Lundi 30 décembre

Saint roger

Blanc

Évêque de Cannes, il était mort quelques années plus tôt quand des gens vinrent piller la cathédrale pour emporter les reliques. Ils rapportèrent de leur expédition un coffre de reliques, le trône épiscopal, des vases sacrés et le corps de l’évêque Roger. L’année suivante, ils durent restituer les objets du vol, sauf le corps de l’évêque que son successeur ne considérait pas comme précieux. Les fidèles par contre voulurent rendre ce corps précieux en canonisant Roger et en composant un office.

Antienne d’ouverture

Alors qu’un profond silence enveloppait toutes choses et que la nuit en était au milieu de son cours, ta Parole toute-puissante, Seigneur, est venue du ciel, ta demeure royale.

Prière d’ouverture

Nous t’en prions Dieu tout-puissant, alors que le péché nous retient encore sous sa loi, Donne-nous la délivrance par la prodigieuse et nouvelle naissance en notre chair de ton Fils unique, Jésus Christ. Lui qui.

1ère  lecture : 1 Jn 2, 12-17

Je vous l’écris, petits enfants : Vos péchés vous sont remis à cause du nom de Jésus. Je vous l’écris, parents : Vous connaissez celui qui existe depuis le commencement. Je vous l’écris, jeunes gens: Vous avez vaincu le Mauvais. Je vous l’ai écrit, enfants : Vous connaissez le Père. Je vous l’ai écrit, parents : Vous connaissez celui qui existe depuis le commencement. Je vous l’ai écrit, jeunes gens : Vous êtes forts, la parole de Dieu demeure en vous, vous avez vaincu le Mauvais. N’aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui. Tout ce qu’il y a dans le monde – la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, l’arrogance de la richesse –, tout cela ne vient pas du Père, mais du monde. Or, le monde passe, et sa convoitise avec lui. Mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure pour toujours.

Psaume : 95 (96), 7-8a, 8b-9, 10

R/ Joie au ciel ! Exulte la terre (Ps 95, 11a)

Rendez au Seigneur, familles des peuples rendez au Seigneur la gloire et la puissance, rendez au Seigneur la gloire de son nom.

Apportez votre offrande, entrez dans ses parvis, adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté : tremblez devant lui, terre entière.

Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! » Le monde, inébranlable, tient bon. Il gouverne les peuples avec droiture.

Acclamation

Alléluia, Alléluia. Aujourd’hui la lumière a brillé sur la terre. Peuples de l’univers, entrez dans la clarté de Dieu. Venez tous adorer le Seigneur ! Alléluia.

Évangile : Lc 2, 36-40

En ce temps-là, quand les parents de Jésus vinrent le présenter au Temple, il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de 84 ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

Prière sur les offrandes

Reçois favorablement, Seigneur, les offrandes de ton peuple, pour qu’il obtienne dans le mystère eucharistique les biens auxquels il croit de tout son cœur. Par Jésus.

Antienne de la communion

Tous nous avons eu part à la plénitude du Christ : nous avons reçu grâce après grâce.

Prière après la communion

Quand nous allons communier,  Seigneur, tu viens à notre rencontre; Produis en nos cœurs le fruit de ce sacrement, car seule ta grâce peut nous préparer à recevoir tes grâces. Par Jésus.

Méditation

Anne, (dont le nom signifie « grâce»), venait d’une tribu insignifiante, mais elle était remarquable par ses grâces spirituelles. Elle avait reçu les dons de prière persévérante et de prophétie, et son mode de vie, fait d’abnégation, de jeûnes et de veilles, ajoutait du poids à sa prière d’intercession pour son peuple. Anne et Siméon nous montrent que les hommes et les femmes sont égaux devant Dieu et sont capables de recevoir les dons du Saint-Esprit. Anne avait consacré son veuvage à Dieu et allait être une source d’inspiration pour de nombreuses veuves chrétiennes qui suivirent son exemple. Sa vie illustre des vérités importantes, à savoir que tout le monde sans exception a sa place dans le projet de salut de Dieu, que Dieu fait souvent appel à des personnages inattendus pour être ses instruments choisis, et que les vertus de détachement et d’humilité gagnent toujours l’approbation de Dieu, car il ne peut remplir qu’un cœur vidé de tout désir extérieur.

Dimanche 29 décembre

Sainte  FAMILLE

Psautier I

Blanc

Antienne d’ouverture : Lc 2, 16

Les bergers vinrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph avec le nouveau-né couché dans une crèche.

Prière d’ouverture

Tu as voulu, Seigneur, que la Sainte Famille nous soit donnée en exemple; Accorde-nous la grâce de pratiquer, comme elle, les vertus familiales et d’être unis par les liens de ton amour, avant de nous retrouver pour l’éternité dans la joie de ta maison. Par Jésus Christ.

1ère lecture : 1 S 1, 20-22.24-28

Elcana s’unit à Anne sa femme, et le Seigneur se souvint d’elle. Anne conçut et, le temps venu, elle enfanta un fils ; elle lui donna le nom de Samuel (c’est-à-dire : Dieu exauce) car, disait-elle, « Je l’ai demandé au Seigneur. » Elcana, son mari, monta au sanctuaire avec toute sa famille pour offrir au Seigneur le sacrifice annuel et s’acquitter du vœu pour la naissance de l’enfant. Mais Anne n’y monta pas. Elle dit à son mari : « Quand l’enfant sera sevré, je l’emmènerai : il sera présenté au Seigneur, et il restera là pour toujours.» Lorsque Samuel fut sevré, Anne, sa mère, le conduisit à la maison du Seigneur, à Silo; l’enfant était encore tout jeune. Anne avait pris avec elle un taureau de trois ans, un sac de farine et une outre de vin. On offrit le taureau en sacrifice, et on amena l’enfant au prêtre Éli. Anne lui dit alors : « Écoute-moi, mon seigneur, je t’en prie! Aussi vrai que tu es vivant, je suis cette femme qui se tenait ici près de toi pour prier le Seigneur. C’est pour obtenir cet enfant que je priais, et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande. À mon tour je le donne au Seigneur pour qu’il en dispose. Il demeurera à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie. » Alors ils se  prosternèrent devant le Seigneur.

Psaume : 83 (84), 2-3, 5-6, 9-10

R/Heureux les habitants de ta maison, Seigneur !

De quel amour sont aimées tes demeures, Seigneur, Dieu de l’univers. Mon âme s’épuise à désirer les parvis du Seigneur; mon cœur et ma chair sont un cri vers le Dieu vivant ! 

Heureux les habitants de ta maison : ils pourront te chanter encore ! Heureux les  hommes dont tu es la force : des chemins s’ouvrent dans leur cœur ! 

Seigneur, Dieu de l’univers, entends ma prière ; écoute, Dieu de Jacob. Dieu, vois notre bouclier, regarde le visage de ton messie.

2ème lecture : 1 Jn 3, 1-2.21-24

Bien-aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons: quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est. Bien-aimés, si notre cœur ne nous accuse pas, nous avons de l’assurance devant Dieu. Quoi que nous demandions à Dieu, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements, et que nous faisons ce qui est agréable à ses yeux. Or, voici son commandement : mettre notre foi dans le nom de son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé. Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et voilà comment nous reconnaissons qu’il demeure en nous, puisqu’il nous a donné part à son Esprit.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Seigneur, ouvre notre cœur pour nous rendre attentifs aux paroles de ton Fils. Alléluia. (cf. Ac 16, 14b)

Evangile : Lc 2, 41-52

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume. À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents. Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher. C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant !» Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » Mais ils ne  comprirent pas ce qu’il leur disait. Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements. Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes.

Prière sur les offrandes

En t’offrant, Seigneur, le sacrifice qui nous réconcilie avec toi, nous te supplions humblement : À la prière de la Vierge Marie, Mère de Dieu, et à la prière de saint Joseph, affermis nos familles dans ta grâce et la paix. Par Jésus.

Antienne de communion : Ba 3, 38

Notre Dieu est apparu sur la terre ; il a vécu parmi les hommes.

Prière après la communion

Toi qui nous as fortifiés par cette communion, accorde à nos familles, Père très aimant, la grâce d’imiter la famille de ton Fils, et de goûter avec elle, après les difficultés de cette vie, le bonheur sans fin. Par Jésus.

Méditation La famille est le lieu le plus intime de nos joies et de nos peines. C’est le bien le plus précieux des pauvres et nous sommes tous pauvres, à un moment ou à un autre, à l’heure de l’incompréhension, de l’échec, de la maladie ou de la mort. Accueil de notre fragilité, la famille est aussi le creuset de nos dépassements ; pour elle, les mères se dévouent dans l’héroïsme quotidien des jours ; pour elle, les pères s’usent au-delà de leurs forces. Viennent le malheur, la guerre, l’exil, la décadence, la famille est la dernière à succomber. Alors, la société s’écroule tout entière. Dieu déploie sa toute-puissance dans les grands moments qui fondent la famille. Il s’engage lui-même dans le destin des époux à l’instant de leur mariage et dans celui des enfants lors du baptême. Il est présent aussi dans la vie quotidienne, attentif aux soucis de chaque jour. C’est à Cana que le Seigneur inaugure sa vie publique et la Sainte Famille est souvent citée en exemple.

Vendredi 27 décembre

Saint Jean,

Apôtre et Evangéliste

Fete

Blanc

Fils de Zébédée et disciple de Jean Baptiste, Jean fut, avec son frère Jacques et son ami Simon-Pierre, choisi par Jésus pour être le témoin de la transfiguration et de l’agonie. A ce disciple privilégié, la tradition attribue le quatrième évangile, trois épîtres et l’Apocalypse.

Antienne d’ouverture

Nous fêtons saint Jean qui reposa sur la poitrine du Seigneur au cours de la dernière Cène : Heureux l’Apôtre à qui le furent révélés les secrets du Royaume et qui transmit la parole de vie à toute la terre.

Prière d’ouverture

Dieu qui a dévoilé pour nous les mystères de ton Verbe grâce à ton Apôtre saint Jean, rends-nous capables de comprendre et d’aimer les merveilles qu’il nous a fait connaître, par Jésus le Christ Notre Seigneur, qui règne avec toi Père dans l’unité de l’Esprit Saint, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen !

1ère lecture : 1 Jean 1, 1-4

Bien-aimés, ce qui était depuis le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie, nous vous l’annonçons. Oui, la vie s’est manifestée, nous l’avons vue, et nous rendons témoignage: nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous. Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons à vous aussi, pour que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous. Or nous sommes, nous aussi, en communion avec le Père et avec son Fils, Jésus Christ. Et nous écrivons cela, afin que notre joie soit parfaite.

Psaume :  96 (97), 1-2, 5-6, 11-12

R/ Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes !  96, 12a

Le Seigneur est roi ! Exulte la terre! Joie pour les îles sans nombre! Ténèbre et nuée l’entourent, justice et droit sont l’appui de son trône.

Les montagnes fondaient comme cire devant le Seigneur, devant le Maître de toute la terre. Les cieux ont proclamé sa justice, et tous les peuples ont vu sa gloire.

Une lumière est semée pour le juste, et pour le cœur simple, une joie. Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ; rendez grâce en rappelant son nom très saint.

Acclamation

Alléluia. Alléluia À toi, Dieu, notre louange ! Toi, le Seigneur, nous t’acclamons. C’est toi que les Apôtres glorifient.  Alléluia.

Évangile : Jean 20, 2-8

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine courut trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensembles, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.

Prière sur les offrandes

Bénis, Seigneur notre Dieu, les offrandes que nous te présentons : que ce repas nous donne accès aux mystères du Verbe de vie comme il fut pour l’Apôtre saint Jean la source de ses révélations. Par Jésus

Antienne de la communion

Le Verbe s’est fait chair, il a établi sa demeure parmi nous. Tous, nous avons eu part à sa plénitude.

Prière après la communion

Nous t’en prions, Seigneur notre Dieu: que le Verbe fait chair dont nous  a parlé saint Jean habite sans cesse en nos cœurs, grâce à l’eucharistie que nous avons célébrée. Par Jésus.

Méditation Jésus, qui était devenu l’ami le plus cher de Jean et qui avait partagé avec lui les joies les plus intenses, ainsi que les tourments et chagrins les plus profonds, était ce Dieu dont on avait dit au temps de l’Ancien Testament que nul ne pouvait le regarder sans mourir. Et pourtant, jour après jour, Jean avait regardé Jésus et vu en lui ce Dieu dont le regard et le contact donnent la vie. Il avait souvent entendu sa voix, écouté son enseignement, et à travers lui reçu des paroles venues du cœur du Père. Et maintenant, dans l’évangile d’aujourd’hui, nous voyons le disciple que Jésus aimait courir avec toute la force et tout le désir de ce même amour vers l’endroit où son Seigneur avait reposé après son combat avec la mort. Il voit les liens de la mort abandonnés par le Seigneur de la vie, les puissances de la mort vaincues dans ce tombeau vide, et l’aube de la foi poindre dans son cœur en reconnaissant le triomphe de l’amour dans la résurrection de son Bien-Aimé.

Jeudi 26 décembre

Saint  Etienne,

Premier Martyr

Fete

Rouge

La vie d’Etienne est celle d’un homme totalement livré à l’Esprit et rempli par celui-ci de sagesse et de force. Parce qu’il est sage, il est choisi, dans l’Eglise naissante, pour servir, la communauté, en veillant à ce que la communion des cœurs s’exprime par un partage équitable des biens.

Antienne d’ouverture

Les portes du ciel s’ouvrirent pour saint Étienne ; premier de tous les martyrs, il a reçu la récompense du vainqueur.

Prière d’ouverture

Apprends-nous, Seigneur, l’amour de nos ennemies, à l’exemple de saint Etienne le premier de tes martyrs, lui qui sut implorer le pardon pour ses propres bourreaux. Par Jésus.

1ère lecture : Act  6, 8-10 ; 7, 54-60

En ces jours- là, Étienne, rempli de la grâce et de la puissance de Dieu, accomplissait parmi le peuple des prodiges et des signes éclatants. Intervinrent alors certaines gens de la synagogue dite des Affranchis, ainsi que des Cyrénéens et des Alexandrins, et aussi des gens originaires de Cilicie et de la province d’Asie. Ils se mirent à discuter avec Étienne, mais sans pouvoir résister à la sagesse et à l’Esprit qui le faisaient parler. Ceux qui écoutaient ce discours avaient le cœur exaspéré et grinçaient des dents contre Étienne. Mais lui, rempli de l’Esprit Saint, fixait le ciel du regard : il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. » Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui, l’entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul. Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi: « Seigneur Jésus, reçois mon esprit.» Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort.

Psaume :  30 (31), 3bc.4b, 6.8a.9b, 17.20cd

R/ En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit.

Sois le rocher qui m’abrite, la maison fortifiée qui me sauve. Pour l’honneur de ton nom, tu me guides et me conduis.

En tes mains je remets mon esprit; tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité. Ton amour me fait danser de joie: devant moi, tu as ouvert un passage.

Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ; sauve- moi par ton amour. Tu combles, à la face du monde, ceux qui ont en toi leur refuge.

Acclamation

Alléluia. Alléluia Béni soit au nom du Seigneur, celui qui vient;  Dieu, le Seigneur, nous illumine. Alléluia.

Évangile : Matthieu 10, 17-22

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Méfiez- vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure- là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui- là sera sauvé. »

Prière sur les offrandes

Daigne Seigneur accepter de nos mains ce que l’anniversaire de saint Étienne nous donne l’occasion de t’offrir. Par Jésus.

Antienne de la communion : Ac 7, 58

Étienne, pendant qu’on le lapidait faisait cette prière : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. »

Prière après la communion

Seigneur, nous te rendons grâce pour l’abondance de tes bienfaits: Tu nous sauves par la naissance de ton Fils, tu nous réjouis par la fête de ton martyr saint Étienne. Par Jésus.

Méditation

Étienne, le premier martyr chrétien, était l’un des sept premiers diacres, dont le devoir était d’être au service de l’Église et des Apôtres. En tant que serviteur du Christ, il était heureux d’être comme son Maître, et voyez combien il lui ressembla à la fin de sa vie ! Comme il se tenait devant le Sanhédrin, l’Esprit Saint lui donna la force de parler avec audace ; non seulement il réfuta les accusations que l’on faisait peser sur lui, mais à son tour il accusa ses accusateurs ! Il gardait son regard fixé sur le Seigneur, si bien que son visage resplendissait comme celui d’un ange et reflétait la gloire du Christ qui demeurait en lui. Cependant, la ressemblance d’Étienne avec son Maître n’était pas seulement extérieure car, au moment de sa mort, il révéla les dispositions intérieures de son cœur en priant pour le pardon de ses meurtriers, prière qui porta du fruit plus tard avec la conversion de saint Paul. Étienne, dont le nom même signifie « couronne », gagna la couronne du martyre après s’y être préparé par une vie de fidélité et de service du Christ.

Mercredi 25 décembre

Nativité du seigneur

Solennité

Blanc

A la mort de son époux, elle se fit religieuse et fonda l’abbaye de Pfalzel dans le diocèse de Trèves. Elle en fut l’Abbesse réputée et respectée. Elle fut aussi la grand-mère de saint Grégoire d’Utrecht qui fut l’un des plus dynamiques disciples de saint Boniface.

Antienne d’ouverture : Ps 2, 7

Un enfant nous est né, un fils nous est donné. L’insigne du pouvoir est sur son épaule ; on l ’appelle Messager de Dieu.

Prière d’ouverture

Père, toi qui as merveilleusement crée l’homme et plus merveilleusement encore rétabli sa dignité, fais-nous participer à la divinité de ton  Fils, puisqu ’il a voulu prendre notre humanité. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Is 52, 7-10

Comme il est beau de voir courir sur les montagnes le messager qui annonce la paix, le messager de la bonne nouvelle, qui annonce le salut, celui qui vient dire à la cité sainte : « Il est roi, ton Dieu ! » Écoutez la voix des guetteurs, leur appel retentit, c’est un seul cri de joie ; ils voient de leurs yeux le Seigneur qui revient à Sion. Éclatez en cris de joie, ruines de Jérusalem, car le Seigneur a consolé son peuple, il rachète Jérusalem ! Le Seigneur  a montré la force divine de son bras aux yeux de toutes les nations. Et, d’un bout à l’autre de la terre, elles verront le salut de notre Dieu.

Psaume : 97, 1, 2-3ab, 3cd-4, 5-6

R/ La terre entière a vu le Sauveur que Dieu nous donne.

Autrefois, tu as parlé à tes amis, dans une vision tu leur as dit : « J’ai trouvé David, mon serviteur, je l’ai sacré avec mon huile sainte.

« Il me dira : Tu es mon Père, mon Dieu, mon roc et mon salut ! Et moi, j’en ferai mon fils aîné, le plus grand des rois de la terre !

« Sans fin je lui garderai mon amour, mon alliance avec lui sera fidèle ;  je fonderai sa dynastie pour toujours, son trône aussi durable que les cieux. »

2ème lecture : He 1, 1-6

Souvent, dans le passé, Dieu a parlé à nos pères par les prophètes sous des formes fragmentaires et variées; mais, dans les derniers temps, dans ces jours où nous sommes, il nous a parlé par ce Fils qu’il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes. Reflet resplendissant de la gloire du Père, expression parfaite de son être, ce Fils, qui porte toutes choses par sa parole puissante, après avoir accompli la purification des péchés, s’est assis à la droite de la Majesté divine au plus haut des cieux ; et il est placé bien au-dessus des anges, car il possède par héritage un nom bien plus grand que les leurs. En effet,  Dieu n’ a jamais dit à un ange :  « Tu es mon fils, aujourd’hui je t’ai engendré. » Ou bien encore : « je serai pour lui un père, il sera pour moi un fils.» Au contraire, au moment d’introduire le Premier-né dans le monde à venir, il dit : « Que tous les anges de Dieu se prosterne devant lui. »

Acclamation

Alléluia. Alléluia.Aujourd’hui la lumière a briller sur la terre, peuple de l’univers entrez dans la clarté de Dieu; vennez tous adoré le Seigneur Alléluia.

Évangile : Jn 1, 1-18

Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. Par lui, tout s’est fait, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean. Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage. Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, lui par qui le monde s’était fait, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais tous ceux qui l’ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qui tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. Jean Baptiste lui rend témoignage en proclamant: « Voici celui dont j’ai dit : Lui qui vient derrière moi, il a pris place devant moi car avant moi il était. » Tous nous avons eu part à sa plénitude nous avons reçu grâce après grâce. Après avoir communiqué par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.  Dieu, personne ne l ’a jamais vu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, c’est lui qui a conduit à le connaître.

Prière sur les offrandes

Accepte, Seigneur, l’offrande que nous te  présentons en ce jour de fête ; car elle est le sacrifice qui nous rétablit dans ton Alliance et fait monter vers toi la parfaite louange. Par Jésus.

Antienne de communion : Ps 97,3

Sur toute l’étendue de la terre on a vu le salut de notre Dieu.

Prière après la communion

Nous te prions, Dieu notre Père, puisque le Sauveur du monde, en naissant aujourd’hui nous a fait naître à la vie divine, qu’il nous donne aussi l’immortalité. Lui qui.

Méditation

L’Église de Bethléem, c’est cette femme et cet homme penchés sur un berceau en forme de mangeoire… Marie, encore tout émue, mais rassurée par la présence de son merveilleux compagnon, médite « en les portant en son cœur », les événements qui viennent de bouleverser sa vie : la rencontre du messager de Dieu, l’annonce de l’impossible conception, la visite à Élisabeth, l’ordonnance impériale, le pénible voyage, la recherche d’un abri de fortune, et puis, l’accouchement si étrangement paisible du beau bébé, fruit de sa foi autant que de son corps, à qui des bergers du voisinage et des mages de l’Orient sont venus rendre une bien mystérieuse visite. Joseph veille sur l’enfant et sa mère : l’enfant si proche et si lointain, qu’il a mission de protéger, de reconnaître et de nommer ; la mère, qui lui inspire tant de tendresse et de vénération. Serviteur disponible et vigilant, il attend que Dieu lui fasse signe à nouveau.

Mardi 24 décembre

Sainte  ADELE

Violet

A la mort de son époux, elle se fit religieuse et fonda l’abbaye de Pfalzel dans le diocèse de Trèves. Elle en fut l’Abbesse réputée et respectée. Elle fut aussi la grand-mère de saint Grégoire d’Utrecht qui fut l’un des plus dynamiques disciples de saint Boniface.

Antienne d’ouverture : Cf. Ga 4, 4

Voici venue la plénitude des temps: Dieu a envoyé son Fils sur la terre.

Prière d’ouverture

Seigneur Jésus, hâte-toi, ne tarde plus: que ta venue réconforte et relève ceux qui ont foi dans ton amour. Toi qui règnes.

1ère lecture : 2 S 7, 1-5.8b-12.14a.16

Le roi David était enfin installé dans sa maison, à Jérusalem. Le Seigneur lui avait accordé des jours tranquilles en le délivrant de tous les ennemis qui l’entouraient. Le roi dit alors au prophète Nathan : «Regarde ! J’habite dans une maison de cèdre, et l’arche de Dieu habite sous la tente!» Nathan répondit au roi : «Tout ce que tu as l’intention de faire, fais-le, car le Seigneur est avec toi.» Mais, cette nuit-là, la parole du Seigneur fut adressée à Nathan: «Va dire à mon serviteur David : Ainsi parle le Seigneur : Est-ce toi qui me bâtiras une maison pour que j’y habite ? C’est moi qui t’ai pris au pâturage, derrière le troupeau, pour que tu sois le chef de mon peuple Israël. J’ai été avec toi dans tout ce que tu as fait, j’ai abattu devant toi tous tes ennemis. Je te ferai un nom aussi grand que celui des plus grands de la terre. Je fixerai en ce lieu mon peuple Israël, je l’y planterai, il s’y établira, et il ne tremblera plus, et les méchants ne viendront plus l’humilier, comme ils l’ont fait depuis le temps où j’ai institué les Juges pour conduire mon peuple Israël. Je te donnerai des jours tranquilles en te délivrant de tous tes ennemis. Le Seigneur te fait savoir qu’il te fera lui-même une maison. Quand ta vie sera achevée et que tu reposeras auprès de tes pères, je te donnerai un successeur dans ta descendance, qui sera né de toi, et je rendrai stable sa royauté. Je serai pour lui un père, il sera pour moi un fils. Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours.»

Psaume : 88 (89), 2-3, 4-5, 27.29

R/ Ton amour, Seigneur, sans fin je le chante!

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante; ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge. Je le dis: C’est un amour bâti pour toujours ;  ta fidélité est plus stable que les cieux.

« Avec mon élu, j’ai fait une alliance,  j’ai juré à David, mon serviteur : J’établirai ta dynastie pour toujours, je te bâtis un trône pour la suite des âges.

« Il me dira : Tu es mon Père, mon Dieu, mon roc et mon salut ! Sans fin je lui garderai mon amour, mon alliance avec lui sera fidèle. »

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Viens, Soleil levant, splendeur de justice et lumière éternelle ! Illumine ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort. Alléluia.

Évangile : Lc  1, 67-79

En ce temps-là, à la naissance de Jean Baptiste, Zacharie, son père, fut rempli de l’Esprit Saint et prononça ces paroles prophétiques : «Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, parce qu’il a visité son peuple pour accomplir sa libération. Dans la maison de David, son serviteur, il a fait se lever une force qui nous sauve. C’est ce qu’il avait annoncé autrefois par la bouche de ses saints prophètes: le salut qui nous délivre de nos adversaires, des mains de tous nos ennemis. Il a montré sa miséricorde envers nos pères, il s’est rappelé son Alliance sainte : il avait juré à notre père Abraham qu’il nous arracherait aux mains de nos ennemis, et nous donnerait de célébrer sans crainte notre culte devant lui, dans la piété et la justice, tout au long de nos jours. Et toi, petit enfant, on t’appellera prophète du Très-Haut, car tu marcheras devant le Seigneur pour lui préparer le chemin, pour révéler à son peuple qu’il est sauvé, que ses péchés sont pardonnés. Telle est la tendresse du cœur de notre Dieu ; grâce à elle, du haut des cieux, un astre est venu nous visiter ; il est apparu à ceux qui demeuraient dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort, pour guider nos pas sur le chemin de la paix. »

Prière sur les offrandes

Dans ta bonté, Seigneur, accepte ces dons, pour qu’ils deviennent la nourriture qui nous libère de nos péchés et prépare nos cœurs à la venue glorieuse de ton Fils. Lui qui.

Antienne de communion. Lc 1, 68

Béni soit le Seigneur Dieu d’Israël : il visite et rachète son peuple.

Prière après la communion

Tu nous as renouvelés, Seigneur par cette communion, et nous te supplions encore : Alors que nous célébrons déjà l’adorable naissance de ton Fils, donne-nous d’accueillir dans la joie le présent de ton Royaume. Lui qui.

Méditation

Ce soir, cette nuit, une multitude d’hommes et de femmes fêteront Noël, sans penser à la parole de Zacharie : Béni soit le Seigneur parce qu’il a visité son peuple pour accomplir sa libération (Luc 1.68). Et nous-mêmes ? Avons-nous conscience de notre condition de pécheur et de notre besoin d’un Rédempteur ? Ce Benedictus, cantique de Zacharie, trace tout le programme de la nouvelle Alliance : célébrer notre culte devant Dieu, pouvoir adorer, avoir accès à notre Dieu et nous offrir à lui en tout ce que nous sommes, marcher sur le chemin de la paix et de la lumière. En cette veille de la Nativité du Messie Sauveur, dans l’humilité et la pauvreté, que nous soyons assez humbles et pauvres de cœur pour que nous sachions le reconnaître et l’accueillir dans notre cœur. Un astre vient nous visiter : serons-nous de dignes hôtes pour le recevoir tout en étant reçus par lui ?