by L'équipe de publication | Mar 25, 2024 | Agenda Biblique
Sainte LARISSA
Violet
Martyre grecque du IVe siècle, elle fut brûlée vive avec d’autres chrétiens dans leur église, en plein culte, par un roi goth encore païen. Elle reste honorée par les Grecs et les Russes.
Antienne d’ouverture : Ps 26, 11-12
Montre-moi, Seigneur, ton chemin, conduis-moi par des routes sûres, malgré ceux qui me guettent. Ne me laisse pas à la merci de l’adversaire.
Prière d’ouverture
Aide-nous, Dieu éternel et tout-puissant, à célébrer les mystères de la passion du Seigneur de telle sorte que nous obtenions le pardon. Par Jésus Christ.
1ère lecture : Isaïe 49, 1-6
Écoutez-moi, îles lointaines ! Peuples éloignés, soyez attentifs ! J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom. Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m’a protégé par l’ombre de sa main; il a fait de moi une flèche acérée, il m’a caché dans son carquois. Il m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. » Et moi, je disais : « Je me suis fatigué pour rien, c’est pour le néant, c’est en pure perte que j’ai usé mes forces. » Et pourtant, mon droit subsistait auprès du Seigneur, ma récompense, auprès de mon Dieu. Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force. Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »
Psaume : 70 (71), 1-2, 3, 5a.6, 15ab.17
R/ Ma bouche annonce ton salut, Seigneur. cf. 70,15ab
En toi, Seigneur, j’ai mon refuge: garde moi d’être humilié pour toujours. Dans ta justice, défends-moi, libère-moi, tends l’oreille vers moi, et sauve-moi.
Sois le rocher qui m’accueille, toujours accessible ; tu as résolu de me sauver : ma forteresse et mon roc, c’est toi !
Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance, Toi, mon soutien dès avant ma naissance, tu m’as choisi dès le ventre de ma mère; tu seras ma louange toujours !
Ma bouche annonce tout le jour tes actes de justice et de salut ; Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse, jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles.
Acclamation
Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire! Salut, ô Christ, notre Roi : obéissant au Père ; comme l’agneau vers l’abattoir, tu te laisses conduire à la croix. Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire!.
Évangile : Jean 13, 21-33.36-38
En ce temps-là, au cours du repas que Jésus prenait avec ses disciples, il fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage : « Amen, amen, je vous le dis: l’un de vous me livrera.» Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait. Il y avait à table, appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait. Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce?» Jésus lui répond : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite.» Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit. Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt. Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller”, je vous le dis maintenant à vous aussi. » Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. » Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent? Je donnerai ma vie pour toi ! » Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis: le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois. »
Prière sur les offrandes
Regarde avec amour, Seigneur, le sacrifice offert par ta famille ; toi qui nous donnes déjà de participer à tes sacrements, accorde-nous encore la grâce de parvenir aux biens dont ils sont le signe. Par Jésus.
Antienne de la communion
Dieu n’a pas refusé son propre Fils, il l’a livré pour nous tous : en nous le donnant, il nous a tout donné.
Prière après la communion
Tu nous as nourris, Seigneur, de ton Eucharistie, et nous en appelons à ta miséricorde: par le sacrement, qui déjà nous donne ta force, rends-nous participants de la vie éternelle. Par Jésus.
Méditation
Connaissant bien pourtant le Psaume qui dit “même l’ami qui avait ma confiance et qui partageait mon pain m’a frappé du talon (m’a trahi)” (Ps 40, 10), Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or, il faisait nuit. En prenant cette bouchée, le traître assume librement et consomme sa rupture avec son Ami que signifient les deux faits qu’il quitte la table (le lieu de la communion où est rompu le pain de l’amitié et de la fraternité) et sort de la salle. Et quand Jean fait cette glose explicative, – or il faisait nuit -, c’est justement pour nous signifier que l’Empire des ténèbres, et son prince Satan, se servirent dès ce moment-là de Judas, qui leur donna l’opportunité. Le diable sait-il faire autre chose que saisir les opportunités de perdre l’homme? La posture apparemment étrange et peut-être un peu curieuse que prend à table le disciple bien-aimé couché sur la poitrine de Jésus, – celle dite dans la tradition biblique de l’héritier prêt à recevoir dans le contact physique avec lui le testament du patriarche, comme ce fut le cas entre Isaac et Jacob -, tranche net avec l’attitude de Judas. Il reste fidèle, auprès et à l’amour du Maître. Imitons-le, pour éviter de jouer le mauvais rôle, sous le fait du démon, dans l’éternelle passion du Christ.
by L'équipe de publication | Mar 24, 2024 | Agenda Biblique
Saint Humbert
Violet
Humbert de Maroilles ( vers 625 – vers 681) fut le premier abbé de l’abbaye de Maroilles. Après avoir dirigé l’abbaye pendant une trentaine d’années, il mourut un 25 mars, entre 680 et 682, et son corps fut enterré dans la chapelle qu’il avait construite.
Antienne d’ouverture : Cf 34, 11.12.23
De faux témoins se sont levés : on me rend le mal pour le bien ; je n’ai plus d’appui. Éveille-toi : lève-toi pour me défendre, et pour juger, Seigneur, mon Dieu.
Prière d’ouverture
Dieu tout-puissant, nous t’en supplions: quand nous tombons à cause de notre faiblesse, donne-nous de reprendre vie par la passion de ton Fils bien-aimé. Lui qui.
1ère lecture : Isaïe 42, 1-7
Ainsi parle le Seigneur : « Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu qui a toute ma faveur. J’ai fait reposer sur lui mon esprit ; aux nations, il proclamera le droit. Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton, il ne fera pas entendre sa voix au-dehors. Il ne brisera pas le roseau qui fléchit, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, il proclamera le droit en vérité. Il ne faiblira pas, il ne fléchira pas, jusqu’à ce qu’il établisse le droit sur la terre, et que les îles lointaines aspirent à recevoir ses lois. » Ainsi parle Dieu, le Seigneur, qui crée les cieux et les déploie, qui affermit la terre et ce qu’elle produit ; il donne le souffle au peuple qui l’habite, et l’esprit à ceux qui la parcourent : «Moi, le Seigneur, je t’ai appelé selon la justice; je te saisis par la main, je te façonne, je fais de toi l’alliance du peuple, la lumière des nations tu ouvriras les yeux des aveugles, tu feras sortir les captifs de leur prison, et, de leur cachot, ceux qui habitent les ténèbres. »
Psaume 26 (27), 1, 2, 3, 13-14
R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut. 26,1a
Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie; devant qui tremblerais-je ?
Si des méchants s’avancent contre moi pour me déchirer, ce sont eux, mes ennemis, mes adversaires, qui perdent pied et
Succombent. Qu’une armée se déploie devant moi, mon cœur est sans crainte; que la bataille s’engage contre moi, je garde confiance.
J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur.»
Acclamation
Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire! Salut, ô Christ, notre Roi: toi seul as pris en pitié nos égarements. Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire!.
Évangile : Jean 12, 1-11
Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts. On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus. Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ;elle répandit le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ;la maison fut remplie de l’odeur du parfum. Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? » Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur: comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait. Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement! Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. » Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait réveillé d’entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus.
Prière sur les offrandes
Regarde avec bonté, Seigneur, les mystères que nous célébrons ; pour réparer les dommages de nos fautes, tu as voulu ce sacrifice du Christ : fais-lui produire en nous des fruits qui demeurent. Par Jésus.
Antienne de la communion
Ne me cache pas ton visage le jour où la détresse me prend ! Le jour où je t’appelle, écoute-moi: n’attends pas pour me répondre !
Prière après la communion
Reste au milieu de ton peuple, Seigneur; veille avec une fidélité de chaque instant sur nos cœurs sanctifiés dans cette Eucharistie: et puisque tu nous as donné le sacrement de notre guérison éternelle, aide-nous, par ta grâce, à ne jamais le renier. Par Jésus.
Méditation
L’évangile nous dépeint déjà le sombre visage de celui-là même qui livrera Jésus : Judas, le cupide. Qu’il s’offusque de voir verser sur les pieds de Jésus un parfum aussi onéreux rend moins compte de son amour pour l’argent que de son très peu, sinon de son manque d’amour pour le Maître. Que faut-il de perdre un parfum de très grande valeur, si c’est pour la personne qu’on aime ? Ah oui ! quand ce n’est pas l’amour de l’argent qui fait trahir Jésus de bien des manières, c’est le très peu, sinon le manque d’amour sincère et profond pour lui, qui pousse à le faire, à la moindre opportunité. Marie par contre a fait montre d’un grand amour, en versant ce parfum sur les pieds de Jésus en signe d’adoration. C’est pourquoi elle ne sera pas du côté de ceux qui le renieront ou qui le trahiront. Vivement que l’amour de Jésus nous porte, non seulement à lui donner ce que nous avons de plus précieux et nos propres personnes, mais aussi à lui rester fidèle en dépit de toutes les offres d’opportunités que peut nous faire ce monde.
by L'équipe de publication | Mar 23, 2024 | Agenda Biblique
Psautier Propre
Dimanche des Rameaux et
de la Passion du Seigneur
Rouge
Entrée messianique : Jean 12 : 12-16
En ce temps-là, quelques jours avant la Pâque, la grande foule venue pour la fête apprit que Jésus arrivait à Jérusalem. Les gens prirent des branches de palmiers et sortirent à sa rencontre. Ils criaient : « Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le roi d’Israël ! Jésus, trouvant un petit âne, s’assit dessus, comme il est écrit : Ne crains pas, fille de Sion. Voici ton roi qui vient, assis sur le petit d’une ânesse Cela, ses disciples ne le comprirent pas sur le moment ; mais, quand Jésus fut glorifié, ils se rappelèrent que l’Écriture disait cela de lui : c’était bien ce qu’on lui avait fait.
Antienne d’ouverture
Hosanna au fils de David! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! Hosanna au plus haut des cieux! Mt 21,
1ère lecture : Is 50, 4-7
Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.
Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.
Psaume : 21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)
R/ Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?
Tous ceux qui me voient me bafouent, ils ricanent et hochent la tête : « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre ! Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »
Oui, des chiens me cernent, une bande de vauriens m’entoure. Ils me percent les mains et les pieds ; je peux compter tous mes os.
Ils partagent entre eux mes habits et tirent au sort mon vêtement. Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin : ô ma force, viens vite à mon aide !
Tu m’as répondu ! Et je proclame ton nom devant mes frères, je te loue en pleine assemblée. Vous qui le craignez, louez le Seigneur.
2ème lecture : Ph 2, 6-11
Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.
Acclamation
Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. Pour nous, le Christ est devenu obéissant, jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom. Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (cf. Ph 2, 8-9)
Évangile : Mc 14, 1 – 15, 47
Les sigles désignant les divers interlocuteurs son les suivants :
= Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.
L. La fête de la Pâque et des pains sans levain allait avoir lieu deux jours après. Les grands prêtres et les scribes cherchaient comment arrêter Jésus par ruse, pour le faire mourir. Car ils se disaient : A. « Pas en pleine fête, pour éviter des troubles dans le peuple. » L. Jésus se trouvait à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux. Pendant qu’il était à table, une femme entra, avec un flacon d’albâtre contenant un parfum très pur et de grande valeur. Brisant le flacon, elle lui versa le parfum sur la tête. Or, de leur côté, quelques-uns s’indignaient: A. « À quoi bon gaspiller ce parfum ? On aurait pu, en effet, le vendre pour plus de trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données aux pauvres. » L. Et ils la rudoyaient. Mais Jésus leur dit : X « Laissez-la ! Pourquoi la tourmenter? Il est beau, le geste qu’elle a fait envers moi. Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, et, quand vous le voulez, vous pouvez leur faire du bien ; mais moi, vous ne m’avez pas pour toujours. Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait.
D’avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement Amen, je vous le dis : partout où l’Évangile sera proclamé – dans le monde entier –, on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire. » L. Judas Iscariote, l’un des Douze, alla trouver les grands prêtres pour leur livrer Jésus. À cette nouvelle, ils se réjouirent et promirent de lui donner de l’argent. Et Judas cherchait comment le livrer au moment favorable. Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : D. « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? » L. Il envoie deux de ses disciples en leur disant: X « Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le, et là où il entrera, dites au propriétaire : ‘Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?’Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. » L. Les disciples partirent, allèrent à la ville ;
ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus arrive avec les Douze. Pendant qu’ils étaient à table et mangeaient, Jésus déclara : X « Amen, je vous le dis : l’un de vous, qui mange avec moi, va me livrer. » L. Ils devinrent tout tristes et, l’un après l’autre, ils lui demandaient : D. « Serait-ce moi ? » L. Il leur dit : X « C’est l’un des Douze, celui qui est en train de se servir avec moi dans le plat. Le Fils de l’homme s’en va,
comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! » L. Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : X « Prenez, ceci est mon corps. » L. Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : X « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude. Amen, je vous le dis :
je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. » L. Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. Jésus leur dit : X « Vous allez tous être exposés à tomber, car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées. Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » L. Pierre lui dit alors : D. « Même si tous viennent à tomber,
moi, je ne tomberai pas. » L. Jésus lui répond : X « Amen, je te le dis :
toi, aujourd’hui, cette nuit même,
avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. » L. Mais lui reprenait de plus belle :
D. « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. » L. Et tous en disaient autant. Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani.
Jésus dit à ses disciples : X « Asseyez-vous ici, pendant que je vais prier. » L. Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean, et commence à ressentir frayeur et angoisse. Il leur dit : X « Mon âme est triste à mourir. Restez ici et veillez. » L. Allant un peu plus loin,
il tombait à terre et priait pour que, s’il était possible, cette heure s’éloigne de lui. Il disait : X « Abba… Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que moi, je veux, mais ce que toi, tu veux ! » L. Puis il revient et trouve les disciples endormis. Il dit à Pierre: X « Simon, tu dors ! Tu n’as pas eu la force de veiller seulement une heure ? Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. » L. De nouveau, il s’éloigna et pria,
en répétant les mêmes paroles.Et de nouveau, il vint près des disciples qu’il trouva endormis, car leurs yeux étaient alourdis de sommeil. Et eux ne savaient que lui répondre. Une troisième fois, il revient et leur dit : X « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. C’est fait ; l’heure est venue : voici que le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous ! Allons ! Voici qu’il est proche, celui qui me livre. » L. Jésus parlait encore quand Judas, l’un des Douze, arriva et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres, les scribes et les anciens. Or, celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu: D. « Celui que j’embrasserai,
c’est lui : arrêtez-le, et emmenez-le sous bonne garde. » L. À peine arrivé, Judas, s’approchant de Jésus, lui dit : D. « Rabbi ! » L. Et il l’embrassa. Les autres mirent la main sur lui et l’arrêtèrent. Or un de ceux qui étaient là tira son épée, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille. Alors Jésus leur déclara : X « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus vous saisir de moi, avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, j’étais auprès de vous dans le Temple en train d’enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. Mais c’est pour que les Écritures s’accomplissent.» L. Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous. Or, un jeune homme suivait Jésus ; il n’avait pour tout vêtement qu’un drap.
On essaya de l’arrêter. Mais lui, lâchant le drap, s’enfuit tout nu. Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre. Ils se rassemblèrent tous, les grands prêtres, les anciens et les scribes. Pierre avait suivi Jésus à distance, jusqu’à l’intérieur du palais du grand prêtre, et là, assis avec les gardes, il se chauffait près du feu. Les grands prêtres et tout le Conseil suprême cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire mettre à mort, et ils n’en trouvaient pas. De fait, beaucoup portaient de faux témoignages contre Jésus, et ces témoignages ne concordaient pas. Quelques-uns se levèrent pour porter contre lui ce faux témoignage : A. « Nous l’avons entendu dire : ‘Je détruirai ce sanctuaire fait de main d’homme, et en trois jours j’en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d’homme.’» L. Et même sur ce point, leurs témoignages n’étaient pas concordants. Alors s’étant levé, le grand prêtre, devant tous, interrogea Jésus : A. « Tu ne réponds rien ? Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? » L. Mais lui gardait le silence et ne répondait rien. Le grand prêtre l’interrogea de nouveau :
A. « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? » L. Jésus lui dit : X « Je le suis. Et vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant,
et venir parmi les nuées du ciel. » L. Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit : A. « Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous avez entendu le blasphème.
Qu’en pensez-vous ? » L. Tous prononcèrent qu’il méritait la mort. Quelques-uns se mirent à cracher sur lui, couvrirent son visage d’un voile, et le giflèrent, en disant : F. « Fais le prophète ! » L. Et les gardes lui donnèrent des coups. Comme Pierre était en bas, dans la cour, arrive une des jeunes servantes du grand prêtre. Elle voit Pierre qui se chauffe, le dévisage et lui dit :A. « Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth ! » L. Pierre le nia : D. « Je ne sais pas, je ne comprends pas de quoi tu parles. » L. Puis il sortit dans le vestibule, au dehors. Alors un coq chanta. La servante, ayant vu Pierre, se mit de nouveau à dire à ceux qui se trouvaient là:A. « Celui-ci est l’un d’entre eux ! » L. De nouveau, Pierre le niait. Peu après, ceux qui se trouvaient là lui disaient à leur tour : F. « Sûrement tu es l’un d’entre eux ! D’ailleurs, tu es Galiléen. » L. Alors il se mit à protester violemment et à jurer :D. « Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. » L. Et aussitôt, pour la seconde fois, un coq chanta. Alors Pierre se rappela cette parole que Jésus lui avait dite :
« Avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. » Et il fondit en larmes. L. Dès le matin,
les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes, et tout le Conseil suprême. Puis, après avoir ligoté Jésus, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate. Celui-ci l’interrogea : A. « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répondit : X « C’est toi-même qui le dis. » L. Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations. Pilate lui demanda à nouveau : A. « Tu ne réponds rien ?
Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. » L. Mais Jésus ne répondit plus rien, si bien que Pilate fut étonné. À chaque fête,
il leur relâchait un prisonnier, celui qu’ils demandaient. Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas,
arrêté avec des émeutiers pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute. La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander
ce qu’il leur accordait d’habitude.
Pilate leur répondit : A. « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? » L. Il se rendait bien compte
que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré. Ces derniers soulevèrent la foule pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.
Et comme Pilate reprenait : A. « Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs ? », L. de nouveau ils crièrent : F. « Crucifie-le ! » L. Pilate leur disait : A. « Qu’a-t-il donc fait de mal ? » L. Mais ils crièrent encore plus fort : F. « Crucifie-le!» L. Pilate, voulant contenter la foule,
relâcha Barabbas et, après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour qu’il soit crucifié. Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais, c’est-à-dire dans le Prétoire. Alors ils rassemblent toute la garde, ils le revêtent de pourpre, et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée. Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant: F. « Salut, roi des Juifs ! » L. Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui, et s’agenouillaient pour lui rendre hommage. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau de pourpre, et lui remirent ses vêtements. Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,
et ils réquisitionnent, pour porter sa croix, un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus, qui revenait des champs. Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha, ce qui se traduit: Lieu-du-Crâne (ou Calvaire). Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ; mais il n’en prit pas. Alors ils le crucifient, puis se partagent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir la part de chacun. C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin) lorsqu’on le crucifia. L’inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots : « Le roi des Juifs ». Avec lui ils crucifient deux bandits, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. Les passants l’injuriaient en hochant la tête ; ils disaient : F. « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, descends de la croix ! » L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes,
en disant entre eux : A. « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ; alors nous verrons et nous croirons. » L. Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient. Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi),
l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Et à la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : X « Éloï, Éloï, lema sabactani ? », L. ce qui se traduit:X « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » L. L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : F. « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! » L. L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée, il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire,
en disant : A. « Attendez ! Nous verrons bien si Élie vient le descendre de là ! » L. Mais Jésus, poussant un grand cri,
expira.
(Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)
Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas. Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, déclara :
A. « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! » L. Il y avait aussi des femmes, qui observaient de loin, et parmi elles, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé, qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée, et encore beaucoup d’autres, qui étaient montées avec lui à Jérusalem. Déjà il se faisait tard ; or, comme c’était le jour de la Préparation, qui précède le sabbat, Joseph d’Arimathie intervint. C’était un homme influent, membre du Conseil, et il attendait lui aussi le règne de Dieu. Il eut l’audace d’aller chez Pilate pour demander le corps de Jésus. Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort ; il fit appeler le centurion, et l’interrogea pour savoir si Jésus était mort depuis longtemps. Sur le rapport du centurion, il permit à Joseph de prendre le corps. Alors Joseph acheta un linceul, il descendit Jésus de la croix, l’enveloppa dans le linceul et le déposa dans un tombeau qui était creusé dans le roc. Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau. Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José, observaient l’endroit où on l’avait mis.
Prière sur les offrandes
Souviens-toi, Seigneur, de la passion de ton Fils, ne tarde pas à nous réconcilier avec toi: Il est vrai que nous n´avons pas mérité ton pardon, mais nous comptons sur ta miséricorde et sur la grâce du sacrifice de Jésus. Lui qui.
Antienne de la communion : Mt 26, 42
« Mon Père, dit Jésus, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite!»
Prière après la communion
Tu nous as fortifiés, Seigneur, dans cette communion à tes saints mystères et nous te supplions encore : Toi qui nous as donné, dans la mort de ton Fils, l´espérance des biens auxquels nous croyons, donne-nous, dans sa résurrection glorieuse, de parvenir au Royaume que nous attendons. Par Jésus.
BÉNÉDICTION SOLENNELLE
Dieu votre Père, le Père de toute miséricorde, vous a donné dans la passion de son Fils la plus belle preuve de son amour : qu´il vous aide maintenant à découvrir, à son service et à celui de vos frères, jusqu´où va le don de sa grâce. Amen.
Il vous a donné de vivre en Jésus qui a subi la mort pour vous sauver d´une mort éternelle : Qu´il vous fasse don de sa vie.
Amen.
Après l´avoir suivi dans les épreuves, puissiez-vous entrer avec lui dans sa gloire de ressuscité.
Amen.
Méditation
À cause de ses prises de position théologiques, Jésus est condamné à mourir en croix, par l’autorité politique romaine, à l’issue d’un procès à lui intenté par les autorités juives de sa propre nation, sous le fallacieux motif politique qu’il s’est fait le Messie, le roi des Juifs. Sa Passion, dont il était absolument libre de se dérober, a tous les aspects d’un lamentable échec de sa Mission. Mais hélas, il l’accepta librement, avec ce profond sentiment d’abaissement et de dépouillement (kénotique) de lui-même dont parle saint Paul apôtre dans la deuxième lecture. Il n’aurait pas pu supporter autant de souffrances injustes, s’il n’avait rendu son visage dur comme pierre, selon le mot du prophète Isaïe dans la première lecture. Il savait fort bien, en subissant tout cela, qu’il accomplissait les Écritures. Acceptant librement sa mort en tant que rédemptrice des hommes, sa Passion d’amour pour Dieu et pour l’humanité portera bien des fruits en abondance… Puisse-t-elle nous rendre passionnés comme lui d’amour pour Dieu le Père et pour nos frères et sœurs !
by L'équipe de publication | Mar 22, 2024 | Agenda Biblique
Sainte Léa
Violet
Turibo (vers 1538-1606) était encore laïc quand le roi d’Espagne l’envoya réorganiser l’Eglise du Pérou. Archevêque de Lima à quarante-deux ans, il s’efforce de réparer les erreurs et les injustices commises par les conquérants vis-à-vis des Indiens. Il se heurte à la résistance des gouverneurs eux-mêmes ; mais ses adversaires ne peuvent venir à bout de sa patience inébranlable et de sa douce fermeté. Quand il meurt, une réforme profonde était déjà accomplie.
Antienne d’ouverture : Ps 21, 2.7.20
Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Je suis un ver, non pas un homme, raillé par les gens, rejeté par le peuple. Toi, Seigneur, ne reste pas loin : ô ma force ! Viens vite à mon aide.
Prière d’ouverture
Seigneur, tu es toujours à l’œuvre pour sauver les hommes, mais en ce moment du Carême tu offres plus largement ta grâce à ton peuple; regarde avec bienveillance tous ceux qui t’appartiennent : que ton amour protège et fortifie à la fois les catéchumènes et les baptisés. Par Jésus Christ.
1ère lecture : Ezéchiel 37, 21-28
Ainsi parle le Seigneur Dieu : « Je vais prendre les fils d’Israël parmi les nations où ils sont allés. Je les rassemblerai de partout et les ramènerai sur leur terre. J’en ferai une seule nation dans le pays, sur les montagnes d’Israël. Ils n’auront tous qu’un seul roi ; ils ne formeront plus deux nations ; ils ne seront plus divisés en deux royaumes. Ils ne se rendront plus impurs avec leurs idoles immondes et leurs horreurs, avec toutes leurs révoltes. Je les sauverai en les retirant de tous les lieux où ils habitent et où ils ont péché, je les purifierai. Alors ils seront mon peuple, et moi je serai leur Dieu. Mon serviteur David régnera sur eux ; ils n’auront tous qu’un seul berger ; ils marcheront selon mes ordonnances, ils garderont mes décrets et les mettront en pratique. Ils habiteront le pays que j’ai donné à mon serviteur Jacob, le pays que leurs pères ont habité. Ils l’habiteront, eux-mêmes et leurs fils, et les fils de leurs fils pour toujours. David, mon serviteur, sera leur prince pour toujours. Je conclurai avec eux une alliance de paix, une alliance éternelle. Je les rétablirai, je les multiplierai, je mettrai mon sanctuaire au milieu d’eux pour toujours. Ma demeure sera chez eux, je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. Alors les nations sauront que Je suis le Seigneur, celui qui sanctifie Israël, lorsque mon sanctuaire sera au milieu d’eux pour toujours. »
Cantique : Jérémie 31, 10, 11,-12ab, 13
R/ Le Seigneur nous garde, comme un berger son troupeau.
Écoutez, nations, la parole du Seigneur ! Annoncez dans les îles lointaines : « Celui qui dispersa Israël le rassemble, il le garde, comme un berger son troupeau.
Le Seigneur a libéré Jacob, l’a racheté des mains d’un plus fort. Ils viennent, criant de joie, sur les hauteurs de Sion: ils affluent vers les biens du Seigneur.
La jeune fille se réjouit, elle danse; jeunes gens, vieilles gens, tous ensemble ! Je change leur deuil en joie, les réjouis, les console après la peine. »
Acclamation
Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Rejetés tous les crimes que vous avez comis, faites vous un coeur nouveau et un esprit nouveau. Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. (Ez 18, 31)
Évangile : Jean 11, 45-57
En ce temps-là, quand Lazare fut sorti du tombeau, beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui. Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu’il avait fait. Les grands prêtres et les pharisiens réunirent donc le Conseil suprême ; ils disaient : « Qu’allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes. Si nous le laissons faire, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation.» Alors, l’un d’entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n’y comprenez rien vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. » Ce qu’il disait-là ne venait pas de lui-même ; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation; et ce n’était pas seulement pour la nation, c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés. À partir de ce jour-là, ils décidèrent de le tuer. C’est pourquoi Jésus ne se déplaçait plus ouvertement parmi les Juifs ; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d’Éphraïm où il séjourna avec ses disciples. Or, la Pâque juive était proche, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la Pâque. Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux : « Qu’en pensez-vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête ! » Les grands prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres : quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu’on puisse l’arrêter.
Prière sur les offrandes
Dieu éternel et tout-puissant, pour nous donner la vie nouvelle, tu nous fais renaître par le baptême reçu dans la foi ; accueille nos dons et nos prières: puisque tes serviteurs espèrent en toi, efface leurs péchés; réponds à leurs désirs. Par Jésus.
Antienne de la communion : Jn 11, 52
Le Christ a été livré pour rassembler dans l’unité les enfants de Dieu qui ont été dispersés.
Prière après la communion
Dieu souverain, nous te le demandons humblement : rends-nous participants de la nature divine, puisque tu nous as fait communier au corps et au sang de Jésus Christ. Lui qui.
Méditation
La décision est prise : il doit mourir, ce Jésus dont le dernier signe du retour à la vie de Lazare a convaincu plusieurs juifs d’adhésion de foi en sa messianité comme en sa divinité. Mais hélas, que fera sa mise à mort qui semble être d’un grand intérêt pour les autorités religieuses juives en perte de crédibilité face à lui ? Que fera-t-elle pour la nation d’Israël que grands prêtres et pharisiens pensent ainsi préserver des foudres romaines de sa prétention messianique ? Elle ne fera que rassembler les enfants de Dieu dispersés, afin que des extrémités de la terre nous formions le peuple de l’alliance nouvelle en son nom. Cette Alliance que le Seigneur a promis de conclure, par la bouche du prophète Ézéchiel, dans la première lecture. Eh oui, la mort alors prophétique de Jésus nous fera bien réaliser que Dieu sait faire concourir à notre plus grand bien, et à celui des autres, même le plus grand mal qu’on croirait pouvoir nous faire. Faisons-lui donc absolument confiance, comme Jésus Christ, son Fils.
by L'équipe de publication | Mar 21, 2024 | Agenda Biblique
Sainte Léa
Violet
Elle faisait partie de ces nobles dames romaines admiratrices de saint Jérôme. Admirative, elle écoutait les leçons d’Ecritures Saintes qu’il donnait à Rome. Devenue veuve, elle distribua ses biens aux pauvres et entra dans un monastère romain dont elle devint la supérieure. Saint Jérôme lui consacrera une lettre dithyrambique.
Antienne d’ouverture : Ps 30, 10.15-16
Pitié, Seigneur, car je suis en détresse; car tu es mon Dieu, mes jours sont dans ta main, délivre-moi de l’ennemi qui s’acharne.
Prière d’ouverture
Pardonne, Seigneur, les torts de ton peuple ; puisque notre faiblesse nous a rendus captifs du péché, que ta tendresse nous en délivre. Par Jésus Christ.
1ère lecture : Jérémie 20, 10-13
Moi, Jérémie, j’entends les calomnies de la foule : « Dénoncez-le! Allons le dénoncer, celui-là, l’Épouvante-de-tous-côtés. » Tous mes amis guettent mes faux pas, ils disent : « Peut-être se laissera-t-il séduire… Nous réussirons, et nous prendrons sur lui notre revanche!» Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable : mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas. Leur défaite les couvrira de honte, d’une confusion éternelle, inoubliable. Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste, toi qui vois les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause. Chantez le Seigneur, louez le Seigneur: il a délivré le malheureux de la main des méchants.
Psaume 17 (18), 2-3, 4, 5-6, 7
R/ Dans mon angoisse, j’appelai le Seigneur ; il entend ma voix. cf. 17,7
Je t’aime, Seigneur, ma force: Seigneur, mon roc, ma forteresse, Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite, mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !
Louange à Dieu! Quand je fais appel au Seigneur, je suis sauvé de tous mes ennemis.
Les liens de la mort m’entouraient, le torrent fatal m’emportait ; des liens infernaux m’étreignaient : j’étais pris aux pièges de la mort.
Dans mon angoisse, j’appelai le Seigneur ; vers mon Dieu, je lançai un cri ; de son temple il entend ma voix : mon cri parvient à ses oreilles.
Acclamation
Gloire à toi, Seigneur, Fils du Dieu vivant! Tes paroles, Seigneur, sont esprits et elles sont vies. Tu as les paroles de lavie éternel. Gloire à toi, Seigneur, Fils du Dieu vivant ! (Cf. Jn 6, 63c.68c)
Évangile : Jean 10, 31-42
En ce temps-là, de nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus. Celui-ci reprit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? » Ils lui répondirent: «Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème: tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. » Jésus leur répliqua : «N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit: Vous êtes des dieux ? Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites: “Tu blasphèmes”, parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”. Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père.» Eux cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il échappa à leurs mains. Il repartit de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où, au début, Jean baptisait; et il y demeura. Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. » Et là, beaucoup crurent en lui.
Prière sur les offrandes
Dieu de bonté, accorde-nous de pouvoir toujours te servir en approchant de ton autel, et de trouver le salut en participant à son mystère. Par Jésus.
Antienne de la communion : 1P 2, 24
Dans son corps, le Christ a porté nos péchés sur le bois de la croix, afin que nous puissions mourir à nos péchés et vivre selon la justice: c’est par ses blessures que vous avez été guéris.
Prière après la communion
Que la force de cette communion, Seigneur, ne nous abandonne jamais; qu’elle écarte loin de nous tout ce qui pourrait nous perdre. Par Jésus.
Méditation
Le procès juif de Jésus se termine dans cette controverse avec eux sous le refus qui est le leur de croire qu’il est le Fils de Dieu. On peut voir se profiler à l’horizon sa mise à mort prochaine, pour les affirmations lourdes mais vraies qu’il leur aura faites. Jésus pouvait-il se dédire devant eux ? Non, il devait proclamer sans répit la vérité, au risque de déposer sa vie. D’où lui venait cette intrépidité qu’il nous faudrait nous aussi avoir pour la cause de Dieu et pour celle de la vérité? De sa confiance (sa foi) en Dieu. Cette confiance par laquelle brille le prophète Jérémie dans la première lecture. Celui qui la voue au Seigneur n’a plus peur et ne recule pas devant l’adversité. Plutôt, il reste serein et prie, pour confier sa cause à Dieu. Puissions-nous grandir dans cette confiance de la foi.
by L'équipe de publication | Mar 20, 2024 | Agenda Biblique
Bienheureuse Clémence
Violet
Devenue veuve du comte de Spanheim, elle se fit religieuse à l’abbaye bénédictine de Trèves en Rhénanie, où elle mourut en 1176.
Antienne d’ouverture : He 9, 15
Le Christ est le médiateur d’une alliance nouvelle : puisqu’il est mort pour le rachat des fautes commises sous l’ancienne Alliance, ceux qui sont appelés peuvent recevoir l’héritage éternel déjà promis.
Prière d’ouverture
Sois attentif à nos supplications, Seigneur, veille sur nous et protège-nous, car nous mettons notre espoir en ta miséricorde : purifiés désormais de nos péchés, nous pourrons mener une vie sainte et entrer en possession de ton héritage. Par Jésus Christ.
1ère lecture : Genèse 17, 3-9
En ces jours-là, Abram tomba face contre terre et Dieu lui parla ainsi : « Moi, voici l’alliance que je fais avec toi : tu deviendras le père d’une multitude de nations. Tu ne seras plus appelé du nom d’Abram, ton nom sera Abraham, car je fais de toi le père d’une multitude de nations. Je te ferai porter des fruits à l’infini, de toi je ferai des nations, et des rois sortiront de toi. J’établirai mon alliance entre moi et toi, et après toi avec ta descendance, de génération en génération ; ce sera une alliance éternelle ; ainsi je serai ton Dieu et le Dieu de ta descendance après toi. À toi et à ta descendance après toi je donnerai le pays où tu résides, tout le pays de Canaan en propriété perpétuelle, et je serai leur Dieu. » Dieu dit à Abraham: « Toi, tu observeras mon alliance, toi et ta descendance après toi, de génération en génération.
Psaume 104 (105), 4-5, 6-7, 8-9
R/ Le Seigneur s’est toujours souvenu de son alliance. 104,8a
Cherchez le Seigneur et sa puissance, recherchez sans trêve sa face ; souvenez-vous des merveilles qu’il a faites, de ses prodiges, des jugements qu’il prononça.
Vous, la race d’Abraham son serviteur, les fils de Jacob, qu’il a choisis. Le Seigneur, c’est lui notre Dieu : ses jugements font loi pour l’univers.
Il s’est toujours souvenu de son alliance, parole édictée pour mille générations : promesse faite à Abraham, garantie par serment à Isaac.
Acclamation
Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie. Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur. Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie. (cf. Ps 94, 8a.7d)
Évangile : Jean 8, 51-59
En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs: « Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. » Les Juifs lui dirent: « Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : “Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort. Es-tu donc plus grand que notre père Abraham? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ? » Jésus répondit: « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”, alors que vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais et si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. Mais je le connais, et sa parole, je la garde. Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui.». Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! » Jésus leur répondit: «Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. » Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.
Prière sur les offrandes
Sur l’offrande que nous te présentons, Seigneur, jette un regard de pardon et de paix : qu’elle serve à notre conversion et au salut du monde. Par Jésus.
Antienne de la communion : Rm 8, 32
Dieu n’a pas refusé son propre Fils, il l’a livré pour nous tous ; en nous le donnant, il nous a tout donné.
Prière après la communion
Tu nous as nourris, Seigneur, de ton Eucharistie, et nous en appelons à ta miséricorde : par le sacrement qui déjà nous donne ta force, rends-nous participants de la vie éternelle. Par Jésus.
Méditation
Jésus ne fait pas que proclamer dans l’évangile sa préexistence éternelle avant Abraham ; il proclame aussi clairement qu’il est Dieu, en disant “JE SUIS”. Puisqu’il est Dieu né de Dieu, celui qui garde sa parole ne verra pas la mort. Celle-ci n’aura pas le dessus sur lui, comme elle n’en a pas eu, ni sur les amis de Dieu tel Abraham, ni sur lui-même, le Christ . C’est une question de foi : il faut le croire et fermement. Les juifs qui le tiennent pour blasphémateur et qui pour cela veulent le lapider réaliserons bien, à sa résurrection des morts, qu’il est l’Égal de Dieu le Père.