JEUDI 26 MARS

SAINTE LARISSA
(Violet)

Martyre grecque du IVe siècle, elle fut brûlée vive avec d’autres chrétiens dans leur église, en plein culte, par un roi goth encore païen. Elle reste honorée par les Grecs et les Russes.

Antienne d’ouverture: He 9,15
Le Christ est le médiateur d’une alliance nouvelle : puisqu’il est mort pour le rachat des fautes commises sous l’ancienne Alliance, ceux qui sont appelés peuvent recevoir l’héritage éternel déjà promis.

Prière d’ouverture
Sois attentif à nos supplications, Seigneur, veille sur nous et protège-nous, car nous mettons notre espoir en ta miséricorde : purifiés désormais de nos péchés, nous pourrons mener une vie sainte et entrer en possession de ton héritage. Par Jésus Christ.

Première lecture : Gn 17, 3-9
En ces jours-là, Abram tomba face contre terre et Dieu lui parla ainsi : « Moi, voici l’alliance que je fais avec toi: tu deviendras le père d’une multitude de nations. Tu ne seras plus appelé du nom d’Abram, ton nom sera Abraham, car je fais de toi le père d’une multitude de nations. Je te ferai porter des fruits à l’infini, de toi je ferai des nations, et des rois sortiront de toi. J’établirai mon alliance entre moi et toi, et après toi avec ta descendance, de génération en génération ; ce sera une alliance éternelle; ainsi je serai ton Dieu et le Dieu de ta descendance après toi. À toi et à ta descendance après toi je donnerai le pays où tu résides, tout le pays de Canaan en propriété perpétuelle, et je serai leur Dieu. » Dieu dit à Abraham : « Toi, tu observeras mon alliance, toi et ta descendance après toi, de génération en génération.»

Psaume : 104 (105), 4-5, 6-7, 8-9
R/ Le Seigneur s’est toujours souvenu de son alliance.

  1. Cherchez le Seigneur et sa puissance, recherchez sans trêve sa face ; souvenez-vous des merveilles qu’il a faites, de ses prodiges, des jugements qu’il prononça.
  2. Vous, la race d’Abraham son serviteur, les fils de Jacob, qu’il a choisis. Le Seigneur, c’est lui notre Dieu : ses jugements font loi pour l’univers.
  3. Il s’est toujours souvenu de son alliance, parole édictée pour mille générations: promesse faite à Abraham, garantie par serment à Isaac.

Acclamation :
Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie. Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur. Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie.

Evangile : Jean 8, 51-59
En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : « Amen, amen, je vous le dis: si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. » Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : “Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort.” Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ? » Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”, alors que vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. Mais je le connais, et sa parole, je la garde. Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. » Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. » Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.

Prière sur les offrandes
Sur l’offrande que nous te présentons, Seigneur, jette un regard de pardon et de paix : qu’elle serve à notre conversion et au salut du monde. Par Jésus.

Antienne de la Communion : Rm 8; 32
Dieu n’a pas refusé son propre Fils, il l’a livré pour nous tous ; en nous le donnant, il nous a tout donné.

Prière après la communion :
Tu nous as nourris, Seigneur, de ton Eucharistie, et nous en appelons à ta miséricorde : par le sacrement qui déjà nous donne ta force, rends-nous participants de la vie éternelle. Par Jésus.

Méditation
« Pour qui te prends-tu ? » voila une question imbibée de colère certes mais qui précise les termes du débat. Jésus dit des paroles inacceptables pour ses auditeurs. Ces paroles révèlent en réalité son identité. Il est Dieu. Les juifs ne l’entendent pas de cette oreille. Ils se sont façonnés leur Dieu dans leur intelligence et il est hors de question que celui qui parle ne corresponde pas à leur imagination. Du coup il le traite de démon et de blasphémateur, quelqu’un qu’il faut mettre à mort et c’est ce qu’ils essaient de faire. Parfois la vérité c’est aussi ce que nos oreilles n’aiment pas entendre. On peut remarquer dans les assemblées que la vérité est toujours rejetée. Les hommes préfèrent entendre le mensonge, donner du crédit à ce qui est faux. Il se sentent blessés lorsqu’une parole de vérité est dite. Parfois aussi on essaye d’embellir le mal pour qu’il ne résonne pas comme mal et ne choque pas ceux qui nous écoutent. Voila comment le crédit est donné et la confusion est semée dans les cœurs. Puissions nous être de véritables témoins de la vérité, des lampes allumées qui éclairent notre monde aujourd’hui.

MERCREDI 25 MARS

ANNONCIATION DU SEIGNEUR
SOLENNITE DU SEIGNEUR | BLANC | Psautier I

« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique pour que quiconque croit en lui ait la vie éternelle, et pour que le monde soit sauvé par lui » (Jn 3,16). Voilà pourquoi le Verbe s’est fait chair. Le Fils de Dieu s’est fait homme pour que les hommes puissent devenir enfants de Dieu. Mais Dieu n’impose pas ses dons ; il nous respecte ; il nous demande de croire en son amour et d’accueillir librement ses dons, comme des signes de cet amour sauveur. A l’heure même où va se réaliser le mystère de l’Incarnation, Il attend le consentement de celle qu’il a choisie pour être la Mère de son Fils. La foi d’une humble Vierge accueille le Sauveur du monde. Pour accueillir le salut gratuit que Jésus apporte, chacun de nous doit imiter la foi de Marie.

Antienne d’ouverture: (He 10,5.7)
« Le Christ, en entrant dans le monde, dit “me voici, mon Dieu ; je viens pour faire ta volonté” »

Prière d’ouverture :
Seigneur, tu as voulu que ton Verbe prît chair dans le sein de la Vierge Marie ; puisque nous reconnaissons en lui notre Rédempteur, à la fois homme et Dieu, accorde-nous d’être participants de sa nature divine. Lui qui.

Première lecture : Isaïe 7, 10-14 ; 8, 10
En ces jours-là, le Seigneur parla ainsi au roi Acaz : « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. » Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. » Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu ! C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel, car Dieu est avec nous. »

Psaume 39 (40), 7-8a, 8b-9, 10,11
R/ Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté. (cf. Ps 39, 8a.9a)

  1. Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles ; tu ne demandais ni holocauste ni victime, alors j’ai dit : « Voici, je viens.
  2. « Dans le livre, est écrit pour moi ce que tu veux que je fasse. Mon Dieu, voilà ce que j’aime : ta loi me tient aux entrailles. »
  3. J’annonce la justice dans la grande assemblée ; vois, je ne retiens pas mes lèvres, Seigneur, tu le sais.
  4. Je n’ai pas enfoui ta justice au fond de mon cœur, je n’ai pas caché ta fidélité, ton salut ; j’ai dit ton amour et ta vérité à la grande assemblée.

Deuxième lecture : Hébreux 10, 4-10
Frères, il est impossible que du sang de taureaux et de boucs enlève les péchés. Aussi, en entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ; alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre. Le Christ commence donc par dire : Tu n’as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché, ceux que la Loi prescrit d’offrir. Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second. Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes.

Acclamation
Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire. Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (Jn 1, 14ab)

Évangile : Luc 1, 26-38
En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

Prière sur les offrandes :
Daigne accepter, Dieu tout-puissant, les dons offerts par ton Eglise : elle n’oublie pas qu’elle a commencé le jour où ton Verbe s’est fait chair ; accorde-nous, en cette fête de l’Annonciation, de célébrer avec joie les mystères du Christ. Lui qui.

Antienne de la communion : (Is 7,14)
« Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils, et on lui donnera pour nom Emmanuel, ce qui veut dire : “Dieu avec nous”. »

Prière après la communion :
Par cette communion, Seigneur, fortifie en nos cœurs la vraie foi, afin qu’ayant proclamé le fils de la Vierge vrai Dieu et vrai homme, nous parvenions au salut et à la joie éternelle par la puissance de sa résurrection. Lui qui.

Méditation
L’ange Gabriel annonce une bonne nouvelle. Dieu va faire irruption dans l’histoire de l’humanité pour agir au cœur de cette humanité. La protagoniste principale dans cet épisode dont la voix sera déterminante pour la promesse c’est la vierge Marie qui par son oui, fiat devient le pont qui relie le ciel et la terre, afin de favoriser le retour de notre humanité dans la vie divine. « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » L’homme de notre temps a donc besoin à la suite de la vierge Marie de savoir s’inscrire dans le projet de Dieu mais de savoir dire oui à sa volonté de tout cœur pour que s’accomplisse pour ses frères et sœurs la volonté de Dieu. Dieu qui s’associe à l’homme ne lui enlève rien mais lui donne tout ce dont il a besoin pour avoir la vie en plénitude. Sainte vierge Marie intercède pour nous. Amen.

MARDI 24 MARS

SAINTE CATHERINE DE SUEDE / SAINT OSCAR ROMERO
(Violet)

Elle appartenait à la famille royale de Suède, par sa mère, sainte Brigitte et par son père Ulf Gudmarson. Elevée dans un couvent, elle en sort pour épouser sagement le noble que l’on lui destine, Edgar Lydersson, qui est un invalide et qu’elle soigna avec grand dévouement.

Antienne d’ouverture : Ps 26, 13-14
J’en suis sûr, je verrai la bonté du Seigneur sur la terre des vivants. Attends le Seigneur, sois fort et garde courage, attends le Seigneur.

Prière d’ouverture
Seigneur, accorde-nous la grâce de persévérer dans ta volonté afin qu’au long des jours, le peuple dévoué à ton service augmente en nombre et grandisse en sainteté. Par Jésus Christ.

Première lecture : Nombres 21, 4-9
En ces jours-là, les Hébreux quittèrent Hor-la-Montagne par la route de la mer des Roseaux en contournant le pays d’Édom. Mais en chemin, le peuple perdit courage. Il récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n’y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! » Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël. Le peuple vint vers Moïse et dit : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu’il éloigne de nous les serpents. » Moïse intercéda pour le peuple, et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent brûlant, et dresse-le au sommet d’un mât : tous ceux qui auront été mordus, qu’ils le regardent, alors ils vivront ! » Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet du mât. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu’il regardait vers le serpent de bronze, il restait en vie !

Psaume 101 (102), 2-3, 16-18, 19-21
R/ seigneur, entends ma prière : que mon cri parvienne jusqu’à toi ! 101,2

  1. Seigneur, entends ma prière : que mon cri parvienne jusqu’à toi ! Ne me cache pas ton visage le jour où je suis en détresse ! Le jour où j’appelle, écoute-moi ; viens vite, réponds-moi !
  2. Les nations craindront le nom du Seigneur, et tous les rois de la terre, sa gloire : quand le Seigneur rebâtira Sion, quand il apparaîtra dans sa gloire, il se tournera vers la prière du spolié, il n’aura pas méprisé sa prière.
  3. Que cela soit écrit pour l’âge à venir, et le peuple à nouveau créé chantera son Dieu : « Des hauteurs, son sanctuaire, le Seigneur s’est penché ; du ciel, il regarde la terre pour entendre la plainte des captifs et libérer ceux qui devaient mourir. »

Acclamation
Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! Fils de l’homme, élevé sur la croix, tu attires à toi tous les hommes. Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (Cf. Jn 12, 32.34)

Évangile : Jean 8, 21-30
En ce temps-là, Jésus disait aux Pharisiens : « Je m’en vais ; vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché. Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller. » Les Juifs disaient : « Veut-il donc se donner la mort, puisqu’il dit : “Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller” ? » Il leur répondit : « Vous, vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous, vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. En effet, si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. » Alors, ils lui demandaient : « Toi, qui es-tu ? » Jésus leur répondit : « Je n’ai pas cessé de vous le dire. À votre sujet, j’ai beaucoup à dire et à juger. D’ailleurs Celui qui m’a envoyé dit la vérité, et ce que j’ai entendu de lui, je le dis pour le monde. » Ils ne comprirent pas qu’il leur parlait du Père. Jésus leur déclara : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien de moi-même ; ce que je dis là, je le dis comme le Père me l’a enseigné. Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. » Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui.

Prière sur les offrandes
Nous t’offrons, seigneur, le sacrifice de paix, et nous en attendons la grâce : délivre-nous de nos fautes et dirige toi-même nos cœurs incertains. Par Jésus Christ.

Antienne de la Communion : Jn 12, 32
Quand j’aurai été enlevé de terre, dit le Seigneur, j’attirerai à moi tous les hommes.

Prière après la Communion
Accorde-nous, Dieu tout-puissant, d’être toujours fidèles à ces mystères, afin de progresser de jour en jour vers les biens de ton Royaume. Par Jésus.

Méditation
« Toi, qui es-tu ? » voila la seule question que les pharisiens posent à Jésus dans cet extrait de l’Evangile de Jean. La question est pertinente mais l’explication est éblouissante parce qu’ils n’ont pas de foi. Jésus révèle son identité en leur parlant de sa relation avec le Père Celui qui m’a envoyé dit la vérité, et ce que j’ai entendu de lui, je le dis pour le monde. Son Père est donc celui en qui son identité prend source puisqu’avec lui il partage la même substance, la même nature. Y compris dans son action il est uni à son père. La foi que nous avons en Jésus nous réconcilie avec le Père. Voila pourquoi nous professons la foi en un Dieu qui est un et trine.

LUNDI 23 MARS

SAINT VICTORIEN
(Violet)

Saint Victorien, dont le nom est dérivé du latin victor, « vainqueur », est fêté le 23 mars, jour que les paysans, picards entre autres, souhaitaient pluvieux pour être sûrs, à la belle saison, de remplir leur grenier de foin, faisant ainsi le bonheur des troupeaux d’hiver.

Antienne d’ouverture : Ps 55, 2.5
Pitié, mon Dieu : tout le jour on m’attaque, on me harcèle ; mais je compte sur toi.

Prière d’ouverture
Dieu qui nous combles de bénédiction par la richesse infinie de ta grâce, fais-nous quitter ce qui ne peut que vieillir, fais-nous entrer dans ce qui est nouveau, et nous serons préparés à la gloire du Royaume. Par Jésus Christ.

Première lecture : Daniel 13, 41c-62
En ces jours-là, le peuple venait de condamner à mort Suzanne. Alors elle cria d’une voix forte : « Dieu éternel, toi qui pénètres les secrets, toi qui connais toutes choses avant qu’elles n’arrivent, tu sais qu’ils ont porté contre moi un faux témoignage. Voici que je vais mourir, sans avoir rien fait de tout ce que leur méchanceté a imaginé contre moi. » Le Seigneur entendit sa voix. Comme on la conduisait à la mort, Dieu éveilla l’esprit de sainteté chez un tout jeune garçon nommé Daniel, qui se mit à crier d’une voix forte : « Je suis innocent de la mort de cette femme ! » Tout le peuple se tourna vers lui et on lui demanda : « Que signifie cette parole que tu as prononcée ? » Alors, debout au milieu du peuple, il leur dit : « Fils d’Israël, vous êtes donc fous ? Sans interrogatoire, sans recherche de la vérité, vous avez condamné une fille d’Israël. Revenez au tribunal, car ces gens-là ont porté contre elle un faux témoignage. » Tout le peuple revint donc en hâte, et le collège des anciens dit à Daniel : « Viens siéger au milieu de nous et donne-nous des explications, car Dieu a déjà fait de toi un ancien. » Et Daniel leur dit : « Séparez-les bien l’un de l’autre, je vais les interroger. » Quand on les eut séparés, Daniel appela le premier et lui dit : « Toi qui as vieilli dans le mal, tu portes maintenant le poids des péchés que tu as commis autrefois en jugeant injustement : tu condamnais les innocentes tu acquittais les coupables, alors que le Seigneur a dit : “Tu ne feras pas mourir l’innocent et le juste. Eh bien ! si réellement tu as vu cette femme, dis-nous sous quel arbre tu les as vus se donner l’un à l’autre ? » Il répondit : « Sous un sycomore. » Daniel dit : « Voilà justement un mensonge qui te condamne : l’ange de Dieu a reçu un ordre de Dieu, et il va te mettre à mort. » Daniel le renvoya, fit amener l’autre et lui dit : « Tu es de la race de Canaan et non de Juda ! La beauté t’a dévoyé et le désir a perverti ton cœur. C’est ainsi que vous traitiez les filles d’Israël, et, par crainte, elles se donnaient à vous. Mais une fille de Juda n’a pu consentir à votre crime. Dis-moi donc sous quel arbre tu les as vus se donner l’un à l’autre ? » Il répondit : « Sous un châtaignier. » Daniel lui dit : « Toi aussi, voilà justement un mensonge qui te condamne : l’ange de Dieu attend, l’épée à la main, pour te châtier, et vous faire exterminer. » Alors toute l’assemblée poussa une grande clameur et bénit Dieu qui sauve ceux qui espèrent en lui. Puis elle se retourna contre les deux anciens que Daniel avait convaincus de faux témoignage par leur propre bouche. Conformément à la loi de Moïse, on leur fit subir la peine que leur méchanceté avait imaginée contre leur prochain : on les mit à mort. Et ce jour-là, une vie innocente fut épargnée.

Psaume 22(23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6
R/ Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi, Seigneur cf. 22,4

  1. Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer.
  2. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom.
  3. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.
  4. Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante.
  5. Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.

Acclamation
Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Je ne prends pas plaisir à la mort du méchant, dit le Seigneur. Qu’il se détourne de sa conduite, et qu’il vive ! Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. (cf. Ez 33, 11)

Évangile : Jean 8, 1-11
En ce temps-là, Jésus s’en alla au mont des Oliviers. Dès l’aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. » Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu. Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »

Prière sur les offrandes :
Accorde-nous, Seigneur, cette grâce : qu’au moment de célébrer l’Eucharistie, les renoncements imposés à notre corps nous permettent de nous présenter devant toi avec un cœur purifié. Par Jésus.

Antienne de communion : (Jn 8, 12)
« Je suis la lumière du monde, dit le Seigneur, celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres : il aura la lumière de la vie. »

Prière après la communion
Déjà fortifiés par cette Eucharistie, nous te prions encore, Seigneur : que ta grâce nous purifie de nos penchants mauvais, et nous aide à marcher vers toi en suivant joyeusement le Christ. Lui qui.

Méditation
Jésus est la miséricorde de Dieu offerte à notre humanité. Voila pourquoi en sa présence la femme conserve sa vie, personne ne la condamne. Ceci démontre que la miséricorde de Dieu est plus forte que notre péché. Lorsque cette miséricorde se fait présente nous sommes sauvés. La miséricorde se moque de la justice, elle désarme la vengeance. Voilà pourquoi les plus vieux de la bande qui tente de lapider la femme pour faire justice découvrent qu’en réalité sans miséricorde aucun d’entre eux ne devrait être vivant. Cette vérité les amène à être les premiers à partir car ils ont vieilli dans le péché. La miséricorde de Dieu est un appel pressant et urgent à la conversion. « Va, et désormais ne pèche plus. » La femme est non seulement libérée, mais elle reçoit la mission de se convertir. Puissions-nous en ce jour regarder nos frères avec compassion et un cœur prêt à pardonner leurs torts.

DIMANCHE 22 MARS

5ème DIMANCHE DE CAREME, 3ème SCRUTIN, SAINTE LEA
(Violet)

Antienne d’ouverture : Ps 26, 13-14
J’en suis sûr, je verrai la bonté du Seigneur sur la terre des vivants. Attends le Seigneur, sois fort et garde courage, attends le Seigneur.

Prière d’ouverture :
Seigneur, accorde-nous la grâce de persévérer dans ta volonté afin qu’au long des jours, le peuple dévoué à ton service augmente en nombre et grandisse en sainteté. Par Jésus Christ.

Première lecture : Ez 37, 12-14
Ainsi parle le Seigneur Dieu: Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël. Vous saurez que Je suis le Seigneur, quand j’ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai remonter, ô mon peuple ! Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ; je vous donnerai le repos sur votre terre. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur : j’ai parlé et je le ferai – oracle du Seigneur.

Psaume 129 (130), 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8
R/ Près du Seigneur est l’amour, près de lui abonde le rachat. (Ps 129, 7bc)

  1. Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, Seigneur, écoute mon appel ! Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière!
  2. Si tu retiens les fautes, Seigneur, Seigneur, qui subsistera ? Mais près de toi se trouve le pardon pour que l’homme te craigne.
  3. J’espère le Seigneur de toute mon âme ; je l’espère, et j’attends sa parole. Mon âme attend le Seigneur plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.
  4. Oui, près du Seigneur, est l’amour ; près de lui, abonde le rachat. C’est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.

Deuxième lecture : Rm 8, 8-11
Frères, ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent pas plaire à Dieu. Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas. Mais si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché, mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

Acclamation
Gloire à toi, Seigneur, gloire à toi. Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur. Celui qui croit en moi ne mourra jamais. Gloire à toi, Seigneur, gloire à toi. (cf. Jn 11, 25a.26)

Évangile : Jn 11, 1-45
En ce temps-là, il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? » Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. » Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. » Jésus avait parlé de la mort ; eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil. Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! » À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Comme Béthanie était tout près de Jérusalem – à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) -, beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. » Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. » Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus. Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer. Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

Prière sur les offrandes :
Nous t’offrons, Seigneur, le sacrifice de paix, et nous en attendons la grâce : délivre-nous de nos fautes et dirige toi-même nos cœurs incertains. Par Jésus Christ.

Antienne de la communion : Jn 12, 32
Quand j’aurai été enlevé de terre, dit le Seigneur, j’attirerai à moi tous les hommes.

Prière après la communion
Accorde-nous, Dieu tout-puissant, d’être toujours fidèles à ces mystères, afin de progresser de jour en jour vers les biens de ton Royaume. Par Jésus.

Méditation
Rien n’est fatal pour celui qui croit en Dieu. Jésus se réjouit de n’avoir pas été là pendant que son ami Lazare rendait l’âme. Son objectif est d’affermir la foi de ses disciples. De même, le dialogue entre Marie et Jésus montre le poids du désespoir qui habite très souvent le cœur humain face à ce qu’il considère comme irréparable « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. », dans la foule les voix s’élèvent en guise de procès contre Jésus, expression de la déception « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » Ils sont convaincus que tout est achevé. Voila pourquoi Marthe désapprouve l’idée d’enlever la pierre : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là ». La foi en Jésus donne la possibilité à l’homme de vaincre le temps l’espace et ce que nous considérons comme impossible devient possible. : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » Seigneur, soutiens et affermis notre foi dans les moments d’épreuves donne nous de persévérer afin de rester fidèles à ta parole et d’obtenir la vie éternelle.