DIMANCHE  12  MARS

3ème Dimanche de Carême

1er Scrutin

Psautier iii

Antienne  d’ouverture : Ps 24, 15-16

J’ai toujours les yeux sur le Seigneur, lui qui dégage mes pieds du filet : Regarde, Seigneur, et prends pitié de moi, car je suis seul et misérable

Prière d’ouverture

Tu es la source de toute bonté, Seigneur, et toute miséricorde vient de toi ; tu nous as dit comment guérir du péché par le jeûne, la prière et le partage ; écoute l’aveu de notre faiblesse : nous avons conscience de nos fautes, patiemment, relève-nous avec amour. Par Jésus.

1ère lecture : Ex 17, 3-7

En ces jours-là, dans le désert, le peuple, manquant d’eau, souffrit de la soif. Il récrimina contre Moïse et dit : « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux? » Moïse cria vers le Seigneur: « Que vais-je faire de ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ! » Le Seigneur dit à Moïse : « Passe devant le peuple, emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël, prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil, et va ! Moi, je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira ! » Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël. Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Épreuve) et Mériba (c’est-à-dire : Querelle), parce que les fils d’Israël avaient cherché querelle au Seigneur, et parce qu’ils l’avaient mis à l’épreuve, en disant : « Le Seigneur est-il au milieu de nous, oui ou non ? »

Psaume  : 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9

R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur !

Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit.

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole? « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit. » 

Deuxième lecture : Rm 5, 1-2.5-8

Frères, nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. Et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les impies que nous étions. Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile ; peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien. Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs.

Acclamation

Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. Tu es vraiment le Sauveur du monde, Seigneur ! Donne-moi de l’eau vive : que je n’aie plus soif.  Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur.

Évangile : Jn 4, 5-15.19b-26.39a.40-42

En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire.» – En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions. La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains. Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. Je vois que tu es un prophète !… Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. » Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus. Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui, et ils disaient à la femme: « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »

Prière sur les offrandes

Que cette eucharistie nous obtienne, Seigneur, à nous qui implorons ton pardon, la grâce de savoir pardonner à nos frères. Par Jésus.

Antienne  de  communion : Ps 16, 6-8

« Qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif, dit le Seigneur ; cette eau deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle. »

Prière après la communion

Nous avons reçu de toi, Seigneur, un avant-goût du ciel en mangeant dès ici-bas le pain du Royaume, et nous te supplions encore : fais-nous manifester par toute notre vie ce que le sacrement vient d’accomplir en nous. Par Jésus.

Méditation Frères et Sœurs, en ce troisième dimanche de carême, la rencontre de Jésus avec la samaritaine au puits de Jacob nous invite à nous défaire des préjugés nourris en nous. Cette rencontre nous invite à assainir les rapports et les considérations que nous entretenons les uns les autres. Purifier son regard et voir en l’autre un frère permet de briser les barrières des différences raciales, culturelles, religieuses ou tribales. Cela nous permet de découvrir que l’autre n’est pas un ennemi à combattre ou à éviter, mais ce frère à rencontrer qui peut désaltérer nos vies arides de cette eau vive de la joie et du salut qui vient de Dieu. La samaritaine et les samaritains l’ont compris et ont expérimenté en Jésus la joie de cette vraie rencontre avec l’autre. Que le Seigneur nous accorde cette même grâce pour l’avènement de la paix entre les hommes.

SAMEDI  11  MARS

Sainte Rosine

Très vénérée dans le diocèse d’Augsbourg, son nom vient du latin « Rosa », la Rose.

Antienne  d’ouverture :  Ps 144, 8-9

Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour. La bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

Prière d’ouverture

Par ta grâce, tu nous guéris, Seigneur, et tu nous donnes déjà les biens du ciel alors que nous sommes encore sur la terre ; dirige toi-même notre vie de chaque jour et conduis-la  jusqu’à cette  lumière  où tu  veux  nous accueillir. Par Jésus.

1ère lecture : Mi 7, 14-15.18-20

Seigneur, avec ta houlette, sois le pasteur de ton peuple, du troupeau qui t’appartient, qui demeure isolé dans le maquis, entouré de vergers. Qu’il retrouve son pâturage à Bashane et Galaad, comme aux jours d’autrefois ! Comme aux jours où tu sortis d’Égypte, tu lui feras voir des merveilles ! Qui est Dieu comme toi, pour enlever le crime, pour passer sur la révolte comme tu le fais à l’égard du reste, ton héritage : un Dieu qui ne s’obstine pas pour toujours dans sa colère mais se plaît à manifester sa faveur ? De nouveau, tu nous montreras ta miséricorde, tu fouleras aux pieds nos crimes, tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés ! Ainsi tu accordes à Jacob ta fidélité, à Abraham ta faveur, comme tu l’as juré à nos pères depuis les jours d’autrefois.

Psaume : 102 (103), 1-2, 3-4, 9-10, 11-12

R/ Le Seigneur est tendresse et pitié.

Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ; il réclame ta vie à la tombe

et te couronne d’amour et de tendresse !

Il n’est pas pour toujours en procès, ne maintient pas sans fin ses reproches; il n’agit pas envers nous selon nos fautes, ne nous rend pas selon nos offenses.

Comme le ciel domine la terre, fort est son amour pour qui le craint ; aussi loin qu’est l’orient de l’occident, il met loin de nous nos péchés.

Acclamation

Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.  Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.

Evangile : Lc 15, 1-3.11-32

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »Alors Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père: “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que  mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite- moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit: “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.” Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez- lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.  Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé,  et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.” Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !” Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »

Prière sur les offrandes

Nous t’en prions, Seigneur : que les grâces de notre rédemption viennent à nous par ces mystères, pour nous faire éviter tout écart dans notre vie et nous mener vers les biens du ciel. Par Jésus.

Antienne de la communion : Ez 33, 11

Il faut se réjouir, car ton frère qui était mort est revenu à la vie, lui qui était perdu est

Prière après la communion

Tu nous as donné, Seigneur, ton sacrement ; qu’il pénètre au profond de nos cœurs et nous communique sa puissance. Par Jésus.

Méditation

Bien aimés du Seigneur, la parabole du fils prodige nous invite à méditer sur l’attitude du retour de ce fils à la case paternelle. Nombreux parmi nous avons expérimenté ou expérimentons cette envie d’indépendance. On est avide de liberté et d’autonomie. Et on veut voler de nos propres ailes. Cela nous fait prendre des décisions qui parfois nous éloignent des autres, avec l’impression que les autres sont contre notre bien-être. Pourtant, ce n’en est pas toujours le cas. C’est d’ailleurs après coup que nous comprenons que nous nous sommes trompés. Faire un retour en arrière, n’est pas toujours facile. Pourtant c’est ce que nous pouvons louer en ce fils perdu. Savoir reconnaitre nos erreurs, retourner à la case de départ et demander pardon pour son inconduite, voilà ce que nous enseigne ce fils prodige.

VENDEDI  10  MARS

Saint Vivien

Il est l’un des quarante soldats chrétiens de la XIIe Légion Fulminta (la Fulminante) en garnison à Mélitène (Malatya – Turquie), condamnés à périr de froid, attachés nus sur un étang gelé, le 9 mars 320, à Sébaste (Sivas-turquie).

Antienne  d’ouverture : Ps 30, 2.5

J’ai un recours auprès de toi, Seigneur: que jamais plus je ne sois humilié. Tu m’arraches au filet qu’on m’a tendu, c’est toi qui me protèges.

Prière d’ouverture

Nous t’en prions, Dieu tout-puissant: purifie-nous au long de ce Carême, pour que nous parvenions avec un cœur limpide aux fêtes pascales qui approchent.  Par Jésus. 

1ère lecture : Gn 37, 3-4.12-13a.17b-28

Israël, c’est-à-dire Jacob, aimait Joseph plus que tous ses autres enfants, parce qu’il était le fils de sa vieillesse, et il lui fit faire une tunique de grand prix. En voyant qu’il leur préférait Joseph, ses autres fils se mirent à détester celui-ci, et ils ne pouvaient plus lui parler sans hostilité. Les frères de Joseph étaient allés à Sichem faire paître le troupeau de leur père. Israël dit à Joseph : « Tes frères ne gardent-ils pas le troupeau à Sichem? Va donc les trouver de ma part ! » Joseph les trouva à Dotane. Ils se dirent l’un à l’autre : « Voici l’expert en songes qui arrive ! C’est le moment, allons-y, tuons-le, et jetons-le dans une de ces citernes. Nous dirons qu’une bête féroce l’a dévoré, et on verra ce que voulaient dire ses songes ! » Mais Roubène les entendit, et voulut le sauver de leurs mains. Il leur dit : « Ne touchons pas à sa vie. » Et il ajouta : « Ne répandez pas son sang : jetez-le dans cette citerne du désert, mais ne portez pas la main sur lui. » Il voulait le sauver de leurs mains et le ramener à son père. Dès que Joseph eut rejoint ses frères, ils le dépouillèrent de sa tunique, la tunique de grand prix qu’il portait, ils se saisirent de lui et le jetèrent dans la citerne, qui était vide et sans eau. Ils s’assirent ensuite pour manger. En levant les yeux, ils virent une caravane d’Ismaélites qui venait de Galaad. Leurs chameaux étaient chargés d’aromates, de baume et de myrrhe qu’ils allaient livrer en Égypte. Alors Juda dit à ses frères: « Quel profit aurions-nous à tuer notre frère et à dissimuler sa mort ? Vendons-le plutôt aux Ismaélites et ne portons pas la main sur lui, car il est notre frère, notre propre chair. » Ses frères l’écoutèrent. Des marchands madianites qui passaient par là retirèrent Joseph de la citerne, ils le vendirent pour vingt pièces d’argent aux Ismaélites, et ceux-ci l’emmenèrent en Égypte. 

Psaume : 104 (105), 16-17, 18-19

R/ Souvenez- vous des merveilles   que le Seigneur a faites.

Cherchez le Seigneur et sa puissance, souvenez-vous des merveilles qu’il a faites, vous, la race d’Abraham son serviteur, les fils de Jacob, qu’il a choisis.

Il appela sur le pays la famine, le privant de toute ressource. Mais devant eux il envoya un homme, Joseph, qui fut vendu comme esclave.

On lui met aux pieds des entraves, on lui passe des fers au cou ; il souffrait pour la parole du Seigneur, jusqu’au jour où s’accomplit sa prédiction.

Le roi ordonne qu’il soit relâché, le maître des peuples, qu’il soit libéré. Il fait de lui le chef de sa maison, le maître de tous ses biens.

Acclamation : cf. Jl 2,12-13

Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire ! Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle. Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire ! (Jn 3, 16)

Évangile : Mathieu 21, 33-43.45-46

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple :« Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant: “Ils respecteront mon fils.” Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez! tuons-le, nous aurons son héritage !” Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu.» Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures: La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux! Aussi, je vous le dis. Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. » En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens savaient bien compris qu’il parlait d’eux. Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète.

Prière sur les offrandes

Que ton amour, Seigneur, devance tes serviteurs pour leur permettre de bien célébrer ces mystères ; et qu’il les aide à rester partout à ton service. Par Jésus.

Antienne de communion : 1Jn 4, 10

Dieu nous a aimés et il a envoyé son Fils qui est la victime offerte pour nos péchés.

Prière après la communion

C’est déjà le salut éternel, Seigneur, que nous commençons de recevoir: accorde-nous de tendre vers lui de manière à le posséder. Par Jésus.

Méditation

Le Seigneur, en ce jour, met à nu notre cœur et les intentions qui nous animent souvent vis-à-vis des responsabilités qui nous sont confiées. Il nous arrive souvent d’oublier que nous sommes de simples intendants de ce que nous gérons comme personnes ou biens, et de croire que nous en sommes les propriétaires ou les tout-puissants. Cette confusion est la source de toutes les exactions que nous commettons à l’égard de nos frères. Aujourd’hui, le Seigneur nous met en garde et nous fait comprendre que si nous ne prenons pas au sérieux nos responsabilités, nous serons destitués. Voilà pourquoi en ce jour nous devons implorer du Seigneur la grâce d’une bonne gestion des biens et des personnes qu’il met à notre disposition.

JEUDI  09  MARS

Sainte Françoise Romaine,

Religieuse

Mariée par obéissance, Françoise (1384-1440) fut durant près de quarante ans une épouse et une mère de famille modèle. Après avoir réglé les affaires de sa maison, cette femme de l’aristocratie romaine employait le reste de son temps à prier dans les églises et à soulager les pauvres.

Antienne  d’ouverture : Ps 139, 23-24

Scrute-moi, mon Dieu, et tu connaîtras mon cœur. Vois si le mal ne fait pas en moi son chemin et conduis-moi sur le chemin d’éternité.

Prière d’ouverture

Dieu qui aimes l’innocence et la fais recouvrer, oriente vers toi le cœur de tes fidèles, pour que, dociles à ton Esprit, ils soient fermes dans la foi et vraiment efficaces. Par Jésus.

 1ère lecture : Jérémie 17, 5-10

Ainsi parle le Seigneur : Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel, qui s’appuie sur un être de chair, tandis que son cœur se détourne du Seigneur. Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bonheur. Il aura pour demeure les lieux arides du désert, une terre salée, inhabitable. Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur, dont le Seigneur est la confiance. Il sera comme un arbre, planté près des eaux, qui pousse, vers le courant, ses racines. Il ne craint pas quand vient la chaleur : son feuillage reste vert. L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude : il ne manque pas de porter du fruit. Rien n’est plus faux que le cœur de l’homme, il est incurable. Qui peut le connaître ? Moi, le Seigneur, qui pénètre les cœurs et qui scrute les reins, afin de rendre à chacun selon sa conduite, selon le fruit de ses actes.

Psaume :  1, 1-2, 3, 4.6

R/ Heureux est l’homme  qui met sa foi dans le Seigneur

Heureux est l’homme qui n’entre pas au conseil des méchants, qui ne suit pas le chemin des pécheurs, ne siège pas avec ceux qui ricanent, mais se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt ; tout ce qu’il entreprend réussira. Tel n’est pas le sort des méchants.

Mais ils sont comme la paille balayée par le vent. Le Seigneur connaît le chemin des justes, mais le chemin des méchants se perdra.

Acclamation :

Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Heureux ceux qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. (cf. Lc 8, 15)

Évangile : Luc 16, 19-31

En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous. ”Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères: qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !” Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes: qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.” Abraham répondit: “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »

Prière sur les offrandes

Par cette Eucharistie, Seigneur, sanctifie nos œuvres de pénitence, pour que l’entraînement du carême aboutisse à la vraie conversion du cœur. Par Jésus.

Antienne  de   communion :  Ps 118, 1

Heureux, les hommes d’une conduite irréprochable qui suivent la loi du Seigneur.

Prière après la communion

Que cette communion, Seigneur, demeure agissante en nous et prolonge son effet dans notre vie. Par Jésus.

Méditation

Jésus nous interpelle et nous invite dans l’évangile à la pratique de la charité. La problématique du riche et du pauvre est une réalité vivante dans nos sociétés, dans nos familles et nous concerne tous. Face à tant d’inégalités et d’injustices, il y a lieu de se demander pourquoi notre humanité va si mal. Et l’évangile de ce jour nous fait comprendre que le monde est ainsi parce que l’homme se ferme à la charité. S’il y a tant de Lazare dans le monde et dans nos familles aujourd’hui, c’est parce que nous les riches de ce temps nous refusons de partager. Chacun de nous a reçu gratuitement du Seigneur un don, un talent ou une faculté spéciale à mettre au service de tous. A chaque fois que nous fermons les yeux aux souffrances des autres, nous manquons de charité. Et c’est maintenant que nous devons la pratiquer, car demain il sera trop tard.

MERCREDI  08  MARS

Saint Jean de Dieu, religieux

Jean Ciudad (1495-1550), fils d’un artisan portugais, fut berger, voyageur, soldat et marchand avant de se convertir à quarante-deux ans. Il créa un hôpital à Grenade et jeta les fondements d’un ordre hospitalier. Mort victime de son dévouement, il est le patron des infirmiers et des malades.

Antienne d’ouverture : Ps 37, 22-23

Ne m’abandonne pas, Seigneur, mon Dieu, ne reste pas si loin ! Viens vite, à mon aide, Seigneur, mon salut.

Prière d’ouverture

Donne à ta famille, Seigneur, de progresser en faisant toujours ce qui est bon ; assure-lui le nécessaire en cette vie pour la conduire aux biens du Royaume. Par Jésus.

1ère lecture : Jérémie 18, 18-20

Mes ennemis ont dit : « Allons, montons un complot contre Jérémie. La loi ne va pas disparaître par manque de prêtre, ni le conseil, par manque de sage, ni la parole, par manque de prophète. Allons, attaquons-le par notre langue, ne faisons pas attention à toutes ses paroles. » Mais toi, Seigneur, fais attention à moi, écoute ce que disent mes adversaires. Comment peut-on rendre le mal pour le bien ? Ils ont creusé une fosse pour me perdre. Souviens-toi que je me suis tenu en ta présence pour te parler en leur faveur, pour détourner d’eux ta colère.

Psaume: 30 (31), 5-6, 14, 15-16

R/ Sauve- moi, mon Dieu, par ton amour. 

Tu m’arraches au filet qu’ils m’ont tendu ; oui, c’est toi mon abri. En tes mains je remets mon esprit ; tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.

J’entends les calomnies de la foule: de tous côtés c’est l’épouvante. Ils ont tenu conseil contre moi, ils s’accordent pour m’ôter la vie. Moi, je suis sûr de toi, Seigneur, je dis : « Tu es mon Dieu ! » Mes jours sont dans ta main : délivre-moi des mains hostiles qui s’acharnent.

Acclamation

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !  Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur. Celui qui me suit aura la lumière de la vie. Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (Jn 8, 12)

Évangile : Mathieu 20, 17-28

En ce temps-là, Jésus, montant à Jérusalem, prit à part les Douze disciples et, en chemin, il leur dit: « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux nations païennes pour qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient ; le troisième jour, il ressuscitera. » Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit: « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. » Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire?» Ils lui disent : « Nous le pouvons.» Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. » Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et dit: « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

Prière sur les offrandes

Regarde  avec  bonté,  Seigneur,  les  dons  que  nous  te présentons; et par ceux que tu nous feras en échange, dégage-nous de nos péchés pour nous rendre libres en toi. Par Jésus

Antienne  de   communion : Mt 20, 28

Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude.

Prière après la communion

Dans cette communion, Seigneur, tu as voulu nous donner un gage de notre immortalité : permets donc qu’elle   nous   ouvre   les   portes   de   ton   Royaume. Par Jésus.

Méditation

Pour quelle raison suis-tu le Seigneur ? Qu’est ce qui te motive dans ton engagement ? Suis-tu le Seigneur pour partager sa coupe ou bien parce que tu ambitionnes une place à sa gauche ou à sa droite ? Entre le bien commun et l’intérêt personnel, qu’est ce qui te met en mouvement ? Voilà frère, sœur, les questions que le Seigneur te pose dans l’évangile de ce jour. Dans un monde où le service désintéressé se fait de plus en plus rare, Jésus t’invite, en ce jour, à te ressaisir et à tourner le dos à l’esprit d’individualisme et d’égoïsme. Si tu as décidé de servir et suivre le Seigneur, cela doit être pour que le règne de Dieu advienne. Et si tu as décidé de t’engager dans un domaine dans la société, cela doit être pour le bien des personnes qui viennent à toi. Que le Seigneur t’aide, en ce jour, à comprendre que tu es dans le monde pour servir et non asservir tes frères au gré de tes intérêts personnels.

LUNDI  06  MARS

sainte colette

Née à Corbie, en Picardie, elle est le fruit de l’intercession de saint Nicolas. En effet, ses parents se désolant de ne pas avoir d’enfants prièrent ce saint. Lorsqu’ils reçurent cette petite fille, ils lui donnèrent le nom de Nicole, devenu aussi, en diminutif familier, Colette.

Antienne d’ouverture : Ps 25, 8.11

Seigneur, j’aime la maison que tu habites, le lieu où demeure ta gloire. Par pitié, libère-moi : dans l’assemblée, je te bénirai.

Prière d’ouverture

Pour guérir nos âmes, Seigneur, tu nous prescris de discipliner nos corps ; donne-nous de pouvoir nous garder du péché et de répondre ainsi aux exigences de ton amour. Par Jésus.

 1ère lecture : Daniel 9, 4-10

Je fis au Seigneur mon Dieu cette prière et cette confession : « Ah! toi Seigneur, le Dieu grand et redoutable, qui garde alliance et fidélité à ceux qui l’aiment et qui observent ses commandements, nous avons péché, nous avons commis l’iniquité, nous avons fait le mal, nous avons été rebelles, nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes ordonnances. Nous n’avons pas écouté tes serviteurs les prophètes, qui ont parlé en ton nom à nos rois, à nos princes, à nos pères, à tout le peuple du pays. À toi, Seigneur, la justice ; à nous la honte au visage, comme on le voit aujourd’hui pour les gens de Juda, pour les habitants de Jérusalem et de tout Israël, pour ceux qui sont près et pour ceux qui sont loin, dans tous les pays où tu les as chassés, à cause des infidélités qu’ils ont commises envers toi. Seigneur, à nous la honte au visage, à nos rois, à nos princes, à nos pères, parce que nous avons péché contre toi. Au Seigneur notre Dieu, la miséricorde et le pardon, car nous nous sommes révoltés contre lui, nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur, notre Dieu, car nous n’avons pas suivi les lois, qu’il nous proposait par ses serviteurs les prophètes. »

Psaume : 78 (79), 5a.8, 9, 11.13ab

R/ Seigneur, ne nous traite pas selon nos péchés. 

Combien de temps, Seigneur, durera ta colère ? Ne retiens pas contre nous les péchés de nos ancêtres : que nous vienne bientôt ta tendresse, car nous sommes à bout de force !

Aide-nous, Dieu notre Sauveur, pour la gloire de ton nom! Délivre-nous, efface nos fautes, pour la cause de ton nom !

Que monte en ta présence la plainte du captif ! Ton bras est fort : épargne ceux qui doivent mourir. Et nous, ton peuple, le troupeau que tu conduis, sans fin nous pourrons te rendre grâce.

Acclamation

Gloire à toi, Seigneur, Fils du Dieu vivant ! Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie. Tu as les paroles de la vie éternelle. Gloire à toi, Seigneur, Fils du Dieu vivant ! (cf. Jn 6, 63c.68c)

Évangile : Luc 6, 36-38

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ;  ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous.»

Prière sur les offrandes

Accueille avec bienveillance nos prières, Seigneur, et protège, contre les séductions du monde, ceux que tu as appelés à te servir en ces mystères. Par Jésus.

Antienne  de   communion Lc 6, 36

« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux », dit le Seigneur.

Prière après la communion

Que cette communion, Seigneur, en nous guérissant du péché, nous donne part aux joies du ciel. Par Jésus.

Méditation Le Christ Jésus, notre Seigneur nous invite à la miséricorde, à la compassion. Avoir un cœur qui bat de compassion n’est pas chose facile de nos jours. Nous sommes souvent si durs envers les autres dans notre capacité de juger, de condamner et d’être réfractaire au pardon, au point où, nous oublions que nous sommes sujets aux mêmes actes, aux mêmes erreurs, aux mêmes péchés. Nous exigeons et attendons des autres un traitement contraire à celui que nous leur infligeons. Cela ne doit pas en être ainsi. C’est pourquoi le Seigneur nous met en garde sur la façon dont nous traitons les autres. Nous ne pouvons pas maltraiter les autres et attendre qu’on nous jette des fleurs. En nous invitant à être miséricordieux en ce jour, le Seigneur attend de nous que nous sachions regarder les autres comme Dieu nous regarde malgré nos manquements et nos péchés.