Mercredi 22 Novembre

SAINTE Cécile,

Vierge et Martyre

Honorée à Rome depuis le 5e siècle comme vierge et martyre, Cécile serait la fondatrice de la basilique du Transtévère qui porte son nom. Au 15e siècle, la sainte a été choisie comme patronne des musiciens à cause d’une phrase contenue dans le récit légendaire de sa Passion, qui est un poème en l’honneur de la virginité chrétienne : ‘’Pendant que retentissaient les instruments de musique de ses noces, Cécile chantait en son cœur pour le Seigneur.’’

Antienne  d’ouverture : Jr 29

Sainte Cécile a combattu jusqu’à la mort pour être fidèle à son Dieu ; elle n’a pas craint les menaces des impies : elle était fondée sur le roc.

Prière  d’ouverture

Sois favorable à nos prières, Seigneur, et, par l’intercession de sainte Cécile, daigne les exaucer. Par Jésus.

1ère lecture : 2 M 7, 1.20-31

En ces jours-là, sept frères avaient été arrêtés avec leur mère. A coups de fouet et de nerf de bœuf, le roi Antiocos voulut les contraindre à manger du porc, viande interdite. Leur mère fut particulièrement admirable et digne d’une illustre mémoire : voyant mourir ses sept fils dans l’espace d’un seul jour, elle le supporta vaillamment parce qu’elle avait mis son espérance dans le Seigneur. Elle exhortait chacun d’eux dans la langue de ses pères ; cette femme héroïque leur parlait avec un courage viril : « Je suis incapable de dire comment vous vous êtes formés dans mes entrailles. Ce n’est pas moi qui vous ai donné l’esprit et la vie, qui ai organisé les éléments dont chacun de vous est composé. C’est le Créateur du monde qui façonne l’enfant à l’origine, qui préside à l’origine de toute chose. Et c’est lui qui, dans sa miséricorde, vous rendra l’esprit et la vie, parce que, pour l’amour de ses lois, vous méprisez maintenant votre propre existence. » Antiocos s’imagina qu’on le méprisait, et soupçonna que ce discours contenait des insultes. Il se mit à exhorter le plus jeune, le dernier survivant. Bien plus, il lui promettait avec serment de le rendre à la fois riche et très heureux s’il abandonnait les usages de ses pères : il en ferait son ami et lui confierait des fonctions publiques. Comme le jeune homme n’écoutait pas, le roi appela la mère, et il l’exhortait à conseiller l’adolescent pour le sauver. Au bout de ces longues exhortations, elle consentit à persuader son fils. Elle se pencha vers lui, et lui parla dans la langue de ses pères, trompant ainsi le cruel tyran : « Mon fils, aie pitié de moi: je t’ai porté neuf mois dans mon sein, je t’ai allaité pendant trois ans, je t’ai nourri et élevé jusqu’à l’âge où tu es parvenu, j’ai pris soin de toi. Je t’en conjure, mon enfant, regarde le ciel et la terre avec tout ce qu’ils contiennent : sache que Dieu a fait tout cela de rien, et que la race des hommes est née de la même manière. Ne crains pas ce bourreau, montre-toi digne de tes frères et accepte la mort, afin que je te retrouve avec eux au jour de la miséricorde. » Lorsqu’elle eut fini de parler, le jeune homme déclara: « Qu’attendez-vous ? Je n’obéis pas à l’ordre du roi, mais j’écoute l’ordre de la Loi donnée à nos pères par Moïse. Et toi qui as inventé toutes sortes de mauvais traitements contre les Hébreux, tu n’échapperas pas à la main de Dieu. »

Psaume : 16 (17), 1.2b, 5-6, 8.15

R/ Seigneur, par ta justice,  je verrai ta face.

Seigneur, écoute la justice ! Entends ma plainte, accueille ma prière : mes lèvres ne mentent pas. Tes yeux verront où est le droit.

J’ai tenu mes pas sur tes traces : jamais mon pied n’a trébuché. Je t’appelle, toi, le Dieu qui répond: écoute-moi, entends ce que je dis.

Garde-moi comme la prunelle de l’œil ; à l’ombre de tes ailes, cache-moi, Et moi, par ta justice, je verrai ta face : au réveil, je me rassasierai de ton visage.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. C’est moi qui vous ai choisis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, dit le Seigneur. Alléluia.

Évangile : Luc 19, 11-28

En ce temps-là, comme on l’écoutait, Jésus ajouta une parabole : il était près de Jérusalem et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu allait se manifester à l’instant même. Voici donc ce qu’il dit : « Un homme de la noblesse partit dans un pays lointain pour se faire donner la royauté et revenir ensuite. Il appela dix de ses serviteurs, et  remit à chacun une somme de la valeur d’une mine ; puis il leur dit : “Pendant mon voyage, faites de bonnes affaires. Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent derrière lui une délégation chargée de dire : “Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous. Quand il fut de retour après avoir reçu la royauté, il fit convoquer les serviteurs auxquels il avait remis l’argent, afin de savoir ce que leurs affaires avaient rapporté. Le premier se présenta et dit : “Seigneur, la somme que tu m’avais remise a été multipliée par dix. Le roi lui déclara : “Très bien, bon serviteur ! Puisque tu as été fidèle en si peu de chose, reçois l’autorité sur dix villes.” Le second vint dire : “La somme que tu m’avais remise, Seigneur, a été multipliée par cinq. A celui-là encore, le roi dit : “Toi, de même, sois à la tête de cinq villes. Le dernier vint dire : “Seigneur, voici la somme que tu m’avais remise ; je l’ai gardée enveloppée dans un linge. En effet, j’avais peur de toi, car tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n’as pas mis en dépôt, tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.” Le roi lui déclara : “Je vais te juger sur tes paroles, serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je n’ai pas mis en dépôt, que je moissonne ce que je n’ai pas semé ; alors pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque? À mon arrivée, je l’aurais repris avec les intérêts.” Et le roi dit à ceux qui étaient là : “Retirez-lui cette somme et donnez-la à celui qui a dix fois plus.” On lui dit: “Seigneur, il a dix fois plus !  – Je vous le déclare : on donnera à celui qui a ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et égorgez-les devant moi.” » Après avoir ainsi parlé, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.

Prière  sur  les  offrandes

Par ta bénédiction, Seigneur, sanctifie nos offrandes : qu’elles nous obtiennent de ta grâce cet ardent amour qui donnait à sainte Cécile la force de souffrir pour toi jusqu’au bout. Par Jésus.

Antienne  de  communion

« Si quelqu’un veut marcher à ma suite, dit le Seigneur, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive. »

Prière  après  la  communion

Que cette communion, Seigneur, nous donne cette force d’âme qui permit à sainte Cécile, ton martyre, d’être fidèle à te servir et victorieux dans la souffrance. Par Jésus.

Méditation

« On donnera à celui qui a ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a ». À travers cette forte déclaration de Jésus dans l’Evangile, on pourrait croire que le Seigneur est mauvais dans son jugement. Non ! Il nous  montre juste l’urgence de la fécondité et/ou de la productivité dans notre vie chrétienne. A chacun de nous, Dieu a donné, comme à ces dix serviteurs de l’Evangile, un trésor  qu’il faut obligatoirement faire fructifier pour être récompensé à la fin des temps. Dieu donne quelque chose à chacun et ce, selon ses capacités. Même si le dixième serviteur avait reçu « les mêmes grâces que les autres », son rendement/résultat devait être pareil parce la paresse n’est pas fonction du conditionnement. On peut réaffirmer à travers cet épisode que « comparaison n’est pas raison ». Lorsque nous échouerons demain, le tort nous reviendra. Cherchons donc notre salut dans une fécondité absolue.

Mardi 21 Novembre

Présentation de la Vierge Marie

L’Église célèbre aujourd’hui l’offrande intérieure qui fit de Marie, pour toujours, l’humble et fidèle ‘’servante du Seigneur’’. D’après un évangile apocryphe, cette offrande aurait pris une forme extérieure : Marie aurait été présentée, dès son enfance, au Temple de Jérusalem.

Antienne d’ouverture

Nous te saluons, Mère très sainte: tu as mis au monde le Roi qui gouverne le ciel et la terre pour les siècles sans fin.

Prière d’ouverture

Puisque nous célébrons la mémoire de la très sainte Vierge Marie, accorde- nous, Seigneur, par son intercession, le bonheur de vivre dès maintenant en ta présence et d’avoir part un jour à la plénitude de ta grâce. Par Jésus Christ.

1ère  lecture : 2 M 6, 18-31

En ces jours-là, Éléazar était l’un des scribes les plus éminents. C’était un homme très âgé, et de très belle allure. On voulut l’obliger à manger du porc en lui ouvrant la bouche de force. Préférant avoir une mort prestigieuse plutôt qu’une vie abjecte, il marchait de son plein gré vers l’instrument du supplice, après avoir recraché cette viande, comme on doit le faire quand on a le courage de rejeter ce qu’il n’est pas permis de manger, même par amour de la vie. Ceux qui étaient chargés de ce repas sacrilège le connaissaient de longue date. Ils le prirent à part et lui conseillèrent de faire apporter des viandes dont l’usage était permis, et qu’il aurait préparées lui-même. Il n’aurait qu’à faire semblant de manger les chairs de la victime pour obéir au roi ; en agissant ainsi, il échapperait à la mort et serait traité avec humanité grâce à la vieille amitié qu’il avait pour eux. Mais il fit un beau raisonnement, bien digne de son âge, du rang que lui donnait sa vieillesse, du respect que lui valaient ses cheveux blancs, de sa conduite irréprochable depuis l’enfance, et surtout digne de la législation sainte établie par Dieu. Il s’exprima en conséquence, demandant qu’on l’envoyât sans tarder au séjour des morts : « Une telle comédie est indigne de mon âge. Car beaucoup de jeunes gens croiraient qu’Eléazar, à 90 ans, adopte la manière de vivre des étrangers.  À cause de cette comédie, par ma faute, ils se laisseraient égarer eux aussi ; et moi, pour un misérable reste de vie, j’attirerais sur ma vieillesse la honte et le déshonneur. Même si j’évite, pour le moment, le châtiment qui vient des hommes, je n’échapperai pas, vivant ou mort, aux mains du Tout-Puissant. C’est pourquoi, en quittant aujourd’hui la vie avec courage, je me montrerai digne de ma vieillesse et, en choisissant de mourir avec détermination et noblesse pour nos vénérables et saintes lois, j’aurai laissé aux jeunes gens le noble exemple d’une belle mort. » Sur ces mots, il alla tout droit au supplice. Pour ceux qui le conduisaient, ces propos étaient de la folie ; c’est pourquoi ils passèrent subitement de la bienveillance à l’hostilité. Quant à lui, au moment de mourir sous les coups, il dit en gémissant : « Le Seigneur, dans sa science sainte, le voit bien : alors que je pouvais échapper à la mort, j’endure sous le fouet des douleurs qui font souffrir mon corps ; mais dans mon âme je les supporte avec joie, parce que je crains Dieu. » Telle fut la mort de cet homme. Il laissa ainsi, non seulement à la jeunesse mais à l’ensemble de son peuple, un exemple de noblesse et un mémorial de vertu.

Psaume : 3, 2-3, 4-5, 6-7

R/ Le Seigneur est mon soutien !

Seigneur, qu’ils sont nombreux mes adversaires, nombreux à se lever contre moi, nombreux à déclarer à mon sujet : « Pour lui, pas de salut auprès de Dieu ! »

Mais toi, Seigneur, mon bouclier, ma gloire, tu tiens haute ma tête. À pleine voix je crie vers le Seigneur; il me répond de sa montagne sainte.

Et moi, je me couche et je dors ; je m’éveille: le Seigneur est mon soutien. Je ne crains pas ce peuple nombreux qui me cerne et s’avance contre moi.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Dieu nous a aimés, il a envoyé son Fils comme Pardon pour nos péchés. Alléluia.

Évangile : Luc 19, 1-10

En ce temps-là, entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait. Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui allait passer par là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. » Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie. Voyant cela, tous récriminaient: « Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. » Zachée, debout, s’adressa au Seigneur : « Voici, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. » Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »

Prière sur les offrandes

Dans son amour pour les hommes, que ton Fils unique vienne à notre secours, Seigneur : puisque sa naissance n’a pas altéré mais a consacré la virginité de sa mère, qu’il nous délivre aujourd’hui de nos péchés et te rende agréable cette offrande. Lui qui.

Antienne de la communion

Heureuse la Vierge Marie, qui a porté dans son sein le Fils du Père éternel.

Prière après la communion

En communiant à la nourriture du ciel, nous implorons ta bonté, Seigneur : puisque nous avons la joie de faire mémoire de la Vierge Marie, rends-nous capables d’accueillir comme elle le mystère de notre rédemption. Par Jésus.

Méditation Chers amis, rencontrer Jésus n’a jamais été facile ou évident. Ce récit de Luc, nous présente le cas de Zachée (homme de petite taille, collecteur d’impôts et pécheur) qui désire ardemment rencontrer le Messie dont il entend tant parler. Comment un homme si nanti et si influent peut-il chercher Jésus (un homme modeste qui n’est pas de sa classe social) au point de grimper sur un sycomore ? À travers cette soif intense de Zachée de voir Jésus et pourquoi pas de lui parler, on peut imaginer et comprendre l’omnipotence de Dieu et l’importance de sa présence dans la vie d’un homme (fut-il riche). Conscient de son état de pécheur et assoiffé de la richesse humaine-affectueuse-spirituelle, Zachée s’engage sur le chemin de la conversion qui mène à la rencontre avec Dieu. Oui ! Que sert-il à l’homme de gagner le monde entier s’il vient à perdre son âme ? Sachons donc faire la part des choses et davantage rechercher l’enrichissement en Dieu.

Lundi 20 Novembre

SAINT EDMOND, 

SAINT OCTAVE

Edmond était le roi d’un petit royaume de l’Angleterre que les Danois envahissaient souvent. Fais prisonnier lors d’une bataille, il refusa d’apostasier selon l’ordre de ses geôliers. Il périt décapité après avoir été criblé de flèches.

Antienne  d’ouverture : Jr 29, 11.12.14

« Mes pensées, dit le Seigneur Dieu, sont des pensées de paix et non pas de malheur. Appelez-moi, je vous écouterai et, de partout, je vous rassemblerai. »

Prière  d’ouverture

Accorde-nous, Seigneur, de trouver notre joie dans notre fidélité. Car c’est un bonheur durable et profond de servir constamment le créateur de tout bien. Par Jésus.

1ère lecture : 1 M 1, 10-15.41-43.54-57. 62-64

En ces jours-là, de la descendance des successeurs d’Alexandre le Grand surgit un homme de péché, Antiocos Epiphane, fils du roi Antiocos le Grand. Il avait séjourné à Rome comme otage, et il devint roi en l’année 137 de l’empire grec. À cette époque, surgirent en Israël des hommes infidèles à la Loi et ils séduisirent beaucoup de gens, car ils disaient : « Allons, faisons alliance avec les nations qui nous entourent. En effet, depuis que nous avons rompu avec elles, il nous est arrivé beaucoup de malheurs. » Ce langage parut judicieux, et quelques-uns, dans le peuple, s’empressèrent d’aller trouver le roi. Celui-ci leur permit d’adopter les usages des nations. Ils construisirent un gymnase à Jérusalem, selon la coutume des nations ; ils effacèrent les traces de leur circoncision, renièrent l’Alliance sainte, s’associèrent aux gens des nations, et se vendirent pour faire le mal.  Le roi Antiocos prescrivit à tous les habitants de son royaume de ne faire désormais qu’un seul peuple, et d’abandonner leurs coutumes particulières. Toutes les nations païennes se conformèrent à cet ordre. En Israël, beaucoup suivirent volontiers la religion du roi, offrirent des sacrifices aux idoles, et profanèrent le sabbat. Le quinzième jour du neuvième mois, en l’année 145, Antiocos éleva sur l’autel des sacrifices l’abomination de la désolation, et, dans les villes de Juda autour de Jérusalem, ses partisans élevèrent des autels païens. Ils brûlèrent de l’encens aux portes des maisons et sur les places. Tous les livres de la Loi qu’ils découvraient, ils les jetaient au feu après les avoir lacérés. Si l’on découvrait chez quelqu’un un livre de l’Alliance, si quelqu’un se conformait à la Loi, le décret du roi le faisait mettre à mort. Cependant, beaucoup en Israël résistèrent et eurent le courage de ne manger aucun aliment impur. Ils acceptèrent de mourir pour ne pas être souillés par ce qu’ils mangeaient et pour ne pas profaner l’Alliance sainte ; et de fait, ils moururent. C’est ainsi que s’abattit sur Israël une grande colère.

Psaume : 118 (119), 53.61, 134.150, 155.158

R/ Fais-moi vivre, Seigneur, que je garde ta loi.

Face aux impies, la fureur me prend, car ils abandonnent ta loi. Les pièges de l’impie m’environnent, je n’oublie pas ta loi.

Rachète-moi de l’oppression des hommes, que j’observe tes préceptes. Ceux qui poursuivent le mal s’approchent, ils s’éloignent de ta loi.

Le salut s’éloigne des impies qui ne cherchent pas tes commandements. J’ai vu les renégats : ils me répugnent, car ils ignorent ta promesse.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur. Celui qui me suit aura la lumière de la vie. Alléluia.

Évangile : Luc 18, 35-43

Alors que Jésus approchait de Jéricho, un aveugle mendiait, assis au bord de la route. Entendant la foule passer devant lui, il s’informa de ce qu’il y avait. On lui apprit que c’était Jésus le Nazaréen qui passait. Il s’écria: « Jésus, fils de David, prends pitié de moi ! » Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle: « Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrêta et il ordonna qu’on le lui amène. Quand il se fut approché, Jésus lui demanda : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il répondit : « Seigneur, que je retrouve la vue. » Et Jésus lui dit : « Retrouve la vue ! Ta foi t’a sauvé. » À l’instant même, il retrouva la vue, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, adressa une louange à Dieu.

Prière  sur  les  offrandes

Permets, Seigneur notre Dieu, que l’offrande placée sous ton regard nous obtienne la grâce de vivre pour toi et nous donne l’éternité bienheureuse. Par Jésus.

Antienne  de  communion

Être proche de Dieu, mettre en lui mon espoir, c’est là tout mon bonheur.

Prière  après  la  communion

Nous venons de communier, Seigneur, au don sacré du corps et du sang de ton Fils, et nous te prions humblement: Que cette eucharistie offerte en mémoire de lui, comme il nous a dit de le faire, augmente en nous la charité. Par Jésus.

Méditation

D’après la description de l’évangéliste Luc, cet aveugle au bord du chemin de Jéricho souffrait à plusieurs niveaux : physiquement, psychologiquement, moralement, socialement et économiquement. Mais, il saisit l’ultime opportunité : « le passage de Jésus sur son chemin ». Il y a cru ! Nonobstant ses handicaps (cécité/pauvreté) en plus de la foule très envahissante et dominante, il se renseigne, avance, crie, combat et parvient à s’imposer. C’est donc un exemple à suivre et à imiter dans notre vie de Foi. Très souvent, nous abandonnons à la moindre difficulté, menace ou barrière. NON ! Nos limites/handicaps peuvent et doivent devenir des armes efficaces (une force vive).

Dimanche 19 Novembre

33ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

Psautier I

SAINT TANGUI

Antienne  d’ouverture : Jr 29

« Mes pensées, dit le Seigneur Dieu, sont des pensées de paix et non pas de malheur. Appelez-moi, je vous écouterai et, de partout, je vous rassemblerai. »

Prière  d’ouverture

Accorde-nous, Seigneur, de trouver notre joie dans notre fidélité. Car c’est un bonheur durable et profond de servir constamment le créateur de tout bien. Par Jésus.

1ère lecture : Pr 31, 10-13.19-20.30-31

Une femme parfaite, qui la trouvera? Elle est précieuse plus que les perles !     Son mari peut lui faire confiance : il ne manquera pas de ressources. Elle fait son bonheur, et non pas sa ruine, tous les jours de sa vie. Elle sait choisir la laine et le lin, et ses mains travaillent volontiers.     Elle tend la main vers la quenouille, ses doigts dirigent le fuseau. Ses doigts s’ouvrent en faveur du pauvre, elle tend la main au malheureux.     Le charme est trompeur et la beauté s’évanouit ; seule, la femme qui craint le Seigneur mérite la louange. Célébrez-la pour les fruits de son travail : et qu’aux portes de la ville, ses œuvres disent sa louange !

Psaume : 127 (128), 1-2, 3, 4-5

R/ Heureux qui craint le Seigneur !

Heureux qui craint le Seigneur et marche selon ses voies ! Tu te nourriras du travail de tes mains : Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !

Ta femme sera dans ta maison comme une vigne généreuse, et tes fils, autour de la table, comme des plants d’olivier. Voilà comment sera béni l’homme qui craint le Seigneur.

De Sion, que le Seigneur te bénisse! Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie. 

2ème lecture: 1 Th 5, 1-6

Pour ce qui est des temps et des moments de la venue du Seigneur, vous n’avez pas besoin, frères, que je vous en parle dans ma lettre. Vous savez très bien que le jour du Seigneur vient comme un voleur dans la nuit. Quand les gens diront : « Quelle paix! quelle tranquillité!», c’est alors que, tout à coup, la catastrophe s’abattra sur eux, comme les douleurs sur la femme enceinte : ils ne pourront pas y échapper. Mais vous, frères, comme vous n’êtes pas dans les ténèbres, ce jour ne vous surprendra pas comme un voleur En effet, vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour ; nous n’appartenons pas à la nuit et aux ténèbres. Alors, ne restons pas endormis comme les autres, mais soyons vigilants et restons sobres.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Demeurez en moi, comme moi en vous, dit le Seigneur; celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit. Alléluia.

Évangile : Mt 25, 14-30

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « C’est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt,  celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître. Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes. Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.’ Son maître lui déclara : ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.’ Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié deux talents; voilà, j’en ai gagné deux autres.’ Son maître lui déclara : ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.’ Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.’ Son maître lui répliqua : ‘Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu.  Alors, il fallait placer mon argent à la banque; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !’ »

Prière  sur  les  offrandes

Permets, Seigneur notre Dieu, que l’offrande placée sous ton regard nous obtienne la grâce de vivre pour toi et nous donne l’éternité bienheureuse. Par Jésus.

Antienne  de  communion

Être proche de Dieu, mettre en lui mon espoir, c’est là tout mon bonheur.

Prière  après  la  communion

Nous venons de communier, Seigneur, au don sacré du corps et du sang de ton Fils, et nous te prions humblement: Que cette eucharistie offerte en mémoire de lui, comme il nous a dit de le faire, augmente en nous la charité. Par Jésus.

Méditation

A côté des bons serviteurs qui ont su mettre en valeur leur savoir-faire pour la gloire de Dieu se trouve un mauvais (un bon à rien). Cette parabole des talents nous donne une idée eschatologique plus claire. Elle nous rassure au sujet du compte rendu qui nous attend tous à la fin des temps. Le Maître du temps, le Seigneur, reviendra un jour dans la gloire pour récompenser les bons et condamner/sanctionner les mauvais serviteurs. Mal exercer sa liberté, s’amuser avec les dons reçus de Dieu, croiser les bras et ne rien faire de notre vie, de notre temps ou de notre foi peuvent nous valoir un sort lamentable à la parousie. Que Dieu éloigne de nous le manque de discernement, la paresse et l’esprit de suffisance qui peuvent causer notre chute ou notre destruction éternelle.

Samedi 18 Novembre

Dédicace des basiliques

de saint Pierre et de saint Paul, Apôtres

Vers 330, Constantin fit édifier la basilique vaticane à l’emplacement d’un ancien cimetière où l’on a de bonne raisons de croire que saint Pierre fut inhumé. Depuis la fin du 14e siècle, les papes célèbrent à Saint-Pierre la plupart de leurs liturgies solennelles. Rebâtie au 16e siècle, notamment par Michel-Ange, la plus vaste église de la chrétienté fut consacrée en 1626. Le premier et le deuxième concile du Vatican y tinrent leurs sessions.

Antienne  d’ouverture : Ps 87, 2-3

Seigneur, mon Dieu et mon salut, que ma prière parvienne jusqu’à toi, entends-moi qui t’implore.

Prière  d’ouverture

Dieu qui es bon et tout-puissant, éloigne de nous tout ce qui nous arrête, afin que sans aucune entrave, ni d’esprit ni de corps, nous soyons libres pour accomplir ta volonté. Par Jésus.

1ère lecture : Sg 18, 14-16 ; 19, 6-9

Un silence paisible enveloppait toute chose, et la nuit de la Pâque était au milieu de son cours rapide; alors, du haut du ciel, venant de ton trône royal, Seigneur, ta Parole toute-puissante fondit en plein milieu de ce pays de détresse, comme un guerrier impitoyable, portant l’épée tranchante de ton décret inflexible. Elle s’arrêta, et sema partout la mort; elle touchait au ciel et marchait aussi sur la terre. La création entière, dans sa propre nature, était remodelée au service de tes décrets, pour que tes enfants soient gardés sains et saufs. On vit la nuée recouvrir le camp de son ombre, on vit la terre sèche émerger là où il n’y avait eu que de l’eau ; de la mer Rouge surgit un chemin sans obstacles et, des flots impétueux, une plaine verdoyante. C’est là que le peuple entier, protégé par ta main, traversa en contemplant des prodiges merveilleux. Ils étaient comme des chevaux dans un pré, ils bondissaient comme des agneaux et chantaient ta louange, Seigneur: tu les avais délivrés.

Psaume : 104 (105), 2-3, 36-37, 42-43

R/ Recherchez sans trêve   la face du Seigneur.

ou : Alléluia ! 104,4b

Chantez et jouez pour lui, redites sans fin ses merveilles ; glorifiez-vous de son nom très saint : joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !

Il frappe les fils aînés du pays, toute la fleur de la race ; il fait sortir les siens chargés d’argent et d’or ; pas un n’a flanché dans leurs tribus !

Il s’est ainsi souvenu de la parole sacrée et d’Abraham, son serviteur ; il a fait sortir en grande fête son peuple, ses élus, avec des cris de joie !

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Par l’annonce de l’Évangile : Dieu vous appelle à partager la gloire de notre Seigneur Jésus Christ. Alléluia.

Évangile : Luc 18, 1-8

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager : « Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander: “Rends-moi justice contre mon adversaire. Longtemps il refusa; puis il se dit : “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.”» Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice ! Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit? Les fait-il attendre? Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

Prière  sur  les  offrandes

Sur les offrandes que nous présentons, Seigneur, jette un regard de pardon et de paix. Qu’en célébrant la passion de ton Fils, nous entrions de tout cœur dans son mystère. Lui qui.

Antienne  de  communion : Ps 22

Mon berger, c’est le Seigneur: je ne manque de rien, sur de frais pâturages, il me laisse reposer. Il me mène auprès des eaux tranquilles et me fait revivre.

Prière  après  la  communion

Fortifiés par cette nourriture sainte, nous t’adressons, Seigneur, nos actions de grâce et nous implorons ta miséricorde. Que l’Esprit Saint fasse persévérer dans la droiture ceux qui ont reçu la force d’en haut. Par Jésus.

Méditation

Le rôle du juge est de défendre le droit ou la législation et d’appliquer la Loi dans les affaires litigieuses. Mais, comme certains, le juge de l’évangile ne craint pas Dieu et ne respecte personne. Fort-heureusement, la veuve fait preuve de foi. Elle réclame avec insistance justice contre son adversaire devenant ipso facto un paradigme de foi et de persévérance pour tous et chacun/chacune. Que nous apprend-elle ? Elle nous enseigne le courage, l’espérance et la persévérance en tout : l’épreuve, le danger, la maladie, la persécution et surtout la prière. Cette dernière fait partie de l’expression et de la manifestation de notre foi. Que le Seigneur nous accorde la force et la grâce de demeurer dans la prière qui peut nous sauver.

Vendredi 17 Novembre

SAINTE Elisabeth de Hongrie

Mariée à quatorze au duc Louis IV de Thuringe, et mère de trois enfants, Elisabeth (1207-1231) est veuve à vingt ans. Elle subit alors d’incroyables humiliations qu’elle supporte avec douceur. Devenue tertiaire franciscaine, elle se donne avec amour au service des pauvres et meurt à vingt-quatre ans. Figure de sainte très populaire, elle fut canonisée quatre ans après sa mort.

Antienne  d’ouverture : Ps 87, 2-3

À ceux qui l’ont servi dans leurs frères, le Seigneur dit : « Venez, les bénis de mon Père. J’étais malade et vous m’avez visité… Vraiment, je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. »

Prière  d’ouverture

Dieu qui as donné  à sainte Élisabeth de Hongrie de reconnaître et de vénérer le Christ dans les pauvres, accorde-nous de servir avec une inépuisable charité ceux qui sont dans le besoin et l’affliction. Par Jésus.

1ère lecture : Sagesse 13, 1-9

De nature, ils sont inconsistants, tous ces gens qui restent dans l’ignorance de Dieu : à partir de ce qu’ils voient de bon, ils n’ont pas été capables de connaître Celui qui est; en examinant ses œuvres, ils n’ont pas reconnu l’Artisan. Mais c’est le feu, le vent, la brise légère, la ronde des étoiles, la violence des flots, les luminaires du ciel gouvernant le cours du monde, qu’ils ont regardés comme des dieux.  S’ils les ont pris pour des dieux, sous le charme de leur beauté, ils doivent savoir combien le Maître de ces choses leur est supérieur, car l’Auteur même de la beauté est leur créateur. Et si c’est leur puissance et leur efficacité qui les ont frappés, ils doivent comprendre, à partir de ces choses, combien est plus puissant Celui qui les a faites. Car à travers la grandeur et la beauté des créatures, on peut contempler, par analogie, leur Auteur.  Et pourtant, ces hommes ne méritent qu’un blâme léger; car c’est peut-être en cherchant Dieu et voulant le trouver, qu’ils se sont égarés: plongés au milieu de ses œuvres, ils poursuivent leur recherche et se laissent prendre aux apparences: ce qui s’offre à leurs yeux est si beau !  Encore une fois, ils n’ont pas d’excuse. S’ils ont poussé la science à un degré tel qu’ils sont capables d’avoir une idée sur le cours éternel des choses, comment n’ont-ils pas découvert plus vite. Celui qui en est le Maître ?

Psaume : 18a (19), 2-3, 4-5ab

R/ Les cieux proclament la gloire de Dieu.

Les cieux proclament la gloire de Dieu, le firmament raconte l’ouvrage de ses mains. Le jour au jour en livre le récit et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit, pas de voix qui s’entende ; mais sur toute la terre en paraît le message et la nouvelle, aux limites du monde.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. Alléluia.

Évangile : Luc 17, 26-37

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples « Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme.  On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr. Il en était de même dans les jours de Loth: on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ; cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera. En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter; et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière.    Rappelez-vous la femme de Loth. Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera. Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l’une sera prise, l’autre laissée. Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l’une sera prise, l’autre laissée.» Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit: « Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours.»

Prière  sur  les  offrandes

Accueille, Seigneur, les présents de ton peuple ; et tandis que nous rappelons l’amour infini de ton Fils, fais que nous sachions, à l’exemple des saints, t »aimer et aimer notre prochain d’un cœur plus généreux. Par Jésus.

Antienne  de  communion : Ps 22

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis », dit le Seigneur.

Prière  après  la  communion

Toi qui nous as fortifiés par cette communion, Seigneur, aide-nous à suivre l’exemple de sainte Elisabeth, dans l’amour qu’elle sut témoigner, et la charité dont elle fit preuve envers ton peuple. Par Jésus.

Méditation

« Rappelez-vous ! ». S’il est vrai que « les mêmes causes produisent les mêmes effets » alors, ‘‘le souvenir est important’’. Car, ‘‘ignorer l’histoire c’est être insensé !’’. Ainsi, dans ce discours, Jésus rappelle des vicissitudes historico-bibliques : les jours de Noé et Loth. En leur temps, l’Hédonisme était à la mode : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait… Oui ! La recréation a aussi une fin quelle que soit sa durée. Nous ne devons pas faire de nos vies terrestres des RECREATIONS. Mais, nous devons vivre dans la conscience qu’adviendront tôt ou tard « les jours du Fils de l’homme » c’est-à-dire les jours du jugement. De quel côté serons-nous : du bon ou du mauvais ?