MARdi 02 mai

Saint Yves (1253-1303), prêtre (en France) ; saint Célestin

Recteur breton d’une admirable charité envers les pauvres, Yves était aussi un juriste de talent qui mit sa science au service des petits, en exerçant ses fonctions de juge ecclésiastique à Rennes, puis à Tréguier, son pays natal. Il est le patron des avocats.

BLANC

Antienne d’ouverture : Ap 19, 7.6

Soyons dans la joie, exultons, rendons grâce : le Seigneur notre Dieu a pris possession de sa royauté, alléluia.

Prière d’ouverture

Accorde-nous, Seigneur, d’entrer dans la joie de notre salut alors que nous fêtons la résurrection de ton Fils. Lui qui.

Première lecture : Ac 11, 19-26

En ces jours-là, les frères dispersés par la tourmente qui se produisit lors de l’affaire d’Étienne allèrent jusqu’en Phénicie, puis à Chypre et Antioche, sans annoncer la Parole à personne d’autre qu’aux Juifs. Parmi eux, il y en avait qui étaient originaires de Chypre et de Cyrène, et qui, en arrivant à Antioche, s’adressaient aussi aux gens de langue grecque pour leur annoncer la Bonne Nouvelle : Jésus est le Seigneur. La main du Seigneur était avec eux : un grand nombre de gens devinrent croyants et se tournèrent vers le Seigneur. La nouvelle parvint aux oreilles de l’Église de Jérusalem, et l’on envoya Barnabé jusqu’à Antioche. À son arrivée, voyant la grâce de Dieu à l’œuvre, il fut dans la joie. Il les exhortait tous à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur. C’était en effet un homme de bien, rempli d’Esprit Saint et de foi. Une foule considérable s’attacha au Seigneur. Barnabé partit alors à Tarse chercher Saul. L’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Pendant toute une année, ils participèrent aux assemblées de l’Église, ils instruisirent une foule considérable. Et c’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».

Psaume : 86 (87), 1-3, 4-5, 6-7

R/ Louez le Seigneur, tous les peuples !

1. Elle est fondée sur les montagnes saintes. Le Seigneur aime les portes de Sion plus que toutes les demeures de Jacob. Pour ta gloire on parle de toi, ville de Dieu !

2. « Je cite l’Égypte et Babylone entre celles qui me connaissent.» Voyez Tyr, la Philistie, l’Éthiopie : chacune est née là- bas. Mais on appelle Sion: « Ma mère! » car en elle, tout homme est né. C’est lui, le Très-Haut, qui la maintient.

3. Au registre des peuples, le Seigneur écrit : « Chacun est né là- bas. » Tous ensemble ils dansent, et ils chantent : « En toi, toutes nos sources ! »

Acclamation :

Alléluia. Alléluia. Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ; moi, je les connais, et elles me suivent. Alléluia. (Jn 10, 27)

Evangile : Jn 10, 22-30

On célébrait la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem. C’était l’hiver. Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon. Les Juifs firent cercle autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas- tu nous tenir en haleine ? Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! »  Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage. Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis. Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN. »

Prière sur  les  offrandes :

Donne-nous, Seigneur, de te rendre grâce toujours par ces mystères de Pâques ; ils continuent en nous ton œuvre de rédemption, qu’ils nous soient une source intarissable de joie. Par Jésus.

Antienne de  communion Lc, 24, 46, 26

Il fallait que le Christ connaisse la souffrance et ressuscite d’entre les morts pour entrer dans sa gloire.

Prière après  la  communion :

Ecoute nos  prières,  Seigneur  :  que  cet  échange mystérieux  où l’homme  est  racheté nous  soutienne durant  la  vie  présente  et  nous  apporte  les  joies éternelles. Par Jésus.

Méditation

Bien-aimés du Ressuscité, Jésus se montre très engagé pour ceux pour lesquels le Père lui a confié la mission du salut. Il reste très protecteur et vigilant à leur endroit. Il va garder une bonne relation avec eux. Jésus est aussi très reconnaissant : Il apprécie les brebis réceptives à sa voix. « Mes brebis écoutent ma voix… elles me suivent ». Tous ceux qui appartiennent à Jésus, Il les connait. Il leur procure la vie éternelle. Aussi tous ceux qui suivent Jésus peuvent se réjouir de la garantie de ne point périr même s’ils viennent à passer par certaines épreuves. En retour il nous faut reconnaitre Dieu toujours présent dans nos vies. Pouvons-nous reconnaître que nous sommes aimés de Dieu ? Pouvons-nous mesurer et voir l’assurance que Jésus nous donne ? Jetons un regard en arrière pour voir et reconnaitre Dieu nous parler à travers les différents moments de notre vie.

LUNDI  01 MAI

SAINT JOSEPH TRAVAILLEUR

Saint Joseph, travailleur Instituée par Pie XII en 1955, cette fête a pour but de rendre lucide et efficace la lutte des chrétiens pour libérer les travailleurs de toute oppression. Fêter Saint Joseph dans son rôle de charpentier, de travailleur manuel, c’est rappeler dans quel milieu Jésus a voulu naître, a reçu sa formation humaine, a vécu trente ans de sa vie ; il a vraiment partagé la condition ouvrière de Joseph, après avoir beaucoup reçu de cet artisan qui joua auprès de lui le rôle de père. Mais si le travail est pour l’homme source de sagesse et moyen de servir la communauté de ses frères, il y a des conditions de travail déshumanisantes, qui réduisent l’ouvrier à un asservissement incompatible avec la dignité humaine.

Antienne d’ouverture

Que ma bouche soit remplie de ta louange ; Seigneur, tu m’as rendu la vie : sur mes lèvres la joie chantera, alléluia.

Prière d’ouverture

Dieu qui aimes l’innocence et la fais recouvrer, oriente vers toi le cœur de tes fidèles : tu les as libérés des ténèbres de l’incroyance, fais qu’ils n’abandonnent jamais la lumière de ta vérité. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Act. 15, 1-6

En ces jours-là, des gens, venus de Judée à Antioche, enseignaient les frères en disant :« Si vous n’acceptez pas la circoncision selon la coutume qui vient de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés. » Cela provoqua un affrontement ainsi qu’une vive discussion engagée par Paul et Barnabé contre ces gens-là. Alors on décida que Paul et Barnabé, avec quelques autres frères, monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens pour discuter de cette question. L’Église d’Antioche facilita leur voyage. Ils traversèrent la Phénicie et la Samarie en racontant la conversion des nations, ce qui remplissait de joie tous les frères. À leur arrivée à Jérusalem, ils furent accueillis par l’Église, les Apôtres et les Anciens, et ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux. Alors quelques membres du groupe des pharisiens qui étaient devenus croyants intervinrent pour dire qu’il fallait circoncire les païens et leur ordonner d’observer la loi de Moïse. Les Apôtres et les Anciens se réunirent pour examiner cette affaire.

Psaume 121 (122), 1-2, 3-4ab, 4cd-5

R/ Dans la joie, nous irons à la maison du Seigneur.

Ou : Alléluia

Quelle joie quand on m’a dit: « Nous irons à la maison du Seigneur ! » Maintenant notre marche prend fin devant tes portes, Jérusalem !

Jérusalem, te voici dans tes murs: ville où tous ensemble ne fait qu’un ! C’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur.

C’est là qu’Israël doit rendre grâce au nom du Seigneur. C’est là le siège du droit, le siège de la maison de David.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Demeurez-en moi, comme moi en vous, dit le Seigneur ; celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit.Alléluia. (Jn 15, 4a.5b)

Évangile : Jean 15, 1-8

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez-en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »

Prière sur les offrandes

Donne-nous, Seigneur, de te rendre grâce toujours par ces mystères de Pâques ; ils continuent en nous ton œuvre de rédemption, qu’ils nous soient une source intarissable de joie. Par Jésus.

Antienne  de  communion : Rm 6, 8

Le Seigneur est ressuscité, et nous qu’il a rachetés par son sang, il nous remplit de sa lumière, alléluia.

Prière après la communion

Écoute nos prières, Seigneur : que cet échange mystérieux où l’homme est racheté nous soutienne durant la vie présente et nous apporte les joies éternelles. Par Jésus

SAMEDI 29 AVRIL

SAINTE Catherine de Sienne,

Vierge et Docteur de l’Église

L’interdiction d’accéder aux ordres sacrés n’a pas empêché des femmes, à la personnalité très forte, de jouer un rôle important dans l’histoire de l’Église. Ce fut le cas d’une jeune Siennoise, tertiaire dominicaine, morte à trente-trois ans. A vingt ans déjà, Catherine Benincasa (1347-1380) groupait autour d’elle toute une ‘’famille’’ de disciples attirés par sa vie de prière et de pénitence.

Antienne  d’ouverture : Col 2;12

Par le baptême, vous avez été mis au tombeau avec le Christ, avec lui vous avez été ressuscités, parce que vous avez cru en la force de Dieu qui a ressuscité le Christ d’entre les morts, alléluia.

Prière  d’ouverture

Dieu qui renouvelles par le Baptême ceux qui croient en toi, protège leur naissance dans le Christ : défends-les contre les assauts du mal pour qu’ils répondent fidèlement à ta grâce. Par Jésus.

1ère lecture : Ac 9, 31-42

En ces jours-là, l’Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie ; elle se construisait et elle marchait dans la crainte du Seigneur; réconfortée par l’Esprit Saint, elle se multipliait. Or, il arriva que Pierre, parcourant tout le pays, se rendit aussi chez les fidèles qui habitaient Lod. Il y trouva un homme du nom d’Énéas, alité depuis huit ans parce qu’il était paralysé. Pierre lui dit: « Énéas,  Jésus Christ te guérit, lève-toi et fais ton lit toi-même. » Et aussitôt il se leva. Alors tous les habitants de Lod et de la plaine de Sarone purent le voir, et ils se convertirent en se tournant vers le Seigneur. Il y avait aussi à Jaffa une femme disciple du Seigneur nommée Tabitha, ce qui se traduit : Dorcas (c’est-à-dire: Gazelle). Elle était riche des bonnes œuvres et des aumônes qu’elle faisait. Or, il arriva en ces jours-là qu’elle tomba malade et qu’elle mourut. Après la toilette funèbre, on la déposa dans la  chambre haute. Comme Lod est près de Jaffa, les disciples, apprenant que Pierre s’y trouvait, lui envoyèrent deux hommes avec cet appel : « Viens chez nous sans tarder. » Pierre se mit en route avec eux. À son arrivée on le fit monter à la chambre haute. Toutes les veuves en larmes s’approchèrent de lui ; elles lui montraient les tuniques et les manteaux confectionnés par Dorcas quand celle-ci était avec elles. Pierre mit tout le monde dehors; il se mit à genoux et pria ; puis il se tourna vers le corps, et il dit : « Tabitha, lève-toi! » Elle ouvrit les yeux et, voyant Pierre, elle se redressa et s’assit. Pierre, lui donnant la main, la fit lever. Puis il appela les fidèles et les veuves et la leur présenta vivante. La chose fut connue dans toute la ville de Jaffa, et beaucoup crurent au Seigneur.

Psaume : 115 (116b), 12-13, 14-15

R/ Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ?

Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur.

Je tiendrai mes promesses au Seigneur, oui, devant tout son peuple ! Il en coûte au Seigneur de voir mourir les siens !

Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur, moi, dont tu brisas les chaînes ? Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce, j’invoquerai le nom du Seigneur.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie. Tu as les paroles de la vie éternelle. Alléluia. (cf. Jn 6, 63c.68c)

Evangile : Jn 6, 60-69

En ce temps-là, Jésus avait donné un enseignement dans la synagogue de Capharnaüm. Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent: « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? » Jésus savait en lui- même que ses disciples récriminaient à son sujet. Il leur dit : « Cela vous scandalise ? Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant !… C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas.» Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient  ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait. Il ajouta: « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père.»  À partir de ce moment,  beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner. Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi? » Simon-Pierre lui répondit: « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »

Prière  sur  les  offrandes

Reçois avec bonté, Seigneur, les offrandes de ton peuple : garde-le sous ta protection, pour qu’il ne perde aucun des biens que tu lui donnes, et découvre ceux qui demeurent toujours. Par Jésus.

Antienne  de  communion

Jésus priait ainsi : « Pour ceux qui croiront en moi, je te demande, Père, qu’ils soient un en nous, afin que le monde reconnaisse que tu m’as envoyé », alléluia.

Prière  après  la  communion

Ne cesse pas de protéger avec amour, Seigneur, ceux que tu as sauvés : la passion de ton Fils les a rachetés, qu’ils mettent leur joie dans sa résurrection. Lui qui.

Méditation

Jesus se tourne vers les douze : « Voulez partir, vous aussi ? » . Cette question invite à prendre une décision personnelle de foi, à faire un choix et à s’engager à la suite de Jésus. L’évangile de Jean met son lecteur face à un choix : croire en Jésus ou ne pas croire, sachant que choisir le Christ c’est choisir la vie et la lumière. Simon Pierre, quoi que l’enseignement de Jésus est difficile et radical, croit ferment qu’il n’y a pas de vie en dehors de Jésus ; il va répondre au nom des douze : « Seigneur, à qui irions-nous ? Par leur fidélité, les Douze témoignent de leur attachement au Maître et Seigneur. Ils iront jusqu’au bout avec lui et découvriront jour après jour le bonheur de partager sa vie jusqu’à donner leur vie pour lui. Si la radicalité évangélique invite à un dépassent de soi et un défi dans une monde de facilité et de légèreté, la foi par laquelle nous restons fidèle au Christ est aussi un acte de Confiance en Jésus qui fait notre force.

VENDREDI 28 AVRIL

SAINT Pierre Chanel,

Prêtre et Martyr

Prêtre du diocèse de Belley, Pierre Chanel (1803-1841) fut un des premiers Maristes. Sur son désir, il fut envoyé en mission en Polynésie. Son action, apparemment stérile pendant trois ans, commençait à porter des fruits, quand la réaction païenne provoqua le meurtre du missionnaire. Mais ce martyre fut aussitôt suivi par la conversion de l’île de Futuna où Pierre Chanel avait vécu.

Antienne  d’ouverture : Ap 5, 12

Il est digne, l’Agneau immolé, de recevoir puissance, divinité, sagesse, force et honneur, alléluia.

Prière  d’ouverture

Nous t’en prions, Dieu tout-puissant, nous qui avons reçu la grâce de savoir que le Christ est ressuscité : que ton Esprit d’amour nous fasse vivre une vie nouvelle. Par Jésus.

1ère lecture : Ac 9, 1-20

En ces jours-là, Saul était toujours animé d’une rage meurtrière contre les disciples du Seigneur. Il alla trouver le grand prêtre et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s’il trouvait des hommes et des femmes qui suivaient le Chemin du Seigneur, il les amène enchaînés à Jérusalem. Comme il était en route et approchait de Damas, soudain une lumière venant du ciel l’enveloppa de sa  clarté. Il fut précipité à terre ; il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécuter ? » Il demanda : « Qui es-tu, Seigneur ? » La voix répondit : « Je suis Jésus, celui que tu persécutes. Relève-toi et entre dans la ville : on te dira ce que tu dois faire.» Ses compagnons de route s’étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient la voix, mais ils ne voyaient personne. Saul se releva de terre et, bien qu’il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. Ils le prirent par la main pour le faire entrer à Damas. Pendant trois jours, il fut privé de la vue et il resta sans manger ni boire. Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie. Dans une vision, le Seigneur lui dit : « Ananie ! » Il répondit : « Me voici, Seigneur. » Le Seigneur reprit : « Lève-toi, va dans la rue appelée rue Droite, chez Jude : tu  demanderas un homme de Tarse nommé Saul. Il est en prière, et il a eu cette vision : un homme, du nom d’Ananie, entrait et lui imposait les mains pour lui rendre la vue. » Ananie répondit : « Seigneur, j’ai beaucoup entendu parler de cet homme, et de tout le mal qu’il a fait subir à tes fidèles à Jérusalem. Il est ici, après avoir reçu de la part des grands prêtres le pouvoir d’enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom. » Mais le Seigneur lui dit : « Va! car cet homme est l’instrument que j’ai choisi pour faire parvenir mon nom auprès des nations, des rois et des fils d’Israël. Et moi, je lui montrerai tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon nom.» Ananie partit donc et entra dans la maison. Il imposa les mains à Saul, en disant : « Saul, mon frère, celui qui m’a envoyé, c’est le Seigneur, c’est Jésus qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais. Ainsi, tu vas retrouver la vue, et tu seras rempli d’Esprit Saint. » Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue. Il se leva, puis il fut baptisé. Alors il prit de la nourriture et les forces lui revinrent. Il passa quelques jours à Damas avec les disciples et, sans plus attendre, il proclamait Jésus dans les synagogues, affirmant que celui-ci est le Fils de Dieu.

Psaume : 116 (117), 1, 2

R/ Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile

Louez le Seigneur, tous les peuples ; fêtez-le, tous les pays !

Son amour envers nous s’est montré le plus fort ; éternelle est la fidélité du Seigneur !

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui, dit le Seigneur. Alléluia. (Jn 6, 56)

Evangile : Jn 6, 52-59

En ce temps-là, les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. » Voilà ce que Jésus a dit alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm. 

Prière  sur  les  offrandes

Dans ta bonté, Seigneur, sanctifie ces dons ; accepte le sacrifice spirituel de cette Eucharistie, et fais de nous- mêmes une éternelle offrande à ta gloire. Par Jésus.

Antienne  de  communion

Celui que l’on avait crucifié, il est vivant pour toujours, et il nous a rachetés, alléluia.

Prière  après  la  communion

Nous venons de communier, Seigneur, au don sacré du corps et du sang de ton Fils, et nous te prions humblement: que cette Eucharistie, offerte en mémoire de Lui, comme il nous a dit de le faire, augmente en nous la charité. Par Jésus.

Méditation

L’affirmation de Jésus est pour les juifs un scandale. Comment peut-il nous donner sa chair à manger. Cette vérité reste troublante. On peut donc comprendre que beaucoup aient arrêtés de suivre Jésus en ce moment-là ! Le corps et sang de Jesus sont la communion profonde dans la totalité de la personne de Jésus. L’insistance de Jésus sur la nécessité de manger sa chair et boire son sang exprime une vérité radicale : c’est en Jésus-Christ que le salut et la vie éternelle sont donnés. Il ne peut en être autrement. Ces propos constituent le cœur de notre foi. Il n’y a pas d’Eglise sans l’eucharistie et la vie véritable n’est donnée que par le don de la vie même de Jésus. C’est un mystère à croire, à contempler et à en vivre. Au final, la pratique de l’Eucharistie en effet, nous conduit à vivre par Jésus comme dit Saint Paul : « Je vis, mais ce n’est plus moi mais le Christ qui vit en moi » (Gal.2, 20)

JEUDI 27 AVRIL

SAINTE Zita

Âgée de douze ans Zita (1218-1278) fut placée dans une famille comme servante et ne la quitta plus. Pour ne pas déranger son service, elle se levait plus tôt afin d’aller assister à la messe, jeûnait pour donner aux pauvres une part de sa nourriture, supportait avec patience les jalousies des autres domestiques. Sa sainteté fut reconnue après sa mort tant étaient étranges les faveurs que le petit peuple obtenait par son intercession.

Antienne  d’ouverture : Ex 15, 1-2

Chantons le Seigneur, grande est sa victoire ; il est ma force, il est mon chant, je lui dois le salut, alléluia.

Prière  d’ouverture

Dieu éternel et tout-puissant, nous implorons avec plus d’insistance ta bonté en ce temps de Pâques où elle se révèle davantage : puisque tu nous as dégagés de nos erreurs, fais-nous adhérer plus fermement à la vérité. Par Jésus.

1ère lecture : Ac 8, 26-40

En ces jours-là, l’ange du Seigneur adressa la parole à Philippe en disant: « Mets-toi en marche en direction du sud, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte.» Et Philippe se mit en marche. Or, un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, la reine d’Éthiopie, et administrateur de tous ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer. Il en revenait, assis sur son char, et lisait le prophète Isaïe. L’Esprit dit à Philippe : « Approche, et rejoins ce char. » Philippe se mit à courir, et il entendit l’homme qui lisait le prophète Isaïe ; alors il lui demanda: « Comprends-tu ce que tu lis ?» L’autre lui répondit : « Et comment le pourrais-je s’il n’y a personne pour me guider?» Il invita donc Philippe à monter et à s’asseoir à côté de lui. Le passage de l’Écriture qu’il lisait était celui-ci: Comme une brebis, il fut conduit à l’abattoir ; comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche. Dans son humiliation, il n’a pas obtenu justice. Sa descendance, qui en parlera ? Car sa vie est retranchée de la terre. Prenant la parole, l’eunuque dit à Philippe : « Dis-moi, je te prie : de qui le prophète parle-t-il ? De lui-même, ou bien d’un autre ? » Alors Philippe prit la  parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus. Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d’eau, et l’eunuque dit: « Voici de l’eau: qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé?» Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l’eau tous les deux, et Philippe baptisa l’eunuque. Quand ils furent remontés de l’eau, l’Esprit du Seigneur emporta Philippe ; l’eunuque ne le voyait plus, mais il poursuivait sa route, tout joyeux. Philippe se retrouva dans la ville d’Ashdod, il annonçait la Bonne Nouvelle dans toutes les villes où il passait jusqu’à son arrivée à Césarée.

Psaume : 65 (66), 8-9, 16-17, 20

R/ Acclamez Dieu, toute la terre !

Peuples, bénissez notre Dieu ! Faites retentir sa louange, car il rend la vie à notre âme, il a gardé nos pieds de la chute.

Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu : je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme ; quand je poussai vers lui mon cri, ma bouche faisait déjà son éloge.

 Béni soit Dieu qui n’a pas écarté ma prière, ni détourné de moi son amour !

Acclamation :

Alléluia. Alléluia. Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel, dit le Seigneur ; si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Alléluia. (Jn 6, 51)

Evangile : Jn 6, 44-51

En ce temps-là, Jésus disait aux foules: « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui- là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

Prière sur les offrandes

Seigneur notre Dieu, dans l’admirable échange du sacrifice eucharistique, tu nous fais participer à ta propre nature divine : puisque nous avons la connaissance de ta vérité, accorde-nous de lui être fidèles par toute notre vie. Par Jésus.

Antienne de communion : 2Co 5, 15

Le Christ est mort pour tous, afin que notre vie ne soit plus à nous-mêmes, mais à lui qui est mort et ressuscité pour nous, alléluia.

Prière après la communion :

Dieu très bon, reste auprès de ton peuple, car sans toi, notre vie tombe en ruine ; fais passer à une vie nouvelle ceux que tu as initiés aux sacrements de ton Royaume.

Méditation

« Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m›a envoyé ne l›attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. » Le mystère de la révélation du dessein de Dieu pour les hommes ne peut être compris que par le biais de l’action de l’Esprit. Accueillir et croire au Christ devient un don de Dieu lui-même. En effet, Fils qui est Dieu, qui connaît le Père et a vu le Père, est seul à même de nous le révéler vraiment et de nous conduire à découvrir ses mystère. C’est par la foi au Fils que se dessillent nos yeux à cette réalité divine que nous fait voir le Fils. En se donnant à nous comme Pain de vie, Jésus révèle l’amour incommensurable du Père pour nous. Désormais, en communiant à ce Pain venu du ciel, tous les hommes communient à la vie divine qui ne finit pas. En effet, croire à l’envoyé de Dieu, c’est déjà avoir la vie éternelle et communier à sa chair, c’est vivre l’intimité avec le Père.

MERCREDI 26 AVRIL

SAINT Cletus

Cité dans la première prière eucharistique, il est considéré comme le successeur de saint Lin, second après Pierre. On ignore encore tous des actes de sa vie historique.

Antienne d’ouverture : Ps 70, 8. 23

Que ma bouche soit remplie de ta louange ; Seigneur, tu m’as rendu la vie : sur mes lèvres la joie chantera, alléluia.

Prière d’ouverture

Viens au secours de ta famille, Seigneur, sois généreux pour elle : tu lui as donné la grâce de la foi, accorde-lui aussi une part dans la résurrection de ton Fils.  Lui qui.

 1ère lecture : Ac 8, 1b- 8

Le jour de la mort d’Étienne, éclata une violente persécution contre l’Église de Jérusalem. Tous se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie, à l’exception des Apôtres. Des hommes religieux ensevelirent Étienne et célébrèrent pour lui un grand deuil. Quant à Saul, il ravageait l’Église, il pénétrait dans les maisons, pour en arracher hommes et femmes, et les jeter en prison. Ceux qui s’étaient dispersés annonçaient la Bonne Nouvelle de la Parole là où ils passaient. C’est ainsi que Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ. Les foules, d’un même cœur, s’attachaient à ce que disait Philippe, car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait, ou même les voyaient. Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs, qui sortaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris. Et il y eut dans cette ville une grande joie.

Psaume : 65 (66), 1-3a, 4-5, 6-7a

R/ Acclamez Dieu, toute la terre ! 

Acclamez Dieu, toute la terre; fêtez la gloire de son nom, glorifiez-le en célébrant sa louange. Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables !

« Toute la terre se prosterne devant toi, elle chante pour toi, elle chante pour ton nom. » Venez et voyez les hauts faits de Dieu, ses exploits redoutables pour les fils des hommes.

 Il changea la mer en terre ferme: ils passèrent le fleuve à pied sec. De là, cette joie qu’il nous donne. Il règne à jamais par sa puissance.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Celui qui voit le Fils et croit en lui a la vie éternelle, dit le Seigneur ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Alléluia. (Jn 6, 40)

Evangile : Jn 6, 35-40

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas. Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

Prière sur les offrandes

Donne-nous, Seigneur, de te rendre grâce toujours par ces mystères de Pâques ; ils continuent en nous ton œuvre de rédemption, qu’ils nous soient une source intarissable de joie. Par Jésus.

Antienne de la communion

Le Seigneur est ressuscité, et nous qu’il a rachetés par son sang, il nous remplit de sa lumière, alléluia.

Prière après la communion

Ecoute nos  prières,  Seigneur  :  que  cet  échange mystérieux  où l’homme  est  racheté nous  soutienne durant  la  vie   présente  et  nous  apporte  les  joies éternelles.  Par Jésus.

Méditation

Nous continuons aujourd’hui notre méditation sur le discours du pain de vie. Les juifs commencent à murmurer : comment peut-il dire qu’il est descendu du ciel, alors que nous le connaissons si bien ? Mais le connaissent-ils vraiment ? Il n’est pas facile de croire que cet homme Jésus de Nazareth, Fils de Marie et du charpentier Joseph, puisse être vraiment le propre Fils de Dieu. L’Eglise dit : « il est grand le mystère de la foi ». Jésus, lui, continue d’avancer avec ses disciples et les juifs dans la révélation de son mystère. Il affirme : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire. » (v.44) La foi est un don de Dieu. Il faut savoir l’accueillir pour être établi, en Jésus, dans l’amitié avec le Père. En Jésus, ce qui a été préfiguré par la manne au désert se réalise : « Moi, je suis le pain de la vie ». Il est la vie même de Dieu qui est donnée ; manger son corps et boire son sang, c’est acquérir la vie éternelle. A chaque messe, nous communion à ce repas sacré nourriture de notre âme et gage de notre salut ; que cette participation à l’Eucharistie préserve notre foi en Jésus et nous porte à témoigner auprès de nos frères.