SAMEDI 21 MARS

BIENHEUREUSE CLEMENCE
(Violet)

Devenue veuve du comte de Spanheim, elle se fit religieuse à l’abbaye bénédictine de Trèves en Rhénanie, où elle mourut en 1176.

Antienne d’ouverture : Ps 17, 20
Les flots de la mort m’étreignaient, les torrents infernaux me happaient ; dans mon angoisse, j’appelai le Seigneur. Lui qui me retire du gouffre des eaux, il m’a libéré, car il m’aime.

Prière d’ouverture
Sans toi, Seigneur, il nous est impossible de te plaire : dans la tendresse que tu nous portes, guide-nous, dirige nos cœurs. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Jr 11, 18-20
« Seigneur, tu m’as fait savoir, et maintenant je sais, tu m’as fait voir leurs manœuvres. Moi, j’étais comme un agneau docile qu’on emmène à l’abattoir, et je ne savais pas qu’ils montaient un complot contre moi. Ils disaient: “Coupons l’arbre à la racine, retranchons-le de la terre des vivants, afin qu’on oublie jusqu’à son nom.” Seigneur de l’univers, toi qui juges avec justice, qui scrutes les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause. »

Psaume : 7, 2-3, 9bc-10, 11-12a.18b
R/ Seigneur mon Dieu, tu es mon refuge.

  1. Seigneur mon Dieu, tu es mon refuge! On me poursuit : sauve-moi, délivre-moi! Sinon ils vont m’égorger, tous ces fauves, me déchirer, sans que personne me délivre.
  2. Juge-moi, Seigneur, sur ma justice: mon innocence parle pour moi. Mets fin à la rage des impies, affermis le juste, toi qui scrutes les cœurs et les reins, Dieu, le juste.
  3. J’aurai mon bouclier auprès de Dieu, le sauveur des cœurs droits. Dieu juge avec justice ; je chanterai le nom du Seigneur, le Très-Haut.

Acclamation
Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Heureux ceux qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.

Évangile : Jn 7, 40-53
En ce temps-là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! » D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ? L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? » C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui. Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui. Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! » Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! » Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit : « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? » Ils lui répondirent : « Serais-tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! » Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.

Prière sur les offrandes :
Accueille nos offrandes, Seigneur, avec bienveillance ; et si nos volontés se rebellent, ramène-les vers toi. Par Jésus.

Antienne de communion : 1 P 1, 19
Nous avons été rachetés par le sang précieux du Christ, de l’Agneau sans défaut et sans tache.

Prière après la communion
Que tes saints mystères nous purifient, Seigneur : qu’ils agissent en nous pour nous rendre agréables à tes yeux. Par Jésus.

Méditation
La parole de Jésus divise, elle sème de la confusion. Certains disent que c’est un prophète, d’autres le messie. Certains pour mettre en doute cette hypothèse pose l’argument de son origine. Un autre groupe cherche tout simplement à l’arrêter et dans ce groupe-là y compris il y en a qui se laissent séduire « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! ». C’est ainsi qu’agit la parole de vérité. Elle divise car il y en a qui l’accueillent, il y en a qu’elle éblouit et plonge dans la confusion, il y en a qu’elle attriste car elle dévoile leur action mauvaise. Il s’agit de méditer sur notre manière d’accueillir la vérité. Comment est notre cœur lorsqu’on nous dit la vérité ou encore lorsqu’on se rend compte que la vérité sur nous, sur notre vie cachée est connue. Sommes-nous dans la panique au point de combattre ceux qui la révèlent.

VENDREDI 20 MARS

SAINT HERBERT
(Violet)

Vivait solitaire, dans la prière et la pénitence, sur l’île de Dervenwater dans le Cumberland en Angleterre. On peut être ermite et avoir une grande amitié ; tel était son cas. Il avait été disciple de l’évêque saint Cuthbert et était resté son meilleur ami.

Antienne d’ouverture : Ps 53, 3-4
Dieu, par ton nom sauve-moi, rends-moi justice par ta puissance ; Dieu, entends ma prière, écoute les mots que je dis.

Prière d’ouverture
Tu as préparé, Seigneur, pour nous qui sommes faibles, les secours dont nous avons besoin ; donne-nous d’accueillir avec joie notre relèvement et d’en témoigner par la fidélité de notre vie. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Sg 2, 1a.12-22
Les impies ne sont pas dans la vérité lorsqu’ils raisonnent ainsi en eux-mêmes: « Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie, il s’oppose à nos entreprises, il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu, et nous accuse d’infidélités à notre éducation. Il prétend posséder la connaissance de Dieu, et se nomme lui-même enfant du Seigneur. Il est un démenti pour nos idées, sa seule présence nous pèse ; car il mène une vie en dehors du commun, sa conduite est étrange. Il nous tient pour des gens douteux, se détourne de nos chemins comme de la boue. Il proclame heureux le sort final des justes et se vante d’avoir Dieu pour père. Voyons si ses paroles sont vraies, regardons comment il en sortira. Si le juste est fils de Dieu, Dieu l’assistera, et l’arrachera aux mains de ses adversaires. Soumettons-le à des outrages et à des tourments; nous saurons ce que vaut sa douceur, nous éprouverons sa patience. Condamnons-le à une mort infâme, puisque, dit-il, quelqu’un interviendra pour lui. » C’est ainsi que raisonnent ces gens-là, mais ils s’égarent; leur méchanceté les a rendus aveugles. Ils ne connaissent pas les secrets de Dieu, ils n’espèrent pas que la sainteté puisse être récompensée, ils n’estiment pas qu’une âme irréprochable puisse être glorifiée.

Psaume : 33 (34), 17-18, 19-20, 21.23
R/ Le Seigneur est proche du cœur brisé.

  1. Le Seigneur affronte les méchants pour effacer de la terre leur mémoire. Le Seigneur entend ceux qui l’appellent: de toutes leurs angoisses, il les délivre.
  2. Il est proche du cœur brisé, il sauve l’esprit abattu. Malheur sur malheur pour le juste, mais le Seigneur chaque fois le délivre.
  3. Il veille sur chacun de ses os: pas un ne sera brisé. Le Seigneur rachètera ses serviteurs : pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.

Acclamation :
Ta Parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Ta Parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.

Evangile : Jn 7, 1-2.10.14.25-30
En ce temps-là, Jésus parcourait la Galilée: il ne voulait pas parcourir la Judée car les Juifs cherchaient à le tuer. La fête juive des Tentes était proche. Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret. On était déjà au milieu de la semaine de la fête quand Jésus monta au Temple ; et là il enseignait. Quelques habitants de Jérusalem disaient alors: « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ? Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu que c’est lui le Christ ? Mais lui, nous savons d’où il est. Or, le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. » Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria: « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même: mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas. Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé.» On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue.

Prière sur les offrandes :
Que ces mystères dont la force nous purifie, Seigneur tout-puissant, nous acheminent en nous purifiant encore jusqu’à la source dont ils descendent. Par Jésus.

Antienne de communion : Ep 1, 7
Elle est inépuisable, la grâce de Dieu. Par son sang, le Christ nous obtient la rédemption, le pardon de nos fautes.

Prière après la communion :
Nous t’en prions, Seigneur, nous qui allons du passé vers ce qui est nouveau : fait-nous quitter ce qui ne peut que vieillir, mets en nous un esprit de renouveau et de sainteté. Par Jésus.

Méditation
L’enseignement de Jésus et ses actions révèle son identité. Du coup deux groupes se forment. Il y en a qui adhèrent à sa personne et reconnaissent en lui le messie d’une part et d’autre part, ceux qui le rejettent et cherche à l’arrêter, à le mettre à mort. Le détail du raisonnement de ce deuxième groupe, hostile au fils de Dieu c’est qu’il déclare le connaitre car il sait d’où il vient c’est-à-dire sa famille son village sa culture et en conclusion ce n’est pas lui le messie car le messie sera d’une origine inconnue « le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. » Jésus leurs parle de sa véritable origine en parlant du père que ces derniers ne connaissent pas. De même nous avons écouté plusieurs fois la parole de Dieu, elle nous est désormais familière. Nous avons acquis plusieurs éditions d’Evangelium Agenda Biblique. Il peut arriver que nous perdions de vue avec le temps que cette parole que nous recevons est inspirée par l’Esprit saint et que son origine c’est Dieu lui-même.

JEUDI 19 MARS

SAINT JOSEPH, EPOUX DE LA VIERGE MARIE
SOLENNITE | BLANC | Psautier PROPRE

Quand Marie devint Mère de Dieu, elle était déjà accordée en mariage à Joseph. Cet homme a donc une place à part dans l’histoire du salut ; à titre d’époux et de père, il va jouer un rôle providentiel auprès de la Vierge et de Jésus. Joseph est descendant de David, et saint Matthieu affirme qu’il est un homme juste ; cela signifie qu’il veut se conformer pleinement à la parole de Dieu, qu’il écoute avec foi et accomplit en silence. C’est ainsi qu’il collabore au dessein de Dieu : il transmet à Jésus le titre messianique de “fils de David” ; il le sauve de la mort dont le menace la jalousie d’Hérode ; il l’éduque et lui communique son expérience d’homme et son habileté d’ouvrier, en un mot sa sagesse. Marie, en parlant de Joseph à Jésus, dit sans hésiter : “ton père” ; elle sait bien que Jésus n’a d’autre père que Dieu ; mais de ce Père céleste, Joseph a été appelé à être le signe sur terre et il s’est montré fidèle à sa vocation.

Antienne d’ouverture :
Célébrons dans la joie la fête de saint Joseph, le serviteur fidèle et avisé que le Seigneur a établi sur sa famille.

Prière d’ouverture :
Dieu tout-puissant, à l’aube des temps nouveaux tu as confié à saint Joseph la garde des mystères du salut ; accorde maintenant à ton Eglise, toujours soutenue par sa prière, de veiller sur leur achèvement. Par Jésus Christ.

Première lecture : 2 S 7, 4-5a.12-14a.16
Cette nuit-là, la parole du Seigneur fut adressée au prophète Nathan : « Va dire à mon serviteur David : Ainsi parle le Seigneur : Quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras auprès de tes pères, je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui naîtra de toi, et je rendrai stable sa royauté. C’est lui qui bâtira une maison pour mon nom, et je rendrai stable pour toujours son trône royal. Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils. Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours.»

Psaume : 88(89), 2-3, 4-5, 27.29
R/ Sa dynastie, sans fin subsistera.

  1. L’amour du Seigneur, sans fin je le chante; ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge. Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours; ta fidélité est plus stable que les cieux.
  2. « Avec mon élu, j’ai fait une alliance, j’ai juré à David, mon serviteur : J’établirai ta dynastie pour toujours, je te bâtis un trône pour la suite des âges.
  3. « Il me dira : Tu es mon Père, mon Dieu, mon roc et mon salut! Sans fin je lui garderai mon amour, mon alliance avec lui sera fidèle. »

Deuxième lecture : Rm 4, 13.16-18.22
Frères, ce n’est pas en vertu de la Loi que la promesse de recevoir le monde en héritage a été faite à Abraham et à sa descendance, mais en vertu de la justice obtenue par la foi. Voilà pourquoi on devient héritier par la foi: c’est une grâce, et la promesse demeure ferme pour tous les descendants d’Abraham, non pour ceux qui se rattachent à la Loi seulement, mais pour ceux qui se rattachent aussi à la foi d’Abraham, lui qui est notre père à tous. C’est bien ce qui est écrit: J’ai fait de toi le père d’un grand nombre de nations. Il est notre père devant Dieu en qui il a cru, Dieu qui donne la vie aux morts et qui appelle à l’existence ce qui n’existe pas. Espérant contre toute espérance, il a cru ; ainsi est-il devenu le père d’un grand nombre de nations, selon cette parole : Telle sera la descendance que tu auras ! Et voilà pourquoi il lui fut accordé d’être juste.

Acclamation :
Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. Heureux les habitants de ta maison, Seigneur: ils pourront te chanter encore ! Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.

Evangile : Mt 1, 16.18-21.24a
Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ. Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit: « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit.

Prière sur les offrandes
Fais que nous puissions, Seigneur, nous présenter au service de ton autel, avec un cœur sans partage, à l’exemple de saint Joseph qui s’est consacré tout entier à servir ton propre Fils né de la Vierge Marie. Lui qui règne.

Antienne de communion
« Bon serviteur, dans les petites choses, tu t’es montré fidèle, je t’en confierai de plus grandes, dit le Seigneur ; entre dans la joie de ton maître.»

Prière après la communion :
Par cette nourriture reçue à ton autel, Seigneur, tu as rassasié ta famille, heureuse de fêter saint Joseph ; garde-la toujours sous ta protection et veille sur les dons que tu lui as faits. Par Jésus.

Méditation
« Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Dans cet extrait Joseph reçoit une mission particulière d’être le protecteur de Marie son épouse et de Jésus son fils. C’est un appel à s’inscrire dans le projet de Dieu qui est pour lui une nouveauté, une surprise. Le contexte de cet appel est turbulent, Joseph avait préalablement un projet, il est déçu, il pense qu’il a été trompé. Il est un homme juste tout de même, sa justice va au-delà des aspects distributifs donner à chacun ce qui lui revient ou ce qu’il mérite. Par compassion, par amour il n’a pas voulu dénoncer publiquement, son épouse Marie et décida de la renvoyer en secret. Nous devons imiter Joseph en sachant écouter la voix de Dieu en temps de tempête dans notre vie. Que Dieu nous aide aussi à comprendre que notre justice comme croyant est synonyme de compassion et de miséricorde. Que Saint Joseph intercède pour nous.

MERCREDI 18 MARS

SAINT CYRILLE DE JERUSALEM, EVEQUE ET DOCTEUR DE L’EGLISE
(Violet)

C’est un spécialiste de la catéchèse des adultes qui, vers 350, devint évêque de Jérusalem, sa ville natale. Cyrille (313-386) avait préparé les candidats au baptême en leur expliquant, d’une manière directe et très simple, les mystères de la foi et les sacrements de l’initiation chrétienne. Ses Catéchèses, qui sont parvenues jusqu’à nous, sont le vivant écho de sa parole. Sur ses trente-huit ans d’épiscopat, il n’en passa pas moins de seize en exil, car à trois reprises, il fut chassé de son siège par les ariens dont il était l’adversaire déclaré : il en coûtait, à cette époque, de proclamer que Jésus est Dieu comme son Père ! Cyrille participa au deuxième concile œcuménique de Constantinople en 381, et qui confirma pleinement ses droits.

Antienne d’ouverture : Ps 68, 14
Je t’adresse ma prière, Seigneur, c’est l’heure, ô mon Dieu, pour ta grâce. En ton grand amour, réponds-moi, toi qui peux vraiment me sauver.

Prière d’ouverture
Dieu qui réponds à la pénitence en récompensant les justes et en pardonnant aux pécheurs, prends pitié de nous, écoute-nous ; que l’aveu de nos fautes nous obtienne la grâce de ton pardon. Par Jésus Christ.

Première lecture : Isaïe 49, 8-15
Ainsi parle le Seigneur : Au temps favorable, je t’ai exaucé, au jour du salut, je t’ai secouru. Je t’ai façonné, établi, pour que tu sois l’alliance du peuple, pour relever le pays, restituer les héritages dévastés et dire aux prisonniers : « Sortez ! » aux captifs des ténèbres : « Montrez-vous ! » Au long des routes, ils pourront paître ; sur les hauteurs dénudées seront leurs pâturages. Ils n’auront ni faim ni soif ; le vent brûlant et le soleil ne les frapperont plus. Lui, plein de compassion, les guidera, les conduira vers les eaux vives. De toutes mes montagnes, je ferai un chemin, et ma route sera rehaussée. Les voici : ils viennent de loin, les uns du nord et du couchant, les autres des terres du sud. Cieux, criez de joie ! Terre, exulte ! Montagnes, éclatez en cris de joie ! Car le Seigneur console son peuple ; de ses pauvres, il a compassion. Jérusalem disait : « Le Seigneur m’a abandonnée, mon Seigneur m’a oubliée. » Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas.

Psaume 144 (145), 8-9, 13cd-14, 17-18
R/ Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour. 144, 8

  1. Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; la bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres.
  2. Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit, fidèle en tout ce qu’il fait. Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent, il redresse tous les accablés.
  3. Le Seigneur est juste en toutes ses voies, fidèle en tout ce qu’il fait. Il est proche de ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent en vérité.

Acclamation
Gloire à toi, Seigneur, honneur, puissance et majesté ! Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur. Celui qui croit en moi ne mourra jamais. Gloire à toi, Seigneur, honneur, puissance et majesté ! (cf. Jn 11, 25a.26)

Évangile : Jean 5, 17-30
En ce temps-là, après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. » C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu. Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement. Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé. Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie. Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ; et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ; alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés. Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.»

Prière sur les offrandes
Que la puissance de ce sacrifice, nous t’en prions, Seigneur, nous débarrasse de tout vieillissement : qu’elle renouvelle en nous la vie et nous apporte le salut. Par Jésus.

Antienne de communion : Jn 3, 17
Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour condamner le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.

Prière après la communion
Ne permets pas, Seigneur, que ce don du ciel vienne à condamner ceux qui l’ont reçu, puisque tu l’as préparé pour guérir tes fidèles. Par Jésus.Méditation
Deux motifs valent la sentence de mort pour Jésus. Il viole la loi du sabbat et il se fait l’égale de Dieu. Malgré la remise en cause de son action et le rejet de son identité, Jésus dans son discours affirme la totale unité et communion entre lui et le Père lorsqu’il dit Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé. Pour dire que notre amour envers Dieu doit se manifester par l’amour que nous montrons au quotidien envers son fils. Notre foi envers Dieu est en réalité foi en Jésus.

MARDI 17 MARS

SAINT PATRICE OU SAINT PATRICK, EVEQUE
(Violet)

Patrice ou Patrick, natif de Grande-Bretagne (vers 385-461), est vendu comme esclave en Irlande par les pirates qui l’ont enlevé alors qu’il avait quinze ans. Sept ans après, il s’évade, va se former au monastère de Lérins et à Auxerre près de Saint Germain, et reçoit l’épiscopat. Il part alors évangéliser l’Irlande encore païenne, dont il fait cette “île des saints” où le zèle missionnaire demeure si ardent.

Antienne d’ouverture: cf Is 55, 1
« Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! dit le Seigneur. Même si vous n’avez pas d’argent, venez et buvez avec joie.»

Prière d’ouverture :
Donne à tes fidèles, Seigneur, en ce temps de pénitence, une vraie générosité à te servir ; qu’ils se disposent ainsi à recevoir dans un cœur purifié l’annonce du mystère pascal et à transmettre au monde la joyeuse nouvelle du salut. Par Jésus Christ.

Première lecture : Ez 47, 1-9.12
En ces jours-là, au cours d’une vision reçue du Seigneur, l’homme me fit revenir à l’entrée de la Maison, et voici : sous le seuil de la Maison, de l’eau jaillissait vers l’orient, puisque la façade de la Maison était du côté de l’orient. L’eau descendait de dessous le côté droit de la Maison, au sud de l’autel. L’homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par l’extérieur, jusqu’à la porte qui fait face à l’orient, et là encore l’eau coulait du côté droit. L’homme s’éloigna vers l’orient, un cordeau à la main, et il mesura une distance de mille coudées ; alors il me fit traverser l’eau : j’en avais jusqu’aux chevilles. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser l’eau : j’en avais jusqu’aux genoux. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser : j’en avais jusqu’aux reins. Il en mesura encore mille : c’était un torrent que je ne pouvais traverser ; l’eau avait grossi, il aurait fallu nager : c’était un torrent infranchissable. Alors il me dit : « As-tu vu, fils d’homme ? » Puis il me ramena au bord du torrent. Quand il m’eut ramené, voici qu’il y avait au bord du torrent, de chaque côté, des arbres en grand nombre. Il me dit : « Cette eau coule vers la région de l’orient, elle descend dans la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit les eaux. En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent. Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède.»

Psaume : 45 (46), 2-3, 5-6, 8-9a.10a
R/ Il est avec nous, le Dieu de l’univers ; citadelle pour nous, le Dieu de Jacob !

  1. Dieu est pour nous refuge et force, secours dans la détresse, toujours offert. Nous serons sans crainte si la terre est secouée, si les montagnes s’effondrent au creux de la mer.
  2. Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu, la plus sainte des demeures du Très-Haut. Dieu s’y tient : elle est inébranlable ; quand renaît le matin, Dieu la secourt.
  3. Il est avec nous, le Seigneur de l’univers ; citadelle pour nous, le Dieu de Jacob ! Venez et voyez les actes du Seigneur, il détruit la guerre jusqu’au bout du monde.

Acclamation :
Gloire à toi, Seigneur, Fils du Dieu vivant ! Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu ; rends-moi la joie d’être sauvé. Gloire à toi, Seigneur, Fils du Dieu vivant !

Evangile : Jn 5, 1-16
À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents. Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pied : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” » Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? » Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. » L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.

Prière sur les offrandes :
Nous te présentons, Seigneur, des biens que toi-même nous as donnés : qu’ils te disent notre reconnaissance devant tout ce que ta création nous propose pour assurer notre vie sur la terre ; qu’ils deviennent aussi le remède qui nous guérira et nous fera vivre éternellement. Par Jésus.

Antienne de communion : Ps 22, 1-2
Mon berger, c’est le Seigneur : je ne manque de rien ; sur de frais pâturages, il me laisse reposer. Il me mène auprès des eaux tranquilles et me fait revivre.

Prière après la communion :
Purifie nos esprits, Seigneur : que tes mystères les renouvellent ; fais que même nos corps y trouvent des forces pour aujourd’hui et pour l’éternité. Par Jésus.

Méditation
Il est des situations catastrophiques qui surviennent dans la vie de nos proches à cause de notre manque d’attention envers eux. Le malade de l’Evangile est dans cet état depuis bien longtemps. Il est tout proche de la piscine mais à chaque fois que l’eau qui aurait pu changer sa condition bouillonne un autre descend avant lui. On pourrait bien se demander comment se fait il que personne ne compatisse à son malheur et y compris personne ne s’intéresse à lui. On commence à s’intéresser à lui seulement lorsque sa condition change et ceci non pas pour applaudir mais pour trouver des moyens de l’inculper « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Ceux la tentent en même temps d’éliminer Jésus qui est la source de sa guérison. Que le Seigneur nous donne d’être compatissants envers nos frères qui souffrent et qui nécessitent de notre aide pour avoir la vie légère. Puissions-nous être épargner d’être de ceux qui alourdissent davantage leur fardeau.