Vendredi 12 AOÛT 2022

 

Bienheureux Isidore

Bakanja

 

Béatifié le 24 avril 1994 pendant le premier Synode des évêques pour l’Afrique, Isidore Bakanja était catéchumène chez les pères Trappistes, à Mbandaka, au Zaïre, actuel Congo démocratique. Répugnant sa dévotion profonde au Christ le patron dont il était le domestique le fit battre à mort. Âgé de 29 ans, il rendit l’âme le 12 août 1909.

 

Antienne  d’ouverture : Ps 73, 20. 19, 22. 23         

Souviens-toi, Seigneur, de ton alliance, n’oublie pas plus longtemps les pauvres de ton peuple: Lève-toi, Seigneur, défends ta cause, n’oublie pas le cri de ceux qui te cherchent.

 

Prière  d’ouverture

Dieu éternel et tout-puissant, toi que nous pouvons déjà appeler notre Père, Fais grandir en nos cœurs l’esprit filial, afin que nous soyons capables d’entrer un jour dans l’héritage qui nous est promis. Par Jésus Christ.

 

1ère lecture : Ez 16,1-15.59-60.63

La parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, fais connaître à Jérusalem ses abominations. Tu diras : Ainsi parle le Seigneur Dieu à Jérusalem : Par tes origines et ta naissance, tu es du pays de Canaan. Ton père était un Amorite, et ta mère, une Hittite. À ta naissance, le jour où tu es née, on ne t’a pas coupé le cordon, on ne t’a pas plongée dans l’eau pour te nettoyer, on ne t’a pas frottée de sel, ni enveloppée de langes. Aucun regard de pitié pour toi, personne pour te donner le moindre de ces soins, par compassion. On t’a jetée en plein champ, avec dégoût, le jour de ta naissance. Je suis passé près de toi, et je t’ai vue te débattre dans ton sang. Quand tu étais dans ton sang, je t’ai dit : “Je veux que tu vives !” Je t’ai fait croître comme l’herbe des champs. Tu as poussé, tu as grandi, tu es devenue femme, ta poitrine s’est formée, ta chevelure s’est développée. Mais tu étais complètement nue. Je suis passé près de toi, et je t’ai vue : tu avais atteint l’âge des amours. J’étendis sur toi le pan de mon manteau et je couvris ta nudité. Je me suis engagé envers toi par serment, je suis entré en alliance avec toi – oracle du Seigneur Dieu – et tu as été à moi. Je t’ai plongée dans l’eau, je t’ai nettoyée de ton sang, je t’ai parfumée avec de l’huile. Je t’ai revêtue d’habits chamarrés, je t’ai chaussée de souliers en cuir fin, je t’ai donné une ceinture de lin précieux, je t’ai couverte de soie. Je t’ai parée de joyaux : des bracelets à tes poignets, un collier à ton cou, un anneau à ton nez, des boucles à tes oreilles, et sur ta tête un diadème magnifique. Tu étais parée d’or et d’argent, vêtue de lin précieux, de soie et d’étoffes chamarrées. La fleur de farine, le miel et l’huile étaient ta nourriture. Tu devins de plus en plus belle et digne de la royauté. Ta renommée se répandit parmi les nations, à cause de ta beauté, car elle était parfaite, grâce à ma splendeur dont je t’avais revêtue – oracle du Seigneur Dieu. Mais tu t’es fiée à ta beauté, tu t’es prostituée en usant de ta renommée, tu as prodigué tes faveurs à tout passant : tu as été à n’importe qui. Car ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais agir avec toi comme tu as agi, toi qui as méprisé le serment et rompu l’alliance. Cependant, moi, je me ressouviendrai de mon alliance, celle que j’ai conclue avec toi au temps de ta jeunesse, et j’établirai pour toi une alliance éternelle. Ainsi tu te souviendras, tu seras couverte de honte. Dans ton déshonneur, tu n’oseras pas ouvrir la bouche quand je te pardonnerai tout ce que tu as fait – oracle du Seigneur Dieu. »

 

Cantique : Is 12,2.4-6

R/   Seigneur, tu reviens de ta fureur et tu me consoles

 

  1. Voici le Dieu qui me sauve : j’ai confiance, je n’ai plus de crainte. Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ; il est pour moi le salut.
  2. Ce jour-là, vous direz : « Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom, annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! » Redites-le : « Sublime est son nom ! » Jouez pour le Seigneur !
  3. Il montre sa magnificence, et toute la terre le sait. Jubilez, criez de joie, habitants de Sion, car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !

 

Acclamation

Alléluia. Alléluia! Accueillez la parole de Dieu : pour ce qu’elle est réellement: non pas une parole d’hommes, mais la parole de Dieu. Alléluia! (cf. 1 Th 2, 13)

 

Évangile : Mt 19, 3-12

En ce temps-là, des pharisiens s’approchèrent de Jésus pour le mettre à l’épreuve ;ils lui demandèrent : « Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif ? » Il répondit : « N’avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme ? et dit : “À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair.”  Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »  Les pharisiens lui répliquent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d’un acte de divorce avant la répudiation?»  Jésus leur répond : « C’est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n’en était pas ainsi.   Or je vous le dis :si quelqu’un renvoie sa femme– sauf en cas d’union illégitime–et qu’il en épouse une autre, il est adultère. »  Ses disciples lui disent: « Si telle est la situation de l’homme par rapport à sa femme, mieux vaut ne pas se marier. » Il leur répondit : « Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du royaume des Cieux. Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne!»

 

Prière  sur  les  offrandes

Seigneur, tu as donné ces présents à ton Église pour qu’elle puisse te les offrir. Daigne les accueillir favorablement, qu’ils deviennent, par ta puissance, le sacrement de notre salut. Par Jésus.

 

Antienne  de  communion : Ps 147, 12. 14

Glorifie le Seigneur, Jérusalem, il te nourrit de la fleur du froment.

 

Prière  après  la  communion

Que cette communion à ton sacrement, Seigneur, soit notre délivrance et nous enracine dans ta vérité. Par Jésus.

 

 

Méditation

Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif ? » A cette question égoïste posée par les pharisiens, le Christ nous présente la Loi nouvelle : Aimons-nous les uns les autres… Quelle que soit notre situation, ce qui nous est demandé est d’aimer, d’être ouverts à nos frères et de marcher humblement avec eux vers la vie, à la suite du Christ Jésus. Exprimer dans notre être le mystère que nous vivons, exalter cette vie que nous recevons de Dieu Notre Père… Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour.

Jeudi 11 AOÛT 2022

 

Ste Claire, vierge

 

Touchée par l’exemple du Poverello, une jeune fille d’Assise offrit au Christ la fraîcheur de ses dix-huit ans et se confia à saint François, le dimanche des Rameaux 1212. Ce fut l’origine du second ordre franciscain, celui des Pauvres Dames ou Clarisses. Sœur Claire (1193-1253) allait diriger pendant quarante-deux ans le couvent de Saint-Damien à Assise, le premier de l’Ordre.

 

Antienne  d’ouverture : Ps 73, 20. 19, 22. 23      

Souviens-toi, Seigneur, de ton alliance, n’oublie pas plus longtemps les pauvres de ton peuple: Lève-toi, Seigneur, défends ta cause, n’oublie pas le cri de ceux qui te cherchent.

 

Prière  d’ouverture

Dieu éternel et tout-puissant, toi que nous pouvons déjà appeler notre Père, Fais grandir en nos cœurs l’esprit filial, afin que nous soyons capables d’entrer un jour dans l’héritage qui nous est promis. Par Jésus Christ.

 

1ère lecture : Ez 12, 1-12

La parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, tu habites au milieu d’une engeance de rebelles ; ils ont des yeux pour voir, et ne voient pas ; des oreilles pour entendre, et n’entendent pas, car c’est une engeance de rebelles. Toi, fils d’homme, prépare-toi un sac d’exilé ; sous leurs yeux, pars en plein jour, comme un exilé ; sous leurs yeux, pars de ta maison vers un autre lieu ; peut-être verront-ils qu’ils sont une engeance de rebelles. Tu sortiras ton sac, comme un sac d’exilé, en plein jour, sous leurs yeux. Toi-même, tu sortiras le soir, sous leurs yeux, comme s’en vont les exilés. Sous leurs yeux, tu feras un trou dans le mur,  et tu sortiras par là. Sous leurs yeux, tu chargeras ton sac sur ton épaule,  et tu le sortiras dans l’obscurité ; tu voileras ton visage, et tu ne verras plus le pays : j’ai fait de toi un signe pour la maison d’Israël.» Je fis ce qui m’avait été ordonné: en plein jour, je sortis mon sac, comme un sac d’exilé ; puis le soir, je fis un trou dans le mur, à la main; je sortis mon sac dans l’obscurité, et sous leurs yeux je le chargeai sur mon épaule. Au matin, la parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, la maison d’Israël, cette engeance de rebelles, t’a bien demandé : “Qu’est-ce que tu fais là?” Réponds: “Ainsi parle le Seigneur Dieu : Cet oracle concerne le prince qui est à Jérusalem et toute la maison d’Israël qui s’y trouve.” Tu diras : “Je suis pour vous un signe. Ce que j’ai fait, c’est cela même qui leur sera fait : ils partiront en exil, en captivité; le prince qui est au milieu d’eux chargera son sac sur son épaule, il sortira dans l’obscurité; on percera le mur pour le faire sortir ; il voilera son visage, si bien qu’il ne verra plus de ses yeux le pays.” »

 

Psaume : 77 (78), 56-57, 58-59, 61-62

R/   N’oubliez pas les exploits du Seigneur !

 

  1. Nos pères ont tenté le Dieu Très-Haut, ils refusaient d’observer ses lois; ils déviaient comme leurs pères, ils désertaient, trahissaient comme un arc infidèle.
  2. Leurs hauts lieux le provoquaient, leurs idoles excitaient sa jalousie. Dieu a entendu, il s’emporte, il écarte tout à fait Israël.
  3. Il laisse capturer sa gloire, et sa puissance par des mains ennemies. Il livre son peuple à l’épée, contre son héritage, il s’emporte.

 

Acclamation

Alléluia. Alléluia! Pour ton serviteur, que ton visage s’illumine : apprends-moi tes commandements. Alléluia! (Ps 118, 135)

 

Évangile : Mt 18, 21 – 19, 1

En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère  commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois. Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Mais, en sortant, ce  serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. » Lorsque Jésus eut terminé ce discours, il s’éloigna de la Galilée et se rendit dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain.

 

Prière  sur  les  offrandes

Seigneur, tu as donné ces présents à ton Église pour qu’elle puisse te les offrir. Daigne les accueillir favorablement, qu’ils deviennent, par ta puissance, le sacrement de notre salut. Par Jésus.

 

Antienne  de  communion : Ps 147, 12. 14

Glorifie le Seigneur, Jérusalem, il te nourrit de la fleur du froment.

 

Prière  après  la  communion

Que cette communion à ton sacrement, Seigneur, soit notre délivrance et nous enracine dans ta vérité. Par Jésus.

 

 

Méditation

Peut-on être chrétien sans pardonner ou demander pardon ? Si l’on en croit les versets 17 et 34, rien n’est sûr ! Le Christ nous dit aujourd’hui que le pardon est un processus complexe, parfois long, qui demande des efforts de communication, de compréhension de soi et de l’autre car « le cœur de l’homme est tortueux par-dessus tout » (Jérémie 17.9).

 

Mercredi 10 AOÛT 2022

 

St Laurent,

diacre et martyr

 

Le diacre Laurent fut arrêté lors de la persécution de Valérien et mourut par le feu peu de jours après le pape Sixte II, exécuté en 258. D’après le récit de son martyre, Laurent, intendant des biens de l’Église, n’aurait pas trouvé meilleur moyen pour les préserver de la rapacité des persécuteurs, que de les distribuer aux pauvres ; il aurait été brûlé sur un lit de fer en forme de gril.

 

Antienne  d’ouverture

Au service de l’Église, le diacre saint Laurent s’est offert lui-même; il fut digne de souffrir le martyre et de rejoindre dans la joie le Seigneur Jésus Christ.

 

Prière  d’ouverture

C’est l’ardeur de ton amour, Seigneur, qui a donné au diacre saint Laurent de se montrer fidèle dans son service, et d’accéder à la gloire du martyre ; accorde-nous d’aimer ce qu’il aimait, et d’accomplir ce qu’il a enseigné. Par Jésus.

 

1ère lecture : 2 Cor 9, 6-10

Frères, rappelez-vous le proverbe : À semer trop peu, on récolte trop peu ; à semer largement, on récolte largement. Que chacun donne comme il a décidé dans son cœur, sans regret et sans contrainte, car Dieu aime celui qui donne joyeusement. Et Dieu est assez puissant pour vous donner toute grâce en abondance, afin que vous ayez, en toute chose et toujours, tout ce qu’il vous faut, et même que vous ayez en abondance de quoi faire toute sorte de bien. L’Écriture  dit en effet de l’homme juste : Il distribue, il donne aux pauvres ; sa justice demeure à jamais. Dieu, qui fournit la semence au semeur et le pain pour la nourriture, vous fournira la graine ; il la multipliera, il donnera la croissance à ce que vous accomplirez dans la justice.

 

Psaume 111 (112), 1-2, 5-6, 7-8, 4b.9

R/ L’homme de bien a pitié, il partage. (Ps, 111, 5a)

 

  1. Heureux qui craint le Seigneur, qui aime entièrement sa volonté! Sa lignée sera puissante sur la terre; la race des justes est bénie.
  2. L’homme de bien a pitié, il partage; il mène ses affaires avec droiture. Cet homme jamais ne tombera ; toujours on fera mémoire du juste.
  3. Il ne craint pas l’annonce d’un malheur : le cœur ferme, il s’appuie sur le Seigneur. Son cœur est confiant, il ne craint pas : il verra ce que valaient ses oppresseurs.
  4. Homme de justice, de tendresse et de pitié. À pleines mains, il donne au pauvre ; à jamais se maintiendra sa justice, sa puissance grandira, et sa gloire !

 

Acclamation

Alléluia. Alléluia.Heureux ceux qui sont persécutes pour la justice, car le royaume des Cieux est a eux ! Alléluia. (Mt 5, 10)

 

Évangile : Jean 12, 24-26

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. »

 

Prière  sur  les  offrandes

Accueille, Seigneur, avec bienveillance, les offrandes que nous te présentons en ce jour où nous fêtons saint Laurent : fais qu’elles servent à notre salut. Par Jésus.

 

Antienne  de  communion

« Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive, dit le Seigneur, et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. »

 

Prière  après  la  communion

Rassasies de tes saints mystères, Seigneur, nous t’adressons cette prière : permets qu’en la fête de saint Laurent, nous recevions davantage ton salut, pour l’avoir célébré dans cette eucharistie. Par Jésus.

 

 

Méditation

Selon le catéchisme de l’Eglise Catholique, le fruit de l’arbre de la croix est la vie surnaturelle. Le Christ nous l’explique à travers l’image du grain de blé qui meurt en terre et qui néanmoins porte du fruit en abondance, et saint Paul en est le brillant exemple d’un disciple du Christ qui a donné sa vie pour lui. Il nous dit : Le travail, j’en ai fait beaucoup plus ; les prisons, j’y ai été davantage ; les coups reçus : Sans comparaison et bien de fois j’ai frôlé la mort. Cinq fois les juifs m’ont fait donné les 39 coups de fouet ; trois fois j’ai reçu la bastonnade, une fois j’ai été lapidé ; trois fois j’ai fait naufrage, et j’ai surnagé un jour et une nuit entière. J’ai accumulé les fatigues du voyage, avec rivières dangereuses et périls des bandits avec les complots de mes compatriotes aussi bien que les païens. Périls dans les cités, périls dans la solitude, périls sur mer, périls au milieu des faux frères. J’ai connu le travail et l’épuisement, les veilles fréquentes, la faim et la soif, les jeunes repérés, le froid et le manque de vêtements (2Co 11, 24-27). En cela, Paul est mort pour porter du fruit en abondance. Et nous, comment mourrons-nous dans le Christ ?

Mardi 09 AOÛT 2022

 

ste Thérèse Bénédicte

de La Croix

 

Née dans le judaïsme, Edith Stein était professeur d’université à Wroclaw (Breslau) et elle se tourna progressivement vers le Christ. Au temps de l’invasion nazie et de la persécution des juifs, elle devint carmélite à Cologne, prenant le nom de Thérèse Bénédicte de La Croix. Elle fut martyrisée à Auschwitz.

 

Antienne  d’ouverture : Ps 73, 20. 19, 22. 23 

Souviens-toi, Seigneur, de ton alliance, n’oublie pas plus longtemps les pauvres de ton peuple: Lève-toi, Seigneur, défends ta cause, n’oublie pas le cri de ceux qui te cherchent.

 

Prière  d’ouverture

Dieu éternel et tout-puissant, toi que nous pouvons déjà appeler notre Père, Fais grandir en nos cœurs l’esprit filial, afin que nous soyons capables d’entrer un jour dans l’héritage qui nous est promis. Par Jésus Christ.

 

1ère lecture : Ez 2, 8 – 3, 4

La parole du Seigneur me fut adressée : « Toi, fils d’homme, écoute ce que je te dis. Ne sois pas rebelle comme cette engeance de rebelles. Ouvre la bouche, et mange ce que je te donne. » Alors j’ai vu : une main tendue vers moi, tenant un livre en forme de rouleau. Elle le déroula devant moi ; ce rouleau était écrit au-dedans et au-dehors, rempli de lamentations, plaintes et clameurs. Le Seigneur me dit : « Fils d’homme, ce qui est devant toi, mange-le, mange ce rouleau ! Puis, va ! Parle à la maison d’Israël. » J’ouvris la bouche, il me fit manger le rouleau et il me dit : « Fils d’homme, remplis ton ventre, rassasie tes entrailles avec ce rouleau que je te donne. » Je le mangeai, et dans ma bouche il fut doux comme du miel. Il me dit alors : « Debout, fils d’homme ! Va vers la maison d’Israël, et dis-lui mes paroles. »

 

Psaume : 118 (119), 14.24, 72.103, 111.131

R/   Qu’elle est douce à mon palais, ta promesse !

 

  1. Je trouve dans la voie de tes exigences plus de joie que dans toutes les richesses. Je trouve mon plaisir en tes exigences : ce sont elles qui me conseillent.
  2. Mon bonheur, c’est la loi de ta bouche, plus qu’un monceau d’or ou d’argent. Qu’elle est douce à mon palais, ta promesse : le miel a moins de saveur dans ma bouche !
  3. Tes exigences resteront mon héritage, la joie de mon cœur. La bouche grande ouverte, j’aspire, assoiffé de tes volontés. j’aspire, assoiffé de tes volontés.

 

Acclamation

Alléluia. Alléluia! Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, dit le Seigneur, car je suis doux et humble de cœur. Alléluia! (cf. Mt 11, 29ab)

 

Évangile : Mt 18, 1-5.10.12-14

À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent: « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? » Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux. Quel est votre avis ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne va-t-il pas laisser les 99 autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ? Et, s’il arrive à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les 99 qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. »

 

Prière  sur  les  offrandes

Seigneur, tu as donné ces présents à ton Église pour qu’elle puisse te les offrir. Daigne les accueillir favorablement, qu’ils deviennent, par ta puissance, le sacrement de notre salut. Par Jésus.

 

Antienne  de  communion : Ps 147, 12. 14

Glorifie le Seigneur, Jérusalem, il te nourrit de la fleur du froment.

 

Prière  après  la  communion

Que cette communion à ton sacrement, Seigneur, soit notre délivrance et nous enracine dans ta vérité. Par Jésus.

 

 

Méditation

Jésus illustre sa réponse en appelant vers lui un enfant. Comment donc, en devenant comme cet enfant, deviendrais-je le plus puissant dans le royaume des cieux ? Jésus nous le dit clairement : par une humilité véritable. Tout enfant sait qu’il dépend de ses parents. Le Seigneur nous le dit en ce jour, le premier pas dans notre sainteté personnelle est d’accepter humblement que nous dépendons totalement de Dieu. Sans Lui, nous n’existerions pas. Voilà le pas fondamental, et le premier, vers la véritable grandeur.

Lundi 08 AOÛT 2022

 

St. Dominique, prêtre

 

D’abord chanoine régulier d’Osma, Vieille Castille, Dominique de Guzman (1170-1221) découvre, au cours d’un voyage où il accompagne son évêque, les ravages faits par l’hérésie albigeoise dans le Midi de la France, et les vrais remèdes qu’il faudrait employer pour en délivrer l’Église.

 

Antienne d’ouverture

Fêtons saint Dominique, ami de Dieu, dont la gloire fut de proclamer avec enthousiasme la vérité reçue du Seigneur.

 

Prière d’ouverture

Permets, Seigneur, que ton Église trouve un secours dans les mérites et les enseignements de saint Dominique : qu’il intercède pour nous avec toute sa tendresse, après avoir été un prédicateur éminent de ta vérité.

 

1ère lecture : Ez 1,2-6.24-28

Le cinq du mois, la cinquième année de la déportation du roi Jékonias, la parole de Dieu fut adressée à Ézékiel, fils du prêtre Bouzi, dans le pays des Chaldéens, au bord du fleuve Kebar. La main du Seigneur se posa sur lui. J’ai vu : un vent de tempête venant du nord, un gros nuage, un feu jaillissant et, autour, une clarté ; au milieu, comme un scintillement de vermeil du milieu du feu. Au milieu, la forme de quatre Vivants ; elle paraissait une forme humaine. Ils avaient chacun quatre faces et chacun quatre ailes. J’entendis le bruit de leurs ailes, pareil, quand ils marchaient, au bruit des grandes eaux, pareil à la voix du Puissant, une rumeur comme celle d’une armée. Lorsqu’ils s’arrêtaient, ils laissaient retomber leurs ailes. On entendit un bruit venant de plus haut que le firmament qui était au-dessus de leurs têtes. Au-dessus de ce firmament, il y avait une forme de trône, qui ressemblait à du saphir ; et, sur ce trône, quelqu’un qui avait l’aspect d’un être humain, au-dessus, tout en haut. Puis j’ai vu comme un scintillement de vermeil, comme l’aspect d’un feu qui l’enveloppait tout autour, à partir de ce qui semblait être ses reins et au-dessus. À partir de ce qui semblait être ses reins et au-dessous, j’ai vu comme l’aspect d’un feu et, autour, une clarté. Comme l’arc apparaît dans la nuée un jour de pluie, ainsi cette clarté à l’entour : c’était l’aspect, la forme de la gloire du Seigneur. À cette vue, je tombai face contre terre, et j’entendis une voix qui me parlait.

 

Psaume 148,1-2.11-14

R/ Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire, Alléluia !

 

  1. Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le dans les hauteurs. Vous, tous ses anges, louez-le, louez-le, tous les univers.
  2. Les rois de la terre et tous les peuples, les princes et tous les juges de la terre ; tous les jeunes gens et jeunes filles, les vieillards comme les enfants.
  3. Qu’ils louent le nom du Seigneur, le seul au-dessus de tout nom; sur le ciel et sur la terre, sa splendeur : il accroît la vigueur de son peuple.

 

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Par l’annonce de l’Évangile, Dieu vous appelle à partager la gloire de notre Seigneur Jésus Christ. Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)

 

Évangile : Mt 17, 22-27

En ce temps-là, comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée, il leur dit :  « Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes;  ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. » Et ils furent profondément attristés. Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent la redevance des deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent: « Votre maître paye bien les deux drachmes, n’est-ce pas ?  Il répondit : « Oui. » Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier: « Simon, quel est ton avis ?Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils les taxes ou l’impôt ? De leurs fils, ou des autres personnes ? » Pierre lui répondit: «Des autres. » Et Jésus reprit : « Donc, les fils sont libres. Mais, pour ne pas scandaliser les gens, va donc jusqu’à la mer, jette l’hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra ; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour moi et pour toi. »

 

Prière sur les offrandes

Écoute avec bonté, Seigneur, les prières que nous te présentons par l’intercession de saint Dominique; que la puissance de cette eucharistie protège et encourage ceux qui luttent pour la foi. Par Jésus.

 

Antienne de la communion : Jn 8, 12

« Je suis la lumière du monde, dit le Seigneur ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres : il aura la lumière de la vie. » .

 

Prière après la communion

Seigneur notre Dieu, en ce jour où nous fêtons saint Dominique, tu nous as nourris de ton eucharistie; fais que ton Église, ardente à te servir, en reçoive tous les fruits, et qu’elle soit soutenue par la prière de celui qui l’éclaira de sa prédication. Par Jésus.

 

 

Méditation

Dans les textes de ce jour, nous découvrons une vision fondamentale de la vie chrétienne : l’ardeur que Jésus y met pour rester avec nous. Le Seigneur trouve sa joie dans les fils des hommes (Prov. 8,31). Frères et sœurs, cette réalité peut changer notre approche de la vie spirituelle sur laquelle nous ne plaçons souvent aucune attention, pendant que nous mettons beaucoup plus l’accent sur ce que nous faisons, comme si c’était cela le plus important ! Notre vie intérieure doit être centrée sur le Christ, son amour pour nous, son dévouement jusqu’à la mort, dans la recherche constante de notre amour.

Dimanche 07 AOÛT 2022

 

19ème Dimanche du temps ordinaire

Psautier III

 

Antienne  d’ouverture : Ps 73, 20. 19, 22. 23 

Souviens-toi, Seigneur, de ton alliance, n’oublie pas plus longtemps les pauvres de ton peuple: Lève-toi, Seigneur, défends ta cause, n’oublie pas le cri de ceux qui te cherchent.

 

Prière  d’ouverture

Dieu éternel et tout-puissant, toi que nous pouvons déjà appeler notre Père, Fais grandir en nos cœurs l’esprit filial, afin que nous soyons capables d’entrer un jour dans l’héritage qui nous est promis. Par Jésus Christ.

 

1ère lecture : Sagesse 18, 6-9

La nuit de la délivrance pascale avait été connue d’avance par nos Pères ; assurés des promesses auxquelles ils avaient cru, ils étaient dans la joie. Et ton peuple accueillit à la fois le salut des justes et la ruine de leurs ennemis. En même temps que tu frappais nos adversaires, tu nous appelais à la gloire. Dans le secret de leurs maisons, les fidèles descendants des justes offraient un sacrifice, et ils consacrèrent d’un commun accord cette loi divine : que les saints partageraient aussi bien le meilleur que le pire ; et déjà ils entonnaient les chants de louange des Pères.

 

Psaume 32 (33), 1.12, 18-19,20.22

R/   Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu. (Ps 32, 12a)

 

  1. Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes ! Hommes droits, à vous la louange ! Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu, heureuse la nation qu’il s’est choisie pour domaine !
  2. Dieu veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son amour, pour les délivrer de la mort, les garder en vie aux jours de famine.
  3. Nous attendons notre vie du Seigneur : il est pour nous un appui, un bouclier. Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi !

 

2ème lecture : Hébreux 11, 1-2.8-12

Frères, la foi est une façon de posséder ce que l’on espère, un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas. Et quand l’Écriture rend témoignage aux anciens, c’est à cause de leur foi. Grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu: il partit vers un pays qu’il devait recevoir en héritage, et il partit sans savoir où il allait. Grâce à la foi, il vint séjourner en immigré dans la Terre promise, comme en terre étrangère; il vivait sous la tente, ainsi qu’Isaac et Jacob, héritiers de la même promesse, car il attendait la ville qui aurait de vraies fondations, la ville dont Dieu lui-même est le bâtisseur et l’architecte. Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge, fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses. C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort, a pu naître une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, une multitude innombrable.

 

Acclamation

Alléluia. Alléluia! Veillez, tenez-vous prêts : c’est à l’heure ou vous n’y pensez pas que le Fils de l’homme viendra. Alléluia! (Mt 24, 42.44)

 

Évangile : Luc 12, 35-40

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis: c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir. S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils ! Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »

 

Prière  sur  les  offrandes

Seigneur, tu as donné ces présents à ton Église pour qu’elle puisse te les offrir; Daigne les accueillir favorablement: qu’ils deviennent, par ta puissance, le sacrement de notre salut. Par Jésus.

 

Antienne  de  communion : Ps 147, 12. 14

Glorifie le Seigneur, Jérusalem: il te nourrit de la fleur du froment.

 

Prière  après  la  communion

Que cette communion à ton sacrement, Seigneur, soit notre délivrance et nous enracine dans ta vérité. Par Jésus.

 

 

Méditation

Les textes d’aujourd’hui ont une forte saveur Eucharistique. C’est le maître lui-même qui se met en tenue

 

de service. « Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir. S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils ! » Nous avons donc là l’image du royaume à la fin des temps, l’image du paradis : le Seigneur, le Fils de Dieu, entrain de servir ses ami(e)s, « je ne vous appelle plus mes serviteurs, mais mes amis » (Jn 15,15), au festin des noces de l’Agneau. En ce dimanche le Christ nous invite à la vigilance afin de l’accueillir lorsqu’il viendra. La vigilance exclut la peur et l’obsession. Il s’agit d’être attentif, actif mais serein, et non agité ou angoissé.