Mercredi 07 mai

Bienheureuse prudence

Psautier: III

Blanc

Elle fut l’épouse du roi saint Étienne de Hongrie, prince d’une grande bonté qui, dit-on, était toujours d’humeur joyeuse. Elle participa avec lui à l’évangélisation de son pays. A la mort du roi, elle fut chassée du royaume et se retira au monastère de Niederburg dont elle devint l’abbesse.

Antienne d’ouverture : Ps 70, 8. 23

Que ma bouche soit remplie de ta louange ; Seigneur, tu m’as rendu la vie : sur mes lèvres la joie chantera, alléluia.

Prière d’ouverture

Viens au secours de ta famille, Seigneur, sois généreux pour elle : tu lui as donné la grâce de la foi, accorde-lui aussi une part dans la résurrection de ton Fils.  Lui qui.

1ère lecture : Ac 8, 1b- 8

Le jour de la mort d’Étienne, éclata une violente persécution contre l’Église de Jérusalem. Tous se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie, à l’exception des Apôtres. Des hommes religieux ensevelirent Étienne et célébrèrent pour lui un grand deuil. Quant à Saul, il ravageait l’Église, il pénétrait dans les maisons, pour en arracher hommes et femmes, et les jeter en prison. Ceux qui s’étaient dispersés annonçaient la Bonne Nouvelle de la Parole là où ils passaient. C’est ainsi que Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ. Les foules, d’un même cœur, s’attachaient à ce que disait Philippe, car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait, ou même les voyaient. Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs, qui sortaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris. Et il y eut dans cette ville une grande joie.

Psaume : 65 (66), 1-3a, 4-5, 6-7a

R/ Acclamez Dieu, toute la terre ! 

Acclamez Dieu, toute la terre; fêtez la gloire de son nom, glorifiez-le en célébrant sa louange. Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables !

« Toute la terre se prosterne devant toi, elle chante pour toi, elle chante pour ton nom. » Venez et voyez les hauts faits de Dieu, ses exploits redoutables pour les fils des hommes.

 Il changea la mer en terre ferme: ils passèrent le fleuve à pied sec. De là, cette joie qu’il nous donne. Il règne à jamais par sa puissance.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Celui qui voit le Fils et croit en lui a la vie éternelle, dit le Seigneur ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Alléluia. (Jn 6, 40)

Evangile : Jn 6, 35-40

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas. Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

Prière sur les offrandes

Donne-nous, Seigneur, de te rendre grâce toujours par ces mystères de Pâques ; ils continuent en nous ton œuvre de rédemption, qu’ils nous soient une source intarissable de joie. Par Jésus.

Antienne de la communion

Le Seigneur est ressuscité, et nous qu’il a rachetés par son sang, il nous remplit de sa lumière, alléluia.

Prière après la communion

Ecoute nos  prières,  Seigneur  :  que  cet  échange mystérieux  où l’homme  est  racheté nous  soutienne durant  la  vie   présente  et  nous  apporte  les  joies éternelles.  Par Jésus.

Méditation

La kénose, l’abaissement de Jésus le conduit à se conformer à la volonté de son père : « je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé ». La pratique de la vie chrétienne ne devrait pas être autre chose que de s’engager à faire en tout et pour tout, la volonté de Dieu.

Lundi 06 mai

Bienheureuse prudence

Psautier: III

Blanc

Prudence rejoignit les ermites de saint augustin à Milan. Elle devint abbesse-fondatrice d’un nouveau couvent à Côme, en Italie.

Antienne  d’ouverture

Il est ressuscité, Jésus, le vrai Pasteur, lui qui a donné sa vie pour son troupeau, lui qui a choisi de mourir pour nous sauver. Alléluia.

Prière  d’ouverture

Dieu qui montres aux égarés la lumière de ta vérité pour qu’ils puissent reprendre le bon chemin, donne à tous ceux qui se déclarent chrétiens de rejeter ce qui est indigne de ce nom et de rechercher ce qui lui fait honneur. Par Jésus.

1ère lecture  : Ac 7, 51 – 8,1a

En ces jours-là, Étienne disait au peuple, aux anciens et aux scribes : « Vous qui avez la nuque raide, vous dont le cœur et les oreilles sont fermés à l’Alliance, depuis toujours vous résistez à l’Esprit Saint ; vous êtes bien comme vos pères !

Y a-t-il un prophète que vos pères n’aient pas persécuté ? Ils ont même tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, celui-là que maintenant vous venez de livrer et d’assassiner. Vous qui aviez reçu la loi sur ordre des anges, vous ne l’avez pas observée. » Ceux qui écoutaient ce discours avaient le cœur exaspéré et grinçaient des dents contre Étienne. Mais lui, rempli de l’Esprit Saint, fixait le ciel du regard : il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. » Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui, l’entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul. Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. » Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort. Quant à Saul, il approuvait ce meurtre.

Psaume : 30 (31), 3bc.4, 6.7b.8a, 17.20cd

R/ En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit. ou : Alléluia !

Sois le rocher qui m’abrite, la maison fortifiée qui me sauve.

Ma forteresse et mon roc, c’est toi : pour l’honneur de ton nom, tu me guides et me conduis.

En tes mains je remets mon esprit ; tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.

Moi, je suis sûr du Seigneur. Ton amour me fait danser de joie.

Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ; sauve-moi par ton amour.

Tu combles, à la face du monde, ceux qui ont en toi leur refuge.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Moi, je suis le pain de la vie, dit le Seigneur, celui qui vient à moi n’aura jamais faim. Alléluia.

Evangile : Jn 6, 30-35

En ce temps-là, la foule dit à Jésus : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. » Jésus leur répondit :

« Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »

Prière  sur  les  offrandes :

Que nos prières montent vers toi, Seigneur, avec ces offrandes pour le sacrifice ; dans ta bonté purifie-nous, et  nous correspondrons davantage au sacrement de ton amour. Par Jésus.

Antienne  de  communion : Jn 14, 27

« C’est la paix que je vous laisse, dit le Seigneur, c’est ma paix que je vous donne. Ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne », Alléluia.

Prière  après  la  communion :

Dieu tout-puissant, dans la résurrection du Christ, tu nous recrées pour la vie éternelle ; multiplie en nous les fruits  du  sacrement  pascal : fais-nous  prendre  des forces neuves à cette nourriture qui apporte le salut. Par Jésus.

Méditation

« En tes mains Seigneur je remets mon esprit ». Face à la persécution, Etienne s’abandonne au Seigneur dont il contemple la gloire dans les cieux. Confier son sort à l’éternel c’est donc opter pour un choix décisif : celui de trouver tout bien et toute vie en lui. Puisque Jésus se présente comme le pain de la vie, n’ayons pas peur de remettre en ses mains tous les aspects de notre existence ; il nous ouvrira les portes du ciel.

Lundi 05 mai

Sainte  judith

Psautier: III

Blanc

Devenue précocement veuve, Judith quitta son pays et sa parenté pour rejoindre son frère qui était grand maître de l’Ordre Teutonique. Elle y passa le reste de sa vie, dans l’exercice des bonnes œuvres.

Antienne  d’ouverture

Il est ressuscité, Jésus, le vrai Pasteur, lui qui a donné sa vie pour son troupeau, lui qui a choisi de mourir pour nous sauver. Alléluia.

Prière  d’ouverture

Dieu qui montres aux égarés la lumière de ta vérité pour qu’ils puissent reprendre le bon chemin, donne à tous ceux qui se déclarent chrétiens de rejeter ce qui est indigne de ce nom et de rechercher ce qui lui fait honneur. Par Jésus.

1ère lecture  : Ac 6, 8-15

En ces jours-là,  Étienne, rempli de la grâce et de la puissance de Dieu, accomplissait parmi le peuple des prodiges et des signes éclatants. Intervinrent alors certaines gens de la synagogue dite des  Affranchis, ainsi que des Cyrénéens et des Alexandrins, et aussi des gens originaires de Cilicie et de la province d’Asie. Ils se mirent à discuter avec Étienne, mais sans pouvoir résister à la sagesse et à l’Esprit qui le faisaient parler. Alors ils soudoyèrent des hommes pour qu’ils disent : « Nous l’avons entendu prononcer des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu. » Ils ameutèrent le  peuple, les anciens et les scribes, et, s’étant saisis d’Étienne à l’improviste, ils l’amenèrent devant le Conseil suprême. Ils produisirent de faux témoins, qui disaient : « Cet individu ne cesse de proférer des paroles contre le Lieu saint et contre la Loi. Nous l’avons entendu affirmer que ce Jésus, le Nazaréen, détruirait le Lieu saint  et changerait les coutumes que Moïse nous a transmises. » Tous ceux qui siégeaient au Conseil suprême avaient les yeux fixés sur Étienne, et ils virent que son visage était comme celui d’un ange. 

Psaume : 118 (119), 23-24, 26-27

R/ Heureux ceux qui marchent suivant la loi du Seigneur !

Lorsque des grands accusent ton serviteur, je médite sur tes ordres. Je trouve mon plaisir en tes exigences : ce sont elles qui me conseillent.

J’énumère mes voies : tu me réponds ; apprends-moi tes commandements. Montre- moi la voie de tes préceptes, que je médite sur tes merveilles.

Détourne-moi de la voie du mensonge, fais-moi la grâce de ta loi. J’ai choisi la voie de la fidélité, je m’ajuste à tes décisions.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Alléluia. (Mt 4, 4b)

Evangile : Jn 6, 22-29

Jésus avait rassasié cinq mille hommes, et ses disciples l’avaient vu marcher sur la mer. Le lendemain, la foule restée sur l’autre rive se rendit compte qu’il n’y avait eu là qu’une seule barque, et que Jésus n’y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui. Cependant, d’autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l’endroit où l’on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce. Quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. » Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit: « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »

Prière  sur  les  offrandes :

Que nos prières montent vers toi, Seigneur, avec ces offrandes pour le sacrifice ; dans ta bonté purifie-nous, et  nous correspondrons davantage au sacrement de ton amour. Par Jésus.

Antienne  de  communion : Jn 14, 27

« C’est la paix que je vous laisse, dit le Seigneur, c’est ma paix que je vous donne. Ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne », Alléluia.

Prière  après  la  communion :

Dieu tout-puissant, dans la résurrection du Christ, tu nous recrées pour la vie éternelle ; multiplie en nous les fruits  du  sacrement  pascal : fais-nous  prendre  des forces neuves à cette nourriture qui apporte le salut. Par Jésus.

Méditation

Les miracles opérés par Jésus ont pour seul et unique but de faire naître la foi : croire en l’envoyé de Dieu. C’est cela l’œuvre de Dieu, nous faire croire lui. Notre recherche de Dieu doit donc poursuivre le but de nous ouvrir à la vraie foi. Au-delà de toit autre chose matérielle dont notre vie a besoin, nous devons chercher Dieu pour l’unique chose nécessaire pour notre Salut : sa présence à nos côtés qui est porteuse de réconfort.

Dimanche 04 mai

Saints philippe et jacques,

apotres

fete

BVM

Psautier: II

Blanc

Le quatrième évangile nous fait connaître Philippe : il était de Bethsaïde, comme Pierre et André; comme eux, il fut un des premiers que Jésus ait appelés à le suivre, avant même le début de la prédication en Galilée.  A Jérusalem, peu avant la passion, c’est à Philippe que des Grecs s’adressent pour être introduits auprès de Jésus.

Antienne d’ouverture : Psaume 65, 1. 2

Acclamez Dieu, toute la terre, chantez à la gloire de son nom, rendez-lui grâce, louez-le, alléluia.

Prière d’ouverture

Garde à ton peuple sa joie, Seigneur, toi qui refais ses forces et sa jeunesse; Tu nous as rendu la dignité de fils de Dieu, affermis-nous dans l´espérance de la résurrection. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Act 5, 27b-32.40b-41

En ces jours-là, les Apôtres comparaissaient devant le Conseil suprême. Le grand prêtre les interrogea: «Nous vous avions formellement interdit d’enseigner au nom de celui-là, et voilà que vous remplissez Jérusalem de votre enseignement. Vous voulez donc faire retomber sur nous le sang de cet homme!» En réponse, Pierre et les Apôtres déclarèrent: «Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous aviez exécuté en le suspendant au bois du supplice. C’est lui que Dieu, par sa main droite, a élevé, en faisant de lui le Prince et le Sauveur, pour accorder à Israël la conversion et le pardon des péchés. Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela, avec l’Esprit Saint, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent.» Après avoir fait fouetter les Apôtres, ils leur interdirent de parler au nom de Jésus, puis ils les relâchèrent. Quant à eux, quittant le Conseil suprême, ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus.

Psaume 29 (30), 3-4, 5-6ab, 6cd.12, 13)

R/ Je t’exalte, Seigneur, tu m’as relevé. Ou : Alléluia. (Ps 29, 2a)  

Quand j’ai crié vers toi, Seigneur, mon Dieu, tu m’as guéri; Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse.

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, rendez grâce en rappelant son nom très saint. Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie.

Avec le soir, viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie ! Tu as changé mon deuil en une danse, mes habits funèbres en parure de joie!

Que mon cœur ne se taise pas, qu’il soit en fête pour toi ; et que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce!

2ème lecture : Apocalypse 5, 11-14

Moi, Jean, j’ai vu: et j’entendis la voix d’une multitude d’anges qui entouraient le Trône, les Vivants et les Anciens; ils étaient des myriades de myriades, par milliers de milliers. Ils disaient d’une voix forte: «Il est digne, l’Agneau immolé, de recevoir puissance et richesse, sagesse et force, honneur, gloire et louange.» Toute créature dans le ciel et sur la terre, sous la terre et sur la mer, et tous les êtres qui s’y trouvent, je les entendis proclamer: «À celui qui siège sur le Trône, et à l’Agneau, la louange et l’honneur, la gloire et la souveraineté pour les siècles des siècles.» Et les quatre Vivants disaient: «Amen!»; et les Anciens, se jetant devant le Trône, se prosternèrent.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Le Christ est ressuscité, le Créateur de l’univers, le Sauveur des hommes. Alléluia.

Évangile : Jean 21, 1-14

En ce temps-là, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment. Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche.» Ils lui répondent: « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien. Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent: « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre: « C’est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau. Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres. Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. » Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré. Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander: « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson. C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples.

Prière sur les offrandes

Accueille, Seigneur, les dons de ton Église en fête : Tu es à l´origine d´un si grand bonheur, qu’il s´épanouisse en joie éternelle. Par Jésus.

Antienne de la communion : Lc 24, 46-47

Il fallait que s´accomplît ce qui était annoncé par l´Écriture: les souffrances du Messie, sa résurrection des morts le troisième jour, et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés, à toutes les nations, alléluia.

Prière après la communion

Regarde avec bonté, Seigneur, le peuple que tu as rénové par tes sacrements; Accorde-nous de parvenir à la résurrection bienheureuse, toi qui nous as destinés à connaître ta gloire. Par Jésus.

Méditation

Jésus ressuscité se révèle à ses disciples et montre que c’est bien lui, par trois signes qui permettent de l’identifier : il reprend le miracle de la pêche miraculeuse ; il mange avec ses disciples et leur distribue le pain et le poisson comme à la dernière cène. C’est donc dans nos actes quotidiens que nous devons reconnaitre la présence de Dieu. Accomplir chacune de mes tâches avec bonté me permet ainsi de vivre avec le Seigneur.

Samedi 03 mai

Saints philippe et jacques,

apotres

fete

BVM

Psautier: II

Rouge

Le quatrième évangile nous fait connaître Philippe : il était de Bethsaïde, comme Pierre et André; comme eux, il fut un des premiers que Jésus ait appelés à le suivre, avant même le début de la prédication en Galilée.  A Jérusalem, peu avant la passion, c’est à Philippe que des Grecs s’adressent pour être introduits auprès de Jésus.

Antienne d’ouverture : 1P 2, 9

Nous sommes le peuple qui appartient à Dieu ; nous sommes chargés d’annoncer les merveilles de celui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière, alléluia.

Prière  d’ouverture

Dieu qui as envoyé ton Fils pour nous sauver et pour faire de nous tes enfants d’adoption, regarde avec bonté ceux  que  tu  aimes  comme  un  père  ;  puisque  nous croyons au Christ, accorde-nous la vraie liberté et la vie éternelle. Par Jésus.

1ère lecture : Ac 6, 1-7

En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait, les frères de langue grecque récriminèrent contre ceux de langue hébraïque, parce que les veuves de leur groupe étaient désavantagées dans le service quotidien. Les Douze convoquèrent alors l’ensemble des disciples et leur dirent : « Il n’est pas bon que nous délaissions la parole de Dieu pour servir aux tables. Cherchez plutôt, frères, sept d’entre vous, des hommes qui soient estimés de tous, remplis d’Esprit Saint et de sagesse, et nous les établirons dans cette charge. En ce qui nous concerne, nous resterons assidus à la prière et au service de la Parole. » Ces propos plurent à tout le monde, et l’on choisit : Étienne, homme rempli de foi et d’Esprit Saint, Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un converti au judaïsme,  originaire d’Antioche. On les présenta aux Apôtres, et après avoir prié, ils leur imposèrent les mains. La parole de Dieu était féconde, le nombre des disciples se multipliait fortement à Jérusalem, et une grande foule de prêtres juifs parvenaient à l’obéissance de la foi. 

Psaume : 32 (33), 1-2, 4-5, 18-19

R/Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi.

Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes ! Hommes droits, à vous la louange ! Rendez grâce au Seigneur sur la cithare, jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; il est fidèle en tout ce qu’il fait. Il aime le bon droit et la justice ; la terre est remplie de son amour.

Dieu veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son amour, pour les délivrer de la mort, les garder en vie aux jours de famine.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Le Christ est ressuscité, lui qui a tout créé ; il a pris en pitié le genre humain. Alléluia.

Evangile : Jean 6, 16-21

Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent jusqu’à la mer. Ils s’embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l’autre rive. C’était déjà les ténèbres, et Jésus n’avait pas encore rejoint les disciples. Un grand vent soufflait, et la mer était agitée. Les disciples avaient ramé sur une distance de vingt-cinq ou trente stades (c’est- à- dire environ cinq mille mètres), lorsqu’ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de peur. Mais il leur dit : « C’est moi. N’ayez plus peur. » Les disciples voulaient le prendre dans la barque ; aussitôt, la barque toucha terre là où ils se rendaient.

Prière sur les offrandes

Dans ta bonté, Seigneur, sanctifie ces dons ; accepte le sacrifice spirituel de cette Eucharistie, et fais de nous- mêmes une éternelle offrande à ta gloire. Par Jésus.

Antienne de communion : Jn 17

Jésus priait ainsi : « Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu’ils contemplent la gloire que tu m’as donnée. » Alléluia.

Prière après  la  communion :

Nous venons de communier, Seigneur, au don sacré du corps et du sang de ton Fils, et nous te prions humblement : que cette Eucharistie, offerte en mémoire de lui, comme il nous a dit de le faire, augmente en nous la charité. Par Jésus

Méditation

« N’ayez pas peur, c’est moi ». La présence de Jésus est porteuse de douceur, paix et tranquillité. N’ayons donc pas peur de le prendre dans la barque de notre vie. Cette barque souvent ébranlée par les tempêtes de la colère, la jalousie, les envies démesurées. Tous ces vices lorsqu’ils sont présents en nous ne nous permettent pas d’avancer dans le bon sens. Seule la présence du Seigneur est rassurante et permet de naviguer en toute tranquillité.

Vendredi 02 mai

Saint athanase,

Eveque et docteur de l’eglise

Psautier: II

Blanc

Athanase (296-375), connu la persécution de Dioclétien dans son enfance et était secrétaire de l’évêque d’Alexandrie, sa ville natale, quand un prêtre de cette même ville, nommé Arius, fut condamné au concile de Nicée (325) parce qu’il niait la divinité du Christ. Patriarche d’Alexandrie en 328, Athanase allait, au cours de ses 45 ans d’épiscopat, devoir lutter contre les ariens.

Antienne  d’ouverture : Ap 5, 9-10

Seigneur, par ton sang,  tu as racheté pour Dieu des hommes de toute race, langue, peuple et nation; tu en as fait pour notre Dieu un royaume de prêtres, Alléluia.

Prière  d’ouverture

Puisque tu as voulu, Seigneur, que ton Fils fût crucifié pour nous afin de nous arracher au pouvoir de Satan, fais que nous puissions recevoir la grâce de la résurrection. Par Jésus.

1ère lecture : Ac 5, 34-42

En ces jours-là, comme les Apôtres étaient en train de comparaître devant le Conseil suprême, intervint un pharisien nommé Gamaliel, docteur de la Loi, qui était honoré par tout le peuple. Il ordonna de les faire sortir un instant, puis il dit : « Vous, Israélites, prenez garde à ce que vous allez faire à ces gens-là. Il y a un certain temps, se leva Theudas qui prétendait être quelqu’un, et à qui se rallièrent quatre cents hommes environ ; il a été supprimé, et tous ses partisans ont été mis en déroute et réduits à rien. Après lui, à l’époque du recensement, se leva Judas le Galiléen qui a entraîné beaucoup de monde derrière lui. Il a péri lui aussi, et tous ses partisans ont été dispersés. Eh bien, dans la circonstance présente, je vous le dis : ne vous occupez plus de ces gens-là, laissez-les. En effet, si leur résolution ou leur entreprise vient des hommes, elle tombera. Mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber. Ne risquez donc pas de vous trouver en guerre contre Dieu. » Les membres du Conseil se laissèrent convaincre ; ils rappelèrent alors les Apôtres et, après les avoir fait fouetter, ils leur  interdirent de parler au nom de Jésus, puis ils les relâchèrent. Quant à eux, quittant le Conseil suprême, ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus. Tous les jours, au Temple et dans leurs maisons, sans cesse, ils enseignaient et annonçaient la Bonne Nouvelle : le Christ, c’est Jésus.

Psaume : 26 (27), 1, 4, 13-14

R/ J’ai demandé une chose au Seigneur : habiter sa maison.

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais- je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais- je ?

J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche : habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, pour admirer le Seigneur dans sa beauté et m’attacher à son temple.

J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. »

Acclamation :

Alléluia. Alléluia. L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Alléluia. (Mt 4, 4b)

Evangile : Jn 6, 1-15

En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples. Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions- nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce  qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon- Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de   monde ! » Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture. À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.

Prière  sur  les  offrandes :

Reçois avec bonté, Seigneur, les offrandes de ton peuple : garde-le sous ta protection, pour qu’il ne perde aucun des biens que tu lui donnes, et qu’il découvre ceux qui demeurent toujours. Par Jésus.

Antienne  de  communion : Rm 4, 25

Le Christ, notre Seigneur, livré pour nos péchés, Dieu l’a ressuscité pour nous rendre  saints.  Alléluia.

Prière  après la  communion :

Ne cesse pas de protéger avec amour, Seigneur, ceux que tu as sauvés : la passion de ton Fils les a rachetés, qu’ils mettent leur joie dans sa résurrection. Lui qui règne

Méditation

Le conseil de Gamaliel dans la première lecture nous rappelle sur quel fondement nous devons construire si nous ne voulons pas être ébranlés par les soucis du monde présent. En effet si nos projets, nos activités, notre travail, notre famille ou notre se fondent sur Dieu et agissent en tant que tel, alors rien ne pourra les faire tomber. La foule qui suit Jésus a pu le constater avec Joie : avec le Seigneur même la faim n’a pas pu constituer un obstacle.