Lundi 26 AOÛT

Saint Césaire d’Arles,

Evêque

vert/blanc

En 503, un ancien moine de Lérins, devenu prêtre, puis abbé d’un monastère proche d’Arles, fut élu évêque  de cette cité. Césaire (vers 470-543) a été appelé le ‘’précepteur de la Gaule’’. Grand admirateur de saint Augustin, il fut un prédicateur infatigable, à la parole simple, brève et concrète.

Antienne  d’ouverture : Ps 85, 1-3

Écoute, Seigneur, réponds-moi. Sauve, ô mon Dieu, ton serviteur qui compte sur toi. Prends pitié de moi, Seigneur, toi que j’appelle tout le jour.

Prière  d’ouverture

Dieu qui peux mettre au cœur de tes fidèles un unique désir, donne à ton peuple d’aimer ce que tu commandes et d’attendre ce que tu promets. Pour qu’au milieu des changements de ce monde, nos cœurs s’établissent fermement là où se trouvent les vraies joies. Par Jésus Christ.

1ère lecture : 2 Th 1,1-5.11b-12

Paul, Silvain et Timothée, à l’Église de Thessalonique qui est en Dieu notre Père et dans le Seigneur Jésus Christ. À vous, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ. Frères, à tout moment nous devons rendre grâce à Dieu à votre sujet, et c’est bien de le faire, étant donné les grands progrès de votre foi, et l’amour croissant que tous et chacun, vous avez les uns pour les autres. C’est pourquoi nous-mêmes sommes fiers de vous au milieu des Églises de Dieu, à cause de votre endurance et de votre foi dans toutes les persécutions et les détresses que vous supportez. Il y a là un signe du juste jugement de Dieu ; ainsi vous deviendrez dignes de son Royaume pour lequel vous souffrez. C’est pourquoi nous prions pour vous à tout moment afin que notre Dieu vous trouve dignes de l’appel qu’il vous a adressé ; par sa puissance, qu’il vous donne d’accomplir tout le bien que vous désirez, et qu’il rende active votre foi. Ainsi, le nom de notre Seigneur Jésus sera glorifié en vous, et vous en lui, selon la grâce de notre Dieu et du Seigneur Jésus Christ.

Psaume : 95,1-5

R/ Racontez à tous les peuples les merveilles du Seigneur !

Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière, chantez au Seigneur et bénissez son nom!

De jour en jour, proclamez son salut, racontez à tous les peuples sa gloire, à toutes les nations ses merveilles !

Il est grand, le Seigneur, hautement loué, redoutable au-dessus de tous les dieux : néant, tous les dieux des nations ! Lui, le Seigneur, a fait les cieux.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ; moi, je les connais, et elles me suivent.  Alléluia. (Jn 10, 27)

Évangile : Mt 23, 13-22

En ce temps-là, Jésus disait : «Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clé le royaume des Cieux devant les hommes ; vous-mêmes, en effet, n’y entrez pas, et vous ne laissez pas entrer ceux qui veulent entrer ! Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un seul converti, et quand c’est arrivé, vous faites de lui un homme voué à la géhenne, deux fois pire que vous ! Malheureux êtes-vous, guides aveugles, vous qui dites : “Si l’on fait un serment par le Sanctuaire, il est nul; mais si l’on fait un serment par l’or du Sanctuaire, on doit s’en acquitter.” Insensés et aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important : l’or ? ou bien le Sanctuaire qui consacre cet or ? Vous dites encore : “Si l’on fait un serment par l’autel, il est nul ; mais si l’on fait un serment par l’offrande posée sur l’autel, on doit s’en acquitter. Aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important: l’offrande? ou bien l’autel qui consacre cette offrande ? Celui donc qui fait un serment par l’autel fait un serment par l’autel et par tout ce qui est posé dessus ; celui qui fait un serment par le Sanctuaire fait un serment par le Sanctuaire et par Celui qui l’habite; et celui qui fait un serment par le ciel fait un serment par le trône de Dieu et par Celui qui siège sur ce trône. » 

Prière  sur  les  offrandes

Par l’unique sacrifice de la Croix, tu t’es donné, Père très bon, un peuple de fils ; accorde-nous, dans ton Église, la grâce de l’unité et de la paix. Par Jésus.

Antienne  de  communion : Ps 103, 13-15

Seigneur, tu as créé de quoi rassasier le monde entier : tu fais produire à la terre le pain, et le vin qui réjouit le cœur des hommes.

Prière  après  la  communion

Que ta miséricorde, Seigneur, agisse en nous et nous guérisse entièrement ; transforme-nous, par ta grâce, et rends-nous si généreux que nous puissions te plaire en toute chose. Par Jésus.

Méditation Jésus  parle durement aux pharisiens hypocrites. Ce qu’ils font est grave et contagieux. Au lieu d’adorer Dieu en vérité, ils prennent prétexte de lui et de son culte pour adorer des idoles ! Idolâtrie qui cause la perte de ceux qu’ils convertissent à leur fausse religion. Idolâtrie de l’argent qui les pousse à compter plus sur les richesses que sur la présence aimante et fidèle de Dieu. Idolâtrie d’une observance scrupuleuse de la Loi qui devient la fin de toutes leurs actions au lieu de demeurer un moyen au service de l’amour. Jésus nous invite à nous débarrasser de tout ce qui, par excès de zèle, risque de pervertir notre relation avec lui.

Dimanche 25 AOÛT

21ème DIMANCHE DU TEMPS

ORDINAIRE

Psautier i

Saint Joseph Calasanz

VERT

Antienne  d’ouverture : Ps 85, 1-3

Écoute, Seigneur, réponds-moi. Sauve, ô mon Dieu, ton serviteur qui compte sur toi. Prends pitié de moi, Seigneur, toi que j’appelle tout le jour.

Prière  d’ouverture

Dieu qui peux mettre au cœur de tes fidèles un unique désir, donne à ton peuple d’aimer ce que tu commandes et d’attendre ce que tu promets. Pour qu’au milieu des changements de ce monde, nos cœurs s’établissent fermement là où se trouvent les vraies joies. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Jos 24, 1-2a.15-17.18b

En ces jours-là, Josué réunit toutes les tribus d’Israël à Sichem ;  puis il appela les anciens d’Israël,  avec les chefs, les juges et les scribes ; ils se présentèrent devant Dieu.  Josué dit alors à tout le peuple : « S’il ne vous plaît pas de servir le Seigneur,  choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir : les dieux que vos pères servaient au-delà de l’Euphrate, ou les dieux des Amorites dont vous habitez le pays.  Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur. »  Le peuple répondit : « Plutôt mourir que d’abandonner le Seigneur  pour servir d’autres dieux !  C’est le Seigneur notre Dieu  qui nous a fait monter, nous et nos pères,  du pays d’Égypte, cette maison d’esclavage ;  c’est lui qui, sous nos yeux, a accompli tous ces signes  et nous a protégés tout le long du chemin que nous avons parcouru, chez tous les peuples au milieu desquels nous sommes passés. Nous aussi, nous voulons servir le Seigneur,  car c’est lui notre Dieu. ».

Psaume : 33 (34), 2-3, 16-17, 20-23

R/ Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !

Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres. Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres m’entendent et soient en fête !

Le Seigneur regarde les justes, il écoute, attentif à leurs cris. Le Seigneur affronte les méchants pour effacer de la terre leur mémoire. 

Malheur sur malheur pour le juste, mais le Seigneur chaque fois le délivre. Il veille sur chacun de ses os : pas un ne sera brisé. 

Le mal tuera les méchants ; ils seront châtiés d’avoir haï le juste. Le Seigneur rachètera ses serviteurs :pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.

2ème lecture : Ep 5, 21-32

Frères, par respect pour le Christ, soyez soumis les uns aux autres ; les femmes, à leur mari, comme au Seigneur Jésus ; car, pour la femme, le mari est la tête, tout comme, pour l’Église, le Christ est la tête,  lui qui est le Sauveur de son corps. Eh bien ! puisque l’Église se soumet au Christ, qu’il en soit toujours de même pour les femmes à l’égard de leur mari. Vous, les hommes,  aimez votre femme à l’exemple du Christ :  il a aimé l’Église,  il s’est livré lui-même pour elle,  afin de la rendre sainte  en la purifiant par le bain de l’eau baptismale, accompagné d’une parole ;  il voulait se la présenter à lui-même, cette Église, resplendissante, sans tache, ni ride, ni rien de tel ;  il la voulait sainte et  immaculée. C’est de la même façon que les maris doivent aimer leur femme : comme leur propre corps. Celui qui aime sa femme s’aime soi-même. Jamais personne n’a méprisé son propre corps : au contraire, on le nourrit, on en prend soin. C’est ce que fait le Christ pour l’Église,  parce que nous sommes les membres de son corps. Comme dit l’Écriture : À cause de cela,  l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme,  et tous deux ne feront plus qu’un.   Ce mystère est grand : je le dis en référence au Christ et à l’Église.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie ; tu as les paroles de la vie éternelle. Alléluia.

Évangile : Jn 6, 60-69

En ce temps-là, Jésus avait donné un enseignement dans la synagogue de Capharnaüm. Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent:  « Cette parole est rude !  Qui peut l’entendre ? »  Jésus savait en lui-même que ses disciples récriminaient à son sujet. Il leur dit :  « Cela vous scandalise ? Et quand vous verrez le Fils de l’homme  monter là où il était auparavant !…  C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien.  Les paroles que je vous ai dites sont esprit  et elles sont vie.  Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. »  Jésus savait en effet depuis le commencement  quels étaient ceux  qui ne croyaient pas,  et qui était celui qui le livrerait.  Il ajouta:  « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi  si cela ne lui est pas donné par le Père.»  À partir de ce moment,  beaucoup de ses disciples s’en retournèrent  et cessèrent de l’accompagner. Alors Jésus dit aux Douze: « Voulez-vous partir, vous aussi ?»  Simon-Pierre lui répondit :  « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons,  et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »

Prière  sur  les  offrandes

Par l’unique sacrifice de la Croix, tu t’es donné, Père très bon, un peuple de fils ; accorde-nous, dans ton Église, la grâce de l’unité et de la paix. Par Jésus.

Antienne  de  communion : Ps 103, 13

Seigneur, tu as créé de quoi rassasier le monde entier : tu fais produire à la terre le pain, et le vin qui réjouit le cœur des hommes.

Prière  après  la  communion

Que ta miséricorde, Seigneur, agisse en nous et nous guérisse entièrement; transforme-nous, par ta grâce, et rends-nous si généreux que nous puissions te plaire en toute chose. Par Jésus.

Méditation

Jésus vient d’achever son discours sur le pain qui est descendu du ciel et qui  donne la vie, la vie éternelle même. Chez Jean la proposition de Jésus aux hommes se résume à une question de vie : voulez-vous avoir la vie ou voulez-vous la refuser et mourir ? Apparemment la seule condition requise est de croire. Croire quoi ? Croire qui ? Croire que Jésus est l’envoyé du Père, qu’il veut nous donner la vie que le Père lui a donné. Pour saisir pleinement ces parles, il convient non seulement d’entendre avec les oreilles de la chair, mais aussi de recevoir l’Esprit qui vivifie.

Samedi 24 AOÛT

Saint  Barthélemy, Apôtre

Rouge

Dans la liste des Douze figurant dans les évangiles synoptiques, Barthélemy vient après Philippe. L’évangile de Jean ne donne pas cette liste, mais il transmet les interventions de certains Apôtres, ce qui permet d’entrevoir leur personnalité ; c’est le cas pour André, Philippe, Thomas et Jude.

Antienne  d’ouverture

Chantez au Seigneur, terre entière, de jour en jour proclamez son salut ; racontez sa gloire aux nations païennes, à tous les peuples ses merveilles.

Prière  d’ouverture

Fortifie en nous Seigneur, la foi sincère qui unissait à  ton Fils l’Apôtre saint Barthélemy ; Et maintenant qu’il prie pour ton Eglise, fais qu’elle devienne pour tous les peuples le sacrement du Salut. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Ap 21, 9b-14

Moi, Jean, j’ai vu un ange qui me disait : « Viens, je te montrerai la Femme, l’Épouse de l’Agneau.» En esprit, il m’emporta sur une grande et haute montagne ; il me montra la Ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu: elle avait en elle la gloire de Dieu; son éclat était celui d’une pierre très précieuse, comme le jaspe cristallin. Elle avait une grande et haute muraille, avec douze portes et, sur ces portes, douze anges ; des noms y étaient inscrits : ceux des douze tribus des fils d’Israël. Il y avait trois portes à l’orient, trois au nord, trois au midi, et trois à l’occident. La muraille de la ville reposait sur douze fondations portant les douze noms des douze Apôtres de l’Agneau.

Psaume : 144 (145), 10-11, 12-13ab, 17-18

R/ Que tes fidèles, Seigneur, disent la gloire de ton règne. (cf. Ps 144, 12)

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce et que tes fidèles te bénissent ! Ils diront la gloire de ton règne, ils parleront de tes exploits.

Ils annonceront aux hommes tes exploits, la gloire et l’éclat de ton règne : ton règne, un règne éternel, ton empire, pour les âges des âges.

Le Seigneur est juste en toutes ses voies, fidèle en tout ce qu’il fait. Il est proche de ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent en vérité.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël! Alléluia. (Jn 1, 49b)

Évangile : Jean 1, 45-51

En ce temps-là, Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. » Nathanaël répliqua : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et vois.» Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : «Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » Nathanaël lui demande: « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond: «Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu !C’est toi le roi d’Israël ! » Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. » 

Prière  sur  les  offrandes

En célébrant la fête de l’Apôtre saint Barthélemy, Seigneur, nous te prions : par son assistance, accorde-nous tes bienfaits, puisque nous t’offrons en son honneur ce sacrifice de louange. Par Jésus.

Antienne  De  communion : Lc 22, 29

A ceux qui l’ont suivi, le Seigneur déclare : « Je dispose pour vous du Royaume comme mon Père en a disposé pour moi : vous mangerez et boirez à ma table dans mon Royaume ». 

Prière  après  la  communion

Seigneur notre Dieu, en célébrant la fête de l’Apôtre saint Barthélemy, nous avons reçu le gage de notre salut éternel ; que cette communion nous soutienne aujourd’hui et toujours. Par Jésus.

Méditation

L’Eglise fête saint Barthélemy et nous propose un texte où il est question de Nathanaël ! C’est qu’en effet, la tradition a identifié Nathanaël à Barthélemy. C’est à lui que Jésus adresse cette belle parole : « Vous verrez les cieux ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils de l’Homme…» Les récits du baptême de Jésus mentionnent que le ciel s’ouvrit au-dessus de lui. Ouverture qui symbolise l’échange à nouveau possible entre le ciel et la terre. Ici, Jésus révèle lui-même le mystère de sa personne et de son rôle. Grâce à lui, la communication entre Dieu et l’humanité trouve la Voie qui remonte au Père. Partageons l’exultation de Jésus. Grâce à lui nous sommes définitivement réintroduits dans l’intimité du Père qui nous faits fils et filles dans le fils.

Jeudi 22 AOÛT

Bienheureuse Vierge Marie Reine

blanc

De quelle royauté est-il question dans ce titre que l’Église donne à Marie pour la chanter et l’invoquer ? De celle qui convient à la Mère du Seigneur et Sauveur du monde, Jésus ; de la royauté qu’elle exerce sur les cœurs, comme son Fils, en les attirant par son amour, en les éclairant par son exemple, en les soutenant par sa prière.

Antienne d’ouverture : Ps 44, 10

Humble servante du Seigneur, la Vierge Marie, notre Reine, se tient aux côtés du Christ.

Prière d’ouverture

Dieu qui as voulu que la Mère de ton Fils soit notre Mère et notre Reine, fais que, soutenus par son intercession, nous obtenions dans le ciel la gloire promise à tes enfants. Par Jésus Christ des changements de ce monde, nos cœurs s’établissent fermement là où se trouvent les vraies joies. Par Jésus Christ. 

1ère lecture : Ez 36, 23-28

Voici les paroles que dit le Seigneur: « Je sanctifierai mon grand nom, profané parmi les nations, mon nom que vous avez profané au milieu d’elles. Alors les nations sauront que Je suis le Seigneur – oracle du Seigneur Dieu– quand par vous je manifesterai ma sainteté à leurs yeux. Je vous prendrai du milieu des nations, je vous rassemblerai de tous les pays, je vous conduirai dans votre terre. Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés ; de toutes vos souillures, de toutes vos idoles, je vous purifierai. Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai de votre chair le cœur de pierre, je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai en vous mon esprit, je ferai que vous marchiez selon mes lois, que vous gardiez mes préceptes et leur soyez fidèles. Vous habiterez le pays que j’ai donné à vos pères : vous, vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu. »

Psaume : 50 (51), 12-13, 14-15, 18-19 

R/Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé; que l’esprit généreux me soutienne. Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Acclamation

Alléluia. Alléluia ! Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur. Alléluia ! (cf. He 4, 12)

Évangile : Matthieu 22,1-14.

En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux anciens du peuple, et il leur dit en paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils.  Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir.  Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà: j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.”  Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce;  les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.  Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville.  Alors il dit à ses serviteurs: “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes.  Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.”  Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives.  Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce.  Il lui dit : “Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?” L’autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.” Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »

Prière sur les offrandes

En célébrant la mémoire de la bienheureuse Vierge Marie, nous t’apportons nos offrandes, Seigneur, et nous te supplions : que Jésus Christ, dans son amour pour les hommes, vienne à notre secours, puisqu’il s’est offert sur la croix comme une victime pure. Lui qui.

Antienne de la communion : Lc 1, 45

Bienheureuse, toi qui as cru à l’accomplissement des paroles qui te furent dites de la part du Seigneur

Prière après la communion

Nourris par le sacrement du ciel, nous te supplions, Seigneur : donne à ceux qui vénèrent en ce jour la Vierge Marie, de participer au banquet du Royaume éternel. Par Jésus

Méditation

La parabole nous révèle un Dieu au cœur immense qui n’a qu’un désir : celui de nous faire partager sa vie et sa joie. Comment nous situons-nous par rapport à cette invitation à entrer dans la fête, c’est-à-dire dans la gratuité d’une relation d’alliance ? Sommes-nous de ceux et celles qui boudent l’Eucharistie, la prière, la lecture des écritures pour plus « utile » ? Comment recevons-nous les dons de Dieu : en les ignorant ou en les refusant violemment ? Des questions auxquelles nous ne pouvons répondre que personnellement.

Mercredi 21 AOÛT

Saint PIE X , Pape

blanc

Joseph Sarto  fut un excellent curé de campagne, avant de devenir évêque de Mantoue, puis patriarche de Venise, enfin pape en 1903. Il se donna tout entier à ceux dont il voulait être le vrai pasteur. Il fit des réformes sur les plans liturgique et canonique, notamment en ce qui concerne la communion fréquente des fidèles. Pour lui, en effet, ‘’la source première du véritable esprit chrétien’’ était ‘’la participation aux saints mystères et à la prière publique de l’Eglise’’.

Antienne  d’ouverture : Ps 83, 10-11

Dieu, notre bouclier, regarde : vois le visage de ton Christ. Un jour passé dans ta maison en vaut pour moi plus que mille.

Prière  d’ouverture

Pour ceux qui t’aiment, Seigneur, tu as préparé des biens que l’œil ne peut voir: Répands en nos cœurs la ferveur de ta charité, afin que t’aimant en toute chose et par-dessus tout, nous obtenions de toi l’héritage promis qui surpasse tout désir. Par Jésus Christ.  

1ère lecture : Ez 34, 1-11

La parole du Seigneur me fut adressée: «Fils d’homme, prophétise contre les bergers  d’Israël, prophétise. Tu leur diras: Ainsi parle le Seigneur Dieu : Quel malheur pour les bergers d’Israël qui sont bergers pour eux-mêmes ! N’est-ce pas pour les brebis qu’ils sont bergers ? Vous, au contraire, vous buvez leur lait, vous vous êtes habillés avec leur laine, vous égorgez les brebis grasses, vous n’êtes pas bergers pour le troupeau. Vous n’avez pas rendu des forces à la brebis chétive, soigné celle qui était malade, pansé celle qui était blessée. Vous n’avez pas ramené la brebis égarée, cherché celle qui était perdue. Mais vous les avez gouvernées avec violence et dureté. Elles se sont dispersées, faute de berger, pour devenir la proie de toutes les bêtes sauvages. Mon troupeau s’égare sur toutes les montagnes et toutes les collines élevées ; mes brebis sont dispersées dans tout le pays, personne ne les cherche, personne ne part à leur recherche. C’est pourquoi, bergers, écoutez la parole du Seigneur : Par ma vie – oracle du Seigneur Dieu –, puisque mon troupeau est mis au pillage et devient la proie des bêtes sauvages, faute de berger, parce que mes bergers ne s’occupent pas de mon troupeau, parce qu’ils sont bergers pour eux-mêmes au lieu de l’être pour mon troupeau, eh bien, bergers, écoutez la parole du Seigneur : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Me voici contre les bergers. Je m’occuperai de mon troupeau à leur place, je les empêcherai de le faire paître, et ainsi ils ne seront plus mes bergers ; j’arracherai mes brebis de leur bouche et elles ne seront plus leur proie. Car ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que moi-même, je m’occuperai de mes brebis, et je veillerai sur elles. »

Psaume : 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6

R/Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer.

Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure. 

Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.

Acclamation

Alléluia. Alléluia ! Elle est vivante, efficace, la parole de Dieu ; elle juge des intentions et des pensées du cœur. Alléluia! (cf. 2 Co 8, 9)

Évangile : Mt 20,1-16

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.”

Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?” Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.” Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.”

Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : “Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur !” Mais le maître répondit à l’un d’entre eux :  “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon?” C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »

Prière  sur  les  offrandes

Accepte, Seigneur notre Dieu, ce que nous présentons pour cette eucharistie où s’accomplit un admirable échange: En offrant ce que tu nous as donné, puissions-nous te recevoir toi-même. Par Jésus.

Antienne  de  communion : Ps 129, 7

Auprès du Seigneur est la grâce, l’abondance du rachat.

Prière  après  la  communion

Par cette eucharistie, Seigneur, tu nous as unis davantage au Christ, et nous te supplions encore : Accorde-nous de lui ressembler sur la terre et de partager sa gloire dans le ciel. Lui qui.

Méditation La parabole bouleverse les idées reçues: elle invite à dépasser les normes de la stricte justice pour s’ouvrir à la bonté de Dieu. Pour ses auditeurs Jésus frôle l’impertinence : chacun doit recevoir selon son mérite ! Le problème n’est pas que les premiers embauchés soient lésés. Ils ont reçus le salaire convenu au moment de l’embauche. Ce qui peut choquer, c’est que les derniers ont autant. Le problème n’est-il pas celui de la jalousie? Si nous avons tout ce qu’il nous faut, pourquoi souffrons-nous que ceux qui en font moins reçoivent autant ? La parabole met en valeur une gratuité qui n’est fondée sur aucun mérite. Sans se lasser, Dieu sort à la recherche des pécheurs, des indifférents et il attend que, avec lui, tous ses fidèles se réjouissent pour ces hommes et ces femmes qui s’ouvrent à sa grâce. L’amour est à lui seul sa récompense.

Mardi 20 AOÛT

Saint Bernard,

Abbé et Docteur de l’Église

blanc

Bernard (1090-1153), ce contemplatif dont les écrits, notamment le commentaire sur le Cantique, révèlent l’expérience mystique et la science théologique, était aussi un homme d’action intervenant partout où l’Église était en péril. Abbé de Clairvaux, il a souvent été sur les routes, fondant soixante-cinq monastères, mais aussi prêchant la seconde croisade, jouant un rôle de prophète auprès des papes et des princes, et dénonçant toutes les injustices.

Antienne d’ouverture : Ps 23, 5-6

Saint Bernard a reçu la bénédiction du Seigneur : il a trouvé grâce devant Dieu son Sauveur : car il appartient à la race de ceux qui cherchent Dieu.

Prière d’ouverture

Seigneur, tu as voulu que saint Bernard, rempli d’amour pour ton Église, soit dans ta maison la lampe qui brûle et qui éclaire ; accorde- nous, par son intercession, la même ferveur de l’esprit, afin de vivre comme des fils de la lumière. Par Jésus Christ. 

1ère lecture : Ez 28, 1-10

En ces jours-là,  la parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, tu diras au prince de la ville de Tyr : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ton cœur s’est exalté et tu as dit : “Je suis un dieu, j’habite une résidence divine, au cœur des mers.” Pourtant, tu es un homme et non un dieu, toi qui prends tes  pensées pour des pensées divines. Tu serais donc plus sage que Daniel, il n’y aurait pas de secret trop profond pour toi ? Par ta sagesse et ton intelligence tu as fait fortune, tu as accumulé l’or et l’argent dans tes trésors. Par ton génie du commerce, tu as multiplié ta fortune, et à cause de cette fortune ton cœur s’est exalté. C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur Dieu : Parce que tu prends tes pensées pour des pensées divines, je fais venir contre toi des barbares, une nation redoutable. Ils tireront l’épée contre ta belle sagesse, ils profaneront ta splendeur. Ils te feront descendre dans la fosse et tu mourras au cœur des mers, d’une mort violente. Oseras-tu dire encore devant tes meurtriers : “Je suis dieu”? Sous la main de ceux qui te transperceront, tu seras un homme et non un dieu. Tu mourras de la mort des païens non-circoncis, par la main des barbares. Oui, moi, j’ai parlé, – oracle du Seigneur Dieu. »

Cantique : Dt 32, 26-27ab, 27cd.28, 30, 35cd-36ab

R/C’est moi qui fais mourir et vivre.

Le Seigneur dit : « “Je les réduirai en menue paille ; j’effacerai leur souvenir parmi les hommes !” Mais il y a l’arrogance de l’ennemi ! J’ai peur d’une méprise chez l’adversaire. »

On dirait : « C’est notre main qui a le dessus ! Non, le Seigneur n’y est pour rien ! » Cette nation a perdu le jugement, ils sont incapables de comprendre.

Se peut-il que, par un seul, mille hommes soient poursuivis, et que, par deux, dix mille soient mis en fuite, sans que leur Rocher les ait vendus, que le Seigneur les ait livrés ?

Oui, proche est le jour de leur ruine, imminent, le sort qui les attend ; car le Seigneur fera justice à son peuple, il prendra en pitié ses serviteurs.

Acclamation

Alléluia. Alléluia ! Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche, pour que vous deveniez riches par sa pauvreté. Alléluia ! (cf. 2 Co 8, 9)

Évangile : Mt 19, 23-30

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples: « Amen, je vous le dis : un riche entrera difficilement dans le royaume des Cieux.  Je vous le répète : il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume des Cieux.»  Entendant ces paroles, les disciples furent profondément déconcertés, et ils disaient : « Qui donc peut être sauvé ? » Jésus posa sur eux son regard et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible.  Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus: « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre : quelle sera donc notre part ? » Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : lors du renouvellement du monde, lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël.  Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle. Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers. »

Prière sur les offrandes

Nous te présentons, Seigneur tout- puissant, le sacrement de l’unité et de la paix, en ce jour où nous fêtons saint Bernard, lui qui travailla de toutes ses forces, par la parole et par l’action, à favoriser la paix de ton Église. Par Jésus..

Antienne de la communion : Mt 19, 27-29

« Vraiment, dit le Seigneur, vous qui avez tout quitté pour me suivre, vous recevrez le centuple et vous aurez en héritage la vie éternelle. »

Prière après la communion

Seigneur, fais-nous profiter de cette nourriture que nous avons reçue en la fête de saint Bernard: encouragés par ses exemples et guides par ses conseils, nous serons saisis d’amour pour ton Verbe incarné. Lui qui.

Méditation Nul ne peut se sauver lui-même. Tel est un des enseignements de l’évangile de ce jour. Pourquoi est-il si difficile aux riches d’entrer dans le Royaume de Dieu, même s’ils appliquent scrupuleusement la loi, comme ce jeune homme qui vient de quitter Jésus ? Pourquoi le détachement de Pierre conduit-il à la vie ? La réponse est précisément au centre de notre texte: « Pour les hommes, c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible. » C’est parce que le riche risque de ne compter que sur lui-même qu’il lui est difficile d’être sauvé. C’est parce que Pierre et les Apôtres ont accepté de tout miser sur Jésus qu’ils obtiennent la vie en héritage. Nous sommes, nous aussi, placés au cœur de ce choix : sur qui comptons-nous concrètement, sur Dieu ou sur nous-même ?