.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant, toi qui as choisi Abraham et sa descendance pour en faire les fils de ta promesse, Conduis à la plénitude de la rédemption le premier peuple de l’Alliance, comme ton Église t’en supplie. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

7.    POUR CEUX QUI NE CROIENT PAS EN JÉSUS CHRIST

Prions pour ceux qui ne croient pas en Jésus Christ. Demandons qu’à la lumière de l’Esprit Saint, ils soient capables eux aussi de s’engager pleinement sur le chemin du salut.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant, donne à ceux qui ne croient pas au Christ d’aller sous ton regard avec un cœur sincère, afin de parvenir à la connaissance de la vérité; Et donne-nous de mieux nous aimer les uns les autres et d’ouvrir davantage notre vie à la tienne, pour être dans le monde de meilleurs témoins de ton amour. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

8.   POUR CEUX QUI NE CROIENT PAS EN DIEU

Prions pour ceux qui ne connaissent pas Dieu: Demandons qu’en obéissant à leur conscience ils parviennent à le reconnaître.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant, toi qui as créé les hommes pour qu’ils te cherchent de tout leur cœur et que leur cœur s’apaise en te trouvant, Fais qu’au milieu des difficultés de ce monde tous puissent discerner les signes de ta bonté et rencontrer des témoins de ton amour: qu’ils aient le bonheur de te reconnaître, toi, le seul vrai Dieu et le Père de tous les hommes. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

9.   POUR LES POUVOIRS PUBLICS

Prions pour les chefs d’État et tous les responsables des affaires publiques: Que le Seigneur notre Dieu dirige leur esprit et leur cœur selon sa volonté pour la paix et la liberté de tous.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant, toi qui tiens en ta main le cœur des hommes, et garantis les droits des peuples, viens en aide à ceux qui exercent le pouvoir; Que partout sur la terre s’affermissent avec ta grâce la sécurité et la paix, la prospérité des nations et la liberté religieuse. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

10.  POUR TOUS LES HOMMES DANS L´ÉPREUVE

Frères bien-aimés, prions Dieu le Père tout-puissant d’avoir pitié des hommes dans l´épreuve: Qu´il débarrasse le monde de toute erreur, qu´il chasse les épidémies et repousse la famine, qu´il vide les prisons et délivre les captifs, qu´il protège ceux qui voyagent, qu´il ramène chez eux les exilés, qu´il donne la force aux malades, et accorde le salut aux mourants.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant, consolation des affligés, force de ceux qui peinent, entends les prières des hommes qui t´appellent, quelles que soient leurs souffrances: Qu´ils aient la joie de trouver dans leurs détresses le secours de ta miséricorde. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

VÉNÉRATION DE LA CROIX

14.           La Prière universelle achevée, on fait la vénération solennelle de la Croix.

La présentation de la Croix peut se faire sous deux formes. On choisira celle des deux qui est la mieux adaptée à l´assemblée.

Présentation de la Croix

Première forme

15. Un ministre, accompagné de deux porteurs de cierge, apporte la Croix voilée à l´autel. Le prêtre, debout devant l´autel, reçoit la Croix, il en découvre la partie supérieure et l´élève en chantant (les ministres ou même la chorale peuvent se joindre à lui pour ce chant):

Voici le bois de la Croix, qui a porté le salut du monde.

Le peuple: Venez, adorons!

Puis tous s´agenouillent et adorent en silence durant quelques instants, tandis que le prêtre reste debout et tient la Croix élevée.

Ensuite, le prêtre découvre le bras droit de la Croix, il l´élève à nouveau en chantant: Voici le bois de la Croix, et on fait comme la première fois.

Le prêtre découvre enfin totalement la Croix, il l´élève une troisième fois en chantant: Voici le bois de la Croix, et on fait de nouveau comme la première fois.

16. Accompagné de deux ministres avec des cierges allumés, le prêtre porte la Croix à l´entrée du sanctuaire ou dans tout autre lieu qui convienne pour la vénération. Il l´y dépose ou la remet aux ministres, qui ont déposé leurs cierges à droite et à gauche. La vénération de la Croix se déroule comme ci-dessous au n. 18.

Deuxième forme

17. Le prêtre ou le diacre ou tout autre ministre, accompagné des autres ministres, se rend près de la porte de l´église où l´on a disposé la Croix non voilée, entre les cierges allumés. Il prend la Croix, les autres ministres prennent les cierges, et tous s´avancent en procession à travers l´église vers le sanctuaire.

Au départ de la procession, puis au milieu de l´église, enfin devant l´entrée du sanctuaire, celui qui porte la Croix l´élève en chantant:

Voici le bois de la Croix, qui a porté le salut du monde.

Le peuple: Venez, adorons!

Après chacune de ces réponses, tous s´agenouillent et adorent en silence durant quelques instants. Ensuite, on dépose la Croix avec les chandeliers à l´entrée du sanctuaire, comme au n. 16, ci-dessus, et la vénération de la Croix se déroule comme ci-dessous au n. 18.

Vénération de la Croix

18. Pour la vénération de la Croix, le prêtre, les ministres et les fidèles s´avancent les uns après les autres: ils passent devant la Croix et lui rendent hommage, soit en faisant la génuflexion devant elle, soit par tel autre signe, par exemple en l´embrassant. Revenu à sa place, chacun s´assied.

Pendant ce temps, on chante l´antienne de la croix, les Reproches (Impropères), ou d´autres chants qui conviennent.

19. On ne présente qu´une seule croix à la vénération. S´il y a vraiment un très grand nombre de participants si bien que faire passer chacun devant cette seule croix prolongerait exagérément cette partie de la célébration, on agira de la façon suivante: lorsqu´un certain nombre de participants auront pu faire la vénération, le prêtre prendra la Croix et, se tenant devant le milieu de l´autel, il invitera en quelques mots l´assemblée à vénérer la Croix. Puis il élèvera celle-ci durant un peu de temps pour la présenter à la vénération silencieuse des fidèles.

20. La vénération achevée, on porte la Croix à la place prévue, sur l’autel ou près de celui-ci. On dépose les chandeliers soit autour de l’autel, soit près de la Croix.

COMMUNION

21. On met la nappe sur l’autel. On y place le corporal et le livre. Puis un diacre, ou à son défaut le prêtre lui-même, va prendre le Saint-Sacrement au lieu où on l’a déposé la veille. Il revient directement à l’autel, tandis que tous se tiennent debout en silence. Deux ministres accompagnent le Saint-Sacrement avec des cierges allumés, qu’ils déposent près de l’autel ou sur celui-ci.

22. Lorsque le diacre a placé le Saint-Sacrement sur l’autel et découvert le ciboire, le prêtre s’approche et, ayant fait la génuflexion, il monte à l’autel. Il dit à voix haute, les mains jointes: Comme nous l’avons appris du Sauveur, et selon son commandement, nous osons dire:

Notre Père….

Prions le Seigneur.

Dieu de puissance et de miséricorde, toi qui nous as renouvelés par la mort et la résurrection de ton Christ, entretiens en nous l’œuvre de ton amour; Que notre communion à ce mystère consacre notre vie à ton service. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

23. Pour le renvoi de l’assemblée, le prêtre dit ensuite, en étendant les mains sur le peuple:

Que ta bénédiction, Seigneur, descende en abondance sur ton peuple qui a célébré la mort de ton Fils dans l’espérance de sa propre résurrection: Accorde-lui pardon et réconfort, augmente sa foi, assure son éternelle rédemption. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Puis tous se retirent en silence. On enlèvera en temps opportun les chandeliers et la nappe de l’autel.

29. Ceux qui ont participé à la célébration de la Passion ne disent pas les vêpres.

Méditation

« Tout est accompli. » L’histoire de notre salut se termine par un scandale : les hommes ont condamné et tué Dieu. Sur la croix du Christ il y a deux faces : la face arrière et celle sur laquelle le Christ est pendu. Sur la face arrière se trouve tous ceux qui ont trahi le Christ : ses disciples qui l’ont renié, Pilate qui avait l’autorité de le libérer et ne l’a pas fait, le sanhédrin qui l’a condamné, le peuple qui l’acclamait à l’entrée de Jérusalem et qui aujourd’hui demande qu’il soit crucifié et tous ceux au cours de l’histoire continuent de crucifier en crucifiant leurs frères et sœurs au quotidien. La face avant témoigne que la vie du Christ crucifié n’a pas été un long fleuve tranquille. Jésus était plutôt du sel dans la blessure. Il a ramé à contre courant, et, un jour cette histoire devait mal se terminer. Mais, ce qui a été comme un échec devient le lieu de l’accomplissement de notre salut. Cet homme était vraiment le Fils de Dieu. Par sa mort, le Christ rétablit le chemin qui conduit au paradis : aujourd’hui même tu seras au paradis avec moi. Es-tu prêt à pardonner tous ceux qui t’ont fait du mal ?