LUNDI 25  AVRIL

SAINT Marc, Evangéliste

Fete

Saint Marc est le patron de Venise où son corps aurait été ramené en 830 d’Alexandrie. En effet, d’après une tradition, c’est dans ce grand centre intellectuel de l’Orient que saint Marc serait mort martyr après y avoir prêché l’Évangile. Les Actes des Apôtres nous montrent Jean-Marc aux côtés de son cousin Barnabé et de l’Apôtre Paul, lors du premier voyage missionnaire de celui-ci vers 47 ; l’épreuve sera trop lourde pour le jeune homme qui s’arrêtera en route.

Antienne  d’ouverture : Mc 15, 16

« Allez dans le monde entier, dit le Seigneur ; proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. »

Prière  d’ouverture

Dieu qui as confié à l’évangéliste saint Marc la mission de proclamer la Bonne Nouvelle, accorde-nous de si bien profiter de son enseignement que nous marchions sur les traces du Christ. Lui qui.

1ère lecture  : 1 P 5, 5b-14

Bien-aimés, vous tous, les uns envers les autres, prenez l’humilité comme tenue de service. En effet, Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce. Abaissez-vous donc sous la main puissante de Dieu, pour qu’il vous élève en temps voulu. Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, puisqu’il prend soin de vous. Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer. Résistez-lui avec la force de la foi, car vous savez que tous vos frères, de par le monde, sont en butte aux mêmes souffrances. Après que vous aurez souffert un peu de temps, le Dieu de toute grâce, lui qui, dans le Christ Jésus, vous a appelés à sa gloire éternelle, vous rétablira lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables. À lui la souveraineté pour les siècles. Amen. Par Silvain, que je considère comme un frère digne de confiance, je vous écris ces quelques mots pour vous exhorter, et pour attester que c’est vraiment dans la grâce de Dieu que vous tenez ferme. La communauté qui est à Babylone, choisie comme vous par Dieu, vous salue, ainsi que Marc, mon fils. Saluez-vous les uns les autres par un baiser fraternel. Paix à vous tous, qui êtes dans le Christ.

Psaume  : 88, 2-3, 6-7, 16-17

R/ Ton amour, Seigneur, sans fin je le chante !

Ou : Alléluia

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ; ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge. Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ; ta fidélité est plus stable que les cieux.

Que les cieux rendent grâce pour ta merveille, Seigneur, et l’assemblée des saints, pour ta fidélité. Qui donc, là-haut, est comparable au Seigneur ? Qui d’entre les dieux est semblable au Seigneur ?

Heureux le peuple qui connaît l’ovation ! Seigneur, il marche à la lumière de ta face ; tout le jour, à ton nom il danse de joie, fier de ton juste pouvoir. 

Acclamation

Alléluia. Alléluia.  Nous proclamons un Messie crucifié, il est puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Alléluia. (cf. 1 Co 1, 23a-24b)

Évangile : Mc 16, 15-20)

En ce temps-là, Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. » Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.

Prière  sur  les  offrandes

Pour célébrer la gloire de saint Marc, nous t’offrons, Seigneur, le sacrifice d’action de grâce, et nous te supplions humblement : que ton Église demeure fidèle à sa mission d’annoncer l’Évangile. Par Jésus.

Antienne  de  communion : Mt 28

« Je suis avec vous tous les jours, dit le Seigneur Jésus, jusqu’à la fin des temps. »

Prière  après la  communion

Ne cesse pas de protéger avec amour, Seigneur, ceux que tu as sauvés : la passion de ton Fils les a rachetés, qu’ils mettent leur joie dans sa résurrection. Lui qui règne.

Méditation

L’évangile de Marc est un condensé de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, Fils de Dieu. Connu comme compagnon de Pierre et de Paul, l’évangéliste est conscient, dès le début de son évangile, d’être héritier d’un message à transmettre venu de Dieu.

En célébrant sa fête aujourd’hui, nous sommes interpellés à accueillir cette Bonne Nouvelle de Dieu qui est Jésus Christ lui-même. Car en lui, Dieu a manifesté son salut et son amour à tous. A la suite de Jésus les disciples portent en eux la vie de Dieu et cette Bonne Nouvelle à communiquer au monde. C’est le Christ lui-même qui fait d’eux ses envoyés et ses témoins : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. » (v.16, 15). Message d’amour et de miséricorde, c’est en cet évangile que tous les hommes de la terre deviendront une humanité unifiée, guérie et sauvée. Que l’évangile soit l’unique langage par lequel les chrétiens touchent le cœur des hommes et construisent le monde.

LUNDI 24  AVRIL

SAINT  FIDELE DE SIGMARINGEN

Prêtre et Martyr

Fils du bourgmestre de Sigmaringen sur le haut Danube, Marc Rey (1578-1622) est surnommé, pendant ses études, le ‘’philosophe chrétien’’. Précepteur de trois princes, puis avocat à Colmar, il entre à trente-cinq ans chez les Capucins où il prend le nom de Fidèle. Missionnaire ardent, il cherche à ramener les chrétiens à l’unité et meurt pour la foi catholique en Suisse, après avoir pardonné à ses meurtriers.

Antienne  d’ouverture

Il est ressuscité, Jésus, le vrai Pasteur, lui qui a donné sa vie pour son troupeau, lui qui a choisi de mourir pour nous sauver. Alléluia.

Prière  d’ouverture

Dieu qui montres aux égarés la lumière de ta vérité pour qu’ils puissent reprendre le bon chemin, donne à tous ceux qui se déclarent chrétiens de rejeter ce qui est indigne de ce nom et de rechercher ce qui lui fait honneur. Par Jésus.

1ère lecture  : Ac 6, 8-15

En ces jours-là,  Étienne, rempli de la grâce et de la puissance de Dieu, accomplissait parmi le peuple des prodiges et des signes éclatants. Intervinrent alors certaines gens de la synagogue dite des  Affranchis, ainsi que des Cyrénéens et des Alexandrins, et aussi des gens originaires de Cilicie et de la province d’Asie. Ils se mirent à discuter avec Étienne, mais sans pouvoir résister à la sagesse et à l’Esprit qui le faisaient parler. Alors ils soudoyèrent des hommes pour qu’ils disent : « Nous l’avons entendu prononcer des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu. » Ils ameutèrent le  peuple, les anciens et les scribes, et, s’étant saisis d’Étienne à l’improviste, ils l’amenèrent devant le Conseil suprême. Ils produisirent de faux témoins, qui disaient : « Cet individu ne cesse de proférer des paroles contre le Lieu saint et contre la Loi. Nous l’avons entendu affirmer que ce Jésus, le Nazaréen, détruirait le Lieu saint  et changerait les coutumes que Moïse nous a transmises. » Tous ceux qui siégeaient au Conseil suprême avaient les yeux fixés sur Étienne, et ils virent que son visage était comme celui d’un ange. 

Psaume : 118 (119), 23-24, 26-27

R/ Heureux ceux qui marchent suivant la loi du Seigneur !

Lorsque des grands accusent ton serviteur, je médite sur tes ordres. Je trouve mon plaisir en tes exigences : ce sont elles qui me conseillent.

J’énumère mes voies : tu me réponds ; apprends-moi tes commandements. Montre- moi la voie de tes préceptes, que je médite sur tes merveilles.

Détourne-moi de la voie du mensonge, fais-moi la grâce de ta loi. J’ai choisi la voie de la fidélité, je m’ajuste à tes décisions.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Alléluia. (Mt 4, 4b)

Evangile : Jn 6, 22-29

Jésus avait rassasié cinq mille hommes, et ses disciples l’avaient vu marcher sur la mer. Le lendemain, la foule restée sur l’autre rive se rendit compte qu’il n’y avait eu là qu’une seule barque, et que Jésus n’y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui. Cependant, d’autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l’endroit où l’on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce. Quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. » Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit: « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »

Prière  sur  les  offrandes :

Que nos prières montent vers toi, Seigneur, avec ces offrandes pour le sacrifice ; dans ta bonté purifie-nous, et  nous correspondrons davantage au sacrement de ton amour. Par Jésus.

Antienne  de  communion : Jn 14, 27

« C’est la paix que je vous laisse, dit le Seigneur, c’est ma paix que je vous donne. Ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne », Alléluia.

Prière  après  la  communion :

Dieu tout-puissant, dans la résurrection du Christ, tu nous recrées pour la vie éternelle ; multiplie en nous les fruits  du  sacrement  pascal : fais-nous  prendre  des forces neuves à cette nourriture qui apporte le salut. Par Jésus.

Méditation

Suite au signe de la multiplication des pains, Jean présente le long entrevu de Jésus sur le pain de vie, thème fondamental au service duquel le miracle de la multiplication des pains a été fait. Justement, dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus invite les disciples à s’attacher non pas tant aux choses périssables et passagères mais à ce qui demeure en vie éternelle. Le pain matériel n’est que le signe du pain spirituel qui est Jésus lui-même. Seul Jésus pain vivant descendu du ciel donne la vie.  C’est pourquoi il exhorte à travailler non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. » (v.27)  Le pain de chaque jour est nécessaire pour la survie du corps. Sa recherche est légitime. Mais il est une quête plus précieuse encore : celle de la vie éternelle. C’est en Jésus Christ que nous avons cette vie. Seigneur donne-nous d’avoir toujours faim et soif de toi.

DIMANCHE 23  AVRIL

3ème Dimanche de Pâques

Psautier iii

SAINT Georges, Martyr

Antienne  d’ouverture : Ps 65, 1. 2

Acclamez Dieu, toute la terre, chantez à la gloire de son nom, rendez-lui grâce, louez-le, alléluia.

Prière  d’ouverture :

Garde à ton peuple sa joie, Seigneur, toi qui refais ses forces et sa jeunesse; Tu nous as rendu la dignité de fils de Dieu, affermis-nous dans l´espérance de la résurrection. Par Jésus.

Première lecture : Ac 2, 14.22b-33

Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et leur fit cette déclaration : « Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles. Il s’agit de Jésus le Nazaréen, homme que Dieu a accrédité auprès de vous en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes. Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez supprimé en le clouant sur le bois par la main des impies. Mais Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort, car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir. En effet, c’est de lui que parle David dans le psaume : Je voyais le Seigneur devant moi sans relâche : il est à ma droite, je suis inébranlable. C’est pourquoi mon cœur est en fête, et ma langue exulte de joie ; ma chair elle-même reposera dans l’espérance : tu ne peux m’abandonner au séjour des morts ni laisser ton fidèle voir la corruption. Tu m’as appris des chemins de vie, tu me rempliras d’allégresse par ta présence. Frères, il est permis de vous dire avec assurance, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous. Comme il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré de faire asseoir sur son trône un homme issu de lui. Il a vu d’avance la résurrection du Christ, dont il a parlé ainsi : Il n’a pas été abandonné à la mort, et sa chair n’a pas vu la corruption. Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins. Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l’a répandu sur nous, ainsi que vous le voyez et l’entendez.

Psaume : 15 (16), 1-2a.5, 7-8, 9-10, 11

R/ Tu m’apprends, Seigneur, le chemin de la vie. ou : Alléluia !

Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge. J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. »

Je bénis le Seigneur qui me conseille : même la nuit mon cœur m’avertit. Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable.

Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance : tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption.

2ème lecture :  1 P 1, 17-21

Bien-aimés, si vous invoquez comme Père celui qui juge impartialement chacun selon son œuvre, vivez donc dans la crainte de Dieu, pendant le temps où vous résidez ici-bas en étrangers. Vous le savez : ce n’est pas par des biens corruptibles, l’argent ou l’or, que vous avez été rachetés de la conduite superficielle héritée de vos pères ; mais c’est par un sang précieux, celui d’un agneau sans défaut et sans tache, le Christ. Dès avant la fondation du monde, Dieu l’avait désigné d’avance et il l’a manifesté à la fin des temps à cause de vous. C’est bien par lui que vous croyez en Dieu, qui l’a ressuscité d’entre les morts et qui lui a donné la gloire ; ainsi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Seigneur Jésus, ouvre-nous les Écritures ! Que notre cœur devienne brûlant tandis que tu nous parles. Alléluia. (cf. Lc 24, 32)

Évangile : Lc 24, 13-35

Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. » Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leurs donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

Prière  sur  les  offrandes

Accueille, Seigneur les dons de ton Église en fête Tu es à l´origine d´un si grand bonheur, qu’il s´épanouisse en joie éternelle. Par Jésus.

Antienne  de  communion : Lc 24, 46-47

Il fallait que s´accomplît ce qui était annoncé par l´Écriture: les souffrances du Messie, sa résurrection des morts le troisième jour, et la conversion proclamée en son nom pour le pardo

Prière  après  la  communion :

Regarde avec bonté, Seigneur, le peuple que tu as rénové par tes sacrements; Accorde-nous de parvenir à la résurrection bienheureuse, toi qui nous as destinés à connaître ta gloire. Par Jésus.

Méditation

L’épisode célèbre des pèlerins d’Emmaüs nous présente deux disciples qui sont découragés par la mort de Jésus et qui retournent chez eux, tout triste. Et Jésus ressuscité vient cheminer avec eux. Il commence par les écouter, pour leur permettre d’exprimer leurs blessures. Puis il leur ouvre l’esprit à l’intelligence des écritures. Enfin, il se fait reconnaitre à la fraction du pain. Jésus est notre compagnon de route dans les moments difficiles, le doute, le deuil… Il chemine discrètement avec nous. Il fait reprendre des forces nouvelles par sa parole qui rassure et relève. Le Ressuscité rompt le pain qui le révèle aux disciples découragés. L’Eucharistie est le lieu où le Christ est réellement présent par son corps et son sang. C’est le sacrement de la résurrection qui redonne vigueur pour reprendre la route du témoignage. Comme les disciples qui repartent tout joyeux et plein d’espérance, que la grâce et la joie du ressuscité en chaque Eucharistie nous pousse à aller vers nos frères et sœurs leur porter la Bonne Nouvelle

SAMEDI 22  AVRIL

SAINT Alexandre

Martyr à Lyon avec Epipode. Deux jeunes chrétiens qui avaient échappé au carnage dont fut victime saint Pothin, leur évêque. Saint Epipode fut décapité et saint Alexandre crucifié.

Antienne d’ouverture : 1P 2, 9

Nous sommes le peuple qui appartient à Dieu ; nous sommes chargés d’annoncer les merveilles de celui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière, alléluia.

Prière  d’ouverture

Dieu qui as envoyé ton Fils pour nous sauver et pour faire de nous tes enfants d’adoption, regarde avec bonté ceux  que  tu  aimes  comme  un  père  ;  puisque  nous croyons au Christ, accorde-nous la vraie liberté et la vie éternelle. Par Jésus.

1ère lecture : Ac 6, 1-7

En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait, les frères de langue grecque récriminèrent contre ceux de langue hébraïque, parce que les veuves de leur groupe étaient désavantagées dans le service quotidien. Les Douze convoquèrent alors l’ensemble des disciples et leur dirent : « Il n’est pas bon que nous délaissions la parole de Dieu pour servir aux tables. Cherchez plutôt, frères, sept d’entre vous, des hommes qui soient estimés de tous, remplis d’Esprit Saint et de sagesse, et nous les établirons dans cette charge. En ce qui nous concerne, nous resterons assidus à la prière et au service de la Parole. » Ces propos plurent à tout le monde, et l’on choisit : Étienne, homme rempli de foi et d’Esprit Saint, Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un converti au judaïsme,  originaire d’Antioche. On les présenta aux Apôtres, et après avoir prié, ils leur imposèrent les mains. La parole de Dieu était féconde, le nombre des disciples se multipliait fortement à Jérusalem, et une grande foule de prêtres juifs parvenaient à l’obéissance de la foi. 

Psaume : 32 (33), 1-2, 4-5, 18-19

R/Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi.

Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes ! Hommes droits, à vous la louange ! Rendez grâce au Seigneur sur la cithare, jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; il est fidèle en tout ce qu’il fait. Il aime le bon droit et la justice ; la terre est remplie de son amour.

Dieu veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son amour, pour les délivrer de la mort, les garder en vie aux jours de famine.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Le Christ est ressuscité, lui qui a tout créé ; il a pris en pitié le genre humain. Alléluia.

Evangile : Jean 6, 16-21

Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent jusqu’à la mer. Ils s’embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l’autre rive. C’était déjà les ténèbres, et Jésus n’avait pas encore rejoint les disciples. Un grand vent soufflait, et la mer était agitée. Les disciples avaient ramé sur une distance de vingt-cinq ou trente stades (c’est- à- dire environ cinq mille mètres), lorsqu’ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de peur. Mais il leur dit : « C’est moi. N’ayez plus peur. » Les disciples voulaient le prendre dans la barque ; aussitôt, la barque toucha terre là où ils se rendaient.

Prière sur les offrandes

Dans ta bonté, Seigneur, sanctifie ces dons ; accepte le sacrifice spirituel de cette Eucharistie, et fais de nous- mêmes une éternelle offrande à ta gloire. Par Jésus.

Antienne de communion : Jn 17

Jésus priait ainsi : « Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu’ils contemplent la gloire que tu m’as donnée. » Alléluia.

Prière après  la  communion :

Nous venons de communier, Seigneur, au don sacré du corps et du sang de ton Fils, et nous te prions humblement : que cette Eucharistie, offerte en mémoire de lui, comme il nous a dit de le faire, augmente en nous la charité. Par Jésus

Méditation

La mer est le domaine des forces obscures dans les Ecritures. Après la multiplication des pains, Jésus s’en va seul dans la montagne pour prier (Jn 6, 15). Les disciples prennent  seuls la mer. Ils en avaient l’habitude. Cette fois, cependant, tous les éléments extérieurs semblent soudain leur être hostiles : le vent qui se déchaîne, la violence des vagues… Reconnaissons en ces disciples, notre humanité qui doit affronter la violence, le mal, la maladie et la mort. Une humanité qui prend le risque de cheminer sans Dieu. Les disciples prennent peur. Heureusement, Jésus rejoint les disciples. Il marche sur les eaux. C’est le signe qu’il est Seigneur. Il foule aux pieds les forces du mal et domine sur le royaume de la mort. Il les traverse, les devance et les rassure : « C›est moi. N›ayez plus peur.»

Notre vie est si souvent ballottée par les épreuves. Laissons-nous rejoindre par le Ressuscité. Notre traversée  deviendra pascale si nous mettons toute notre confiance en Lui. Il nous dit à nous aussi : « C’est moi ! N’ayez pas peur ! » (v.20)

VENDREDI 21  AVRIL

SAINT Anselme,

Evêque et Docteur de l’Église

Chercher à comprendre ce que l’on croit ! Répondre à cette exigence de l’esprit, parce que c’est aussi l’exigence d’une foi authentique, tel fut le projet théologique d’Anselme (1033- 1109), originaire d’Aoste, moine puis abbé de l’abbaye bénédictine du Bec (Normandie), et enfin archevêque de Cantorbéry.

Antienne  d’ouverture : Ap 5, 9-10

Seigneur, par ton sang,  tu as racheté pour Dieu des hommes de toute race, langue, peuple et nation; tu en as fait pour notre Dieu un royaume de prêtres, Alléluia.

Prière  d’ouverture

Puisque tu as voulu, Seigneur, que ton Fils fût crucifié pour nous afin de nous arracher au pouvoir de Satan, fais que nous puissions recevoir la grâce de la résurrection. Par Jésus.

1ère lecture : Ac 5, 34-42

En ces jours-là, comme les Apôtres étaient en train de comparaître devant le Conseil suprême, intervint un pharisien nommé Gamaliel, docteur de la Loi, qui était honoré par tout le peuple. Il ordonna de les faire sortir un instant, puis il dit : « Vous, Israélites, prenez garde à ce que vous allez faire à ces gens-là. Il y a un certain temps, se leva Theudas qui prétendait être quelqu’un, et à qui se rallièrent quatre cents hommes environ ; il a été supprimé, et tous ses partisans ont été mis en déroute et réduits à rien. Après lui, à l’époque du recensement, se leva Judas le Galiléen qui a entraîné beaucoup de monde derrière lui. Il a péri lui aussi, et tous ses partisans ont été dispersés. Eh bien, dans la circonstance présente, je vous le dis : ne vous occupez plus de ces gens-là, laissez-les. En effet, si leur résolution ou leur entreprise vient des hommes, elle tombera. Mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber. Ne risquez donc pas de vous trouver en guerre contre Dieu. » Les membres du Conseil se laissèrent convaincre ; ils rappelèrent alors les Apôtres et, après les avoir fait fouetter, ils leur  interdirent de parler au nom de Jésus, puis ils les relâchèrent. Quant à eux, quittant le Conseil suprême, ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus. Tous les jours, au Temple et dans leurs maisons, sans cesse, ils enseignaient et annonçaient la Bonne Nouvelle : le Christ, c’est Jésus.

Psaume : 26 (27), 1, 4, 13-14

R/ J’ai demandé une chose au Seigneur : habiter sa maison.

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais- je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais- je ?

J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche : habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, pour admirer le Seigneur dans sa beauté et m’attacher à son temple.

J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. »

Acclamation :

Alléluia. Alléluia. L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Alléluia. (Mt 4, 4b)

Evangile : Jn 6, 1-15

En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples. Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions- nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce  qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon- Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de   monde ! » Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture. À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.

Prière  sur  les  offrandes :

Reçois avec bonté, Seigneur, les offrandes de ton peuple : garde-le sous ta protection, pour qu’il ne perde aucun des biens que tu lui donnes, et qu’il découvre ceux qui demeurent toujours. Par Jésus.

Antienne  de  communion : Rm 4, 25

Le Christ, notre Seigneur, livré pour nos péchés, Dieu l’a ressuscité pour nous rendre  saints.  Alléluia.

Prière  après la  communion :

Ne cesse pas de protéger avec amour, Seigneur, ceux que tu as sauvés : la passion de ton Fils les a rachetés, qu’ils mettent leur joie dans sa résurrection. Lui qui règne.

Méditation

Le signe de la multiplication des pains révèle la seigneurie et la divinité de Jésus. Comme dans le désert du Sinaï Dieu nourrit son peuple de la manne, Jésus lui aussi a pitié de la foule et comble sa faim. Il a le regard même de Dieu. Il est Dieu né de Dieu (Credo). Avec cinq pains et deux poissons, il dressa la table pour Cinq mille personnes. Plus tard le Jeudi saint, à la Cène, ce n’est plus du pain mais son corps et son sang offerts comme nourriture et breuvage pour le salut de tous. Le miracle de l’Eucharistie devient ainsi le don toujours actuel pour la vie à laquelle tous les hommes sont appelés à communier.

En lisant l’évangile, comment ne pas penser à tous les affamés de notre temps : ceux qui ont faim de pain et ceux qui ont faim de Dieu. Peut-être faut-il comme Jésus et avec lui, apprendre chaque jour à dresser la table pour l’autre, le prochain.

JEUDI 20  AVRIL

SAINTE Odette

Née dans une famille de Brabant en Belgique, elle dut affronter le mariage forcé. Traînée par ses parents devant l’autel, elle répondit au chevalier Simon « Non, pas du tout » au moment de l’échange de consentements.

Antienne  d’ouverture : Ps 67, 8-9

Dieu, quand tu sortis à la tête de ton peuple, quand tu marchas dans le désert, la terre trembla, les cieux mêmes fondirent en face de Dieu. Alléluia.

Prière  d’ouverture

Accorde-nous, Dieu très bon, de voir fructifier tout au long  de  notre  vie  les  grâces  que  nous  offre  le  temps pascal. Par Jésus.

1ère lecture : Ac 5, 27-33

En ces jours-là, le commandant du Temple et son escorte, ayant amené les Apôtres, les présentèrent au Conseil suprême, et le grand prêtre les interrogea : « Nous vous avions formellement interdit d’enseigner au nom de celui-là, et voilà que vous remplissez Jérusalem de votre enseignement. Vous voulez donc faire retomber sur nous le sang de cet homme ! » En réponse, Pierre et les Apôtres  déclarèrent : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous aviez exécuté en le suspendant au bois du supplice. C’est lui que Dieu, par sa main droite, a élevé, en faisant de lui le Prince et le Sauveur, pour accorder à Israël la conversion et le pardon des péchés. Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela, avec l’Esprit Saint, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. » Ceux qui les avaient entendus étaient exaspérés et projetaient de les supprimer.

Psaume : 33 (34), 2.9, 17-18, 19-20

R/Un pauvre crie ; le Seigneur entend.

Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres. Goûtez et voyez: le  seigneur est bon ! Heureux qui trouve en lui son refuge !

Le Seigneur affronte les méchants pour effacer de la terre leur mémoire. Le Seigneur entend ceux qui l’appellent : de toutes leurs angoisses, il les délivre.

Il est proche du cœur brisé, il sauve l’esprit abattu. Malheur sur malheur pour le juste, mais le Seigneur chaque fois le délivre.

Acclamation :

Alléluia. Alléluia. Thomas, parce que tu m’as vu tu crois, dit le Seigneur. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. Alléluia. (Jn 20, 29)

Evangile : Jn 3, 31-36

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Celui qui vient d’en haut est au- dessus de tous. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous, il témoigne de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage. Mais celui qui reçoit son témoignage certifie par là que Dieu est vrai. En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure. Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire le Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

Prière  sur  les  offrandes

Que  nos  prières  montent  vers  toi,  Seigneur,  avec  ces offrandes pour le sacrifice ; dans ta bonté, purifie-nous et nous correspondrons davantage aux sacrements de ton amour. Par Jésus.

Antienne  de  communion : Mt 28

«Je suis avec vous, dit le Seigneur, tous les jours jusqu›à la fin des temps », Alléluia.

Priere  après  la  communion :

Dieu  tout-puissant,  dans  la  résurrection  du  Christ,  tu nous recrées pour la vie éternelle ; multiplie en nous les fruits du sacrement pascal : fais-nous prendre des forces neuves à cette nourriture qui apporte le salut.  Par Jésus.

Méditation

Jésus  disait à Nicodème : « Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ? Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. » (Jn 3,12) Il continue ici en expliquant que : « Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous, il témoigne de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage » (v. 31). Les contrastes lumière/ténèbres, en haut/en bas, … sont très fréquents dans l’évangile de Jean. Jésus affirme qu’il est d’en haut. Il est de la sphère de Dieu. Il transcende les limites de ce qui est terrestre car il est Fils de Dieu. La conséquence est que celui qui s’attache au Christ et croit en lui s’affranchit de la pesanteur du monde d’en bas ; il a accès à la vie éternelle. Celui qui refuse de croire restera terrestre. Il convient donc de choisir de s’attacher au Ressuscité. Il nous conduit à Dieu.