by Jude Thaddeus Langeh | Nov 16, 2021 | Agenda Biblique
17
Novembre
Sainte Elisabeth de Hongrie
Blanc
Mariée à quatorze ans au Duc Louis IV de Thuringe, et mère de trois enfants, Elisabeth (1207-1231) est veuve à vingt ans. Elle subit alors d’incroyables humiliations qu’elle supporte avec douceur. Devenue tertiaire franciscaine, elle se donne avec amour au service des pauvres et meurt à vingt-quatre ans. Figure de sainte très populaire, elle fut canonisée quatre ans après sa mort.
Antienne d’ouverture : Jr 29, 11.12.14
« Mes pensées, dit le Seigneur Dieu, sont des pensées de paix et non pas de malheur. Appelez-moi, je vous écouterai et, de partout, je vous rassemblerai. »
Prière d’ouverture
Accorde-nous, Seigneur, de trouver notre joie dans notre fidélité. Car c’est un bonheur durable et profond de servir constamment le créateur de tout bien. Par Jésus Christ.
Première lecture : 2 M 7, 1.20-31
En ces jours-là, sept frères avaient été arrêtés avec leur mère. A coups de fouet et de nerf de bœuf, le roi Antiocos voulut les contraindre à manger du porc, viande interdite. Leur mère fut particulièrement admirable et digne d’une illustre mémoire : voyant mourir ses sept fils dans l’espace d’un seul jour, elle le supporta vaillamment parce qu’elle avait mis son espérance dans le Seigneur. Elle exhortait chacun d’eux dans la langue de ses pères ; cette femme héroïque leur parlait avec un courage viril : « Je suis incapable de dire comment vous vous êtes formés dans mes entrailles. Ce n’est pas moi qui vous ai donné l’esprit et la vie, qui ai organisé les éléments dont chacun de vous est composé. C’est le Créateur du monde qui façonne l’enfant à l’origine, qui préside à l’origine de toute chose. Et c’est lui qui, dans sa miséricorde, vous rendra l’esprit et la vie, parce que, pour l’amour de ses lois, vous méprisez maintenant votre propre existence. » Antiocos s’imagina qu’on le méprisait, et soupçonna que ce discours contenait des insultes. Il se mit à exhorter le plus jeune, le dernier survivant. Bien plus, il lui promettait avec serment de le rendre à la fois riche et très heureux s’il abandonnait les usages de ses pères : il en ferait son ami et lui confierait des fonctions publiques. Comme le jeune homme n’écoutait pas, le roi appela la mère, et il l’exhortait à conseiller l’adolescent pour le sauver. Au bout de ces longues exhortations, elle consentit à persuader son fils. Elle se pencha vers lui, et lui parla dans la langue de ses pères, trompant ainsi le cruel tyran : « Mon fils, aie pitié de moi: je t’ai porté neuf mois dans mon sein, je t’ai allaité pendant trois ans, je t’ai nourri et élevé jusqu’à l’âge où tu es parvenu, j’ai pris soin de toi. Je t’en conjure, mon enfant, regarde le ciel et la terre avec tout ce qu’ils contiennent : sache que Dieu a fait tout cela de rien, et que la race des hommes est née de la même manière. Ne crains pas ce bourreau, montre-toi digne de tes frères et accepte la mort, afin que je te retrouve avec eux au jour de la miséricorde. » Lorsqu’elle eut fini de parler, le jeune homme déclara: « Qu’attendez-vous ? Je n’obéis pas à l’ordre du roi, mais j’écoute l’ordre de la Loi donnée à nos pères par Moïse. Et toi qui as inventé toutes sortes de mauvais traitements contre les Hébreux, tu n’échapperas pas à la main de Dieu. »
Psaume : Ps 16 (17), 1.2b, 5-6, 8.15
R/ Seigneur, par ta justice, je verrai ta face. (16,15a)
1. Seigneur, écoute la justice ! Entends ma plainte, accueille ma prière : mes lèvres ne mentent pas. Tes yeux verront où est le droit.
2. J’ai tenu mes pas sur tes traces : jamais mon pied n’a trébuché. Je t’appelle, toi, le Dieu qui répond : écoute-moi, entends ce que je dis.
3. Garde-moi comme la prunelle de l’œil ; à l’ombre de tes ailes, cache-moi, Et moi, par ta justice, je verrai ta face : au réveil, je me rassasierai de ton visage.
Acclamation
Alléluia. Alléluia. C’est moi qui vous ai choisis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, dit le Seigneur. Alléluia. (cf. Jn 15, 16)
Évangile : Luc 19, 11-28
En ce temps-là, comme on l’écoutait, Jésus ajouta une parabole : il était près de Jérusalem et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu allait se manifester à l’instant même. Voici donc ce qu’il dit : « Un homme de la noblesse partit dans un pays lointain pour se faire donner la royauté et revenir ensuite. Il appela dix de ses serviteurs, et remit à chacun une somme de la valeur d’une mine ;puis il leur dit: “Pendant mon voyage, faites de bonnes affaires. Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent derrière lui une délégation chargée de dire : “Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous. Quand il fut de retour après avoir reçu la royauté, il fit convoquer les serviteurs auxquels il avait remis l’argent, afin de savoir ce que leurs affaires avaient rapporté. Le premier se présenta et dit : “Seigneur, la somme que tu m’avais remise a été multipliée par dix. Le roi lui déclara : “Très bien, bon serviteur ! Puisque tu as été fidèle en si peu de chose, reçois l’autorité sur dix villes.” Le second vint dire : “La somme que tu m’avais remise, Seigneur, a été multipliée par cinq. A celui-là encore, le roi dit : “Toi, de même, sois à la tête de cinq villes. Le dernier vint dire : “Seigneur, voici la somme que tu m’avais remise ;je l’ai gardée enveloppée dans un linge. En effet, j’avais peur de toi, car tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n’as pas mis en dépôt, tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.” Le roi lui déclara : “Je vais te juger sur tes paroles, serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je n’ai pas mis en dépôt, que je moissonne ce que je n’ai pas semé ; alors pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque? À mon arrivée, je l’aurais repris avec les intérêts.” Et le roi dit à ceux qui étaient là : “Retirez-lui cette somme et donnez-la à celui qui a dix fois plus.” On lui dit: “Seigneur, il a dix fois plus ! – Je vous le déclare : on donnera à celui qui a ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et égorgez-les devant moi.” » Après avoir ainsi parlé, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.
Prière sur les offrandes
Permets, Seigneur notre Dieu, que l’offrande placée sous ton regard nous obtienne la grâce de vivre pour toi et nous donne l’éternité bienheureuse. Par Jésus.
Antienne de communion
Être proche de Dieu, mettre en lui mon espoir, c’est là tout mon bonheur.
Prière après la communion
Nous venons de communier, Seigneur, au don sacré du corps et du sang de ton Fils, et nous te prions humblement: Que cette eucharistie offerte en mémoire de lui, comme il nous a dit de le faire, augmente en nous la charité. Par Jésus.
Méditation
Le bien et le bonheur obnubilent notre humanité aujourd’hui. Combien sont-elles, ces femmes aujourd’hui, capables de faire feu de tout bois pour la réussite de leurs enfants ? Pour l’obtention d’un visa ou d’un job on peut tout sacrifier. Sept frères et leur mère acceptent le martyr plutôt que d’abandonner leur foi et de rompre l’alliance ou la tradition reçue de leur père. C’est un rapport de conviction et de confiance entre la mère et ses enfants grâce à une éducation fondue dans le Seigneur. C’est pourquoi Dieu se révèle être bon dans l’évangile pour ceux qui entrent dans une relation vraie avec lui. Mais avant, il faut accepter la croix du Christ. Le Christ vérifie notre confiance afin de nous juger digne et nous associer à son pouvoir royal.
by Jude Thaddeus Langeh | Nov 16, 2021 | Evangelium
17
November
St Elisabeth of Hungary
(1207 – 1231)
White
She was a daughter of the King of Hungary. She was given in marriage and she had three children. She frequently meditated on heavenly things, and when her husband died she embraced poverty and built a hospice in which she cared for the sick herself.
Entrance Antiphon Jer 29: 11, 12, 14
The Lord said: I think thoughts of peace and not of affliction. You will call upon me, and I will answer you, and I will lead back your captives from every place.
Collect
Grant us, we pray, O Lord our God, the constant gladness of being devoted to you, for it is full and lasting happiness to serve with constancy the author of all that is good. Through our Lord Jesus Christ, your Son, who lives and reigns with you in the unity of the Holy Spirit, one God, for ever and ever.
First reading: 2 Maccabees 7:1,20-31
There were seven brothers who were arrested with their mother. The king tried to force them to taste pig’s flesh, which the Law forbids, by torturing them with whips and scourges. But the mother was especially admirable and worthy of honourable remembrance, for she watched the death of seven sons in the course of a single day, and endured it resolutely because of her hopes in the Lord. Indeed she encouraged each of them in the language of their ancestors; filled with noble conviction, she reinforced her womanly argument with manly courage, saying to them, ‘I do not know how you appeared in my womb; it was not I who endowed you with breath and life, I had not the shaping of your every part. It is the creator of the world, ordaining the process of man’s birth and presiding over the origin of all things, who in his mercy will most surely give you back both breath and life, seeing that you now despise your own existence for the sake of his laws.’ Antiochus thought he was being ridiculed, suspecting insult in the tone of her voice; and as the youngest was still alive he appealed to him not with mere words but with promises on oath to make him both rich and happy if he would abandon the traditions of his ancestors; he would make him his Friend and entrust him with public office. The young man took no notice at all, and so the king then appealed to the mother, urging her to advise the youth to save his life. After a great deal of urging on his part she agreed to try persuasion on her son. Bending over him, she fooled the cruel tyrant with these words, uttered in the language of their ancestors, ‘My son, have pity on me; I carried you nine months in my womb and suckled you three years, fed you and reared you to the age you are now (and cherished you). I implore you, my child, observe heaven and earth, consider all that is in them, and acknowledge that God made them out of what did not exist, and that mankind comes into being in the same way. Do not fear this executioner, but prove yourself worthy of your brothers, and make death welcome, so that in the day of mercy I may receive you back in your brothers’ company.’ She had scarcely ended when the young man said, ‘What are you all waiting for? I will not comply with the king’s ordinance; I obey the ordinance of the Law given to our ancestors through Moses. As for you, sir, who have contrived every kind of evil against the Hebrews, you will certainly not escape the hands of God.’
Psalm 16(17):1,5-6,8,15
R/ I shall be filled, when I awake, with the sight of your glory, O Lord.
1. Lord, hear a cause that is just, pay heed to my cry. Turn your ear to my prayer: no deceit is on my lips.
2. I kept my feet firmly in your paths; there was no faltering in my steps. I am here and I call, you will hear me, O God. Turn your ear to me; hear my words.
3. Guard me as the apple of your eye. Hide me in the shadow of your wings As for me, in my justice I shall see your face and be filled, when I awake, with the sight of your glory.
Gospel Acclamation: 1Jn2:5
Alleluia, alleluia! Whenever anyone obeys what Christ has said, God’s love comes to perfection in him. Alleluia!
Gospel: Luke 19:11-28
While the people were listening, Jesus went on to tell a parable, because he was near Jerusalem and they imagined that the kingdom of God was going to show itself then and there. Accordingly he said, ‘A man of noble birth went to a distant country to be appointed king and afterwards return. He summoned ten of his servants and gave them ten pounds. “Do business with these,” he told them “until I get back.” But his compatriots detested him and sent a delegation to follow him with this message, “We do not want this man to be our king.” Now on his return, having received his appointment as king, he sent for those servants to whom he had given the money, to find out what profit each had made. The first came in and said, “Sir, your one pound has brought in ten.” “Well done, my good servant!” he replied “Since you have proved yourself faithful in a very small thing, you shall have the government of ten cities.” Then came the second and said, “Sir, your one pound has made five.” To this one also he said, “And you shall be in charge of five cities.” Next came the other and said, “Sir, here is your pound. I put it away safely in a piece of linen because I was afraid of you; for you are an exacting man: you pick up what you have not put down and reap what you have not sown.” “You wicked servant!” he said, “Out of your own mouth I condemn you. So you knew I was an exacting man, picking up what I have not put down and reaping what I have not sown? Then why did you not put my money in the bank? On my return I could have drawn it out with interest.” And he said to those standing by, “Take the pound from him and give it to the man who has ten pounds” And they said to him, “But, sir, he has ten pounds”. “I tell you, to everyone who has will be given more; but from the man who has not, even what he has will be taken away. But as for my enemies who did not want me for their king, bring them here and execute them in my presence.”’ When he had said this he went on ahead, going up to Jerusalem.
Prayer over the Offerings
Grant, O Lord, we pray, that what we offer in the sight of your majesty may obtain for us the grace of being devoted to you and gain us the prize of everlasting happiness. Through Christ our Lord.
Communion Antiphon : Ps 72: 28
To be near God is my happiness, to place my hope in God the Lord.
Prayer after Communion
Renewed, O Lord, at the wellsprings of salvation, we humbly entreat you that through the intercession of blessed Elizabeth of Hungary, holding more closely, day by day to Christ, we may merit to be co-heirs in his Kingdom of grace. Who lives and reigns for ever and ever.
Meditation
The Parable of the Talents challenges our responsibility for living the Christian life. The one who reneges and, out of fear, hides his coin, loses what he had. The underlying message is unequivocal: What we have received is not for us alone; it is to be shared and thereby multiplied. We are stewards, pure and simple. The parable of is not just all about money, but about talent, aptitude, opportunity, health, heritage and industry. These are all gifts, no matter how hard we seem to have worked for it (others have worked as hard, but failed.) None of it is intended solely for us, the caretakers. It is to be given, not kept. If we do not use it so that it benefits everyone else, then we have failed, and we have lost everything we had been given to boot. Yes, indeed.
by Jude Thaddeus Langeh | Nov 15, 2021 | Agenda Biblique
16
Novembre
Sainte Marguerite d’Ecosse
Sainte Gertrude
Vert / Blanc
Parente du roi d’Angleterre Edouard le Confesseur, Marguerite (vers 1046-1093) épousa le roi d’Ecosse, Malcom III. Cette mère de famille donna à ses huit enfants une solide formation. Chrétienne ardente, elle travailla à la suppression des rites païens qui contaminaient la vie religieuse de son pays. Son amour pour les pauvres est resté légendaire. L’Ecosse a choisi comme patronne cette sainte dont le nom veut dire, en grec, ‘’perle’’.
Antienne d’ouverture : Jr 29, 11.12.14
« Mes pensées, dit le Seigneur Dieu, sont des pensées de paix et non pas de malheur. Appelez-moi, je vous écouterai et, de partout, je vous rassemblerai. »
Prière d’ouverture
Accorde-nous, Seigneur, de trouver notre joie dans notre fidélité. Car c’est un bonheur durable et profond de servir constamment le créateur de tout bien. Par Jésus Christ.
Première lecture : 2 M 6, 18-31
En ces jours-là, Éléazar était l’un des scribes les plus éminents. C’était un homme très âgé, et de très belle allure. On voulut l’obliger à manger du porc en lui ouvrant la bouche de force. Préférant avoir une mort prestigieuse plutôt qu’une vie abjecte, il marchait de son plein gré vers l’instrument du supplice, après avoir recraché cette viande, comme on doit le faire quand on a le courage de rejeter ce qu’il n’est pas permis de manger, même par amour de la vie. Ceux qui étaient chargés de ce repas sacrilège le connaissaient de longue date. Ils le prirent à part et lui conseillèrent de faire apporter des viandes dont l’usage était permis, et qu’il aurait préparées lui-même. Il n’aurait qu’à faire semblant de manger les chairs de la victime pour obéir au roi ; en agissant ainsi, il échapperait à la mort et serait traité avec humanité grâce à la vieille amitié qu’il avait pour eux. Mais il fit un beau raisonnement, bien digne de son âge, du rang que lui donnait sa vieillesse, du respect que lui valaient ses cheveux blancs, de sa conduite irréprochable depuis l’enfance, et surtout digne de la législation sainte établie par Dieu. Il s’exprima en conséquence, demandant qu’on l’envoyât sans tarder au séjour des morts : « Une telle comédie est indigne de mon âge. Car beaucoup de jeunes gens croiraient qu’Eléazar, à 90 ans, adopte la manière de vivre des étrangers. À cause de cette comédie, par ma faute, ils se laisseraient égarer eux aussi ; et moi, pour un misérable reste de vie, j’attirerais sur ma vieillesse la honte et le déshonneur. Même si j’évite, pour le moment, le châtiment qui vient des hommes, je n’échapperai pas, vivant ou mort, aux mains du Tout-Puissant. C’est pourquoi, en quittant aujourd’hui la vie avec courage, je me montrerai digne de ma vieillesse et, en choisissant de mourir avec détermination et noblesse pour nos vénérables et saintes lois, j’aurai laissé aux jeunes gens le noble exemple d’une belle mort. »Sur ces mots, il alla tout droit au supplice. Pour ceux qui le conduisaient, ces propos étaient de la folie ; c’est pourquoi ils passèrent subitement de la bienveillance à l’hostilité. Quant à lui, au moment de mourir sous les coups, il dit en gémissant: « Le Seigneur, dans sa science sainte, le voit bien :alors que je pouvais échapper à la mort, j’endure sous le fouet des douleurs qui font souffrir mon corps ; mais dans mon âme je les supporte avec joie, parce que je crains Dieu. » Telle fut la mort de cet homme. Il laissa ainsi, non seulement à la jeunesse mais à l’ensemble de son peuple, un exemple de noblesse et un mémorial de vertu.
Psaume : Ps 3, 2-3, 4-5, 6-7
R/ Le Seigneur est mon soutien ! (Ps 3, 6b)
1. Seigneur, qu’ils sont nombreux mes adversaires, nombreux à se lever contre moi, nombreux à déclarer à mon sujet : « Pour lui, pas de salut auprès de Dieu ! »
2. Mais toi, Seigneur, mon bouclier, ma gloire, tu tiens haute ma tête. À pleine voix je crie vers le Seigneur; il me répond de sa montagne sainte.
3. Et moi, je me couche et je dors ; je m’éveille : le Seigneur est mon soutien. Je ne crains pas ce peuple nombreux qui me cerne et s’avance contre moi.
Acclamation
Alléluia. Alléluia. Dieu nous a aimés, il a envoyé son Fils comme Pardon pour nos péchés. Alléluia. (1 Jn 4, 10b)
Évangile : Luc 19, 1-10
En ce temps-là, entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait. Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui allait passer par là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit: « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison.» Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie. Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. » Zachée, debout, s’adressa au Seigneur : « Voici, Seigneur :je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus.» Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »
Prière sur les offrandes
Permets, Seigneur notre Dieu, que l’offrande placée sous ton regard nous obtienne la grâce de vivre pour toi et nous donne l’éternité bienheureuse. Par Jésus.
Antienne de communion
Être proche de Dieu, mettre en lui mon espoir, c’est là tout mon bonheur.
Prière après la communion
Nous venons de communier, Seigneur, au don sacré du corps et du sang de ton Fils, et nous te prions humblement : Que cette eucharistie offerte en mémoire de lui, comme il nous a dit de le faire, augmente en nous la charité. Par Jésus.
Méditation
« Une telle comédie est indigne de mon âge ». Eléazar à travers la première lecture nous plonge dans les convictions profondes d’une vie de foi et pleines de vicissitudes. Seules ces convictions de foi nous rendent fort et confortable dans des moments d’inconfortabilité face à l’étau d’un conformisme social. Le christianisme n’est pas une équation d’un rapport moral, mais une relation d’amour profonde avec le Christ dans une flamme ardente et qui devient le bien au-dessus de tout bien. C’est d’ailleurs ce bien que veut découvrir Zachée dans l’évangile au-delà de sa puissance financière. « Aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison.» Zachée a reconnu Jésus-Christ comme le Seigneur et c’est ce qui lui vaut le salut. Ce salut n’est rien d’autre que Jésus reconnu et accueilli comme présence de Dieu. C’est une présence offerte et qui se concrétise dans des rencontres inespérées. Comme Zachée, l’argent peut devenir un moyen qui nous rapproche du royaume de Dieu, mieux une source d’amitié et de joie avec Dieu lorsqu’il devient chaine de solidarité.
by Jude Thaddeus Langeh | Nov 15, 2021 | Evangelium
16
November
St. Margaret of Scotland
(1046 – 1093)
St Gertrude (1256 – 1301/2)
Green / White
She was born in Hungary of Anglo-Saxon and Hungarian parents. She founded monasteries, and supported major reforms of Church life. She died in Edinburgh on 16th November 1093. She is remembered for devotion to prayer and learning, and especially for her generosity to the poor.
Entrance Antiphon: Jer 29: 11, 12, 14
The Lord said: I think thoughts of peace and not of affliction. You will call upon me, and I will answer you, and I will lead back your captives from every place.
Collect
Grant us, we pray, O Lord our God, the constant gladness of being devoted to you, for it is full and lasting happiness to serve with constancy the author of all that is good. Through our Lord Jesus Christ, your Son, who lives and reigns with you in the unity of the Holy Spirit, one God, for ever and ever.
First reading: 2 Maccabees 6:18-31
Eleazar, one of the foremost teachers of the Law, a man already advanced in years and of most noble appearance, was being forced to open his mouth wide to swallow pig’s flesh. But he, resolving to die with honour rather than to live disgraced, went to the block of his own accord, spitting the stuff out, the plain duty of anyone with the courage to reject what it is not lawful to taste, even from a natural tenderness for his own life. Those in charge of the impious banquet, because of their long-standing friendship with him, took him aside and privately urged him to have meat brought of a kind he could properly use, prepared by himself, and only pretend to eat the portions of sacrificial meat as prescribed by the king; this action would enable him to escape death, by availing himself of an act of kindness prompted by their long friendship. But having taken a noble decision worthy of his years and the dignity of his great age and the well earned distinction of his grey hairs, worthy too of his impeccable conduct from boyhood, and above all of the holy legislation established by God himself, he publicly stated his convictions, telling them to send him at once to Hades. ‘Such pretence,’ he said, ‘does not square with our time of life; many young people would suppose that Eleazar at the age of ninety had conformed to the foreigners’ way of life, and because I had played this part for the sake of a paltry brief spell of life might themselves be led astray on my account; I should only bring defilement and disgrace on my old age. Even though for the moment I avoid execution by man, I can never, living or dead, elude the grasp of the Almighty. Therefore if I am man enough to quit this life here and now I shall prove myself worthy of my old age, and I shall have left the young a noble example of how to make a good death, eagerly and generously, for the venerable and holy laws.’ With these words he went straight to the block. His escorts, so recently well disposed towards him, turned against him after this declaration, which they regarded as sheer madness. Just before he died under the blows, he groaned aloud and said, ‘The Lord whose knowledge is holy sees clearly that, though I might have escaped death, whatever agonies of body I now endure under this bludgeoning, in my soul I am glad to suffer, because of the awe which he inspires in me.’ This was how he died, leaving his death as an example of nobility and a record of virtue not only for the young but for the great majority of the nation.
Psalm 3:2-7
R/ The Lord upholds me.
1. How many are my foes, O Lord!How many are rising up against me! How many are saying about me: ‘There is no help for him in God.’
2. But you, Lord, are a shield about me, my glory, who lift up my head. I cry aloud to the Lord. He answers from his holy mountain.
3. I lie down to rest and I sleep. I wake, for the Lord upholds me. I will not fear even thousands of people who are ranged on every side against me.
Gospel Acclamation : Ps129:5
Alleluia, alleluia! My soul is waiting for the Lord, I count on his word. Alleluia!
Gospel: Luke 19:1-10
Jesus entered Jericho and was going through the town when a man whose name was Zacchaeus made his appearance: he was one of the senior tax collectors and a wealthy man. He was anxious to see what kind of man Jesus was, but he was too short and could not see him for the crowd. So he ran ahead and climbed a sycamore tree to catch a glimpse of Jesus who was to pass that way. When Jesus reached the spot he looked up and spoke to him: ‘Zacchaeus, come down. Hurry, because I must stay at your house today.’ And he hurried down and welcomed him joyfully. They all complained when they saw what was happening. ‘He has gone to stay at a sinner’s house,’ they said. But Zacchaeus stood his ground and said to the Lord, ‘Look, sir, I am going to give half my property to the poor, and if I have cheated anybody I will pay him back four times the amount.’ And Jesus said to him, ‘Today salvation has come to this house, because this man too is a son of Abraham; for the Son of Man has come to seek out and save what was lost.’
Prayer over the Offerings
Grant, O Lord, we pray, that what we offer in the sight of your majesty may obtain for us the grace of being devoted to you and gain us the prize of everlasting happiness. Through Christ our Lord.
Communion Antiphon: Ps 72: 28
To be near God is my happiness, to place my hope in God the Lord.
Prayer after Communion
We have partaken of the gifts of this sacred mystery, humbly imploring, O Lord, that what your Son commanded us to do in memory of him may bring us growth in charity. Through Christ our Lord.
Meditation
Eleazar in his nineties gave such a bold statement: ‘Such pretence,’ he said ‘does not square with our time of life,’ Through these words, Eleazar plunges us into the deep convictions of a life of faith and full of uncertainties. Only these convictions of faith make us strong and comfortable in moments of discomfort, when we face the vice of social conformism. Christianity entails a relationship of deep love with Christ in a burning flame which becomes the good above all good. It is this good that Zacchaeus wants to discover in the Gospel beyond his financial power. He heeded to Jesus’s invitation: ‘Zacchaeus, come down. Hurry, because I must stay at your house today’. Zacchaeus recognised Jesus Christ as the Lord, and that is what brought him salvation. Salvation is nothing more than Jesus recognised and accepted as the presence of God. It is a presence which is offered and which materialised in unexpected meetings. Like Zacchaeus, money can become a means to bring us closer to the Kingdom of God, or better put, a source of friendship and joy with God when it becomes a chain of solidarity.
by Jude Thaddeus Langeh | Nov 14, 2021 | Agenda Biblique
15
Novembre
Saint Albert le Grand, évêque et docteur de l’Église
Vert / Blanc
D’origine souabe, Albert de Lauingen (vers 1206-1280) est un esprit à la curiosité universelle, d’abord intéressé par les sciences naturelles. Touché par la prédication de Jourdain de Saxe, maître général des Dominicains, il entre dans cet ordre et se passionne pour la science de Dieu. Mais il ne renonce pas aux autres disciplines. Bien plus, il tente de faire une synthèse entre la philosophie et la physique d’Aristote d’une part, et la théologie d’autre part. C’est un de ses élèves, Thomas d’Aquin, qui réussira pleinement cette tâche. Nommé évêque de Ratisbonne, Albert abandonnera au bout de deux ans cette charge pour revenir à ses chères études. Ce génie encyclopédique est le patron des savants.
Antienne d’ouverture : Jr 29, 11.12.14
« Mes pensées, dit le Seigneur Dieu, sont des pensées de paix et non pas de malheur. Appelez-moi, je vous écouterai et, de partout, je vous rassemblerai. »
Prière d’ouverture
Accorde-nous, Seigneur, de trouver notre joie dans notre fidélité. Car c’est un bonheur durable et profond de servir constamment le créateur de tout bien. Par Jésus Christ.
Première lecture : 1 M 1, 10-15.41-43.54-57. 62-64
En ces jours-là, de la descendance des successeurs d’Alexandre le Grand surgit un homme de péché, Antiocos Epiphane, fils du roi Antiocos le Grand. Il avait séjourné à Rome comme otage, et il devint roi en l’année 137 de l’empire grec. À cette époque, surgirent en Israël des hommes infidèles à la Loi et ils séduisirent beaucoup de gens, car ils disaient : « Allons, faisons alliance avec les nations qui nous entourent. En effet, depuis que nous avons rompu avec elles, il nous est arrivé beaucoup de malheurs. » Ce langage parut judicieux, et quelques-uns, dans le peuple, s’empressèrent d’aller trouver le roi. Celui-ci leur permit d’adopter les usages des nations. Ils construisirent un gymnase à Jérusalem, selon la coutume des nations ; ils effacèrent les traces de leur circoncision, renièrent l’Alliance sainte, s’associèrent aux gens des nations, et se vendirent pour faire le mal. Le roi Antiocos prescrivit à tous les habitants de son royaume de ne faire désormais qu’un seul peuple, et d’abandonner leurs coutumes particulières. Toutes les nations païennes se conformèrent à cet ordre. En Israël, beaucoup suivirent volontiers la religion du roi, offrirent des sacrifices aux idoles, et profanèrent le sabbat. Le quinzième jour du neuvième mois, en l’année 145, Antiocos éleva sur l’autel des sacrifices l’abomination de la désolation, et, dans les villes de Juda autour de Jérusalem, ses partisans élevèrent des autels païens. Ils brûlèrent de l’encens aux portes des maisons et sur les places. Tous les livres de la Loi qu’ils découvraient, ils les jetaient au feu après les avoir lacérés. Si l’on découvrait chez quelqu’un un livre de l’Alliance, si quelqu’un se conformait à la Loi, le décret du roi le faisait mettre à mort. Cependant, beaucoup en Israël résistèrent et eurent le courage de ne manger aucun aliment impur. Ils acceptèrent de mourir pour ne pas être souillés par ce qu’ils mangeaient et pour ne pas profaner l’Alliance sainte ;et de fait, ils moururent. C’est ainsi que s’abattit sur Israël une grande colère.
Psaume : Ps 118 (119), 53.61, 134.150, 155.158
R/ Fais-moi vivre, Seigneur, que je garde ta loi. (cf. Ps 118, 88)
1. Face aux impies, la fureur me prend, car ils abandonnent ta loi. Les pièges de l’impie m’environnent, je n’oublie pas ta loi.
2. Rachète-moi de l’oppression des hommes, que j’observe tes préceptes. Ceux qui poursuivent le mal s’approchent, ils s’éloignent de ta loi.
3. Le salut s’éloigne des impies qui ne cherchent pas tes commandements. J’ai vu les renégats : ils me répugnent, car ils ignorent ta promesse.
Acclamation
Alléluia. Alléluia. Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur. Celui qui me suit aura la lumière de la vie. Alléluia. (Jn 8, 12)
Évangile : Luc 18, 35-43
Alors que Jésus approchait de Jéricho, un aveugle mendiait, assis au bord de la route. Entendant la foule passer devant lui, il s’informa de ce qu’il y avait. On lui apprit que c’était Jésus le Nazaréen qui passait. Il s’écria : « Jésus, fils de David, prends pitié de moi ! » Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle: « Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrêta et il ordonna qu’on le lui amène. Quand il se fut approché, Jésus lui demanda : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il répondit : « Seigneur, que je retrouve la vue. » Et Jésus lui dit: «Retrouve la vue ! Ta foi t’a sauvé. » À l’instant même, il retrouva la vue, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, adressa une louange à Dieu.
Prière sur les offrandes
Permets, Seigneur notre Dieu, que l’offrande placée sous ton regard nous obtienne la grâce de vivre pour toi et nous donne l’éternité bienheureuse. Par Jésus.
Antienne de communion
Être proche de Dieu, mettre en lui mon espoir, c’est là tout mon bonheur.
Prière après la communion
Nous venons de communier, Seigneur, au don sacré du corps et du sang de ton Fils, et nous te prions humblement : Que cette eucharistie offerte en mémoire de lui, comme il nous a dit de le faire, augmente en nous la charité. Par Jésus.
Méditation
« Guérison d’un aveugle à Jéricho» : un tel titre serait tout à fait attendu au regard de ce qui se déroule en apparence, ce qui se déroule en surface. L’aveugle est assis au bord du chemin, il mendie, et la foule lui annonce : « C’est Jésus le nazaréen qui passe ». La foule possède sur Jésus une information objective, mais extérieure. L’aveugle saisit l’occasion et en fait une profession de foi salutaire :«Jésus fils de David aie pitié de moi ». L’aveugle dépasse l’information purement géographique et confesse le messie «fils de David ». Une fois cette messianité confessée par l’aveugle, la foule le dresse en adversaire. Bien aimés, la confession publique du messie comme Fils de Dieu fait toujours au monde. Cependant, cette profession de foi finit toujours par convertir les cœurs. C’est pourquoi on passera sur le plan symbolique de foule à un peuple rassemblé qui rend grâce à Dieu. Comme dans la première lecture, toutes les nations païennes se conformeront à cette profession de foi. Devenons en ce jour cet aveugle qui sert d’intermédiaire entre Jésus et la foule. Qu’en rendant grâce à Dieu, on passe d’une foule curieuse à un peuple de Dieu professant sa foi.