Samedi 29 Mars

Saint isidore,

Eveque, docteur de l’eglise

BVM

Psautier: III

violet

Elle appartient à la lignée des reines des petits royaumes du pays des Galles. Sa fidélité conjugale laissa longtemps à désirer. Quand elle devint veuve, elle se fit ermite pour expier ses fautes et passa sa vie dans la solitude.

Antienne d’ouverture : Lc 18, 13

Le publicain se tenait à distance, se frappait la poitrine en priant : « Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis ».

Prière d’ouverture

En célébrant avec joie la liturgie de ce Carême, nous te supplions, Seigneur ; nous vivons déjà du mystère de Pâques, accorde-nous le bonheur d’en goûter pleinement les fruits.  Par Jésus.

1ère lecture : Osée 6, 1-6

Venez, retournons vers le Seigneur ! il a blessé, mais il nous guérira ; il a frappé, mais il nous soignera. Après deux jours, il nous rendra la vie ; il nous relèvera le troisième jour : alors, nous vivrons devant sa face. Efforçons-nous de connaître le Seigneur : son lever est aussi sûr que l’aurore; il nous viendra comme la pluie, l’ondée qui arrose la terre. – Que ferai- je de toi, Éphraïm ? Que ferai- je de toi, Juda ? Votre fidélité, une brume du matin, une rosée d’aurore qui s’en va. Voilà pourquoi j’ai frappé par mes prophètes, donné la mort par les paroles de ma bouche: mon jugement jaillit comme la lumière. Je veux la fidélité, non le sacrifice, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes.

Psaume : 50 (51), 3-4, 18-19, 20

R/ Tu veux la fidélité, Seigneur, non le sacrifice. (cf. Os 6, 6a).

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave- moi tout entier de ma faute, purifie- moi de mon offense.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem. Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes sur ton autel.

Acclamation

Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie. Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur. Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie. cf. Ps 94, 8a.7d

Évangile : Lc 18, 9-14

En ce temps- là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est- à- dire un collecteur d’impôts). Le pharisien se tenait debout et priait en lui- même: “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.” Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre- toi favorable au pécheur que je suis !” Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

Prière sur les offrandes

Dieu qui nous dispenses la grâce, pour que nous approchions de tes mystères avec un cœur purifié, donne-nous de savoir répondre à ta grâce en confessant que tout vient de toi. Par Jésus.

Antienne de communion : Ps 102

Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits, car il pardonne toutes tes offenses.

Prière après la communion

Dans ta miséricorde, Seigneur notre Dieu, tu ne cesses de nous combler par tes sacrements : donne- nous de les célébrer chaque jour avec respect et de les recevoir avec foi. Par Jésus.

Méditation

Nous n’avons pas encore compris cette parole de Dieu dans Osée : C’est l’amour que je veux et non les sacrifices (Osée 6,6). Au lieu de glorifier notre Père pour ce qu’il est, notre action de grâce regarde trop souvent ce que nous sommes, ou pis : elle consiste à nous comparer avantageusement avec « le reste des hommes ». C’est ce jugement et ce mépris par rapport à ses frères que Jésus reproche au pharisien, autant que son attitude par rapport à Dieu. Nous pouvons toujours faire la prière du publicain, en profitant de notre misère pour venir près de Jésus : « Sois indulgent au pécheur que je suis. » Cette prière, Jésus l’exauce toujours. L’humilité n’a rien à voir avec un quelconque complexe de culpabilité, ou d’infériorité. C’est une disposition d’amour. Elle suppose que nous ayons fait l’expérience que notre état de pécheur attire l’amour miséricordieux de notre Père, car celui qui s’abaisse sera élevé. Elle suppose que nous soyons entrés dans l’esprit du Magnificat.

Vendredi 28 Mars

Saint victorien

Psautier: III

violet

Hunéric, roi des Vandales d’Afrique, demanda à Victorien, le gouverneur de Carthage d’emprisonner les chrétiens qui n’embrasseraient pas l’arianisme, à commencer par lui-même. Il refusa. La réponse de Hunéric fut de le mettre à mort ainsi que 4 riches commerçants : deux frères de la ville d’Aquarège et deux autres marchands nommés Frumence. Ils souffrirent les plus cruelles tortures pour avoir confessé avec constance la foi catholique et reçurent la couronne de gloire.

Antienne d’ouverture : Ps 85, 9-10

Toutes les nations viendront te reconnaître, Seigneur, et rendre gloire à ton nom. Car tu es grand et tu fais des merveilles, toi qui es le seul Dieu.

Prière d’ouverture

Répands ta grâce en nos cœurs, Dieu de bonté : que nous sachions refréner nos désirs terrestres pour mieux entendre ta parole. Par Jésus.

1ère lecture : Osée 14, 2-10

Ainsi parle le Seigneur : Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu ; car tu t’es effondré par suite de tes fautes. Revenez au Seigneur en lui présentant ces paroles : « Enlève toutes les fautes, et accepte ce qui est bon. Au lieu de taureaux, nous t’offrons en sacrifice les paroles de nos lèvres. Puisque les Assyriens ne peuvent pas nous sauver, nous ne monterons plus sur des chevaux, et nous ne dirons plus à l’ouvrage de nos mains : « Tu es notre Dieu », car de toi seul l’orphelin reçoit de la tendresse. Voici la réponse du Seigneur : Je les guérirai de leur infidélité, je les aimerai d’un amour gratuit, car ma colère s’est détournée d’Israël. Je serai pour Israël comme la rosée, il fleurira comme le lis, il étendra ses racines comme les arbres du Liban. Ses jeunes pousses vont grandir, sa parure sera comme celle de l’olivier, son parfum, comme celui de la forêt du Liban. Ils reviendront s’asseoir à son ombre, ils feront revivre le froment, ils fleuriront comme la vigne, ils seront renommés comme le vin du Liban. Ephraïm ! Peux-tu me confondre avec les idoles ? C’est moi qui te réponds et qui te regarde. Je suis comme le cyprès toujours vert, c’est moi qui te donne ton fruit. Qui donc est assez sage pour comprendre ces choses, assez pénétrant pour les saisir ? Oui, les chemins du Seigneur sont droits : les justes y avancent, mais les pécheurs y trébuchent.

Psaume : 80 (81), 6c-8a, 8bc-9, 10-11ab, 14.17

R/ C’est moi, le Seigneur ton Dieu, écoute ma voix.

J’entends des mots qui m’étaient inconnus : « J’ai ôté le poids qui chargeait ses épaules ; ses mains ont déposé le fardeau. Quand tu criais sous l’oppression, je t’ai sauvé.

«Je répondais, caché dans l’orage, je t’éprouvais près des eaux de Mériba. Écoute, je t’adjure, ô mon peuple ; vas-tu m’écouter, Israël ?

«Tu n’auras pas chez toi d’autres dieux, tu ne serviras aucun dieu étranger. C’est moi, le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait monter de la terre d’Égypte !

«Ah ! Si mon peuple m’écoutait, Israël, s’il allait sur mes chemins ! Je le nourrirais de la fleur du froment, je le rassasierais avec le miel du rocher! »

Acclamation : Lc 8,15

Ta parole, Seigneur, est vérité et ta loi, délivrance. Convertissez-vous, dit le Seigneur, car le royaume des Cieux est tout proche. Ta parole, Seigneur, est vérité et ta loi, délivrance. (Mt 4, 17)

Évangile : Marc 12, 28b- 34

En ce temps-là, un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

Prière sur les offrandes

Jette un regard bienveillant, Seigneur, sur les offrandes que nous te consacrons : qu’elles deviennent l’offrande que tu aimes, et qu’elles nous apportent le salut. Par Jésus.

Antienne de communion : Mc 12, 33

Aimer Dieu de tout son cœur, et son prochain comme soi-même vaut mieux que tous les sacrifices.

Prière après la communion

Que ta propre énergie, Seigneur, transforme nos esprits et nos corps ; ainsi, serons-nous sauvés tout entiers dans cette communion à ton Fils. Lui qui règne.

Méditation

Saint Marc nous fait entendre, de la bouche de Jésus, le commandement nouveau par excellence, qui est comme le cœur et le résumé de l’Évangile, et le programme de chacune de nos vies. Dieu nous a créés pour l’amour. Il a tout disposé en nous pour que tout notre être puisse aimer. Et d’autre part, il nous a faits de telle manière que nous venons au monde comme un tout petit vivant très démuni, ne pouvant se développer et atteindre sa maturité comme personne que dans et par des relations d’amour. Mais plus nous avançons dans la vie, plus nous expérimentons combien il est difficile d’aimer du fond du cœur, Dieu et nos frères. Cela demande toutes sortes de purifications, et ne s’apprend pas dans les livres ! La seule manière d’apprendre à aimer, c’est de nous laisser aimer par Dieu, car on ne peut aimer qu’en étant aimé soi-même, et il n’y a que Dieu qui puisse nous aimer en vérité, parce qu’il est « l’unique Seigneur » et qu’il est « Amour ».

Jeudi 27 Mars

Saint habib

Psautier: III

violet

Il était diacre et prêchait dans les campagnes quand il fut arrêté pour son prosélytisme. Il se cacha d’abord, puis sortit de sa retraite et se présenta au juge. Il fut condamné par le préfet Lysanias à être brûlé vif, achevant ainsi son glorieux combat pour le Christ.

Antienne d’ouverture : Ps 138, 23-24

« Je suis le sauveur de mon peuple, dit le Seigneur, s’il crie vers moi dans les épreuves, je l’exauce ; je suis son Dieu pour toujours. »

Prière d’ouverture

Nous t’en supplions humblement, Seigneur : à mesure qu’approche le jour où nous fêterons notre salut, accorde-nous une plus grande générosité pour nous préparer à célébrer le mystère pascal. Par Jésus.

1ère lecture: Jérémie 7, 23-28

Ainsi parle le Seigneur : Voici l’ordre que j’ai donné à vos pères : « Écoutez ma voix :je serai votre Dieu, et vous, vous serez mon peuple ; vous suivrez tous les chemins que je vous prescris, afin que vous soyez heureux. » Mais ils n’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille, ils ont suivi les mauvais penchants de leur cœur endurci ; ils ont tourné leur dos et non leur visage. Depuis le jour où vos pères sont sortis du pays d’Égypte jusqu’à ce jour, j’ai envoyé vers vous, inlassablement, tous mes serviteurs les prophètes. Mais ils ne m’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille, ils ont raidi leur nuque, ils ont été pires que leurs pères. Tu leur diras toutes ces paroles, et ils ne t’écouteront pas. Tu les appelleras, et ils ne te répondront pas. Alors, tu leur diras : « Voilà bien la nation qui n’a pas écouté la voix du Seigneur son Dieu, et n’a pas accepté de leçon ! La vérité s’est perdue, elle a disparu de leur bouche. »

Psaume : 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-9a

R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur.

Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu; nous sommes le peuple qu’il conduit.

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi, où vos pères m’ont tenté et provoqué. »Acclamation :

Gloire à toi, Seigneur, honneur, puissance et majesté ! Maintenant, dit le Seigneur, revenez à moi de tout votre cœur, car je suis tendre et miséricordieux. Gloire à toi, Seigneur, honneur, puissance et majesté ! (cf. Jl 2, 12-13)

Évangile : Luc 11, 14-23

En ce temps-là, Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et les foules furent dans l’admiration. Mais certains d’entre eux dirent :« C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. »D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit: « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons. Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges. En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement, auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. » .

Prière sur les offrandes

Pour que nos offrandes soient recevables, Seigneur, purifie-nous de toute atteinte du péché: ne permets pas que de fausses richesses nous retiennent quand tu veux nous mener à la vérité tout entière. Par Jésus.

Antienne de la Communion : Ps 118

Tu as ordonné, Seigneur, de garder fidèlement tes préceptes ; puissions-nous avancer au droit chemin selon tes commandements.

Prière après la communion

Seigneur, que ton secours ne manque jamais à ceux que tu as nourris de tes sacrements, afin que nous puissions dans ces mystères et par toute notre vie, recueillir les fruits de ta rédemption. Par Jésus.

Méditation

Le Carême est un temps de conversion. C’est aussi un temps de lutte. Nous avons à lutter contre nous-mêmes, notre moi, notre orgueil ; contre le démon et les tentations qu’il suscite ; enfin, contre toute réalité qui nous éloigne de Jésus, toute entrave qui nous empêche d’être « avec lui ». Celui qui n’est pas avec moi est contre moi (Luc 11,23) : cette parole va très loin, et peut nous servir de règle en toutes choses. « Être avec Jésus » doit être notre grand et notre seul souci. Le matin, dès le réveil, que notre premier acte conscient soit un acte d’adoration : ainsi, nous montrerons à Jésus notre désir d’être « avec lui », et ce sera la meilleure manière de sortir de la torpeur dans laquelle le démon peut nous mettre. Dans la journée, avant chacune de nos actions, commençons par revenir à Jésus, veillons à toujours rester en sa compagnie. C’est ainsi que nous « amasserons avec lui », tandis que le démon cherchera toujours à nous « dissiper », à nous faire perdre du temps, à nous éloigner de l’essentiel par toutes sortes de moyens.

Mercredi 26 Mars

Saint Larissa

Psautier: III

violet

Martyre grecque du IVe siècle, elle fut brûlée vive avec d’autres chrétiens dans leur église, en plein culte, par un roi goth encore païen. Elle reste honorée par les Grecs et les Russes.

Antienne d’ouverture : Ps 118, 133

Que tes promesses orientent mes pas, Seigneur : ne laisse aucun mal me dominer.

Prière d’ouverture

Seigneur, tu nous accordes ce temps de Carême pour nous former à la vie avec le Christ et nous alimenter de ta parole ; que notre effort de pénitence nous obtienne la fidélité à te servir et le goût de te prier d’un même cœur. Par Jésus.

1ère lecture : Dt 4, 1.5-9

Moïse disait au peuple : « Maintenant, Israël, écoute les décrets et les ordonnances que je vous enseigne pour que vous les mettiez en pratique. Ainsi vous vivrez, vous entrerez, pour en prendre possession, dans le pays que vous donne le Seigneur, le Dieu de vos pères. Voyez, je vous enseigne les décrets et les ordonnances que le Seigneur mon Dieu m’a donnés pour vous, afin que vous les mettiez en pratique dans le pays où vous allez entrer pour en prendre possession. Vous les garderez, vous les mettrez en pratique ; ils seront votre sagesse et votre intelligence  aux yeux de tous les peuples. Quand ceux- ci entendront parler de tous ces décrets, ils s’écrieront: “Il n’y a pas un peuple sage et intelligent comme cette grande nation!” Quelle est en effet la grande nation dont les dieux soient aussi proches que le Seigneur notre Dieu est proche de nous chaque fois que nous l’invoquons ? Et quelle est la grande nation dont les décrets et les ordonnances soient aussi justes que toute cette Loi que je vous donne aujourd’hui? Garde-toi de jamais oublier ce que tes yeux ont vu ; ne le laisse pas sortir de ton cœur un seul jour. Enseigne-le à tes fils, et aux fils de tes fils. ».

Psaume : 147 (147b), 12-13, 15-16

R/ Glorifie le Seigneur, Jérusalem !  Célèbre ton Dieu, ô Sion !

Ou : Alléluia ! 147,12

Glorifie le Seigneur, Jérusalem! Célèbre ton Dieu, ô Sion ! Il a consolidé les barres de tes portes, dans tes murs il a béni tes enfants.

Il envoie sa parole sur la terre: rapide, son verbe la parcourt. Il étale une toison de neige, il sème une poussière de givre.

Il révèle sa parole à Jacob, ses volontés et ses lois à Israël. Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ; nul autre n’a connu ses volontés.

Acclamation : Ez 18,31

Gloire à toi, Seigneur, Fils du Dieu vivant ! Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie ;

tu as les paroles de la vie éternelle. Gloire à toi, Seigneur, Fils du Dieu vivant ! (cf. Jn 6, 63c.68c)

Évangile : Mathieu 5, 17-19

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejette un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux.»

Prière sur les offrandes

Avec ces offrandes, Seigneur, accepte les prières de ton peuple; et nous qui prenons part à cette Eucharistie, protège-nous de tout mal. Par Jésus.

Antienne de communion : Ps 15, 11

Tu m’as montré, Seigneur, la route de la vie ; en ta présence, la joie est sans mesure.

Prière après la communion

Que cette communion à ton Fils Jésus christ nous sanctifie, Seigneur notre Dieu : après avoir effacé tous nos torts, qu’elle ouvre nos cœurs aux promesses de ton Règne. Par Jésus.

Méditation

L’Évangile nous appelle à nous attacher avec fidélité à la Loi de Dieu, c’est-à-dire à sa volonté manifestée par sa parole. Jésus est venu accomplir la Loi ancienne : non seulement il donne toute leur portée aux préceptes de l’Ancien Testament, mais il réalise en sa personne ce que les prophètes avaient annoncé. Sous l’ancienne Alliance, la Loi donnée à Moïse est inséparable des prophètes qui annoncent le Messie : ce sont des commandements d’amour que Dieu donne à son peuple « afin qu’il vive ». Sous la nouvelle Alliance, les commandements de Jésus dans l’Évangile sont inséparables de sa présence en son Église et de l’Esprit Saint répandu dans nos cœurs qui nous fait participer à la vie même de la Sainte Trinité. Demandons pendant ce Carême que notre cœur demeure sans cesse tourné vers Dieu, à l’écoute de ses moindres volontés ; et que nous sachions pour cela conformer le quotidien de nos journées à tout ce qui nous est demandé par sa Parole.

LUNDI 24 Mars

Sainte catherine de suede

Psautier: III

violet

Elle appartenait à la famille royale de Suède, par sa mère, sainte Brigitte et par son père Ulf Gudmarson. Elevée dans un couvent, elle en sort pour épouser sagement le noble que l’on lui destine, Edgar Lydersson, qui est un invalide et qu’elle soigna avec grand dévouement.

Antienne d’ouverture : Ps 83, 3

Mon âme s’épuise à désirer ta présence, Seigneur. Mon cœur et ma chair sont un cri vers toi, ô Dieu vivant.

Prière d’ouverture

Ne relâche pas ton amour, Seigneur, purifie ton Eglise et protège-là ; sans toi elle ne peut être en sûreté : que ta grâce la gouverne toujours. Par Jésus.

1ère lecture : 2 R 5, 1-15a

En ces jours-là, Naaman, général de l’armée du roi d’Aram, était un homme de grande valeur et hautement estimé par son maître, car c’est par lui que le Seigneur avait donné la victoire au royaume d’Aram. Or, ce vaillant guerrier était lépreux. Des Araméens, au cours d’une expédition en terre d’Israël, avaient fait prisonnière une fillette qui fut mise au service de la femme de Naaman. Elle dit à sa maîtresse : « Ah! si mon maître s’adressait au prophète qui est à Samarie, celui-ci le délivrerait de sa lèpre.» Naaman alla auprès du roi et lui dit : « Voilà ce que la jeune fille d’Israël a déclaré. » Le roi d’Aram lui répondit : « Va, mets-toi en route. J’envoie une lettre au roi d’Israël. » Naaman partit donc ; il emportait dix lingots d’argent, six mille pièces d’or et dix vêtements de fête. Il remit la lettre au roi d’Israël. Celle-ci portait : « En même temps que te parvient cette lettre, je t’envoie Naaman mon serviteur, pour que tu le délivres de sa lèpre. » Quand le roi d’Israël lut ce message, il déchira ses vêtements et s’écria : « Est-ce que je suis Dieu, maître de la vie et de la mort? Ce roi m’envoie un homme pour que je le délivre de sa lèpre ! Vous le voyez bien : c’est une provocation ! » Quand Élisée, l’homme de Dieu, apprit que le roi d’Israël avait déchiré ses vêtements, il lui fit dire : « Pourquoi as- tu déchiré tes vêtements? Que cet homme vienne à moi, et il saura qu’il y a un prophète en Israël. » Naaman arriva avec ses chevaux et son char, et s’arrêta à la porte de la maison d’Élisée. Élisée envoya un messager lui dire: « Va te baigner sept fois dans le Jourdain, et ta chair redeviendra nette, tu seras purifié.» Naaman se mit en colère et s’éloigna en disant : « Je m’étais dit : Sûrement il va sortir, et se tenir debout pour invoquer le nom du Seigneur son Dieu; puis il agitera sa main au-dessus de l’endroit malade et guérira ma lèpre. Est-ce que les fleuves de Damas, l’Abana et le Parpar, ne valent pas mieux que toutes les eaux d’Israël? Si je m’y baignais, est-ce que je ne serais pas purifié ? » Il tourna bride et partit en colère. Mais ses serviteurs s’approchèrent pour lui dire: « Père ! Si le prophète t’avait ordonné quelque chose de difficile, tu l’aurais fait, n’est-ce pas ? Combien plus, lorsqu’il te dit : “Baigne-toi, et tu seras purifié.” » Il descendit jusqu’au Jourdain et s’y plongea sept fois, pour obéir à la parole de l’homme de Dieu ; alors sa chair redevint semblable à celle d’un petit enfant : il était purifié ! Il retourna chez l’homme de Dieu avec toute son escorte ; il entra, se présenta devant lui et déclara : « Désormais, je le sais: il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’Israël ! »

Psaume : 41 (42), 2, 3 ; 42 (43), 3, 4

R/ Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant.

Comme un cerf altéré cherche l’eau vive, ainsi mon âme te cherche, toi, mon Dieu.

Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant; quand pourrai- je m’avancer, paraître face à Dieu?

Envoie ta lumière et ta vérité : qu’elles guident mes pas et me conduisent à ta montagne sainte, jusqu’en ta demeure.

J’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu, vers Dieu qui est toute ma joie ; je te rendrai grâce avec ma harpe, Dieu, mon Dieu !

Acclamation

Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. J’espère le Seigneur, et j’attends sa parole près du Seigneur est l’amour, l’abondance du rachat.  Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur.

Evangile : Lc 4, 24-30

Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie,  et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

Prière sur les offrandes

Ces dons que tes serviteurs te rapportent, Seigneur, pour te rendre hommage, transforme-les toi-même en sacrement de notre salut. Par Jésus.

Antienne de communion : Ps 16, 6-8

Louez le Seigneur, tous les peuples ! Qu’il est fort, son amour pour nous : le Seigneur est toujours fidèle.

Prière après la communion

Que notre communion à ton sacrement, Seigneur, purifie chacun d’entre nous, et réalise notre unité. Par Jésus.

Méditation

Nombreux sont ceux qui continuent aujourd’hui à séparer la foi de la vie, sans comprendre que la foi et la vie forment un ensemble. Leur spiritualité est toujours relativement limitée à la prière formelle et à la méditation. Jésus nous dit qu’il faut adorer « en esprit et en vérité ». Saint Paul reprend autrement la même idée : Quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu (1Corinthiens 10,31). La Samaritaine du puits rencontra Jésus et, par cette rencontre, devint témoin de la Bonne Nouvelle. Ceux qui se tourneront vers Jésus à la suite de son témoignage pourront dire plus tard : Ce n’est plus sur tes dires que nous croyons ; nous l’avons nous-mêmes entendu et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde (Jean 4,42). Que notre rencontre avec Jésus au puits de l’Écriture et au puits de l’Eucharistie, soit aussi enrichissante que celle de la Samaritaine, afin que nous aussi, nous soyons porteurs de la Bonne Nouvelle.

Dimanche 23 Mars

3eme dimanche de careme

1ER SCRUTIN

Saint victorien

Psautier: iii

violet

Antienne d’ouverture : Ps 24, 15-16

J’ai toujours les yeux sur le Seigneur, lui qui dégage mes pieds du filet : Regarde, Seigneur, et prends pitié de moi, car je suis seul et misérable

Prière d’ouverture

Tu es la source de toute bonté, Seigneur, et toute miséricorde vient de toi ; tu nous as dit comment guérir du péché par le jeûne, la prière et le partage ; écoute l’aveu de notre faiblesse : nous avons conscience de nos fautes, patiemment, relève-nous avec amour. Par Jésus.

1ère lecture : Ex 3, 1-8.13-15

En ces jours-là, Moïse était berger du troupeau de son beau-père Jéthro, prêtre de Madiane. Il mena le troupeau au-delà du désert et parvint à la montagne de Dieu, à l’Horeb. L’ange du Seigneur lui apparut dans la flamme d’un buisson en feu. Moïse regarda : le buisson brûlait sans se consumer. Moïse se dit alors : « Je vais faire un détour pour voir cette chose extraordinaire : pourquoi le buisson ne se consume-t-il pas ? » Le Seigneur vit qu’il avait fait un détour pour voir, et Dieu l’appela du milieu du buisson : « Moïse ! Moïse ! » Il dit : « Me voici ! » Dieu dit alors : « N’approche pas d’ici ! Retire les sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte ! » Et il déclara : « Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob. » Moïse se voila le visage car il craignait de porter son regard sur Dieu. Le Seigneur dit : « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants. Oui, je connais ses souffrances. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de ce pays vers un beau et vaste pays, vers un pays, ruisselant de lait et de miel. Maintenant donc, va ! Je t’envoie chez Pharaon : tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël. » Moïse répondit à Dieu : « J’irai donc trouver les fils d’Israël, et je leur dirai : ‘Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous.’ Ils vont me demander quel est son nom ; que leur répondrai je ? » Dieu dit à Moïse : « Je suis qui je suis. Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : ‘Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : Je-suis’. » Dieu dit encore à Moïse : « Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : ‘Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est Le Seigneur, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob’. C’est là mon nom pour toujours, c’est par lui que vous ferez mémoire de moi, d’âge en âge. »

Psaume : 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9

R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur !

Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit.  Aujourd’hui écouterez-vous sa parole? « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit. » 

Deuxième lecture : Rm 5, 1-2.5-8

Frères, nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. Et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les impies que nous étions. Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile ; peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien. Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs.

Acclamation

Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. Tu es vraiment le Sauveur du monde, Seigneur ! Donne-moi de l’eau vive : que je n’aie plus soif.  Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur.

Évangile : Jn 4, 5-15.19b-26.39a.40-42

En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire.» – En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions. La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains. Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. Je vois que tu es un prophète !… Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. » Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus. Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui, et ils disaient à la femme: « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »

Prière sur les offrandes

Que cette eucharistie nous obtienne, Seigneur, à nous qui implorons ton pardon, la grâce de savoir pardonner à nos frères. Par Jésus.

Antienne de communion : Ps 16, 6-8

« Qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif, dit le Seigneur ; cette eau deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle. »

Prière après la communion

Nous avons reçu de toi, Seigneur, un avant-goût du ciel en mangeant dès ici-bas le pain du Royaume, et nous te supplions encore : fais-nous manifester par toute notre vie ce que le sacrement vient d’accomplir en nous. Par Jésus.

Méditation

Notre Dieu n’est pas un vengeur toujours prêt à sévir contre ceux qui l’ont offensé, mais un Dieu de miséricorde et de pardon. La parabole du figuier présente l’image d’un Dieu patient qui accepte de supporter nos infirmités, toujours disposé à nous donner une autre chance. Nous ne devons pas conclure trop vite qu’une personne atteinte par le malheur est punie par Dieu pour ses péchés. Le malheur frappe toujours aussi bien à la porte du pécheur que du saint. Quand l’adversité et l’échec sont notre lot, nous devrions pouvoir les accueillir comme une invitation de Dieu au repentir ou comme des occasions de mesurer la fragilité des richesses terrestres, santé physique ou succès mondains. Quand nous subissons des malheurs, il nous est donné en même temps l’occasion de connaître dans notre vie ce que d’autres supportent. Les épreuves sont comme une école où nous apprenons à comprendre les souffrances de nos sœurs et de nos frères, à sympathiser avec eux, et à leur venir en aide.