Elle rejoignit sainte Claire au couvent de saint Damien à Assise. Elle lui succéda, en donnant l’exemple d’une constante régularité et d’une stricte pauvreté.
Antienne d’ouverture : (Ps 30, 7-8) Je compte sur toi, Seigneur, tu vois ma misère et tu sais ma détresse, j’exulte et je me réjouis dans ton amour.
Prière d’ouverture Dieu qui renouvelles ce monde au moyen de tes sacrements, fais que ton Eglise progresse par ces biens du ciel et ne manque jamais de tes secours ici-bas. Par Jésus Christ.
1ère lecture : Is 65, 17-21 Ainsi parle le Seigneur : Oui, je vais créer un ciel nouveau et une terre nouvelle, on ne se rappellera plus le passé, il ne reviendra plus à l’esprit. Exultez sans fin, réjouissez-vous de ce que je vais créer. Car je crée une Jérusalem de joie, un peuple d’allégresse. Je trouverai mon allégresse en Jérusalem, ma joie en mon peuple. On n’y entendra plus de cris ni de pleurs. On n’y verra plus de nouveau-né emporté en quelques jours, ni d’homme qui ne parvienne pas au bout de sa vieillesse ; le plus jeune mourra centenaire, mourir avant cent ans sera une malédiction. On bâtira des maisons et on y restera, on plantera des vignes et on pourra en manger les fruits.
Psaume : 29, 2a.3-4, 5-6, 9.12a.13cd R/ Je t’exalte, Seigneur, toi qui me relèves
Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé, Quand j’ai crié vers toi, Seigneur, tu m’as guéri ; Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse.
Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, rendez grâce en rappelant son nom très saint. Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie ; avec le soir, viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie.
Et j’ai crié vers toi, Seigneur, j’ai supplié mon Dieu : Tu as changé mon deuil en une danse, Que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce !
Acclamation Ta parole, Seigneur est vérité, et ta loi, délivrance. Cherchez le bien, non le mal, afin de vivre, et que le Seigneur soit avec vous. Ta parole, Seigneur est vérité, et ta loi, délivrance.
Évangile : Jn 4, 43-54 Jésus, après ces deux jours chez les Samaritains, partit pour la Galilée. (Lui-même avait attesté qu’un prophète n’est pas honoré dans son propre pays.) Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana en Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit : « Vous ne pourrez donc pas croire à moins d’avoir vu des signes et des prodiges ? » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, au début de l’après-midi, que la fièvre l’a quitté. » Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, avec tous les gens de sa maison. Tel est le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.
Prière sur les offrandes : De l’offrande qui t’est consacrée, Seigneur, nous attendons des fruits du salut : débarrasse-nous de tout ce qui doit mourir, renouvelle-nous constamment de ta propre vie. Par Jésus.
Antienne de communion : Ez 36, 27 Parole du Seigneur : « Je mettrai en vous mon Esprit, alors vous suivrez mes lois, vous observerez mes commandements et vous y serez fidèles. »
Prière après la communion : Que notre communion, Seigneur, répare nos forces et nous fasse revivre ; qu’elle nous sanctifie et nous conduise aux biens éternels. Par Jésus.
Méditation Le fonctionnaire royal est dans l’indigence. Son enfant est malade c’est-à-dire qu’il est confronté au danger de la mort et le père s’en indigne. Jean précise le lieu géographique ou la scène se déroule et établit un rapport historique qui met en relief les précédents passages de Jésus ici. Il avait changé l’eau en vin et avait reproché au peuple son manque de foi. Le fonctionnaire royal qui s’indigne voudrait que Jésus se déplace de là où il se trouve pour aller au chevet de son fils malade. Jésus fait valoir la toute puissance de sa parole en le renvoyant. Il n’a pas besoin de se déplacer. Ainsi la parole de Dieu suffit pour que l’action de Dieu se réalise pour quiconque a la foi. Quelle valeur donnons-nous à la parole de Dieu lorsqu’elle est proclamée avons-nous foi en elle ?
4éme DIMANCHE DE CAREME, SAINTE LOUISE DE MARILLAC (Violet)
Antienne d’ouverture : (Ps 30, 7-8) Je compte sur toi, Seigneur, tu vois ma misère et tu sais ma détresse, j’exulte et je me réjouis dans ton amour.
Prière d’ouverture : Dieu qui renouvelles ce monde au moyen de tes sacrements, fais que ton Eglise progresse par ces biens du ciel et ne manque jamais de tes secours ici-bas. Par Jésus Christ.
Première lecture : 1 S 16, 1b.6-7.10-13a En ces jours-là, le Seigneur dit à Samuel : « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars ! Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem, car j’ai vu parmi ses fils mon roi. » Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab, il se dit : « Sûrement, c’est lui le messie, lui qui recevra l’onction du Seigneur ! » Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l’ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. » Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. » Alors Samuel dit à Jessé : « N’as-tu pas d’autres garçons ? » Jessé répondit : « Il reste encore le plus jeune, il est en train de garder le troupeau. » Alors Samuel dit à Jessé : « Envoie-le chercher : nous ne nous mettrons pas à table tant qu’il ne sera pas arrivé. » Jessé le fit donc venir : le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau. Le Seigneur dit alors : « Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui ! » Samuel prit la corne pleine d’huile, et lui donna l’onction au milieu de ses frères. L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là.
Psaume : 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6 R/ Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer. (cf. Ps 22, 1)
Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer.
Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom.
Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.
Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante.
Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.
Deuxième lecture : Ep 5, 8-14 Frères, autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière – or la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité – et sachez reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur. Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon ; démasquez-les plutôt. Ce que ces gens-là font en cachette, on a honte même d’en parler. Mais tout ce qui est démasqué est rendu manifeste par la lumière, et tout ce qui devient manifeste est lumière. C’est pourquoi l’on dit : Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera.
Acclamation Gloire et louange à toi Seigneur Jésus. ! Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur. Celui qui me suit aura la lumière de la vie. Gloire et louange à toi. Seigneur Jésus ! (Jn 8, 12)
Meeting of the General Government and the Superiors of the Major Organisms, Sri Lanka, 2-9 march 2026
Dear brothers:
[1] Receive fraternal greetings from the General Government and the Superiors of the Major Organisms of the Congregation, gathered in Sri Lanka from 2 to 9 March to prepare the way for the XXVII General Chapter. From our fraternity, first of all, we wish to express our sincere gratitude to the Delegation of Saint Joseph Vaz, which has welcomed us with such generosity and hospitality. Thank you very much, brothers!
[2] As an extension of the cell where the Congregation was founded, the house that welcomed us –Serene Pastures, of the Sisters of the Good Shepherd – evoked Psalm 23 (22), reminding us that thy rod and thy staff comfort me; that the Lord is our Shepherd and that in our journey as a Congregation, even when we walk through the dark valleys of violence in the world or the weaknesses and illnesses we suffer as a body, we fear nothing because He goes with us.
[3] Our meeting took place at a particularly complex time. While we were gathered, we followed with concern the war in the Middle East—the most recent of so many situations of violence affecting humanity today— and we felt deeply united with so many people who suffer the consequences of conflict, poverty, and injustice. We too have experienced some of the difficulties of this global context: some of our brothers were unable to attend the meeting or had their travel plans disrupted due to flight cancellations. As Sons of the Heart of Mary, called to embrace the Cross of Jesus Christ and glory in it (CC 9), we have felt even more deeply our communion and closeness to the suffering of the world.
[4] In this context, we have shared intense days of prayer, discernment, and fraternal dialogue. Taking up the echoes of the Spirituality Congress held on the occasion of the 175th anniversary of the Congregation, we recognise that we are called to be, above all, mystical missionaries. Here is the heart that unites and gives life to everything else: being rooted in a deep and personal experience of God. From this foundation, two key elements have emerged clearly throughout the meeting, guiding our journey towards the next General Chapter in communion with the Church and the world.
[5] The first is synodality. We have reflected on and experienced in a very concrete way the value of listening as the basis for walking together. The dialogue among us, the contributions received and, in particular, the reflection of Sr. Teresa Maya have helped us to deepen our understanding of the need to create a true culture of listening. Listening to God, listening to our brothers and listening to the People of God. In this listening, we want to pay special attention to the prophetic voices that we discover among us and in our contexts, and to make possible the communal discernment that helps us recognise what the Spirit is asking of us today. We feel called to continue growing in a synodality that is expressed in our communities, in our governance structures, in formation, and in the mission we share with so many lay people with whom we walk our path.
[6] The second key that has emerged strongly is mission, which includes attentive listening to the reality to which we are sent. As missionaries, we are called to look carefully at today’s world in order to recognise what men and women are experiencing today and what they need from us and our charism. The experience of the retreat, illuminated by the Word of God — especially by the text of Isaiah 41:8-20 — reminded us that our vocation always arises from God’s initiative, who calls us, sustains us and sends us without fear to encounter a people thirsting for life. We have clearly felt the call to read together the signs of the times, to listen to the cry of the peripheries and to respond from our missionary charism. The mission impels us to go out, to draw closer to the realities where the hope of the Gospel is most needed and to ask ourselves continually what humanity today asks of Claretian missionaries.
[7] These two keys —synodality and mission— will guide the path of preparation for the next General Chapter. We want this whole process to be an experience truly shared by all and marked by mission, in which the whole Congregation feels involved and participates actively in discernment. The path we have already taken in preparing for the previous Chapter serves as a basis on which to implement some improvements and continue to focus on approaches that we want to consolidate: synodal, narrative, appreciative, discerning.
[8] From this moment on, we invite all Claretian missionaries to walk together in this process, with an open spirit and a willingness to listen to the Spirit who speaks in the reality of our world and in our Claretian life. The Lord, who has called us from the ends of the earth, continues to walk with us and invites us to keep alive the missionary fire that burned in Claret’s heart. He wants to quench the thirst of all who seek water and cannot find it. And he will not abandon us.
[9] The words that began our meeting also mark our conclusion: They were talking about these things when he stood among them and said to them, ‘Peace be with you’ (Lk 24:36). Without a doubt, the Lord desires peace for all his sons and daughters. May the Heart of Mary help us to welcome it and transmit it.
With fraternal affection,
The General Governmentand the Superiors of the Major Organisms of the Congregation
Impératrice, épouse heureuse d’Henri l’Oiseleur, roi de Germanie, elle eut beaucoup à souffrir de son fils aîné, Othon, après la mort de son mari. Othon lui reprochait ses libéralités pour les pauvres et les monastères sous le prétexte qu’elles ruinaient le pays. Elle pacifia ces querelles puis s’en remit à la paix de la vie monastique des moniales bénédictines en Saxe.
Antienne d’ouverture : Lc 18, 13 Le publicain se tenait à distance, se frappait la poitrine en priant : « Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis ».
Prière d’ouverture : En célébrant avec joie la liturgie de ce Carême, nous te supplions, Seigneur ; nous vivons déjà du mystère de Pâques, accorde-nous le bonheur d’en goûter pleinement les fruits. Par Jésus Christ.
Première lecture : Osée 6, 1-6 Venez, retournons vers le Seigneur ! Il a blessé, mais il nous guérira ; il a frappé, mais il nous soignera. Après deux jours, il nous rendra la vie ; il nous relèvera le troisième jour : alors, nous vivrons devant sa face. Efforçons-nous de connaître le Seigneur : son lever est aussi sûr que l’aurore ; il nous viendra comme la pluie, l’ondée qui arrose la terre. – Que ferai- je de toi, Éphraïm ? Que ferai- je de toi, Juda ? Votre fidélité, une brume du matin, une rosée d’aurore qui s’en va. Voilà pourquoi j’ai frappé par mes prophètes, donné la mort par les paroles de ma bouche : mon jugement jaillit comme la lumière. Je veux la fidélité, non le sacrifice, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes.
Psaume 50 (51), 3-4, 18-19, 20-21ab R/ Tu veux la fidélité, Seigneur, non le sacrifice. (cf. Os 6, 6a)
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave- moi tout entier de ma faute, purifie- moi de mon offense.
Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.
Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem. Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes sur ton autel.
Acclamation Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie. Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur. Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie. cf. Ps 94, 8a.7d
Évangile : Luc 18, 9-14 En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.” Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre- toi favorable au pécheur que je suis !” Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »
Prière sur les offrandes : Dieu qui nous dispenses la grâce, pour que nous approchions de tes mystères avec un cœur purifié, donne-nous de savoir répondre à ta grâce en confessant que tout vient de toi. Par Jésus.
Antienne de communion : Ps 102, 2-3 Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits, car il pardonne toutes tes offenses.
Prière après la communion : Dans ta miséricorde, Seigneur notre Dieu, tu ne cesses de nous combler par tes sacrements : donne- nous de les célébrer chaque jour avec respect et de les recevoir avec foi. Par Jésus.
Méditation La conscience d’être pécheur est nécessaire pour embrasser le chemin de la conversion et celui de la réconciliation avec Dieu et avec les frères et sœurs. Il n’est pas étrange aujourd’hui dans nos familles de rencontrer des personnes qui jamais ne se remettent en question lorsqu’une mésentente ou un conflit surgit. Ils sont très souvent prompts à se dédouaner et à jeter du tort sur l’autre partie impliquée dans le problème. Ne pas se reconnaître fautif est déjà un signe d’orgueil qui terre fertile pour tous les autres péchés. « Je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne », n’est pas une prière mais un procès. Puisse le Seigneur faire à chacun nous le don de l’humilité.
SAINT RODRIQUE ET SAINT SALOMON DE CORDOUE (Violet)
Ils étaient trois frères vivant à Cordoue sous la domination musulmane. Deux étaient chrétiens et le troisième était musulman. Un jour que Rodrigue descendait en ville, son frère musulman le reconnut et chercha à le convertir à l’Islam. Devant son refus, il l’accusa devant les tribunaux pour apostasie. Ce qui lui valut la condamnation à mort. En prison, il fit la connaissance d’un autre chrétien, Salomon, lui aussi condamné à mort. Ils furent tous deux décapités en 857.
Antienne d’ouverture (Ps 85, 9-10) Toutes les nations viendront te reconnaître, Seigneur, et rendre gloire à ton nom. Car tu es grand et tu fais des merveilles, toi qui es le seul Dieu.
Prière d’ouverture : Répands ta grâce en nos cœurs, Dieu de bonté : que nous sachions refréner nos désirs terrestres pour mieux entendre ta parole. Par Jésus Christ.
Première lecture : Osée 14, 2-10 Ainsi parle le Seigneur : Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu ; car tu t’es effondré par suite de tes fautes. Revenez au Seigneur en lui présentant ces paroles : « Enlève toutes les fautes, et accepte ce qui est bon. Au lieu de taureaux, nous t’offrons en sacrifice les paroles de nos lèvres. Puisque les Assyriens ne peuvent pas nous sauver, nous ne monterons plus sur des chevaux, et nous ne dirons plus à l’ouvrage de nos mains : « Tu es notre Dieu », car de toi seul l’orphelin reçoit de la tendresse. Voici la réponse du Seigneur : Je les guérirai de leur infidélité, je les aimerai d’un amour gratuit, car ma colère s’est détournée d’Israël. Je serai pour Israël comme la rosée, il fleurira comme le lis, il étendra ses racines comme les arbres du Liban. Ses jeunes pousses vont grandir, sa parure sera comme celle de l’olivier, son parfum, comme celui de la forêt du Liban. Ils reviendront s’asseoir à son ombre, ils feront revivre le froment, ils fleuriront comme la vigne, ils seront renommés comme le vin du Liban. Ephraïm ! Peux-tu me confondre avec les idoles ? C’est moi qui te réponds et qui te regarde. Je suis comme le cyprès toujours vert, c’est moi qui te donne ton fruit. Qui donc est assez sage pour comprendre ces choses, assez pénétrant pour les saisir ? Oui, les chemins du Seigneur sont droits : les justes y avancent, mais les pécheurs y trébuchent.
Psaume 80 (81), 6c-8a, 8bc-9, 10-11ab, 14.17 R/ C’est moi, le Seigneur ton Dieu, écoute ma voix. cf. 80,11.9a
J’entends des mots qui m’étaient inconnus : « J’ai ôté le poids qui chargeait ses épaules ; ses mains ont déposé le fardeau. Quand tu criais sous l’oppression, je t’ai sauvé.
« Je répondais, caché dans l’orage, je t’éprouvais près des eaux de Mériba. Écoute, je t’adjure, ô mon peuple ; vas-tu m’écouter, Israël ?
« Tu n’auras pas chez toi d’autres dieux, tu ne serviras aucun dieu étranger. C’est moi, le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait monter de la terre d’Égypte !
« Ah ! Si mon peuple m’écoutait, Israël, s’il allait sur mes chemins ! Je le nourrirais de la fleur du froment, je le rassasierais avec le miel du rocher ! »
Acclamation Ta parole, Seigneur, est vérité et ta loi, délivrance. Convertissez-vous, dit le Seigneur, car le royaume des Cieux est tout proche. Ta parole, Seigneur, est vérité et ta loi, délivrance. (Mt 4, 17)
Évangile : Marc 12, 28b-34 En ce temps-là, un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.
Prière sur les offrandes : Jette un regard bienveillant, Seigneur, sur les offrandes que nous te consacrons : qu’elles deviennent l’offrande que tu aimes, et qu’elles nous apportent le salut. Par Jésus.
Antienne de communion (cf Mc 12, 33) Aimer Dieu de tout son cœur, et son prochain comme soi-même vaut mieux que tous les sacrifices.
Prière après la communion : Que ta propre énergie, Seigneur, transforme nos esprits et nos corps ; ainsi, serons-nous sauvés tout entiers dans cette communion à ton Fils. Lui qui règne.
Méditation «Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. Jésus donne du crédit à l’interprétation que le Scribe fait du plus grand commandement. Dans son dialogue avec Jésus, on perçoit qu’il a compris la valeur de l’amour dans la vie du croyant. Aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. Aimer vaut mieux que tous les autres sacrifices. Aimer résume tous les sacrifices. Le scribe a aussi compris qu’aucune faculté ne doit être exclue lorsqu’on aime. C’est donc tout le cœur, toute son intelligence, toute la force de l’homme qui doit être au service de l’être aimé. Jésus dit au scribe qu’il est proche du royaume. Il ne dit pas qu’il est déjà dans le royaume. Autrement dit comprendre la valeur de l’amour dans la vie du croyant, savoir comment on doit aimer Dieu et le prochain doit être compléter par l’expérience concrète. Il faut vivre l’amour et vivre d’amour, en un mot il faut en faire l’expérience. Voila ce qui donne accès dans le royaume des cieux.