MARDI  04 AVRIL

Saint Isidore de Séville,

 évêque et docteur de l’Église

Orphelin et d’abord rétif à l’étude, Isidore (vers 560-636) apprit de son frère Léandre, évêque de Séville, à mettre en valeur ses dons. Aussi, devenu successeur de Léandre à Séville en 601, il acheva de ramener les Wisigoths au catholicisme, présida les conciles qui donnèrent à l’Espagne son organisation et fut le promoteur de la liturgie mozarabe. Ses écrits, compilation de toutes les connaissances de son temps, firent de lui l’un des maîtres du moyen âge latin

Antienne d’ouverture : Ps 26, 11-12

Montre-moi, Seigneur, ton chemin, conduis-moi par des routes sûres, malgré ceux qui me guettent. Ne me laisse pas à la merci de l’adversaire..

Prière d’ouverture

Aide-nous, Dieu éternel et tout-puissant, à célébrer les mystères de la passion du Seigneur de telle sorte que nous obtenions le pardon. Par Jésus.

1ère lecture : Is 49, 1-6

Écoutez-moi, îles lointaines ! Peuples éloignés, soyez attentifs ! J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom. Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m’a protégé par l’ombre de sa main ; il a fait de moi une flèche acérée, il m’a caché dans son carquois. Il m’a dit : Tu es mon serviteur, Israël, en toi je  manifesterai ma splendeur. » Et moi, je disais: « Je me suis fatigué pour rien, c’est pour le néant, c’est en pure perte que j’ai usé mes forces. » Et pourtant, mon droit subsistait auprès du Seigneur, ma récompense, auprès de mon Dieu. Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force. Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »

Psaume : 70 (71), 1-2, 3, 5a.6, 15ab.17

R/ Ma bouche annonce ton salut, Seigneur

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge: garde-moi d’être humilié pour toujours. Dans ta justice, défends-moi, libère-moi, tends l’oreille vers moi, et sauve-moi.

Sois le rocher qui m’accueille, toujours accessible ; tu as résolu de me sauver : ma forteresse et mon roc, c’est toi !

Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance, Toi, mon soutien dès avant ma naissance, tu m’as choisi dès le ventre de ma mère ; tu seras ma louange toujours !

Ma bouche annonce tout le jour tes actes de justice et de salut; Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse, jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles.

Acclamation

Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire ! Salut, ô Christ, notre Roi : obéissant au Père ; comme l’agneau vers l’abattoir, tu te laisses conduire à la croix. Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire !

Évangile : Jn 13, 21-33.36-38

En ce temps-là, au cours du repas que Jésus prenait avec ses disciples, il fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage : « Amen, amen, je vous le dis : l’un de vous me livrera. » Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait. Il y avait à table,  appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait. Simon-Pierre lui fait signe de  demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit: « Seigneur, qui est-ce ? » Jésus lui répond: « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite. » Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela. Comme Judas tenait la bourse  commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit. Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera; et il le glorifiera bientôt. Petits enfants, c’est  pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller”, je vous le dis maintenant à vous aussi. » Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant; tu me suivras plus tard. » Pierre lui dit: « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je  donnerai ma vie pour toi ! » Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis: le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois. »

Prière sur les offrandes

Regarde avec amour, Seigneur, le sacrifice offert par ta famille ; toi qui nous donnes déjà de participer à tes sacrements, accorde-nous encore la grâce de parvenir aux biens dont ils sont le signe. Par Jésus.

Antienne de la communion :

Dieu n’a pas refusé son propre Fils, il l’a livré pour nous tous : en nous le donnant, il nous a tout donné.

Prière après la communion

Tu nous as nourris, Seigneur, de ton Eucharistie, et nous en appelons à ta miséricorde : par le sacrement, qui déjà nous donne ta force, rends-nous participants de la vie éternelle. Par Jésus.

Méditation

Les repas constituent les grands moments de la vie de Jésus : mariage à Cana, à Béthanie, repas chez Zachée le publicain, chez Matthieu le pharisien, mais surtout la cène avec ses disciples. Ces repas sont, en effet, le lieu d’une véritable amitié et fraternité avec l’homme  Malheureusement c’est aussi autours de ces repas, instants de communion que se mêlent tensions et trahison. Oui ! Amitié et trahison : deux mots qui résument la dernière soirée de Jésus avec les siens ; une déclaration : « l’un de vous me livrera », une bouché et Judas sorti : « il faisait nuit ».  Judas était vraiment l’un des Douze, choisi et aimé par Jésus d’un amour de prédilection; mais l’amour de l’argent l’a conduit à trahir son ami et à se détourner de son maître. Mais Jésus appréhende sa passion comme une glorification car il aime le Père et le Père l’aime. C’est donc en demeurant dans sa lumière, fidèle à son amitié, que nous aussi nous prendrons part à sa gloire. Sans prétention présentons-nous tels que nous sommes à la vérité de sa présence qui nous réconcilie à lui. Le catéchisme de l’Église catholique dit : « “le mystère de l’iniquité” (2 th 2, 7) ne s’éclaire qu’à la lumière du mystère de la piété » (cf. 1 tm 3, 16).

LUNDI  03  AVRIL

Saint Richard

Avant d’être élu évêque de Chichester, il fut l’un des premiers à exercer la fonction de chancelier de l’Université d’Oxford. Il a été rappelé à Dieu en 1253.

Antienne d’ouverture : Ps 34, 11.12.23

De faux témoins se sont levés : on me rend le mal pour le bien ; je n’ai plus d’appui. Éveille-toi : lève-toi pour me défendre, et pour juger, Seigneur, mon Dieu.

Prière d’ouverture

Dieu tout-puissant, nous t’en supplions : quand nous tombons à cause de notre faiblesse, donne-nous de reprendre vie par la passion de ton Fils bien-aimé. Lui qui.

1ère lecture : Is 42, 1-7

Ainsi parle le Seigneur : « Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu qui a toute ma faveur. J’ai fait reposer sur lui mon esprit ; aux nations, il proclamera le droit. Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton, il ne fera pas entendre sa voix au-dehors. Il ne brisera pas le roseau qui fléchit, il n’éteindra pas la  mèche qui faiblit, il proclamera le droit en vérité. Il ne faiblira pas, il ne fléchira pas, jusqu’à ce qu’il établisse le droit sur la terre, et que les îles lointaines aspirent à recevoir ses lois. » Ainsi parle Dieu, le Seigneur, qui crée les cieux et les déploie, qui affermit la terre et ce qu’elle produit ; il donne le souffle au peuple qui l’habite, et l’esprit à ceux qui la parcourent : « Moi, le Seigneur, je t’ai appelé selon la justice ; je te saisis par la main, je te façonne, je fais de toi l’alliance du peuple, la lumière des nations :  tu ouvriras les yeux des aveugles, tu feras sortir les captifs de leur prison, et, de leur cachot, ceux qui habitent les ténèbres. »

Psaume : 26 (27), 1, 2, 3, 13-14

R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ?

Si des méchants s’avancent contre moi pour me déchirer, ce sont eux, mes ennemis, mes adversaires, qui perdent pied et succombent.

Qu’une armée se déploie devant moi, mon cœur est sans crainte ; que la bataille s’engage contre moi, je garde confiance.

J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. »

Acclamation

Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire ! Salut, ô Christ, notre Roi : toi seul as pris en pitié nos égarements. Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire !

Évangile : Jn 12, 1-11

Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts.  On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus. Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle répandit le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux; la maison fut remplie de l’odeur du parfum. Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ?» Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur: comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait. Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. » Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait réveillé d’entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus.

Prière sur les offrandes

Regarde avec bonté, Seigneur, les mystères que nous célébrons; pour réparer les dommages de nos fautes, tu as voulu ce sacrifice du Christ : fais-lui produire en nous des fruits qui demeurent. Par Jésus.

Antienne de la communion :

Ne me cache pas ton visage le jour où la détresse me prend ! Le jour où je t’appelle, écoute-moi : n’attends pas pour me répondre !

Prière après la communion

Reste au milieu de ton peuple, Seigneur ; veille avec une fidélité de chaque instant sur nos cœurs sanctifiés dans cette Eucharistie: et puisque tu nous as donné le sacrement de notre guérison éternelle, aide-nous, par ta grâce, à ne jamais le renier. Par Jésus.

Méditation

En plein début de semaine sainte, un repas est offert en l’honneur de Jésus à Béthanie. Repas d’adieu ou anticipation du repas pascal, Jésus le partage avec ses amis dans un acte de charité et de communion où l’amour est donné et reçu. Pourtant la gravité de ce moment est inhabituel ; Marie l’a compris ; elle « pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle répandit le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ». Expression d’un amour infini, hommage à un roi, prémisse de l’ensevelissement du Messie, ce cœur à cœur nous révèle le mystère même de chaque eucharistie, anamnèse de la mort et de la résurrection du Christ mais aussi sacrement de l’amour dans lequel nous donnons le meilleur à Dieu afin qu’il nous enseigne comment aimer les pauvres comme lui les aime : en les servant.

DIMANCHE  02  AVRIL

Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur

Entrée messianique : Mt 21, 1-11

Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent en vue de Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers. Alors Jésus envoya deux disciples en leur disant : « Allez au village qui est en face de vous; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les-moi. Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : ‘Le Seigneur en a besoin’. Et aussitôt on les laissera partir. » Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète : Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme. Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! Hosanna au plus haut des cieux ! » Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut en proie à l’agitation, et disait : « Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »

Antienne d’ouverture

Hosanna au fils de David! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! Hosanna au plus haut des cieux! Mt 21, 9

1ère lecture : Is 50, 4-7

Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.

Psaume : 21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)

R/ Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

Tous ceux qui me voient me bafouent, ils ricanent et hochent la tête : « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre ! Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »

Oui, des chiens me cernent, une bande de vauriens m’entoure. Ils me percent les mains et les pieds ; je peux compter tous mes os.

Ils partagent entre eux mes habits et tirent au sort mon vêtement. Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin : ô ma force, viens vite à mon aide !

Tu m’as répondu ! Et je proclame ton nom devant mes frères, je te loue en pleine assemblée. Vous qui le craignez, louez le Seigneur. 

2ème lecture :  Ph 2, 6-11

Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.

Acclamation

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. Pour nous, le Christ est devenu obéissant, jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom. Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (cf. Ph 2, 8-9)

Évangile : Mt 26, 14 – 27, 66

Les sigles désignant les divers interlocuteurs son les suivants :  = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.

 L  En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit : D. « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » L  Ils lui remirent trente pièces d’argent. Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : D « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? » L Il leur dit : . « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : ‘Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.’ » L Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il déclara :  . « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. » L Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : D « Serait-ce moi, Seigneur ? » L. Prenant la parole, il dit :   « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! » L Judas, celui qui le livrait, prit la parole : D « Rabbi, serait-ce moi ? » L Jésus lui répond :   « C’est toi-même qui l’as dit ! »  L Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit et, le donnant aux disciples, il dit :   « Prenez, mangez : ceci est mon corps. » L Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, en disant :  « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude en rémission des péchés. Je vous le dis : désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous dans le royaume de mon Père. » L Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. Alors Jésus leur dit :   « Cette nuit, je serai pour vous tous une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » L  Prenant la parole, Pierre lui dit : D « Si tous viennent à tomber à cause de toi, moi, je ne tomberai jamais. » L Jésus lui répondit :   « Amen, je te le dis : cette nuit même, avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » L Pierre lui dit : D « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. » L Et tous les disciples dirent de même. Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit :   « Asseyez-vous ici, pendant que je vais là-bas pour prier. »  L  Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse. Il leur dit alors :  « Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi. » L Allant un peu plus loin, il tomba face contre terre en priant, et il disait :   « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. » L  Puis il revient vers ses disciples et les trouve endormis ; il dit à Pierre :   « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller seulement une heure avec moi ? Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. » L  De nouveau, il s’éloigna et pria, pour la deuxième fois ; il disait :    « Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! »  L Revenu près des disciples, de nouveau il les trouva endormis, car leurs yeux étaient lourds de sommeil. Les laissant, de nouveau il s’éloigna et pria pour la troisième fois, en répétant les mêmes paroles. Alors il revient vers les disciples et leur dit :   « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. Voici qu’elle est proche, l’heure où le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous ! Allons ! Voici qu’il est proche, celui qui me livre. » L  Jésus parlait encore, lorsque Judas, l’un des Douze, arriva, et avec lui une grande foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple. Celui qui le livrait leur avait donné un signe : D « Celui que j’embrasserai, c’est lui : arrêtez-le. » L  Aussitôt, s’approchant de Jésus, il lui dit : D. « Salut, Rabbi ! » L Et il l’embrassa. Jésus lui dit :   « Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le ! »  L Alors ils s’approchèrent, mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent. L’un de ceux qui étaient avec Jésus, portant la main à son épée, la tira, frappa le serviteur du grand prêtre, et lui trancha l’oreille. Alors Jésus lui dit :   « Rentre ton épée, car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée. Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père ? Il mettrait aussitôt à ma disposition plus de douze légions d’anges. Mais alors, comment s’accompliraient les Écritures selon lesquelles il faut qu’il en soit ainsi ? » L À ce moment-là, Jésus dit aux foules :  « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus vous saisir de moi, avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, dans le Temple, j’étais assis en train d’enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. » L Mais tout cela est arrivé pour que s’accomplissent les écrits des prophètes. Alors tous les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent. Ceux qui avaient arrêté Jésus l’amenèrent devant Caïphe, le grand prêtre, chez qui s’étaient réunis les scribes et les anciens. Quant à Pierre, il le suivait à distance, jusqu’au palais du grand prêtre ; il entra dans la cour et s’assit avec les serviteurs pour voir comment cela finirait. Les grands prêtres et tout le Conseil suprême cherchaient un faux témoignage contre Jésus pour le faire mettre à mort. Ils n’en trouvèrent pas ; pourtant beaucoup de faux témoins s’étaient présentés. Finalement il s’en présenta deux, qui déclarèrent : A. « Celui-là a dit : ‘Je peux détruire le Sanctuaire de Dieu et, en trois jours, le rebâtir.’ »  L Alors le grand prêtre se leva et lui dit : A. « Tu ne réponds rien ? Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? »  L  Mais Jésus gardait le silence. Le grand prêtre lui dit : A. « Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si c’est toi qui es le Christ, le Fils de Dieu. » L  Jésus lui répond :  « C’est toi-même qui l’as dit ! En tout cas, je vous le déclare : désormais vous verrez l e Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir sur les nuées du ciel. » L Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant : A. « Il a blasphémé ! Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous venez d’entendre le blasphème ! Quel est votre avis ? »  L  Ils répondirent : F. « Il mérite la mort. »  L  Alors ils lui crachèrent au visage et le giflèrent ; d’autres le rouèrent de coups en disant : F. « Fais-nous le prophète, ô Christ ! Qui t’a frappé ? »  L Cependant Pierre était assis dehors dans la cour. Une jeune servante s’approcha de lui et lui dit : A. « Toi aussi, tu étais avec Jésus, le Galiléen ! »  L Mais il le nia devant tout le monde et dit : D « Je ne sais pas de quoi tu parles. » L  Une autre servante le vit sortir en direction du portail et elle dit à ceux qui étaient là : A. « Celui-ci était avec Jésus, le Nazaréen. » L  De nouveau, Pierre le nia en faisant ce serment : D « Je ne connais pas cet homme. »  L . Peu après, ceux qui se tenaient là s’approchèrent et dirent à Pierre : A. « Sûrement, toi aussi, tu es l’un d’entre eux ! D’ailleurs, ta façon de parler te trahit. »  L Alors, il se mit à protester violemment et à jurer : D « Je ne connais pas cet homme. » L Et aussitôt un coq chanta. Alors Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » Il sortit et, dehors, pleura amèrement. Le matin venu, tous les grands prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire mettre à mort. Après l’avoir ligoté, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate, le gouverneur. Alors, en voyant que Jésus était condamné, Judas, qui l’avait livré, fut pris de remords ; il rendit les trente pièces d’argent aux grands prêtres et aux anciens. Il leur dit : D « J’ai péché en livrant à la mort un innocent. »  L Ils répliquèrent : A. « Que nous importe ? Cela te regarde ! »  L Jetant alors les pièces d’argent dans le Temple, il se retira et alla se pendre. Les grands prêtres ramassèrent l’argent et dirent : A. « Il n’est pas permis de le verser dans le trésor, puisque c’est le prix du sang. » Après avoir tenu conseil, ils achetèrent avec cette somme le champ du potier pour y enterrer les étrangers. Voilà pourquoi ce champ est appelé jusqu’à ce jour le Champ-du-Sang. Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie : Ils ramassèrent les trente pièces d’argent, le prix de celui qui fut mis à prix, le prix fixé par les fils d’Israël, et ils les donnèrent pour le champ du potier, comme le Seigneur me l’avait ordonné. L On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur, qui l’interrogea : A. « Es-tu le roi des Juifs ? » L  Jésus déclara :   « C’est toi-même qui le dis. »  L  Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l’accusaient, il ne répondit rien. Alors Pilate lui dit : A. « Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? »  L  Mais Jésus ne lui répondit plus un mot, si bien que le gouverneur fut très étonné. Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas. Les foules s’étant donc rassemblées, Pilate leur dit : A. « Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? » L  Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on avait livré Jésus. Tandis qu’il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire : A. « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste, car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. » L Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules à réclamer Barabbas et à faire périr Jésus. Le gouverneur reprit : A. « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? » L Ils répondirent : F. « Barabbas ! » L. Pilate leur dit : A. « Que ferai-je donc de Jésus appelé le Christ ? » L Ils répondirent tous : F. « Qu’il soit crucifié ! » L Pilate demanda : A. « Quel mal a-t-il donc fait ? »  L. Ils criaient encore plus fort : F. « Qu’il soit crucifié ! »  L Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le tumulte, prit de l’eau et se lava les mains devant la foule, en disant : A. « Je suis innocent du sang de cet homme : cela vous regarde ! »  L Tout le peuple répondit : F. « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! »  L Alors, il leur relâcha Barabbas ; quant à Jésus, il le fit flageller, et il le livra pour qu’il soit crucifié. Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire et rassemblèrent autour de lui toute la garde. Ils lui enlevèrent ses vêtements et le couvrirent d’un manteau rouge. Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête ; ils lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant : F. « Salut, roi des Juifs ! »  L  Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau, et ils le frappaient à la tête. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier. En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène, et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus. Arrivés en un lieu dit Golgotha, c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire), ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ; il en goûta, mais ne voulut pas boire. Après l’avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ; et ils restaient là, assis, à le garder. Au-dessus de sa tête ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. » Alors on crucifia avec lui deux bandits, l’un à droite et l’autre à gauche. Les passants l’injuriaient en hochant la tête ; ils disaient : F. « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu, et descends de la croix ! » L De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes et les anciens, en disant: A. « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est roi d’Israël : qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui ! Il a mis sa confiance en Dieu. Que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime ! Car il a dit: ‘Je suis Fils de Dieu.’ » L Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière. À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Vers la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte :   « Éli, Éli, lema sabactani ? », L ce qui veut dire :   « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » L L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : F. « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! »  L Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ; il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire. Les autres disaient : F. « Attends ! Nous verrons bien si Élie vient le sauver. »  L Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l’esprit (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant) Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent. Les tombeaux s’ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent, et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la Ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens. À la vue du tremblement de terre et de ces événements, le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d’une grande crainte et dirent : A. « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! »  L Il y avait là de nombreuses femmes qui observaient de loin. Elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir. Parmi elles se trouvaient Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée. Comme il se faisait tard, arriva un homme riche, originaire d’Arimathie, qui s’appelait Joseph, et qui était devenu, lui aussi, disciple de Jésus. Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna qu’on le lui remette. Prenant le corps, Joseph l’enveloppa dans un linceul immaculé, et le déposa dans le tombeau neuf qu’il s’était fait creuser dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l’entrée du tombeau et s’en alla. Or Marie Madeleine et l’autre Marie étaient là, assises en face du sépulcre. Le lendemain, après le jour de la Préparation, les grands prêtres et les pharisiens s’assemblèrent chez Pilate, en disant : A. « Seigneur, nous nous sommes rappelé que cet imposteur a dit, de son vivant : ‘Trois jours après, je ressusciterai.’ Alors, donne l’ordre que le sépulcre soit surveillé jusqu’au troisième jour, de peur que ses disciples ne viennent voler le corps et ne disent au peuple : ‘Il est ressuscité d’entre les morts.’ Cette dernière imposture serait pire que la première. » L Pilate leur déclara: A. « Vous avez une garde. Allez, organisez la surveillance comme vous l’entendez ! » L Ils partirent donc et assurèrent la surveillance du sépulcre en mettant les scellés sur la pierre et en y plaçant la garde.

Prière sur les offrandes

Souviens-toi, Seigneur, de la passion de ton Fils, ne tarde pas à nous réconcilier avec toi: Il est vrai que nous n´avons pas mérité ton pardon, mais nous comptons sur ta miséricorde et sur la grâce du sacrifice de Jésus. Lui qui.

Antienne de la communion :

« Mon Père, dit Jésus, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite!» Mt 26, 42

Prière après la communion

Tu nous as fortifiés, Seigneur, dans cette communion à tes saints mystères et nous te supplions encore : Toi qui nous as donné, dans la mort de ton Fils, l´espérance des biens auxquels nous croyons, donne-nous, dans sa résurrection glorieuse, de parvenir au Royaume que nous attendons. Par Jésus.

BÉNÉDICTION SOLENNELLE

Dieu votre Père, le Père de toute miséricorde, vous a donné dans la passion de son Fils la plus belle preuve de son amour : qu´il vous aide maintenant à découvrir, à son service et à celui de vos frères, jusqu´où va le don de sa grâce. Amen.

Il vous a donné de vivre en Jésus qui a subi la mort pour vous sauver d´une mort éternelle : Qu´il vous fasse don de sa vie. Amen.

Après l´avoir suivi dans les épreuves, puissiez-vous entrer avec lui dans sa gloire de ressuscité. Amen.

Méditation

Dimanche des rameaux et de la passion : branches vertes et bois mort de la croix, vie et mort, voici les deux pôles qui encadrent cette grande semaine sainte que nous ouvrons aujourd’hui. Semaine de joie mêlée de souffrance, semaine où les contraires cohabitent, semaine où, de la mort, la vie renaît et triomphe définitivement en l’homme et par l’homme Dieu, Jésus Christ ; c’est la semaine où Dieu embrasse la fragilité de l’homme et relève l’humanité. Par la procession, nous commémorons ce mémorial de l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem mais plus encore, nous affirmons notre volonté de vivre avec lui sa passion pour ressusciter avec lui de toutes nos morts. Le récit de la passion avec toute sa trame de violence et des contradictions expose la réalité du monde que Dieu vient sauver en donnant son Fils en victime expiatoire : entre acclamation et passion, hosanna et crucifie-le de la même foule, entre le « je donnerai ma vie pour toi » et le « je ne connais pas cet homme » de l’apôtre Pierre qui renie son maître, … au milieu de toute cette versatilité des foules et de ses amis, Jésus reste fidèle et déterminé à aller jusqu’au bout de l’amour qu’il porte pour chacun, pour chaque pécheur. Que cette foule nous ressemble tellement! Que de fois nous l’avons renié pour sauver notre honneur, notre image, que de fois nous l’avons abandonné, la vie avec lui est trop exigeante. Finalement dans la passion du Christ, aucune situation n’est étrangère afin que rien ne soit exclu du salut ; joie et souffrance, reniement et trahison, condamnation et mort, tout est orienté vers la croix et concentré sur elle pour que Dieu fasse toute chose nouvelle et que les hommes deviennent des créatures sauvées et ressuscitées.

VENDREDI 31  MARS

Saint François de Paule, Ermite

Dans le contexte d’une persécution atroce menée en Perse par le roi Yezdigerd, Benjamin fut arrêté, soumis à la torture et condamné à mort parce que sa prédication convertissait beaucoup de mages adeptes du dieu soleil. Il les inviter à adorer le Christ plutôt que le soleil.

Antienne d’ouverture : Ps 30, 10

Pitié, Seigneur, car je suis en détresse ; tu es mon Dieu, mes jours sont dans ta main, délivre-moi de l’ennemi qui s’acharne.

Père d’ouverture

Pardonne, Seigneur, les torts de ton peuple ; puisque notre faiblesse nous a rendus captifs du péché, que ta tendresse nous en délivre. Par Jésus.

1ère lecture : Jr 20, 10-13

Moi, Jérémie, j’entends les calomnies de la foule : « Dénoncez-le ! Allons le dénoncer, celui-là, l’Épouvante-de-tous-côtés. » Tous mes amis guettent mes faux pas, ils disent : « Peut-être se laissera-t-il séduire… Nous réussirons, et nous prendrons sur lui notre revanche!» Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable : mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas. Leur défaite les ouvrira de honte, d’une confusion éternelle, inoubliable. Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste, toi qui vois les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause. Chantez le Seigneur, louez le Seigneur : il a délivré le malheureux de la main des méchants.

Psaume : 17 (18), 2-3, 4, 5-6, 7

R/ Dans mon angoisse, j’appelai le Seigneur ; il entend ma voix.

Je t’aime, Seigneur, ma force: Seigneur, mon roc, ma forteresse, Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite, mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !

Louange à Dieu ! Quand je fais appel au Seigneur, je suis sauvé de tous mes ennemis.

Les liens de la mort m’entouraient, le torrent fatal m’emportait; des liens infernaux m’étreignaient: j’étais pris aux pièges de la mort.

Dans mon angoisse, j’appelai le Seigneur; vers mon Dieu, je lançai un cri; de son temple il entend ma voix : mon cri parvient à ses oreilles.

Acclamation

Gloire à toi, Seigneur, Fils du Dieu vivant ! Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont  vie ; tu as les paroles de la vie éternelle. Gloire à toi, Seigneur, Fils du Dieu vivant !

Evangile : Jn 10, 31-42

En ce temps-là, de nouveau, des Juifs prient des pierres pour lapider Jésus. Celui-ci reprit la parole: « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider? » Ils lui répondirent: « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème: tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. » Jésus leur  répliqua: « N’est-il pas écrit dans votre Loi: J’ai dit : Vous êtes des dieux? Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes”, parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”. Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père.» Eux cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il échappa à leurs mains. Il repartit de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où, au début, Jean baptisait; et il y demeura. Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n’a pas accompli de signe; mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. » Et là, beaucoup crurent en lui.

Prière  sur  les  offrandes

Dieu de bonté, accorde-nous de pouvoir toujours te servir en approchant de ton autel, et de trouver le salut en participant à son mystère. Par Jésus.

Antienne  de  communion : 1P2, 24

Dans son corps, le Christ a porté nos péchés sur le bois de la croix, afin que nous puissions mourir à nos péchés et vivre  selon la justice: c’est par ses blessures que vous avez été guéris.

Prière  après  la  communion

Que la force de cette communion, Seigneur, ne nous abandonne jamais ; qu’elle écarte loin de nous tout ce qui pourrait nous perdre. Par Jésus.

Méditation Saint Jean, en ce jour, nous présente une fois de plus Jésus aux prises avec des Juifs qui s’obstinent à en découdre avec sa vie. Ils accusent injustement Jésus de blasphème. Ils affirment qu’il ne vient pas de Dieu. Or, Jésus produit les fruits de Dieu par les signes et les prodiges qu’il réalise. Et ils ne peuvent nier cette évidence. Tout ceci, nous donne de comprendre que la présence de Jésus les dérange. Et pour cette raison ils veulent l’écarter. Ennemis de la lumière et de la vérité, ils cherchent des raisons sans fondements pour accuser Jésus. Comme ces Juifs, il nous arrive souvent aussi de fomenter de telles accusations vis-à-vis de nos frères ou d’en être des victimes. Le mauvais cœur n’est pas bien, cessons la jalousie et la calomnie dans nos vies. Quand un frère ou une sœur fait ce qui est bien sachons l’encourager au lieu de lui lancer des peaux de banane. Cela n’est pas Digne d’un chrétien

JEUDI  30  MARS

Saint François de Paule, Ermite

Les fils de saint François d’Assise s’appelaient, par humilité, les ‘’Frères mineurs’’. Un ermite originaire de Paola en Calabre et portant le prénom du Poverello voulut, pour lui-même et ses disciples, une humilité plus radicale encore : ces religieux furent les ‘’Minimes’’ (les plus petits) ! François de Paule (1416-1507) n’était pas prêtre, mais il avait le don des miracles. Le roi Louis XI, malade et redoutant la mort, entendit parler de lui et obtint du pape que le saint vînt en France. Il ne fut pas guéri par le thaumaturge, mais, sous son influence, il affronta la mort avec sérénité. Par la suite, François demeura à Plessis-Lès-Tours, d’où son ordre essaima.

Antienne  d’ouverture : He 9, 15

Le Christ est le médiateur d’une alliance nouvelle : puisqu’il est mort pour le rachat des fautes commises sous l’ancienne Alliance, ceux qui sont appelés peuvent recevoir l’héritage éternel déjà promis.

Prière  d’ouverture

Sois attentif à nos supplications, Seigneur, veille sur nous et protège-nous, car nous mettons notre espoir en ta miséricorde : purifiés désormais de nos péchés, nous pourrons mener une vie sainte et entrer en possession de ton héritage. Par Jésus.

1ère lecture : Gn 17, 3-9

En ces jours-là, Abram tomba face contre terre et Dieu lui parla ainsi: « Moi, voici l’alliance que je fais avec toi: tu deviendras le père d’une multitude de nations. Tu ne seras plus appelé du nom d’Abram, ton nom sera Abraham, car je fais de toi le père d’une multitude de nations. Je te ferai porter des fruits à l’infini, de toi je ferai des nations, et des rois sortiront de toi. J’établirai mon alliance entre moi et toi, et après toi avec ta descendance, de génération en génération ; ce sera une alliance éternelle; ainsi je  serai ton Dieu et le Dieu de ta descendance après toi. À toi et à ta descendance après toi je donnerai le pays où tu résides, tout le pays de Canaan en propriété perpétuelle, et je serai leur Dieu. » Dieu dit à Abraham: « Toi, tu observeras mon alliance, toi et ta descendance après toi, de génération en génération. »

Psaume : 104 (105), 4-5, 6-7, 8-9

R/ Le Seigneur s’est toujours souvenu de son alliance.

Cherchez le Seigneur et sa puissance, recherchez sans trêve sa face ; souvenez-vous des merveilles  qu’il a faites, de ses prodiges, des jugements qu’il prononça.

Vous, la race d’Abraham son serviteur, les fils de Jacob, qu’il a choisis. Le Seigneur, c’est lui notre Dieu : ses jugements font loi pour l’univers.

Il s’est toujours souvenu de son alliance, parole édictée pour mille générations: promesse faite à Abraham, garantie par serment à Isaac.

Acclamation

Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie. Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur. Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie.

Evangile : Jean 8, 51-59

En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs: « Amen, amen, je vous le dis: si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. » Les Juifs lui dirent: « Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis: “Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort.” Es-tu donc plus grand que notre père Abraham? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ? » Jésus répondit: « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”, alors que vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. Mais je le connais, et sa parole, je la garde. Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. » Les Juifs lui dirent alors: « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! » Jésus leur répondit: « Amen, amen, je vous le dis: avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. »  Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.

Prière  sur  les  offrandes

Sur  l’offrande  que  nous  te  présentons,  Seigneur, jette un regard de pardon et de paix : qu’elle serve à notre conversion et au salut du monde. Par Jésus.

Antienne  de  communion : Rm 8

Dieu n’a pas refusé son propre Fils, il l’a livré pour nous tous ; en nous le donnant, il nous a  tout donné.

Prière  après  la  communion

Tu nous as nourris, Seigneur, de ton Eucharistie, et nous en appelons à ta miséricorde : par le sacrement qui déjà nous donne ta force, rends-nous participants de la vie éternelle. Par Jésus.

Méditation

Chers frères et sœurs, Jésus n’est pas un vulgaire individu dans notre vie. Il en est l’auteur. C’est Lui l’Alpha et l’Oméga. Il préside au destin de l’univers et de l’existence humaine. Jésus est Dieu. Il est notre Dieu. Dans l’évangile il se révèle clairement à nous comme celui qui est. Car, avant qu’Abraham ne soit, lui il est. Ses actes et ses paroles sont vrais et témoignent de cela. Mais, malgré tout ce qu’il fait et dit, nous ne parvenons pas à comprendre parce que nous refusons d’ouvrir les yeux pour voir et croire. Comme ces juifs, nous nous fermons souvent à la vérité et nous disons non à Dieu. Jésus qui nous révèle la vraie identité de son  Père veut nous donner en partage sa filiation divine. Il veut nous mettre en relation directe avec son Père. Mais la réaction de cette foule qui veut le lapider montre clairement le traitement que nous réservons souvent à Dieu. Ne nous détournons pas de Dieu. Ne lapidons pas Dieu dans nos vies.

LUNDI  27  MARS

5ème Saint Habib

Il était diacre et prêchait dans les campagnes quand il fut arrêté pour son prosélytisme. Il se cacha d’abord, puis sortit de sa retraite et se présenta au juge. Il fut condamné par le préfet Lysanias à être brûlé vif, achevant ainsi son glorieux combat pour le Christ.

Antienne d’ouverture : Ps 55, 2.5

Pitié, mon Dieu : tout le jour on m’attaque, on me harcèle ; mais je compte sur toi.

Prière d’ouverture

Dieu qui nous combles de bénédiction par la richesse infinie de ta grâce, fais-nous quitter ce qui ne peut que vieillir, fais-nous entrer dans ce qui est nouveau, et nous serons préparés à la gloire du Royaume. Par Jésus.

1ère lecture : Daniel 13, 41c-62

En ces jours-là, le peuple venait de condamner à mort Suzanne. Alors elle cria d’une voix forte : « Dieu éternel, toi qui pénètres les secrets, toi qui connais toutes choses avant qu’elles n’arrivent, tu sais qu’ils ont porté contre moi un faux témoignage. Voici que je vais mourir, sans avoir rien fait de tout ce que leur méchanceté a imaginé contre moi. » Le Seigneur entendit sa voix. Comme on la conduisait à la mort, Dieu éveilla l’esprit de sainteté chez un tout jeune garçon nommé Daniel, qui se mit à crier d’une voix forte : « Je suis innocent de la mort de cette femme!» Tout le peuple se tourna vers lui et on lui demanda: « Que signifie cette parole que tu as prononcée?» Alors, debout au milieu du peuple, il leur dit: « Fils d’Israël, vous êtes donc fous? Sans interrogatoire, sans recherche de la vérité, vous avez condamné une fille d’Israël. Revenez au tribunal, car ces gens-là ont porté contre elle un faux témoignage.» Tout le peuple revint donc en hâte, et le collège des anciens dit à Daniel : « Viens siéger au milieu de nous et donne-nous des explications, car Dieu a déjà fait de toi un ancien.» Et Daniel leur dit : « Séparez-les bien l’un de l’autre, je vais les interroger.» Quand on les eut séparés, Daniel appela le premier et lui dit : « Toi qui as vieilli dans le mal, tu portes maintenant le poids des péchés que tu as commis autrefois en jugeant injustement tu condamnais les innocentes tu acquittais les coupables, alors que le Seigneur a dit : “Tu ne feras pas mourir l’innocent et le juste. Eh bien ! si réellement tu as vu cette femme, dis-nous sous quel arbre tu les as vus se donner l’un à l’autre?» Il répondit: « Sous un sycomore.» Daniel dit : « Voilà justement un mensonge qui te condamne: l’ange de Dieu a reçu un ordre de Dieu, et il va te mettre à mort.» Daniel le renvoya, fit amener l’autre et lui dit : «Tu es de la race de Canaan et non de Juda ! La beauté t’a dévoyé et le désir a perverti ton cœur. C’est ainsi que vous traitiez les filles d’Israël, et, par crainte, elles se donnaient à vous. Mais une fille de Juda n’a pu consentir à votre crime. Dis-moi donc sous quel arbre tu les as vus se donner l’un à l’autre? » Il répondit: « Sous un châtaignier. » Daniel lui dit : «Toi aussi, voilà justement un mensonge qui te condamne: l’ange de Dieu attend, l’épée à la main, pour te châtier, et vous faire exterminer. » Alors toute l’assemblée poussa une grande clameur et bénit Dieu qui sauve ceux qui espèrent en lui. Puis elle se retourna contre les deux anciens que Daniel avait convaincus de faux témoignage par leur propre bouche. Conformément à la loi de Moïse, on leur fit subir la peine que leur méchanceté avait imaginée contre leur prochain : on les mit à mort. Et ce jour-là, une vie innocente fut épargnée.

Psaume : 22, 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6

R/ Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi, Seigneur

Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien.  Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin   pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi:   ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.

Acclamation

Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Je ne prends pas plaisir à la mort du méchant, dit le Seigneur. Qu’il se détourne de sa conduite, et qu’il vive! Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. (cf. Ez 33, 11)

Évangile : Jean 8, 1-11

En ce temps-là, Jésus s’en alla au mont des Oliviers. Dès l’aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. » Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu. Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »

Prière sur les offrandes :

Accorde-nous, Seigneur, cette grâce : qu’au moment de célébrer l’Eucharistie, les renoncements imposés à notre corps nous permettent de nous présenter devant toi avec un cœur purifié. Par Jésus.

Antienne de communion : Jn 8, 12

« Je suis la lumière du monde, dit le Seigneur, celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres : il aura la lumière de la vie. »

Prière après la communion

Déjà fortifiés par cette Eucharistie, nous te prions encore, Seigneur : que ta grâce nous purifie de nos penchants mauvais, et nous aide à marcher vers toi en suivant joyeusement le Christ. Lui qui.

Méditation

Savoir accuser et pointer du doigt les fautes et les erreurs des autres, voilà un domaine auquel l’homme excelle. Nous camouflons souvent nos manquements et nos fautes et nous projetons sous les caméras la vie de nos frères. Par cette attitude, nous nous donnons souvent une bonne conscience et croyons être plus saints. Pourtant, au fond, en nous examinant, il s’avère que nous sommes des tombeaux vernis. Et c’est parce que nous sommes souvent des êtres faux et fourbes que Jésus nous renvoie à notre conscience  aujourd’hui. Avant de vouloir porter ton jugement sur un frère, examine toi d’abord pour voir si tu es meilleur que lui. Le retrait honteux de cette foule affolée qui veut lapider cette pauvre femme est la preuve que personne n’est saint. Efforçons nous de tuer le vice en nous au lieu d’exposer celui des autres. Voilà ce que ce Dieu attend de nous.