JEUDI 14 NOVEMBRE

Saint   Sidoine

vert

Sidoine avait été pris par les corsaires en Irlande et vendu comme esclave aux moines de l’abbaye normande de Jumièges, qui allaient racheter les captifs dans les ports de le l’Angleterre. Ils lui rendirent ainsi sa liberté. Moine lui-même à Jumièges durant quelques années, il fonda à son tour l’abbaye de Saint-Saëns, qui, bien que détruite par les invasions normandes, a laissé son nom à la localité.

Antienne  d’ouverture : Ps 87, 2-3

Seigneur, mon Dieu et mon salut, que ma prière parvienne jusqu’à toi, entends-moi qui t’implore.

Prière  d’ouverture

Dieu qui es bon et tout-puissant, éloigne de nous tout ce qui nous arrête, afin que sans aucune entrave, ni d’esprit ni de corps, nous soyons libres pour accomplir ta volonté. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Phm 7-20

Bien-aimé, ta charité m’a déjà apporté beaucoup de joie et de réconfort, car grâce à toi, frère, les cœurs des fidèles ont trouvé du repos. Certes, j’ai dans le Christ toute liberté de parole pour te prescrire ce qu’il faut faire, mais je préfère t’adresser une demande au nom de la charité : moi, Paul, tel que je suis, un vieil homme et, qui plus est, prisonnier maintenant à cause du Christ Jésus, j’ai quelque chose à te demander pour Onésime, mon enfant à qui, en prison, j’ai donné la vie dans le Christ. Cet Onésime (dont le nom signifie « avantageux ») a été, pour toi, inutile à un certain moment, mais il est  maintenant bien utile pour toi comme pour moi. Je te le renvoie, lui qui est comme mon cœur. Je l’aurais volontiers gardé auprès de moi, pour qu’il me rende des services en ton nom, à moi qui suis en prison à cause de l’Évangile. Mais je n’ai rien voulu faire sans ton accord, pour que tu accomplisses ce qui est bien, non par contrainte mais volontiers. S’il a été éloigné de toi pendant quelque temps, c’est peut-être pour que tu le retrouves définitivement, non plus comme un esclave, mais, mieux qu’un esclave, comme un frère bien-aimé : il l’est vraiment pour moi, combien plus le sera-t-il pour toi, aussi bien humainement que dans le Seigneur. Si donc tu estimes que je suis en communion avec toi, accueille-le comme si c’était moi. S’il t’a fait du tort ou s’il te doit quelque chose, mets cela sur mon compte.  Moi, Paul, j’écris ces mots de ma propre main : c’est moi qui te rembourserai. Je n’ajouterai pas que toi aussi, tu as une dette envers moi, et cette dette, c’est toi-même. Oui, frère, donne-moi cette satisfaction dans le Seigneur, fais que mon cœur trouve du repos dans le Christ.

Psaume : 145 (146), 6c-7, 8-9a, 9bc-10   

R/ Heureux qui s’appuie sur le Seigneur notre Dieu.

Le Seigneur garde à jamais sa fidélité, il fait justice aux opprimés ; aux affamés, il donne le pain ; le Seigneur délie les enchaînés.

Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles, le Seigneur redresse les accablés, le Seigneur aime les justes, le Seigneur protège l’étranger.

Il soutient la veuve et l’orphelin, il égare les pas du méchant. D’âge en âge, le Seigneur régnera : ton Dieu, ô Sion, pour toujours !

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Moi, je suis la vigne, et vous les sarments, dit le Seigneur. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit. Alléluia. (Jn 15, 5)

Évangile : Lc 17, 20-25

En ce temps-là, comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu,  il prit la parole et dit : « La venue du règne de Dieu n’est pas observable. On ne dira pas : “Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !” En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. » Puis il dit aux disciples : « Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l’homme, et vous ne le verrez pas. On vous dira : “Voilà, il est là-bas !” ou bien : “Voici, il est ici !” N’y allez pas, n’y courez pas. En effet, comme l’éclair qui jaillit illumine l’horizon d’un bout à l’autre, ainsi le Fils de l’homme, quand son jour sera là. Mais auparavant, il faut qu’il souffre beaucoup et qu’il soit rejeté par cette génération. »

Prière  sur  les  offrandes

Sur les offrandes que nous présentons, Seigneur, jette un regard de pardon et de paix. Qu’en célébrant la passion de ton Fils, nous entrions de tout cœur dans son mystère. Lui qui.

Antienne  de  communion : Ps 22, 1-2

Mon berger, c’est le Seigneur: je ne manque de rien. Sur de frais pâturages, il me laisse reposer. Il me mène auprès des eaux tranquilles et me fait revivre.

Prière  après  la  communion

Fortifiés par cette nourriture sainte, nous t’adressons, Seigneur, nos actions de grâce et nous implorons ta miséricorde. Que l’Esprit Saint fasse persévérer dans la droiture ceux qui ont reçu la force d’en haut. Par Jésus.

Méditation

Attendre en même temps ardemment et patiemment, sans prétendre voir arriver la chose ni savoir du tout comment elle surviendra: voilà qui est très difficile. Quand arrivera le Royaume ? demande-t-on avec les pharisiens. Et certains, de se livrer à des calculs. D’autres de clamer : le voilà, il est ici. Non, répond à l’avance Jésus : les questions concernant le moment, le lieu et la manière demeurent à jamais sans réponse, et même sans objet : la surprise sera totale, elle pulvérisera toutes les fausses questions. Mais de cet avenir attendu, les paroles de Jésus nous ramènent aux jours du Fils de l’homme, c’est-à-dire au temps de l’Incarnation : le règne de Dieu est au milieu de vous. Pour le reconnaître, il faudrait que les pharisiens croient et comprennent que ce règne, c’est Jésus lui-même et ce qu’il dit, Jésus et la passion qu’il voit poindre. Aujourd’hui, le Royaume n’est-il pas encore et toujours au milieu de nous? Ne se trouve-t-il pas en germe partout où l’on se souvient des jours du Fils de l’homme, où l’on attend son jour, et où l’on traduit ce souvenir et cette espérance en amour et en ferveur ?

Mercredi 13 NOVEMBRE

Saint  BRICE

vert/blanc

Il fut recueilli et protégé par saint Martin. Mais il quitta le monastère pour vivre dans le siècle avec ses tentations. A la mort de saint Martin, il changea sa manière de vivre. Il lui succéda sur le siège épiscopal de Tours, donnant toute sa vie à l’Eglise quarante années durant. Calomnié et accusé injustement il dut aller se défendre devant le pape. Heureusement, ses ouailles reconnurent son innocence et sa vertu. Il mourut en 444.

Antienne  d’ouverture : Ps 87, 2-3

Seigneur, mon Dieu et mon salut, que ma prière parvienne jusqu’à toi, entends-moi qui t’implore.

Prière  d’ouverture

Dieu qui es bon et tout-puissant, éloigne de nous tout ce qui nous arrête, afin que sans aucune entrave, ni d’esprit ni de corps, nous soyons libres pour accomplir ta volonté. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Tite 3, 1-7

Bien-aimé, rappelle à tous qu’ils doivent être soumis aux gouvernants et aux autorités, qu’ils doivent leur obéir et être prêts à faire tout ce qui est bien ;qu’ils n’insultent personne, ne soient pas violents, mais bienveillants, montrant une douceur constante à l’égard de tous les hommes. Car nous aussi, autrefois, nous étions insensés, révoltés, égarés, esclaves de toutes sortes de convoitises et de plaisirs ; nous vivions dans la méchanceté et la jalousie, nous étions odieux et remplis de haine les uns pour les autres. Mais lorsque Dieu, notre Sauveur, a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes, il nous a sauvés, non pas à cause de la justice de nos propres actes, mais par sa miséricorde. Par le bain du baptême, il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint. Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance, par Jésus Christ notre Sauveur, afin que, rendus justes par sa grâce, nous devenions en espérance héritiers de la vie éternelle.

Psaume : 22 (23)

R/ L’Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien.

Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort,  je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête,ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent  tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.

Acclamation : cf. 2 Th 2, 14

Alléluia. Alléluia. Rendez grâce en toute circonstance : c’est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus. Alléluia. (Ph 2, 15d.16a)

Évangile : Luc 17, 11-19

En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance

et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » à cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés. L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain. Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »

Prière  sur  les  offrandes

Sur les offrandes que nous présentons, Seigneur, jette un regard de pardon et de paix. Qu’en célébrant la passion de ton Fils, nous entrions de tout cœur dans son mystère. Lui qui.

Antienne  de  communion : Ps 22, 1-2

Mon berger, c’est le Seigneur: je ne manque de rien. Sur de frais pâturages, il me laisse reposer. Il me mène auprès des eaux tranquilles et me fait revivre.

Prière  après  la  communion

Fortifiés par cette nourriture sainte, nous t’adressons, Seigneur, nos actions de grâce et nous implorons ta miséricorde. Que l’Esprit Saint fasse persévérer dans la droiture ceux qui ont reçu la force d’en haut. Par Jésus.

Méditation

La lèpre n’était pas seulement une maladie contagieuse, c’était une impureté, un châtiment de Dieu. Myriam, la sœur de Moïse, avait reçu de Dieu cette punition. Ces dix pécheurs-malades implorent Jésus, faisant appel à sa pitié. Un seul va revenir vers Jésus pour manifester sa reconnaissance, et l’évangile précise que c’était un Samaritain, donc un hérétique ! Que de leçons dans ce récit tout simple. De nos jours, comme à l’époque de Jésus, les personnes qui savent manifester une vraie reconnaissance sont de plus en plus rares : un pour dix. Où sont les neuf autres, demande Jésus ? Comprenons la leçon : ne pas savoir remercier, c’est se séparer de Jésus. Et c’est chaque jour, que nous avons à remercier Dieu de toutes les grâces qu’il nous a accordées au cours de la journée. Nous apprendrons à le faire en sachant manifester notre reconnaissance à tous ceux dont nous sommes redevables. Enfin, il n’est pas rare que nous portions sur les autres des jugements défavorables, parfois simplement parce qu’ils sont de telle religion ou de telle ethnie : c’est celui qui était spontanément mal apprécié des autres qui se révèle être le meilleur devant Dieu.

Mardi 12 NOVEMBRE

Saint  JOSAPHAT

Évêque et martyr

Rouge

De famille orthodoxe, Jean Kuncewycz (vers 1580-1623) devient en 1604 moine basilien à Vilna, dans l’Eglise ruthène uniate, c’est-à-dire réunie à Rome, et prend le nom de Josaphat. Il fonde des monastères qui sont des foyers d’union entre grecs et latins. Son rayonnement est extraordinaire, et il est bientôt nommé archevêque catholique de Polotsk.

Antienne d’ouverture

Saint Josaphat a combattu jusqu’à la mort pour être fidèle à son Dieu ; il n’a pas craint les menaces des impies : il était fondé sur le roc.

Prière d’ouverture

Réveille en ton Église, Seigneur, l’esprit d’amour dont fut rempli l’évêque saint Josaphat qui donna sa vie pour son peuple : Permets qu’avec l’appui de sa prière, et fortifiés par le même esprit, nous n’hésitions pas à livrer notre vie pour nos frères. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Tite 2, 1-8,11-14

Bien-aimé, dis ce qui est conforme à l’enseignement de la saine doctrine. Que les hommes âgés soient sobres, dignes de respect, pondérés, et solides dans la foi, la charité et la persévérance. De même, que les femmes âgées mènent une vie sainte, ne soient pas médisantes ni esclaves de la boisson,

et qu’elles soient de bon conseil, pour apprendre aux jeunes femmes à aimer leur mari et leurs enfants, à être raisonnables et pures, bonnes maîtresses de maison, aimables, soumises à leur mari, afin que la parole de Dieu ne soit pas exposée au blasphème. Les jeunes aussi, exhorte-les à être raisonnables en toutes choses.

Toi-même, sois un modèle par ta façon de bien agir, par un enseignement sans défaut et digne de respect, par la solidité inattaquable de ta parole, pour la plus grande confusion de l’adversaire,

qui ne trouvera aucune critique à faire sur nous. Car la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. Elle nous apprend à renoncer à l’impiété et aux convoitises de ce monde, et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété, attendant que se réalise la bienheureuse espérance: la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ. Car il s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple,

un peuple ardent à faire le bien.

Psaume : 36, 3-4,18,23,27,29

R/ Le salut du juste vient du Seigneur.

Fais confiance au Seigneur, agis bien, habite la terre et reste fidèle; mets ta joie dans le Seigneur : il comblera les désirs de ton cœur.

Il connaît les jours de l’homme intègre qui recevra un héritage impérissable. Quand le Seigneur conduit les pas de l’homme, ils sont fermes et sa marche lui plaît.

Évite le mal, fais ce qui est bien, et tu auras une habitation pour toujours, Les justes posséderont la terre et toujours l’habiteront.

Acclamation :  Mt 4, 4

Alléluia. Alléluia.Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ; mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui. Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)

Évangile : Luc 17, 7-10

En ce temps-là, Jésus disait : « Lequel d’entre vous, nquand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ? Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir,

le temps que je mange et boive.

Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ? Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir” »

Prière sur les offrandes

Dieu de toute clémence, répands ta bénédiction sur nos offrandes, Et fortifie dans nos cœurs la foi que saint Josaphat sut défendre au prix de son sang. Par Jésus. 

Antienne de la communion : Mt 10, 45 

Le Fils de l’homme est venu pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude.

Prière après la communion

Puissions-nous trouver, Seigneur, l’Esprit de force et de paix à la table du ciel : Qu’à l’exemple de saint Josaphat, nous donnions volontiers même notre vie pour l’honneur de l’Église et son unité. Par Jésus. 

Méditation Jésus n’a rien exigé de ses disciples qu’il n’ait lui-même accompli : il était au milieu des hommes comme celui qui sert et a lavé les pieds des apôtres afin de nous donner l’exemple. Il a annoncé Dieu en s’abaissant et exprimé ainsi au milieu des siens un amour qui parvient jusqu’à nous. Les paroles sur l’inutilité du serviteur nous révèlent les intentions et les actions de Jésus lui-même. Il était tellement pénétré de la volonté du Père, que son « esclavage » ne se souciait guère des questions relatives à son importance ou à sa récompense. L’amour est toujours gratuit : il n’a pas d’autre finalité en dehors de lui-même. Il est tout orienté vers l’autre, il est voué à l’abnégation. De la même manière, la prédication de Jésus n’est pas axée sur lui, mais plutôt sur le Père qui est au ciel et son Royaume : ainsi dans le sermon sur la montagne. Il n’apparaît pas non plus (il est « inutile ») dans d’autres passages du Nouveau Testament, qui proclament l’amour du Père pour le pécheur : ainsi dans l’épisode du fils prodigue, du festin nuptial ou encore de la brebis égarée.

Lundi 11 NOVEMBRE

Saint Martin de Tours,

Evêque

Blanc

Né en Pannonie (Hongrie), soldat à seize ans, Martin (vers 317-397) n’était encore que catéchumène quand, rempli d’une charité évangélique, il partagea son manteau avec un pauvre à Amiens. Baptisé à vingt-deux ans, il quitte l’armée et va se mettre à l’école de saint Hilaire à Poitiers.

Antienne  d’ouverture

Aujourd’hui Martin, le saint évêque de Tours, est entré dans le repos ; au ciel il a été accueilli par les anges.

Prière  d’ouverture

Dieu qui as été glorifié par la vie et la mort de l’évêque saint Martin, Renouvelle en nos cœurs les merveilles de ta grâce, si bien que ni la mort, ni la vie ne puissent nous séparer de ton amour. Par Jésus.

1ère lecture : Tt 1, 1-9

Paul, serviteur de Dieu, apôtre de Jésus Christ au service de la foi de ceux que Dieu a choisis et de la pleine connaissance de la vérité qui est en accord avec la piété. Nous avons l’espérance de la vie éternelle, promise depuis toujours par Dieu qui ne ment pas. Aux temps fixés, il a manifesté sa parole dans la proclamation de l’Évangile qui m’a été confiée par ordre de Dieu notre Sauveur. Je m’adresse à toi, Tite, mon véritable enfant selon la foi qui nous est commune : à toi, la grâce et la paix de la part de Dieu le Père et du Christ Jésus notre Sauveur. Si je t’ai laissé en Crète, c’est pour que tu finisses de tout organiser et que, dans chaque ville, tu établisses des Anciens  comme je te l’ai commandé moi-même. L’Ancien doit être quelqu’un qui soit sans reproche, époux d’une seule femme, ayant des enfants qui soient croyants et ne soient pas accusés d’inconduite ou indisciplinés. Il faut en effet que le responsable de communauté soit sans reproche, puisqu’il est l’intendant de Dieu ; il ne doit être ni arrogant, ni coléreux, ni buveur, ni brutal, ni avide de profits malhonnêtes ; mais il doit être  ccueillant, ami du bien, raisonnable, juste, saint, maître de lui. Il doit être attaché à la parole digne de foi, celle qui est conforme à la doctrine, pour être capable d’exhorter en donnant un enseignement solide, et aussi de réfuter les opposants.

Psaume : 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6     

R/ Voici le peuple de ceux qui cherchent ta face, Seigneur.

Au Seigneur, le monde et sa richesse, la terre et tous ses habitants ! C’est lui qui l’a fondée sur les mers et la garde inébranlable sur les flots. 

Qui peut gravir la montagne du Seigneur et se tenir dans le lieu saint ? L’homme au cœur pur, aux mains innocentes, qui ne livre pas son âme aux idoles. 

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction, et de Dieu son Sauveur, la justice. Voici le peuple de ceux qui le cherchent! Voici Jacob qui recherche ta face !

Acclamation

Alléluia. Alléluia.Vous brillez comme des astres dans l’univers en tenant ferme la parole de vie. Alléluia. (Ph 2, 15d.16a)

Évangile : Lc 17, 1-6

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Il est inévitable que surviennent des scandales, des occasions de chute ; mais malheureux celui par qui cela arrive ! Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite à la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà. Prenez garde à vous-mêmes ! Si ton frère a commis un péché, fais-lui de vifs reproches, et, s’il se repent, pardonne-lui. Même si sept fois par jour il commet un péché contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras. » Les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! » Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéi. »

Prière  sur  les  offrandes

En ce jour où nous fêtons saint Martin, sanctifie, Seigneur, cette offrande : Qu’elle nous aide toujours à marcher vers toi à travers les épreuves et les joies de cette vie. Par Jésus.

Antienne  de  communion : Mt 25

« Vraiment, dit le Seigneur, tout ce que vous avez fait à l’un de ces petits, qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. »

Prière  après  la  communion

Toi qui nous as nourris, Seigneur, par le sacrement de l’unité, Fais-nous vivre en parfait accord avec toi, pour qu’en imitant saint Martin dans le don total qu’il te fit de lui-même, nous soyons heureux de t’appartenir vraiment. Par Jésus.

Méditation

Deux mises en garde suscitent en nous le désir de grandir dans la foi. Tout d’abord, éviter d’être une occasion de chute pour les faibles et les petits. On ne peut pas toujours prévoir quelle sera la réaction du prochain, mais on doit toujours en avoir le souci. Les paroles, les tenues vestimentaires, certaines attitudes peuvent être une provocation pour celui qui est faible. La charité doit nous rendre attentifs au prochain et nous porter à prendre grand soin d’éviter tout ce qui pourrait être pour lui occasion de péché. Mais notre attention est également attirée sur l’attitude à adopter à l’égard de celui qui a pu nous offenser personnellement. Il n’est pas souhaitable de donner l’impression que son attitude nous est indifférente, ni même que son action n’est pas répréhensible. Il faut savoir éventuellement faire des reproches à celui qui agit mal, mais aussi témoigner d’un inlassable pardon à l’égard de celui qui reconnaît son erreur et la regrette. De telles exigences qui découlent de la loi nouvelle d’amour suscitent dans le cœur des Apôtres une prise de conscience. Il faut vraiment une foi à toute épreuve pour suivre le Christ. Il suffit d’un minimum de foi pour que la toute-puissance de Dieu se manifeste dans toute sa magnificence.

Dimanche 10 NOVEMBRE

32ème Dimanche du temps ordinaire

Psautier iv

Saint Léon le Grand,

Pape et Docteur de l’Eglise

VERT

Antienne  d’ouverture : Ps 87, 2-3

Seigneur, mon Dieu et mon salut, que ma prière parvienne jusqu’à toi, entends-moi qui t’implore.

Prière  d’ouverture

Dieu qui es bon et tout-puissant, éloigne de nous tout ce qui nous arrête, afin que sans aucune entrave, ni d’esprit ni de corps, nous soyons libres pour accomplir ta volonté. Par Jésus.

1ère  lecture : 1 R 17, 10-16

En ces jours-là, le prophète Élie partit pour Sarepta, et il parvint à l’entrée de la ville. Une veuve ramassait du bois ; il l’appela et lui dit : « Veux-tu me puiser, avec ta cruche, un peu d’eau pour que je boive ? » Elle alla en puiser. Il lui dit encore : « Apporte-moi aussi un morceau de pain. » Elle répondit : « Je le jure par la vie du Seigneur ton Dieu: je n’ai pas de pain. J’ai seulement, dans une  jarre, une poignée de farine, et un peu d’huile dans un vase. Je ramasse deux morceaux de bois, je rentre préparer pour moi et pour mon fils ce qui nous reste. Nous le mangerons, et puis nous mourrons. » Élie lui dit alors : « N’aie pas peur, va, fais ce que tu as dit. Mais d’abord cuis-moi une petite galette et apporte-la moi ; ensuite tu en feras pour toi et ton fils. Car ainsi parle le Seigneur, Dieu d’Israël : Jarre de farine point ne s’épuisera, vase d’huile point ne se videra, jusqu’au jour où le Seigneur donnera la pluie pour arroser la terre. » La femme alla faire ce qu’Élie lui avait demandé, et pendant longtemps, le prophète, elle-même et son fils eurent à manger. Et la jarre de farine ne s’épuisa pas, et le vase d’huile ne se vida pas, ainsi que le Seigneur l’avait annoncé par l’intermédiaire d’Élie.

Psaume : 145 (146), 6c.7, 8-9a, 9bc-10

R/ Chante, ô mon âme, la louange du Seigneur !

Le Seigneur garde à jamais sa fidélité, il fait justice aux opprimés ; aux affamés, il donne le pain ; le Seigneur délie les enchaînés.

Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles, le Seigneur redresse les accablés, le Seigneur aime les justes, le Seigneur protège l’étranger. 

Il soutient la veuve et l’orphelin, il égare les pas du méchant. D’âge en âge, le Seigneur régnera : ton Dieu, ô Sion, pour toujours !

2ème  lecture : He 9, 24-28

Le Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, figure du sanctuaire véritable ; il est entré dans le ciel même, afin de se tenir maintenant pour nous devant la face de Dieu. Il n’a pas à s’offrir lui-même plusieurs fois, comme le grand prêtre qui, tous les ans, entrait dans le sanctuaire en offrant un sang qui n’était pas le sien ; car alors, le Christ aurait dû plusieurs fois souffrir la Passion depuis la fondation du monde. Mais en fait, c’est une fois pour toutes, à la fin des temps, qu’il s’est manifesté pour détruire le péché par son sacrifice. Et, comme le sort des hommes est de mourir une seule fois et puis d’être jugés, ainsi le Christ s’est-il offert une seule fois pour enlever les péchés de la multitude ; il apparaîtra une seconde fois, non plus à cause du péché, mais pour le salut de ceux qui l’attendent.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux ! Alléluia. (Mt 5, 3)

Évangile : Mc 12, 38-44

En ce temps-là,  dans son enseignement, Jésus disait aux foules : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques,   les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement  jugés. » Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »

Prière  sur  les  offrandes

Sur les offrandes que nous présentons, Seigneur, jette un regard de pardon et de paix. Qu’en célébrant la passion de ton Fils, nous entrions de tout cœur dans son mystère. Lui qui.

Antienne  de  communion: Ps 22, 1-2

Mon berger, c’est le Seigneur: je ne manque de rien. Sur de frais pâturages, il me laisse reposer. Il me mène auprès des eaux tranquilles et me fait revivre.

Prière  après  la  communion

Fortifiés par cette nourriture sainte, nous t’adressons, Seigneur, nos actions de grâce et nous implorons ta miséricorde. Que l’Esprit Saint fasse persévérer dans la droiture ceux qui ont reçu la force d’en haut. Par Jésus.

Méditation Jésus oppose ici deux types de comportement religieux. Celui des scribes prétentieux qui se pavanent et utilisent la religion pour se faire valoir : Jésus fustige cette attitude et la condamne impitoyablement. Et celle de la veuve pauvre qui fait un acte dérisoire aux yeux des hommes, mais pour elle, lourd de conséquence, puisqu’elle se dépouille de ce dont elle a tout à fait besoin. Jésus consacre cette attitude et la désigne à ses disciples pour son impressionnante vérité. Ce n’est pas ce que les hommes voient qui a de la valeur aux yeux de Dieu, car Dieu ne juge pas à l’apparence, mais au cœur. Jésus nous renvoie à nous-mêmes. Le salut n’est pas une affaire de réussite, encore moins de simagrées. Le salut exige de conformer ses actes à ses convictions. Et dans tout ce qu’il fait, surtout dans sa vie religieuse, l’homme devrait toujours se rappeler qu’on ne se moque pas de Dieu. Ne vous y trompez pas, dit saint Paul, on ne se moque pas de Dieu. Ce que l’on sème, on le récolte (Galates 6,7). Ce que le Seigneur demande, c’est d’avoir un cœur pur, une foi vraie, une confiance totale.

Samedi 09 novembre

La Dédicace de la  Basilique

du Latran

Fete

Blanc

La cathédrale de l’évêque de Rome est édifiée sur le domaine qui appartenait à la famille des Laterani et où s’élevait un palais, voisin d’une caserne. L’empereur Constantin rasa celle-ci et la remplaça par la première basilique liturgique monumentale, qu’il offrit avec le palais, au pape Sylvestre vers 320.

Antienne d’ouverture : Ps 87, 2-3

J’ai vu la cité sainte, la Jérusalem nouvelle, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu, toute prête, comme une fiancée parée pour son époux.

Prière d’ouverture

Dieu qui choisis des pierres vivantes pour bâtir la demeure éternelle de ta gloire, fais abonder dans ton Eglise les fruits de l’Esprit que tu lui a donne : Que le peuple qui t’appartient ne cesse pas de progresser pour l’édification de la Jérusalem céleste. Par Jésus.

1ère lecture : Ez 47, 1-2.8-9.12

En ces jours-là, au cours d’une vision reçue du Seigneur, l’homme me fit revenir à l’entrée de la Maison, et voici : sous le seuil de la Maison, de l’eau jaillissait vers l’orient, puisque la façade de la Maison était du côté de l’orient. L’eau descendait de dessous le côté droit de la Maison, au sud de l’autel. L’homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par l’extérieur, jusqu’à la porte qui fait face à l’orient, et là encore l’eau coulait du côté droit. Il me dit : « Cette eau coule vers la région de l’orient, elle descend dans la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit les eaux. En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent. Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ;leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède. »

Psaume : 45 (46), 2-3, 5-6, 8-9a.10a  

R/ Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu, la plus sainte des demeures du Très-Haut.

Dieu est pour nous refuge et force, secours dans la détresse, toujours offert. Nous serons sans crainte si la terre est secouée, si les montagnes s’effondrent au creux de la mer. 

Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu, la plus sainte des demeures du Très-Haut. Dieu s’y tient : elle est inébranlable; quand renaît le matin, Dieu la secourt.

Il est avec nous, le Seigneur de l’univers ; citadelle pour nous, le Dieu de Jacob ! Venez et voyez les actes du Seigneur, Il détruit la guerre jusqu’au bout du monde.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. J’ai choisi et consacré cette Maison, dit le Seigneur, afin que mon Nom y soit à jamais. Alléluia. (2 Ch 7, 16)

Évangile : Jn 2, 13-22

Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent: « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait  dite.

Prière sur les offrandes

Accueille, Seigneur, le sacrifice que nous t’offrons, et donne à ceux qui te supplient dans ton Eglise d’être fortifies par tes sacrements et de voir leurs prières exaucées. Lui qui.

Antienne de la communion : Ps 22, 1-2

Nous sommes des pierres vivantes, qui servent à construire le temple spirituel, le peuple sacerdotal qui appartient à Dieu.

Prière après la communion

Tu as voulu, Seigneur, que ton Eglise de la terre soit pour nous l’annonce de la Jérusalem céleste; accorde-nous, par cette communion, d’être ici-bas le temple de ta grâce et d’entrer un jour dans la demeure de ta gloire. Par Jésus.

Méditation Jésus se fâche rarement, sauf quand le sanctuaire de Dieu est déshonoré. Alors, il se met à purifier le Temple et chasse les vendeurs à coups de fouet: Celui qui détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira. La suite de l’évangile élargit encore une fois le thème de la fête. Le Temple saint d’où vient toute bénédiction, et à laquelle nous sommes identifiés comme les pierres d’une maison, est aussi, au plus profond, identique au corps même du Christ ; Le Temple dont il parlait, c’était son corps (Jean 2.21). Et l’Église, le Corps mystique du Christ est un édifice vivant. Toute vie est caractérisée par sa croissance. Sans croissance, il n’y a pas de vie. Ainsi en est-il de l’Église, vue comme Corps du Christ. Elle n’est pas un bâtiment statique, mais un organisme vivant qui se développe et croît. Cette croissance de l’Église contient une promesse. La croissance continuera sans interruption, jusqu’au jour où l’édifice se trouvera, accompli, dans la Jérusalem céleste. Là, il cessera de croître parce que tout sera accompli et que le temps aura cessé d’exister. Dans la Jérusalem nouvelle on n’aura pas besoin de la lumière du soleil ni de la lune, car la gloire même de Dieu l’illuminera (Apocalypse 21).