by Jude Thaddeus Langeh | Jan 31, 2022 | Agenda Biblique
Bienheureux Philippe de Jésus Munárriz Azcona, presbytre,
et compagnons, religieux et martyrs
Le bienheureux Philippe de Jésus Munárriz Azcona, supérieur du “Séminaire des Martyrs” de Barbastro et 183 membres de la Congrégation des Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie (Clarétains) ont été martyrisés lors de la persécution religieuse contre l’Église au Mexique (1927) et en Espagne (1936-1939). Tous sont restés fidèles à leur vocation missionnaire et ont donné un témoignage clair de pardon à leurs bourreaux, d’amour du Cœur de Marie et de l’Église, de préoccupation pour les pauvres et de zèle missionnaire fervent.
Antienne d’ouverture : Ps 105, 47
Sauve-nous, Seigneur notre Dieu; rassemble tes enfants dispersés. Nous rendrons grâce à ton saint nom, nous te bénirons dans la joie.
Prière d’ouverture
Accorde-nous, Seigneur, de pouvoir t’adorer sans partage, et d’avoir pour tout homme une vraie charité. Par Jésus Christ.
1ère lecture : 2 S 18, 9-10. 14b. 24-25a. 30–19, 4
En ces jours-là, dans sa fuite, Absalom se retrouva par hasard en face des serviteurs de David. Il montait un mulet, et le mulet s’engagea sous la ramure d’un grand térébinthe. La tête d’Absalom se prit dans les branches, et il resta entre ciel et terre, tandis que le mulet qui était sous lui continuait d’avancer. Quelqu’un l’aperçut et avertit Joab: «Je viens de voir Absalom suspendu dans un térébinthe.» Joab se saisit de trois épieux qu’il planta dans le cœur d’Absalom, David était assis à l’intérieur de la double porte de la ville. Un guetteur allait et venait sur la terrasse de la porte, au-dessus du rempart; comme il regardait au loin, il aperçut un homme seul qui courait. Le guetteur cria pour avertir le roi, et le roi dit: «S’il est seul, c’est qu’il a une bonne nouvelle à nous annoncer.» Le roi lui dit: «Écarte-toi et tiens-toi là.» Il s’écarta et attendit. Alors arriva l’Éthiopien, qui déclara: «Bonne nouvelle pour mon seigneur le roi! Le Seigneur t’a rendu justice aujourd’hui, en t’arrachant aux mains de tous ceux qui se dressaient contre toi.» Le roi demanda: «Le jeune Absalom est-il en bonne santé?» Et l’Éthiopien répondit: «Qu’ils aient le sort de ce jeune homme, les ennemis de mon seigneur le roi, et tous ceux qui se sont dressés contre toi pour le mal!» Alors le roi fut bouleversé, il monta dans la salle au-dessus de la porte, et il se mit à pleurer. Tout en marchant, il disait: «Mon fils Absalom! mon fils! mon fils Absalom! Pourquoi ne suis-je pas mort à ta place? Absalom, mon fils ! mon fils!» On alla prévenir Joab: «Voici que le roi pleure : il est en deuil d’Absalom.» La victoire, ce jour-là, se changea en deuil pour toute l’armée, car elle apprit ce jour-là que le roi était dans l’affliction à cause de son fils. Et ce jour-là, l’armée rentra dans la ville à la dérobée, comme se dérobe une armée qui s’est couverte de honte en fuyant durant la bataille.
Psaume : 85, 1-2, 3-4, 5-6
R/ Écoute, Seigneur, réponds-moi !
1. Écoute, Seigneur, réponds-moi, car je suis pauvre et malheureux. Veille sur moi qui suis fidèle, ô mon Dieu, sauve ton serviteur qui s’appuie sur toi.
2. Prends pitié de moi, Seigneur, toi que j’appelle chaque jour. Seigneur, réjouis ton serviteur: vers toi, j’élève mon âme !
3. Toi qui es bon et qui pardonnes, plein d’amour pour tous ceux qui t’appellent, écoute ma prière, Seigneur, entends ma voix qui te supplie.
Acclamation
Alléluia, alléluia! Le Christ a pris nos souffrances, il a porté nos maladies. Alléluia. (Mt 8, 17)
Évangile : Mc 5, 21-43
En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment: «Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive.» Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… – elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration; au contraire, son état avait plutôt empiré –… cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement. Elle se disait en effet: «Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée.» À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait: «Qui a touché mes vêtements?» Ses disciples lui répondirent: «Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?» Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Jésus lui dit alors: «Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal.» Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci: «Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître?» Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue: «Ne crains pas, crois seulement.» Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit: « Pourquoi cette agitation et ces pleurs? L’enfant n’est pas morte: elle dort.» Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui; puis il pénètre là où reposait l’enfant. Il saisit la main de l’enfant, et lui dit: «Talitha koum», ce qui signifie: «Jeune fille, je te le dis, lève-toi!» Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger.
Prière sur les offrandes
Pour te servir, Seigneur, nous déposons nos offrandes sur ton autel : accueille-les avec indulgence, pour qu’elles deviennent le sacrement de notre salut. Par Jésus.
Antienne de la communion : Ps 30, 17-18
Seigneur, que ton visage s’éclaire en faveur de tes fidèles. Sauve-nous dans ta bonté, ne déçois pas notre prière.
Prière après la communion
Nous avons été fortifiés, Seigneur, par le sacrement de notre Rédemption ; permets que cet aliment de salut éternel nous fasse progresser dans la vraie foi. Par Jésus.
Méditation
Nous sommes sauvés par la foi (Rm 3, 28), c’est l’enseignement fondamental de l’évangile de ce jour. La petite fille du chef de la synagogue est sauvée par la foi de son père Jaïre. Ce dernier tombe à ses pieds et le supplie parce qu’il est convaincu que Jésus a la dernière parole sur la vie de sa fille. De même pour la femme au flux de sang. Elle sait qu’en touchant les vêtements de Jésus, elle sera sauvée. Elle est guérie à cause de sa foi : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal », lui dit Jésus. Et nous aujourd’hui, face au mal qui ronge et aux maladies qui nous affectent, quel est le degré de notre foi ? Que le Seigneur Dieu augmente notre foi en son Fils afin que nous bénéficions de son salut et de sa libération. Amen !
by Jude Thaddeus Langeh | Jan 30, 2022 | Agenda Biblique
St. Jean Bosco,
prêtre
Dès son enfance, Jean Bosco (1815-1888) est attiré par le sacerdoce. Il se consacre à l’apostolat de la jeunesse populaire avec un sens pédagogique remarquable, une sérénité communicative nuancée d’humour et un dévouement sans limite. Dieu le soutient en multipliant les miracles en sa faveur.
Antienne d’ouverture : Ps 95, 1-6
« Laissez les enfants venir à moi, dit le Seigneur. Ne les empêchez pas, car le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. »
Prière d’ouverture
Dieu qui as suscité saint Jean Bosco pour donner à la jeunesse un maître et un père, inspire-nous le même amour qui nous fera chercher le salut de nos frères en ne servant que toi seul. Par Jésus Christ.
1ère lecture : 2 S 15, 13-14. 30 ; 16, 5-13a
En ces jours-là, un messager vint annoncer à David: «Le cœur des hommes d’Israël a pris parti pour Absalom» Alors David dit à tous ses serviteurs, qui étaient avec lui à Jérusalem: «Debout, fuyons! Autrement nous n’échapperons pas à Absalom. Vite, partez ! Sans quoi, il nous gagnera de vitesse, il nous précipitera dans le malheur et passera la ville au fil de l’épée.» David montait par la montée des Oliviers; il montait en pleurant, la tête voilée ; il marchait pieds nus. Tous ceux qui l’accompagnaient avaient la tête voilée; et ils montaient en pleurant. Comme le roi David atteignait Bahourim, il en sortit un homme du même clan que la maison de Saül. Il s’appelait Shiméï, fils de Guéra. Tout en sortant, il proférait des malédictions. Il lançait des pierres à David et à tous les serviteurs du roi, tandis que la foule et les guerriers entouraient le roi à droite et à gauche. Shiméï maudissait le roi en lui criant: «Va-t’en, va-t’en, homme de sang, vaurien! Le Seigneur a fait retomber sur toi tout le sang de la maison de Saül dont tu as usurpé la royauté; c’est pourquoi le Seigneur a remis la royauté entre les mains de ton fils Absalom. Et te voilà dans le malheur, car tu es un homme de sang.» Abishaï, fils de Cerouya, dit au roi: «Comment ce chien crevé peut-il maudire mon seigneur le roi? Laisse-moi passer, que je lui tranche la tête.» Mais le roi répondit: « Que me voulez-vous, fils de Cerouya? S’il maudit, c’est peut-être parce que le Seigneur lui a ordonné de maudire David. Alors, qui donc pourrait le lui reprocher?» David dit à Abishaï et à tous ses serviteurs: «Même celui qui est mon propre fils s’attaque à ma vie: à plus forte raison ce descendant de benjamin ! Laissez-le maudire, si le Seigneur le lui a ordonné. Peut-être que le Seigneur considérera ma misère et me rendra le bonheur au lieu de sa malédiction d’aujourd’hui.» David et ses hommes continuèrent leur chemin.
Psaume : 3, 2-3, 4-5, 6-7
R/ Lève-toi, Seigneur ! Sauve-moi, mon Dieu !
1. Seigneur, qu’ils sont nombreux mes adversaires, nombreux à se lever contre moi, nombreux à déclarer à mon sujet : « Pour lui, pas de salut auprès de Dieu ! »
2. Mais toi, Seigneur, mon bouclier, ma gloire, tu tiens haute ma tête. À pleine voix je crie vers le Seigneur; il me répond de sa montagne sainte.
3. Et moi, je me couche et je dors; je m’éveille : le Seigneur est mon soutien. Je ne crains pas ce peuple nombreux qui me cerne et s’avance contre moi.
Acclamation
Alléluia, alléluia! Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. Alléluia. (Lc 7, 16)
Évangile : Mc 5, 1-20
En ce temps-là, Jésus et ses disciples arrivèrent sur l’autre rive, de l’autre côté de la mer de Galilée, dans le pays des Géraséniens. Comme Jésus sortait de la barque, aussitôt un homme possédé d’un esprit impur s’avança depuis les tombes à sa rencontre; il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l’attacher, même avec une chaîne; en effet on l’avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser. Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres. Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui et cria d’une voix forte: «Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut? Je t’adjure par Dieu, ne me tourmente pas!» Jésus lui disait en effet: «Esprit impur, sors de cet homme!» Et il lui demandait: «Quel est ton nom?» L’homme lui dit: «Mon nom est Légion, car nous sommes beaucoup.» Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays. Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Alors, les esprits impurs supplièrent Jésus: «Envoie-nous vers ces porcs, et nous entrerons en eux.» Il le leur permit. Ils sortirent alors de l’homme et entrèrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer : il y avait environ deux mille porcs, et ils se noyaient dans la mer. Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s’était passé. Ils arrivent auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et revenu à la raison, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de crainte. Ceux qui avaient vu tout cela leur racontèrent l’histoire du possédé et ce qui était arrivé aux porcs. Alors ils se mirent à supplier Jésus de quitter leur territoire. Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. Il n’y consentit pas, mais il lui dit: «Rentre à la maison, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde.» Alors l’homme s’en alla, il se mit à proclamer dans la région de la Décapole ce que Jésus avait fait pour lui, et tout le monde était dans l’admiration.
Prière sur les offrandes
Accepte, Seigneur, le sacrifice que ton peuple consacré t’offre aujourd’hui en l’honneur de saint Jean Bosco ; que notre participation à ce mystère fasse de nous les témoins de ta charité. Par Jésus.
Antienne de la communion
« Si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, dit le Seigneur, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux. »
Prière après la communion
Dieu tout-puissant, fais que nous trouvions un soutien dans ce repas sacré
Méditation
Jésus, ayant fait taire les puissances déchaînées des eaux qui allaient l’engloutir avec ses disciples, passe sur l’autre rive. Jésus va dans un pays étranger, celui des Géraséniens, des païens. Passer sur l’autre rive ici est symboliquement passer sur la rive de la mort. Ils découvrent là un être enchaîné qui n’a plus rien d’humain, vivant au milieu des morts. Or, les forces du mal reconnaissent Jésus et redoutent sa puissance : tout un corps de l’armée romaine occupe alors le pays. Pourtant, ils supplient Jésus. Mais comment avoir encore peur quand les démons demandent comme ultimes refuge un troupeau de cochons impurs pour les juifs ? La fin de ce voyage sur l’autre rive est surprenante : panique des habitants face à cette puissance inconnue. Admirable demande de l’homme libéré devenu disciple, « Permets-moi de te suivre.» Jésus l’exauce à sa manière : « Va trouver tes frères maintenant que tu as retrouvé la vie » et « témoigne par toute ta vie que Dieu est miséricorde.»
by Jude Thaddeus Langeh | Jan 29, 2022 | Agenda Biblique
4ème Semaine du
Temps Ordinaire
Psautier IV
Antienne d’ouverture : Ps 105, 47
Sauve-nous, Seigneur notre Dieu; rassemble tes enfants dispersés. Nous rendrons grâce à ton saint nom, nous te bénirons dans la joie.
Prière d’ouverture
Accorde-nous, Seigneur, de pouvoir t’adorer sans partage, et d’avoir pour tout homme une vraie charité. Par Jésus Christ.
1ère lecture : Jr 1, 4-5.17-19
Au temps de Josias, la parole du Seigneur me fut adressée : « Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les nations. Toi, mets ta ceinture autour des reins et lève-toi, tu diras contre eux tout ce que je t’ordonnerai. Ne tremble pas devant eux, sinon c’est moi qui te ferai trembler devant eux. Moi, je fais de toi aujourd’hui une ville fortifiée, une colonne de fer, un rempart de bronze, pour faire face à tout le pays, aux rois de Juda et à ses princes, à ses prêtres et à tout le peuple du pays. Ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te délivrer – oracle du Seigneur. »
Psaume : 70 (71), 1-2, 3, 5-6ab, 15ab.17
R/ Sans fin, je proclamerai ta justice et ton salut. (cf. Ps 70, 15).
1. En toi, Seigneur, j’ai mon refuge: garde-moi d’être humilié pour toujours. Dans ta justice, défends-moi, libère-moi, tends l’oreille vers moi, et sauve-moi.
2. Sois le rocher qui m’accueille, toujours accessible ; tu as résolu de me sauver : ma forteresse et mon roc, c’est toi !
3. Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance, mon appui dès ma jeunesse. Toi, mon soutien dès avant ma naissance, tu m’as choisi dès le ventre de ma mère.
4. Ma bouche annonce tout le jour tes actes de justice et de salut. Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse, jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles.
2ème lecture : 1 Co 12, 31 – 13, 13
Frères, recherchez avec ardeur les dons les plus grands. Et maintenant, je vais vous indiquer le chemin par excellence. J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien. J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien. L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ; il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne passera jamais. Les prophéties seront dépassées, le don des langues cessera, la connaissance actuelle sera dépassée. En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles. Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel sera dépassé. Quand j’étais petit enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j’ai dépassé ce qui était propre à l’enfant. Nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai parfaitement, comme j’ai été connu. Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité.
Acclamation
Alléluia, alléluia! Le Seigneur m’a envoyé, porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération. Alléluia. (Lc 4, 18cd)
Évangile : Lc 4, 21-30
En ce temps-là, dans la synagogue de Nazareth, après la lecture du livre d’Isaïe, Jésus déclara : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre » Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : ‘Médecin, guéris-toi toi-même’, et me dire : ‘Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !’ » Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays.. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.
Prière sur les offrandes
Pour te servir, Seigneur, nous déposons nos offrandes sur ton autel : accueille-les avec indulgence, pour qu’elles deviennent le sacrement de notre salut. Par Jésus.
Antienne de la communion : Ps 30, 17-18
Seigneur, que ton visage s’éclaire en faveur de tes fidèles. Sauve-nous dans ta bonté, ne déçois pas notre prière.
Prière après la communion
Nous avons été fortifiés, Seigneur, par le sacrement de notre Rédemption ; permets que cet aliment de salut éternel nous fasse progresser dans la vraie foi. Par Jésus.
Méditation
« Le Prophète » est celui qui annonce et se fait l’interprète de Dieu. Comment accepter que le prophète soit justement le tout proche qui en sache tellement plus que nous ? Ce premier scandale se double ici d’un second : annoncer que ceux qui accueilleront le Royaume ne sont pas ici. Décidément, ce Jésus fils de Joseph doit être ramené à la raison, c’est-à-dire au silence définitif. Nous avons beaucoup à apprendre de ce récit. Que veut dire le mystère de la Pentecôte sinon que désormais l’Esprit court librement parmi nous comme un feu dans le buisson ? D’où vient la prophétie ? De partout. Qui la reçoit ? N’importe quel pauvre au cœur ouvert. A chacun d’examiner ses préjugés. Qui est pour nous celui qui peut parler au nom de Dieu, dire quelque chose de sa joie et de sa liberté ? Et qui selon nous est incapable d’entendre ? Un jour, Jésus vint chez lui en homme libre. Même ceux qui semblaient bien disposés n’étaient pas prêts à l’entendre. De nos jours Jésus revient sous des divers masques. Et si c’était justement lorsque le masque est trop familier qu’il a le moins de chance d’être reconnu ?
by Jude Thaddeus Langeh | Jan 28, 2022 | Agenda Biblique
St. Gildas
Saint Gildas, dit « le sage », est né dans l’île de Bretagne ; il a reçu son éducation dans le Sud-est du pays de Galles actuel. Il s’établit sur le continent y fonda avec quelques compagnons l’abbaye de Rhuys, où il mourut en 570. L’abbaye de Rhuys a conservé son tombeau et développé son culte… Saint Gildas est connu sous les formes bretonnes de Sant Veltas ou Saint Gueltas.
Antienne d’ouverture : Ps 95, 1-6
Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière: La splendeur et l’éclat, la puissance et la beauté brillent dans son Temple saint!
Prière d’ouverture
Dieu éternel et tout-puissant, dirige notre vie selon ton amour, Afin qu’au nom de ton Fils bien-aimé, nous portions des fruits en abondance. Par Jésus Christ.
1ère lecture : 2 S 12, 1-7a. 10-17
En ces jours-là, le Seigneur envoya vers David le prophète Nathan qui alla le trouver et lui dit: «Dans une même ville, il y avait deux hommes; l’un était riche, l’autre était pauvre. Le riche avait des moutons et des bœufs en très grand nombre. Le pauvre n’avait rien qu’une brebis, une toute petite, qu’il avait achetée. Il la nourrissait, et elle grandissait chez lui au milieu de ses fils; elle mangeait de son pain, buvait de sa coupe, elle dormait dans ses bras: elle était comme sa fille. Un voyageur arriva chez l’homme riche. Pour préparer le repas de son hôte, celui-ci épargna ses moutons et ses bœufs. Il alla prendre la brebis du pauvre, et la prépara pour l’homme qui était arrivé chez lui.» Alors, David s’enflamma d’une grande colère contre cet homme, et dit à Nathan: « Par le Seigneur vivant, l’homme qui a fait cela mérite la mort! Et il remboursera la brebis au quadruple, pour avoir commis une telle action et n’avoir pas épargné le pauvre.» Alors Nathan dit à David: « Cet homme, c’est toi! Ainsi parle le Seigneur Dieu d’Israël: Désormais, l’épée ne s’écartera plus jamais de ta maison, parce que tu m’as méprisé et que tu as pris la femme d’Ourias le Hittite pour qu’elle devienne ta femme. Ainsi parle le Seigneur: De ta propre maison, je ferai surgir contre toi le malheur. Je t’enlèverai tes femmes sous tes yeux et je les donnerai à l’un de tes proches, qui les prendra sous les yeux du soleil. Toi, tu as agi en cachette, mais moi, j’agirai à la face de tout Israël, et à la face du soleil!» David dit à Nathan: « J’ai péché contre le Seigneur!» Nathan lui répondit : « Le Seigneur a passé sur ton péché, tu ne mourras pas. Cependant, parce que tu as bafoué le Seigneur, le fils que tu viens d’avoir mourra.» Et Nathan retourna chez lui. Le Seigneur frappa l’enfant que la femme d’Ourias avait donné à David, et il tomba gravement malade. David implora Dieu pour le petit enfant: il jeûna strictement, et, quand il rentrait chez lui, il passait la nuit couché par terre. Les anciens de sa maison insistaient auprès de lui pour qu’il se relève, mais il refusa, et ne prit avec eux aucune nourriture.
Psaume : 50 (51), 12-13, 14-15, 16-17
R/ Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu.
1. Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.
2. Rends-moi la joie d’être sauvé; que l’esprit généreux me soutienne. Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins; vers toi, reviendront les égarés.
3. Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice. Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.
Acclamation
Alléluia, alléluia! Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle. Alléluia. (Jn 3, 16)
Évangile : Mc 4, 35-41
Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples: «Passons sur l’autre rive.» Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent: «Maître, nous sommes perdus; cela ne te fait rien?» Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer: «Silence, tais-toi!» Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit: «Pourquoi êtes-vous si craintifs? N’avez-vous pas encore la foi?» Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux: «Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent?»
Prière sur les offrandes
Dans ta bonté, Seigneur, accepte notre offrande: Qu’elle soit sanctifiée et serve ainsi à notre salut. Par Jésus.
Antienne de la communion : Ps 33, 6
Ensemble, approchez du Seigneur: resplendissez de sa lumière et sur votre visage il n’y aura plus d’ombre.
Prière après la communion
Permets, nous t’en prions, Dieu tout-puissant, Qu’ayant reçu de toi la grâce d’une nouvelle vie, nous puissions nous en émerveiller toujours. Par Jésus.
Méditation
Pendant que Jésus dormait « la barque était en train de se remplir d’eau ». On est à l’extrême bord de l’irrémédiable. C’est alors que les disciples affolés réveillent Jésus. Que leur reproche-t-il ? De l’avoir réveillé ? Ou d’avoir tant attendu ? Il leur reproche probablement leur affolement, cette manière qu’ils ont de dire : « Nous sommes en train de périr », l’interprétation pessimiste qu’ils donnent de la situation. Appeler au secours est parfois la seule chose possible, un devoir ; mais il faut en faire un acte de confiance et même de courage. Telle doit être notre prière. « N’ayez pas peur » est probablement ce que Jésus a dit le plus souvent, sous diverses formes. Il nous est bon de porter en nous ce refrain comme un disque qu’on rejoue sans cesse: « Si tu avais un peu de courage, tu saurais faire confiance. Et, si tu savais faire confiance, tu trouverais tout le courage dont tu as besoin.»
by Jude Thaddeus Langeh | Jan 27, 2022 | Agenda Biblique
St. Thomas d’Aquin,
prêtre et docteur de l’Église
Elevé à l’abbaye bénédictine du Mont-Cassin, Thomas (vers 1225-1274) opte pour l’ordre dominicain. Il dut lutter contre sa famille qui s’opposa à sa vocation au point de l’emprisonner. Devenu malgré tout frère prêcheur, il poursuivra ses études à Cologne sous la direction d’Albert le Grand, puis à Paris où, plus tard, il devait enseigner.
Antienne d’ouverture
Ainsi parle le Seigneur Dieu : « Je me susciterai un prêtre fidèle, qui agira selon mon cœur et mon désir. »
Prière d’ouverture
Dieu qui as fait de saint Thomas d’Aquin un modèle admirable par sa recherche d’une vie sainte et son amour de la science sacrée, accorde-nous de comprendre ses enseignements et de suivre ses exemples. Par Jésus Christ.
1ère lecture : 2 S 11, 1-4a.5-10a. 13-17
Au retour du printemps, à l’époque où les rois se mettent en campagne, David envoya Joab en expédition, avec ses officiers et toute l’armée d’Israël ; ils massacrèrent les fils d’Ammone et mirent le siège devant Rabba. David était resté à Jérusalem. Un soir, il se leva de sa couche pour se promener sur la terrasse du palais. De là, il aperçut une femme en train de se baigner. Cette femme était très belle. David fit demander qui elle était, et on lui répondit : « Mais c’est Bethsabée, fille d’Éliam, la femme d’Ourias le Hittite ! » Alors David envoya des gens la chercher. Elle vint chez lui ; il coucha avec elle. La femme devint enceinte, et elle fit savoir à David : « Je suis enceinte ! » Alors David expédia ce message à Joab : « Envoie-moi Ourias le Hittite. » Et Joab l’envoya à David. Lorsque Ourias fut arrivé auprès de lui, David lui demanda comment allaient Joab, et l’armée, et la guerre. Puis il lui dit : « Descends chez toi, prends du repos. » Ourias sortit du palais, et l’on portait derrière lui une portion de la table du roi. Mais Ourias se coucha à l’entrée du palais avec les serviteurs de son maître ; il ne descendit pas chez lui. On annonça à David : « Ourias n’est pas descendu chez lui. » Le lendemain, David l’invita à manger et à boire à sa table, et il l’enivra. Le soir, Ourias sortit et alla se coucher à nouveau avec les serviteurs de son maître ; mais il ne descendit pas chez lui. Le matin suivant, David écrivit une lettre pour Joab, et la fit porter par Ourias. Il disait dans cette lettre : « Mettez Ourias en première ligne, au plus fort de la mêlée, puis repliez-vous derrière lui ; qu’il soit frappé et qu’il meure ! » Joab, qui assiégeait la ville, plaça Ourias à un endroit où il savait que les ennemis étaient en force. Les assiégés firent une sortie contre Joab. Il y eut des tués dans l’armée, parmi les serviteurs de David, et Ourias le Hittite mourut aussi.
Psaume : Ps 50 (51), 3-4, 5-6ab, 6cd-7, 10-11
R/ Pitié, Seigneur, car nous avons péché ! (cf. Ps 50, 3)
1. Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.
2. Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi. Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.
3. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire. Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.
4. Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais. Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.
Acclamation
Alléluia, alléluia! Tu es béni, Père, Seigneur du ciel et de la terre, tu as révélé aux tout-petits les mystères du Royaume ! Alléluia. (cf. Mt 11, 25)
Évangile : Mc 4, 26-34
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. » Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. » Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.
Prière sur les offrandes
Regarde, Seigneur, les offrandes que nous te présentons en la fête de saint Thomas d’Aquin ; que la confession de ta vérité conduise au salut ceux qui gardent la même foi que lui. Par Jésus.
Antienne de la communion : Ga 2, 20
« Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, dit le Seigneur c’est moi qui vous ai choisis. Je vous ai mis à cette place afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. »
Prière après la communion
Nous t’en prions, Dieu tout-puissant : puisque nous confessons, avec saint Thomas d’Aquin, que Jésus est vraiment Dieu, fais que la divinité de ton Fils unique nous apporte, dans cette communion, la vie et la force pour toujours. Lui qui.
Méditation La parabole de l’Evangile se prête à de multiples lectures. En fait, le personnage principal de l’histoire, c’est le temps. C’est lui qui oblige l’homme à se mettre à son pas, qui commande successivement la patience et la décision. Et la leçon que Jésus veut donner est qu’il en va ainsi dans le Règne de Dieu, comme l’expérience la plus constante et la plus banale des hommes. Aller au rythme d’un autre est une des choses les plus coûteuses qui soient. Il faut savoir que Dieu a lui aussi son rythme personnel, et que c’est à nous de bien vouloir nous y ajuster. La difficulté est que nous voulons souvent imposer notre rythme et notre temps à Dieu. C’est la raison pour laquelle vouloir cueillir le fruit avant qu’il ne s’y prête ne mène qu’à compromettre sa maturation, quelquefois fatalement. De tous les discernements, celui du temps est le plus nécessaire ; ce qu’il y a à faire est généralement assez facile à reconnaître. Mais à quel moment faut-il le faire ? Voilà ce qui ne peut être perçu que dans une écoute intérieur très fine de l’Esprit, et dont dépendent les chances de la moisson
by Jude Thaddeus Langeh | Jan 26, 2022 | Agenda Biblique
Ste. Angela Merici,
vierge
L’humanisme païen de la Renaissance avait engendré le relâchement des mœurs. Une laïque chrétienne comprit que, pour remédier à cette situation, il fallait former des femmes capables de répandre l’esprit de l’Evangile dans leurs foyers.
Antienne d’ouverture : Ps 95, 1-6
Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière: La splendeur et l’éclat, la puissance et la beauté brillent dans son Temple saint!
Prière d’ouverture
Dieu éternel et tout-puissant, dirige notre vie selon ton amour, Afin qu’au nom de ton Fils bien-aimé, nous portions des fruits en abondance. Par Jésus Christ.
1ère lecture : 2 S 7, 18-19.24-29
Lorsque le prophète Nathan eut transmis à David les promesses de Dieu, le roi David vint s’asseoir en présence du Seigneur. Il dit: « Qui suis-je donc, Seigneur, et qu’est-ce que ma maison, pour que tu m’aies conduit jusqu’ici ? Mais cela ne te paraît pas encore suffisant, Seigneur, et tu adresses une parole à la maison de ton serviteur pour un avenir lointain. Est-ce là, Seigneur Dieu, la destiné de l’homme ? Pour toi, tu as établi à jamais ton peuple Israël, et toi, Seigneur, tu es devenu son Dieu. Maintenant donc, Seigneur Dieu, la parole que tu as dite au sujet de ton serviteur et de sa maison, tiens-la pour toujours, et agis selon ce que tu as dit. Que ton nom soit exalté pour toujours! Que l’on dise: “Le Seigneur de l’univers est le Dieu d’Israël”, et la maison de ton serviteur David sera stable en ta présence. Oui, c’est toi, Seigneur de l’univers, Dieu d’Israël, qui as fait cette révélation à ton serviteur: “Je te bâtirai une maison.” C’est pourquoi ton serviteur ose t’adresser cette prière : Seigneur, c’est toi qui es Dieu, tes paroles sont vérité, et tu as fait cette magnifique promesse à ton serviteur. Daigne bénir la maison de ton serviteur, afin qu’elle soit pour toujours en ta présence. Car toi, Seigneur Dieu, tu as parlé, et par ta bénédiction la maison de ton serviteur sera bénie pour toujours. »
Psaume : Ps 131 (132), 1-2, 3a.4a.5, 11, 12, 13-14
R/ Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. (Lc 1, 32)
1. Souviens-toi, Seigneur, de David et de sa grande soumission quand il fit au Seigneur un serment, une promesse au Puissant de Jacob :
2. « Jamais je n’entrerai sous ma tente, j’interdirai tout sommeil à mes yeux avant d’avoir trouvé un lieu pour le Seigneur, une demeure pour le Puissant de Jacob. »
3. Le Seigneur l’a juré à David, et jamais il ne reprendra sa parole : « C’est un homme issu de toi que je placerai sur ton trône.
4. « Si tes fils gardent mon alliance, les volontés que je leur fais connaître, leurs fils, eux aussi, à tout jamais, siégeront sur le trône dressé pour toi. »
5. Car le Seigneur a fait choix de Sion; elle est le séjour qu’il désire: « Voilà mon repos à tout jamais, c’est le séjour que j’avais désiré. »
Acclamation
Alléluia, alléluia! Ta parole est la lumière de mes pas, la lampe de ma route. Alléluia. (Ps 118, 105)
Évangile : Mc 4, 21-25
En ce temps-là, Jésus disait à la foule: « Est-ce que la lampe est apportée pour être mise sous le boisseau ou sous le lit ? N’est-ce pas pour être mise sur le lampadaire ? Car rien n’est caché, sinon pour être manifesté ; rien n’a été gardé secret, sinon pour venir à la clarté. Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » Il leur disait encore : « Faites attention à ce que vous entendez ! La mesure que vous utilisez sera utilisée aussi pour vous, et il vous sera donné encore plus. Car celui qui a, on lui donnera ; celui qui n’a pas, on lui enlèvera même ce qu’il a. »
Prière sur les offrandes
Dans ta bonté, Seigneur, accepte notre offrande: Qu’elle soit sanctifiée et serve ainsi à notre salut. Par Jésus.
Antienne de la communion : Ps 33, 6
Ensemble, approchez du Seigneur: resplendissez de sa lumière et sur votre visage il n’y aura plus d’ombre.
Prière après la communion
Permets, nous t’en prions, Dieu tout-puissant, Qu’ayant reçu de toi la grâce d’une nouvelle vie, nous puissions nous en émerveiller toujours. Par Jésus.
Méditation
Les apôtres ne sont guère accordés spontanément aux paroles de Jésus puisqu’Il doit sans cesse leur poser des questions comme ferait un bon professeur. Mais sommes-nous plus éclairés qu’eux ? Où est notre écoute ? Saint Marc vient nous proposer un temps d’arrêt, comme une pause, une attente secrète : « Rien n’est caché, sinon pour être manifesté. » Ou « Faites attention à ce que vous entendez ! » L’annonce du Royaume, lumière en nos nuits d’angoisse, ne peut se confondre avec les clinquants médiatiques éblouissants pour un instant, mais que nous oublions aussitôt. La lumière promise nous conduit et nous comble. L’Évangile nous propose d’ouvrir les yeux de notre cœur et les oreilles de notre intelligence pour que cette Parole lumineuse, qui est la vérité de Jésus-Christ, vienne résonner en nous.