VENDREDI 23 JANVIER

SAINT BARNARD
(Psautier II Vert )


Originaire de la région de Lyon, il se marie et vit à la cour de l’empereur Charlemagne. En accord avec sa femme, après sept ans de vie commune il se consacre à Dieu au monastère d’Ambronay-01500, en Bresse. Il est nommé archevêque de Vienne sur le Rhône, en 810. En 837, il fonde l’abbaye de Romans où il mourut.

Antienne d’ouverture : Ps 65, 4
Que toute la terre se prosterne devant toi: Seigneur, qu’elle chante pour toi, qu’elle chante à la gloire de ton nom, Dieu très-haut.

Prière d’ouverture :
Dieu éternel et tout-puissant, qui régis l’univers du ciel et de la terre: Exauce, en ta bonté, les prières de ton peuple et fais à notre temps la grâce de la paix. Par Jésus Christ.

1ère lecture : 1 S 24, 3-21
En ces jours-là, Saül prit trois mille hommes, choisis dans tout Israël, et partit à la recherche de David et de ses gens en face du Rocher des Bouquetins. Il arriva aux parcs à moutons qui sont en bordure de la route; il y a là une grotte, où Saül entra pour se soulager. Or, David et ses hommes se trouvaient au fond de la grotte. Les hommes de David lui dirent: «Voici le jour dont le Seigneur t’a dit: “Je livrerai ton ennemi entre tes mains, tu en feras ce que tu voudras.» David vint couper furtivement le pan du manteau de Saül. Alors le cœur lui battit d’avoir coupé le pan du manteau de Saül. Il dit à ses hommes: «Que le Seigneur me préserve de faire une chose pareille à mon maître, qui a reçu l’onction du Seigneur : porter la main sur lui, qui est le messie du Seigneur.» Par ses paroles, David retint ses hommes. Il leur interdit de se jeter sur Saül. Alors Saül quitta la grotte et continua sa route. David se leva, sortit de la grotte, et lui cria: «Mon seigneur le roi!» Saül regarda derrière lui. David s’inclina jusqu’à terre et se prosterna, puis il lui cria: «Pourquoi écoutes-tu les gens qui te disent: “David te veut du mal”? Aujourd’hui même, tes yeux ont vu comment le Seigneur t’avait livré entre mes mains dans la grotte; pourtant, j’ai refusé de te tuer, je t’ai épargné et j’ai dit: “Je ne porterai pas la main sur mon seigneur le roi qui a reçu l’onction du Seigneur.” Regarde, père, regarde donc: voici dans ma main le pan de ton manteau. Puisque j’ai pu le couper, et que pourtant je ne t’ai pas tué, reconnais qu’il n’y a en moi ni méchanceté ni révolte. Je n’ai pas commis de faute contre toi, alors que toi, tu traques ma vie pour me l’enlever. C’est le Seigneur qui sera juge entre toi et moi, c’est le Seigneur qui me vengera de toi, mais ma main ne te touchera pas ! Comme dit le vieux proverbe: “Des méchants sort la méchanceté.” C’est pourquoi ma main ne te touchera pas. Après qui donc le roi d’Israël s’est-il mis en campagne ? Après qui cours-tu donc? Après un chien crevé, après une puce? Que le Seigneur soit notre arbitre, qu’il juge entre toi et moi, qu’il examine et défende ma cause, et qu’il me rende justice, en me délivrant de ta main!» Lorsque David eut fini de parler, Saül s’écria: «Est-ce bien ta voix que j’entends, mon fils David?» Et Saül se mit à crier et à pleurer. Puis il dit à David: «Toi, tu es juste, et plus que moi : car toi, tu m’as fait du bien, et moi, je t’ai fait du mal. Aujourd’hui tu as montré toute ta bonté envers moi: le Seigneur m’avait livré entre tes mains, et tu ne m’as pas tué! Quand un homme surprend son ennemi, va-t-il le laisser partir tranquillement? Que le Seigneur te récompense pour le bien que tu m’as fait aujourd’hui. Je sais maintenant que tu régneras certainement, et que la royauté d’Israël tiendra bon en ta main.»

Psaume : 56 (57), 2, 3-4ac, 6.11
R/ Pitié pour moi, mon Dieu, pitié pour moi !

  1. Pitié, mon Dieu, pitié pour moi ! En toi je cherche refuge, un refuge à l’ombre de tes ailes, aussi longtemps que dure le malheur.
  2. Je crie vers Dieu, le Très-Haut, vers Dieu qui fera tout pour moi. Du ciel, qu’il m’envoie le salut, qu’il envoie son amour et sa vérité !
  3. Dieu, lève-toi sur les cieux: que ta gloire domine la terre! Ton amour est plus grand que les cieux, ta vérité, plus haute que les nues.

Acclamation:
Alléluia. Alléluia. Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui: il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation. Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)

Évangile : Mc 3, 13-19
En ce temps-là, Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu’il voulait. Ils vinrent auprès de lui, et il en institua douze pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle avec le pouvoir d’expulser les démons. Donc, il établit les Douze: Pierre – c’est le nom qu’il donna à Simon –, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques – il leur donna le nom de «Boanerguès», c’est-à-dire: «Fils du tonnerre» – André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, fils d’Alphée, Thaddée, Simon le Zélote, et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.

Prière sur les offrandes :
Seigneur, accorde-nous la grâce de vraiment participer à cette eucharistie; Car chaque fois qu’est célébré ce sacrifice en mémorial, c’est l’ouvre de notre Rédemption qui s’accomplit. Par Jésus.

Antienne de communion : Ps 22, 5
Pour moi, Seigneur, tu as dressé la table, et ma coupe me remplit de joie.

Prière après la communion :
Pénètre-nous, Seigneur, de ton esprit de charité, Afin que soient unis par ton amour ceux que tu as nourris d’un même pain. Par Jésus.

Méditation :
Jésus s’en va dans la montagne, un lieu à l’écart, pour un événement important. Une refondation, une nouvelle genèse, avec un échantillon d’humanité, pas vraiment la fine fleur, la suite le montrera, des braves gens comme vous et moi : Pierre, Jacques, Jean… Il les institue, les investit d’une mission, en nommant, et même renommant certains pour l’occasion. L’aventure peut commencer. C’est important de savoir qui on est, qui nous envoie, pour être ambassadeur ! Un nom se reçoit toujours d’un autre. Il est le gage d’une confiance et une ouverture sur un avenir. Jésus veut « qu’ils soient avec lui ». Projet de communion pour toute l’humanité, qu’il commence humblement avec Pierre, Jacques, Jean… Que nos espérances les plus folles pour le monde puissent trouver un début de réalisation avec ces premiers appelés.

JEUDI 22 JANVIER

SAINT VINCENT PALLOTTI, PRETRE DOMINICAIN
(Psautier II Vert )


Prêtre italien, fondateur de la Société de l’apostolat catholique ainsi que des Sœurs de l’apostolat catholique. Il est considéré comme le précurseur de l’Action catholique mondiale et reconnu saint par l’Église catholique. Il a organisé des écoles pour cordonniers, tailleurs, cochers, charpentiers et jardiniers.

Antienne d’ouverture : Ps 65, 4
Que toute la terre se prosterne devant toi: Seigneur, qu’elle chante pour toi, qu’elle chante à la gloire de ton nom, Dieu très-haut.

Prière d’ouverture :
Dieu éternel et tout-puissant, qui régis l’univers du ciel et de la terre: Exauce, en ta bonté, les prières de ton peuple et fais à notre temps la grâce de la paix. Par Jésus Christ.

1ère lecture : 1 S 18, 6-9 ; 19, 1-7
En ces jours-là, au retour de l’armée, lorsque David revint après avoir tué le Philistin, les femmes sortirent de toutes les villes d’Israël à la rencontre du roi Saül pour chanter et danser au son des tambourins, des cris de joie et des cymbales. Les femmes dansaient en se renvoyant ce refrain: «Saül a tué ses milliers, et David, ses dizaines de milliers.» Saül le prit très mal et fut très irrité. Il disait: «À David on attribue les dizaines de milliers, et à moi les milliers ; il ne lui manque plus que la royauté!» Depuis ce jour-là, Saül regardait David avec méfiance. Saül dit à son fils Jonathan et à tous ses serviteurs son intention de faire mourir David. Mais Jonathan, le fils de Saül, aimait beaucoup David et il alla le prévenir: «Mon père Saül cherche à te faire mourir. Demain matin, sois sur tes gardes, mets-toi à l’abri, dissimule-toi. Moi, je sortirai et je me tiendrai à côté de mon père dans le champ où tu seras. Je parlerai de toi à mon père, je verrai ce qu’il en est et je te le ferai savoir.» Jonathan fit à son père Saül l’éloge de David; il dit: «Que le roi ne commette pas de faute contre son serviteur David, car lui n’a commis aucune faute envers toi. Au contraire, ses exploits sont une très bonne chose pour toi. Il a risqué sa vie, il a frappé à mort Goliath le Philistin, et le Seigneur a donné une grande victoire à tout Israël : tu l’as vu et tu en as été heureux. Pourquoi donc commettre une faute contre la vie d’un innocent, en faisant mourir David sans motif?» Saül écouta Jonathan et fit ce serment: «Par le Seigneur vivant, il ne sera pas mis à mort!» Alors Jonathan appela David et lui répéta tout ce que le roi avait dit. Puis il le conduisit à Saül, et David reprit sa place comme avant.

Psaume : 55 (56), 2-3, 9ab-10, 11a.12, 13-14ab
R/ Sur Dieu, je prends appui: plus rien ne me fait peur.

  1. Pitié, mon Dieu ! Des hommes s’acharnent contre moi; tout le jour, ils me combattent, ils me harcellent. Ils s’acharnent, ils me guettent tout le jour ; mais là-haut, une armée combat pour moi.
  2. Toi qui comptes mes pas vagabonds, recueille en tes outres mes larmes. Le jour où j’appellerai, mes ennemis reculeront ; je le sais, Dieu est pour moi.
  3. Sur Dieu dont j’exalte la parole, sur Dieu, je prends appui : plus rien ne me fait peur! Que peuvent sur moi des humains ?
  4. Mon Dieu, je tiendrai ma promesse, je t’offrirai des sacrifices d’action de grâce; car tu m’as délivré de la mort et tu préserves mes pieds de la chute.

Acclamation :
Alléluia. Alléluia. Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ; il a fait resplendir la vie par l’Évangile. Alléluia. (2 Tm 1, 10)

Évangile : Mc 3, 7-12
En ce temps-là, Jésus se retira avec ses disciples près de la mer, et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent. De Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon vinrent aussi à lui une multitude de gens qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait. Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour que la foule ne l’écrase pas. Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. Et lorsque les esprits impurs le voyaient, ils se jetaient à ses pieds et criaient: «Toi, tu es le Fils de Dieu!» Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.

Prière sur les offrandes :
Seigneur, accorde-nous la grâce de vraiment participer à cette eucharistie; Car chaque fois qu’est célébré ce sacrifice en mémorial, c’est l’ouvre de notre Rédemption qui s’accomplit. Par Jésus.

Antienne de communion : Ps 22, 5
Pour moi, Seigneur, tu as dressé la table, et ma coupe me remplit de joie.

Prière après la communion :
Pénètre-nous, Seigneur, de ton esprit de charité, Afin que soient unis par ton amour ceux que tu as nourris d’un même pain. Par Jésus.

Méditation :
Hier, les Pharisiens tenaient conseil avec les Hérodiens pour faire périr Jésus, et aujourd’hui, le voilà entouré d’une foule venue de loin pour se faire guérir. Quel contraste ! Quel homme menacé de mort agirait ainsi ? Un guérisseur, aussi puissant soit-il, aurait cessé toute activité pour protéger sa vie. Mais pour le moment, personne autour de lui ne se pose cette question. La foule suit Jésus parce qu’elle a été guérie et rassasiée. Jésus le sait, c’est pourquoi il rabroue les esprits impurs quand ils crient : « Tu es le Fils de Dieu ». Leur connaissance n’est qu’extérieure. Il faut attendre que Jésus se manifeste sur la croix pour qu’un centurion puisse dire en vérité, à la fin de l’évangile : « Vraiment, cet homme état Fils de Dieu ! »

THURSDAY 22 JANUARY


SAINT VINCENT PALLOTTI, DEACON, MARTYR


Psalter II


GREEN

He was born in Huesca and became a deacon ofthe church of Saragossa (Zaragoza). He wastortured to death in Valencia, in the persecution ofDiocletian. After his death, his cult spread rapidlythrough the Roman Empire.

Entrance Antiphon: Ps 65: 4
All the earth shall bow down before you, O God, and shall sing to you, shall sing to your name, O Most High!

Collect
Almighty ever-living God, who govern all things, both in heaven and on earth, mercifully hear the pleading of your people and bestow your peace on our times. Through our Lord Jesus Christ, your Son, who lives and reigns with you in the unity of the Holy Spirit, God, for ever and ever.

First reading: 1 Samuel 18:6-9; 19:1-7
When David and Saul approached (on David’s return after slaying the Philistine), women came out from each of the cities of Israel to meet King Saul, singing and dancing, with tambourines, joyful songs, and sistrums. The women played and sang: “Saul has slain his thousands, and David his ten thousands.” Saul was very angry and resentful of the song, for he thought: “They give David ten thousands, but only thousands to me. All that remains for him is the kingship.” And from that day on, Saul was jealous of David. Saul discussed his intention of killing David with his son Jonathan and with all his servants. But Saul’s son Jonathan, who was very fond of David, told him: “My father Saul is trying to kill you. Therefore, please be on your guard tomorrow morning; get out of sight and remain in hiding. I, however, will go out and stand beside my father in the countryside where you are, and will speak to him about you. If I learn anything, I will let you know.” Jonathan then spoke well of David to his father Saul, saying to him: “Let not your majesty sin against his servant David, for he has committed no offense against you, but has helped you very much by his deeds. When he took his life in his hands and slew the Philistine, and the Lord brought about a great victory for all Israel through him, you were glad to see it. Why, then, should you become guilty of shedding innocent blood by killing David without cause?” Saul heeded Jonathan’s plea and swore, “As the Lord lives, he shall not be killed.” So Jonathan summoned David and repeated the whole conversation to him. Jonathan then brought David to Saul, and David served him as before.

Responsorial Psalm: Psalm 56:2-3, 9-10a, 10b-11, 12-13
R/ In God I trust; I shall not fear.

  1. Have mercy on me, O God, for men trample upon me; all the day they press their attack against me. My adversaries trample upon me all the day; yes, many fight against me.
  2. My wanderings you have counted; my tears are stored in your flask; are they not recorded in your book? Then do my enemies turn back, when I call upon you.
  3. Now I know that God is with me. In God, in whose promise I glory, in God I trust without fear; what can flesh do against me?
  4. I am bound, O God, by vows to you; your thank offerings I will fulfill. For you have rescued me from death, my feet, too, from stumbling; that I may walk before God in the light of the living.

Gospel Acclamation: 2 Timothy1:10
Alleluia, alleluia. Our Savior Jesus Christ has destroyed death and brought life to light through the Gospel. Alleluia, alleluia.

Gospel: Mark 3:7-12
Jesus withdrew toward the sea with his disciples. A large number of people followed from Galilee and from Judea. Hearing what he was doing, a large number of people came to him also from Jerusalem, from Idumea, from beyond the Jordan, and from the neighborhood of Tyre and Sidon. He told his disciples to have a boat ready for him because of the crowd, so that they would not crush him. He had cured many and, as a result, those who had diseases were pressing upon him to touch him. And whenever unclean spirits saw him they would fall down before him and shout, “You are the Son of God.” He warned them sternly not to make him known.

Prayer over the Offerings
Grant us, O Lord, we pray, that we may participate worthily in these mysteries, for whenever the memorial of this sacrifice is celebrated the work of our redemption is accomplished. Through Christ our Lord.

Communion Antiphon: Cf. Ps 22: 5
You have prepared a table before me, and how precious is the chalice that quenches my thirst.

Prayer after Communion
Pour on us, O Lord, the Spirit of your love, and in your kindness make those you have nourished by this one heavenly Bread one in mind and heart. Through Christ our Lord.

Meditation
“You are the Son of God.” The demons that Jesus cast out recognise him as the Son of God. He came to liberate us from all the evil spirits that torment us. There are spiritual forces that assail us, and Jesus is more powerful than them; he will drive them away if we invite him into our lives. There are also vices that plague our relations with others and destroy our society. Jesus came to overcome them as well, and he wants us to cooperate with him in this task. He wants that we, like Jonathan, should stand up against jealousy, injustice and all forms of wickedness. Just as Jonathan defended David against the jealousy of Saul and convinced Saul not to commit the injustice of killing David, we should stand for justice and defend those who suffer various forms of oppression and discrimination. Like Christ, we too should drive out vice from our lives and our society, and promote the practice of virtue.

MERCREDI 21 JANVIER

SAINTE AGNES DE ROME, VIERGE ET MARTYRE
(Psautier II Rouge )


Il y eut à Rome une fillette âgée entre douze et quinze ans qui mourut volontairement pour sa foi en Jésus-Christ, lors de la persécution de Dioclétien. Comme on ne savait pas exactement son nom, celui d’Agnès qui signifie « Agneau » lui fut attribué.

Antienne d’ouverture :
Sainte Agnès a combattu jusqu’à la mort pour être fidèle à son Dieu ; elle n’a pas craint les menaces des impies : elle était fondée sur le roc.

Prière d’ouverture :
Dieu éternel et tout-puissant, tu choisis les créatures les plus faibles pour confondre les puissances du monde ; tandis que nous célébrons l’anniversaire du martyre de sainte Agnès, accorde-nous d’imiter sa fermeté dans la foi. Par Jésus.

1ère lecture : 1 S 17, 32-33.37.40-51
En ces jours-là, le Philistin Goliath venait tous les jours défier l’armée d’Israël. David dit à Saül: «Que personne ne perde courage à cause de ce Philistin. Moi, ton serviteur, j’irai me battre avec lui.» Saül répondit à David: «Tu ne peux pas marcher contre ce Philistin pour lutter avec lui, car tu n’es qu’un enfant, et lui, c’est un homme de guerre depuis sa jeunesse.» David insista: «Le Seigneur, qui m’a délivré des griffes du lion et de l’ours, me délivrera des mains de ce Philistin.» Alors Saül lui dit: «Va, et que le Seigneur soit avec toi!» David prit en main son bâton, il se choisit dans le torrent cinq cailloux bien lisses et les mit dans son sac de berger, dans une poche; puis, la fronde à la main, il s’avança vers le Philistin. Le Philistin se mit en marche et, précédé de son porte-bouclier, approcha de David. Lorsqu’il le vit, il le regarda avec mépris car c’était un jeune garçon; il était roux et de belle apparence. Le Philistin lui dit: «Suis-je donc un chien, pour que tu viennes contre moi avec un bâton?» Puis il le maudit en invoquant ses dieux. Il dit à David: «Viens vers moi, que je te donne en pâture aux oiseaux du ciel et aux bêtes sauvages!» David lui répondit: «Tu viens contre moi avec épée, lance et javelot, mais moi, je viens contre toi avec le nom du Seigneur des armées, le Dieu des troupes d’Israël que tu as défié. Aujourd’hui le Seigneur va te livrer entre mes mains, je vais t’abattre, te trancher la tête, donner aujourd’hui même les cadavres de l’armée philistine aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre. Toute la terre saura qu’il y a un Dieu pour Israël, et tous ces gens rassemblés sauront que le Seigneur ne donne la victoire ni par l’épée ni par la lance, mais que le Seigneur est maître du combat, et qu’il vous livre entre nos mains.» Goliath s’était dressé, s’était mis en marche et s’approchait à la rencontre de David. Celui-ci s’élança et courut vers les lignes des ennemis à la rencontre du Philistin. Il plongea la main dans son sac, et en retira un caillou qu’il lança avec sa fronde. Il atteignit le Philistin au front, le caillou s’y enfonça, et Goliath tomba face contre terre. Ainsi David triompha du Philistin avec une fronde et un caillou : quand il frappa le Philistin et le mit à mort, il n’avait pas d’épée à la main. Mais David courut ; arrivé près du Philistin, il lui prit son épée, qu’il tira du fourreau, et le tua en lui coupant la tête. Quand les Philistins virent que leur héros était mort, ils prirent la fuite.

Psaume : 143 (144), 1, 2, 9-10
R/ Béni soit le Seigneur, mon rocher !

  1. Béni soit le Seigneur, mon rocher ! Il exerce mes mains pour le combat, il m’entraîne à la bataille.
  2. Il est mon allié, ma forteresse, ma citadelle, celui qui me libère ; il est le bouclier qui m’abrite, il me donne pouvoir sur mon peuple.
  3. Pour toi, je chanterai un chant nouveau, pour toi, je jouerai sur la harpe à dix cordes, pour toi qui donnes aux rois la victoire et sauves de l’épée meurtrière David, ton serviteur.

Acclamation :
Alléluia. Alléluia. Jésus proclamait l’Évangile du Royaume et guérissait toute infirmité dans le peuple. Alléluia. (cf. Mt 4, 23)

Évangile : Mc 3, 1-6
En ce temps-là, Jésus entra dans une synagogue; il y avait là un homme dont la main était atrophiée. On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat. C’était afin de pouvoir l’accuser. Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée: «Lève-toi, viens au milieu.» Et s’adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal? de sauver une vie ou de tuer?» Mais eux se taisaient. Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leurs cœurs, il dit à l’homme: «Étends la main.» Il l’étendit, et sa main redevint normale. Une fois sortis, les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr.

Prière sur les offrandes :
Seigneur, nous te présentons ces offrandes en la fête de sainte Agnès : accueille-les avec autant de bienveillance que tu as accueilli son martyre. Par Jésus.

Antienne de communion :
« Je suis la vigne et vous êtes les sarments, dit le Seigneur. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit. »

Prière après la communion :
Seigneur, tu as donné à la bienheureuse Agnès d’être comptée parmi les saintes du ciel, au double titre de vierge et de martyre ; par la force de cette communion, fais-nous sortir vainqueurs de toute épreuve pour obtenir un jour la gloire du Royaume. Par Jésus.

Méditation :
Aux « observateurs » qui veulent l’accuser, Jésus impose un choix qui le révélera. Il sait, comme tout le monde, quels actes sont permis. Mais il interroge sur leur sens pour essayer de faire réfléchir l’assistance sur le but de l’institution. En effet, l’institution du sabbat, avec ses interdits, est faite pour servir. Jésus tente de faire passer les gens d’une morale du péché à une morale des fins, du projet de Dieu. Ce projet, il le suggère par deux mots : le bien, et le salut, qui signifient clairement : la vie. Devant leur silence obstiné, Jésus s’agace et enfreint alors brutalement la loi qui n’accepte pas de s’incliner devant la vie. Tout ce qui ne va pas vers la vie va vers la mort. Il suffit donc de ne pas laisser nos sabbats à nous dégénérer en anti-vie.

WEDNESDAY 21 JANUARY


SAINT AGNES OF ROME, VIRGIN AND MARTYR


Psalter II


RED

As with so many of the early Roman martyrs, very little is nowknown about Agnes’ life. Partly this is because the detailshave been obscured by the light that shines from hermartyrdom and the cult that it inspired, and partly becauseif you are martyred at the age of 12, your life has not reallyacquired that many details in any case. Agnes was filledwith the love of God from an early age, vowed herself tocelibacy, and when the opportunity of martyrdom arose,she did not hide away but stepped forward and took it.

Entrance Antiphon
Behold, now she follows the Lamb who was crucified for us, powerful in virginity, modesty her offering, a sacrifice on the altar of chastity.

Collect
Almighty ever-living God, who choose what is weak in the world to confound the strong, mercifully grant, that we, who celebrate the heavenly birthday of your Martyr Saint Agnes, may follow her constancy in the faith. Through our Lord Jesus Christ, your Son, who lives and reigns with you in the unity of the Holy Spirit, God, for ever and ever.

First reading: 1 Samuel 17:32-33, 37, 40-51
David spoke to Saul: “Let your majesty not lose courage. I am at your service to go and fight this Philistine.” But Saul answered David, “You cannot go up against this Philistine and fight with him, for you are only a youth, while he has been a warrior from his youth.” David continued: “The Lord, who delivered me from the claws of the lion and the bear, will also keep me safe from the clutches of this Philistine.” Saul answered David, “Go! the Lord will be with you.” Then, staff in hand, David selected five smooth stones from the wadi and put them in the pocket of his shepherd’s bag. With his sling also ready to hand, he approached the Philistine. With his shield bearer marching before him, the Philistine also advanced closer and closer to David. When he had sized David up, and seen that he was youthful, and ruddy, and handsome in appearance, the Philistine held David in contempt. The Philistine said to David, “Am I a dog that you come against me with a staff?” Then the Philistine cursed David by his gods and said to him, “Come here to me, and I will leave your flesh for the birds of the air and the beasts of the field.” David answered him: “You come against me with sword and spear and scimitar, but I come against you in the name of the Lord of hosts, the God of the armies of Israel that you have insulted. Today the Lord shall deliver you into my hand; I will strike you down and cut off your head. This very day I will leave your corpse and the corpses of the Philistine army for the birds of the air and the beasts of the field; thus the whole land shall learn that Israel has a God. All this multitude, too, shall learn that it is not by sword or spear that the Lord saves. For the battle is the Lord’s and he shall deliver you into our hands.” The Philistine then moved to meet David at close quarters, while David ran quickly toward the battle line in the direction of the Philistine. David put his hand into the bag and took out a stone, hurled it with the sling, and struck the Philistine on the forehead. The stone embedded itself in his brow, and he fell prostrate on the ground. Thus David overcame the Philistine with sling and stone; he struck the Philistine mortally, and did it without a sword. Then David ran and stood over him; with the Philistine’s own sword which he drew from its sheath he dispatched him and cut off his head.

Responsorial Psalm: Psalm 144:1b, 2, 9-10
R/ Blessed be the Lord, my Rock!

  1. Blessed be the Lord, my rock, who trains my hands for battle, my fingers for war.
  2. My refuge and my fortress, my stronghold, my deliverer, My shield, in whom I trust, who subdues my people under me.
  3. O God, I will sing a new song to you; with a ten-stringed lyre I will chant your praise, You who give victory to kings, and deliver David, your servant from the evil sword.

Gospel Acclamation: Matthew 4:23
Alleluia, alleluia. Jesus preached the Gospel of the Kingdom and cured every disease among the people. Alleluia, alleluia.

Gospel: Mark 3:1-6
Jesus entered the synagogue. There was a man there who had a withered hand. They watched Jesus closely to see if he would cure him on the sabbath so that they might accuse him. He said to the man with the withered hand, “Come up here before us.” Then he said to the Pharisees, “Is it lawful to do good on the sabbath rather than to do evil, to save life rather than to destroy it?” But they remained silent. Looking around at them with anger and grieved at their hardness of heart, Jesus said to the man, “Stretch out your hand.” He stretched it out and his hand was restored. The Pharisees went out and immediately took counsel with the Herodians against him to put him to death.

Prayer over the Offerings
May the offerings we bring in celebration of blessed N. win your gracious acceptance, O Lord, we pray, just as the struggle of her suffering and passion was pleasing to you. Through Christ our Lord.

Communion Antiphon: Rv 7: 17
The Lamb who is at the centre of the throne will lead them to the springs of the waters of life.

Prayer after Communion
O God, who bestowed on blessed N. a crown among the Saints for her twofold triumph of virginity and martyrdom, grant, we pray, through the power of this Sacrament, that, bravely overcoming every evil, we may attain the glory of heaven. Through Christ our Lord.

Meditation
“Blessed be the Lord, my Rock!” Our God is a dependable God, one on whom we can rely in all circumstances. Goliath was bigger, stronger and more experienced than David, and from a human perspective, David stood no chance against him. But David knew he could count on God, and he emerged victorious. If we invite God into our lives and always count on him, then the situations we face that look impossible will become possible. What we are unable to deal with on our own becomes reachable, because we handle it not with our own strength but with the strength of God. He gives us the strength, the wisdom, the perseverance and the openings that we need to succeed. He is always ready to assist us because he loves us, and he expects us to show the same love to others. Jesus expresses this divine expectation in the question he addressed to the Pharisees: “Is it lawful to do good on the Sabbath rather than to do evil?” This question is an invitation to question the laws and rules we impose on others; a law is only valid if it is founded on love and is meant to improve the lot of people.