Jeudi 02 Novembre

Commémoration de tous les fidèles défunts

Pour entrer dans la vraie vie, celle que Jésus est venu nous communiquer, il faut traverser la mort avec lui et comme lui. Voilà pourquoi l’Eglise prie pour les défunts ; elle demande que le moment imprévisible et inévitable de leur passage vers le Père les ait trouvés ouverts au pardon et au don de Dieu ; elle le demande à chaque messe.

Antienne  d’ouverture

Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité; de même, ceux qui se sont endormis en Jésus, Dieu les prendra avec lui. C’est en Adam que meurent tous les hommes, c’est dans le Christ que tous revivront.

Prière  d’ouverture

Écoute nos prières avec bonté, Seigneur, fais grandir notre foi en ton Fils qui est ressuscité des morts pour que soit plus vive aussi notre espérance en la résurrection de tous nos frères défunts. Par Jésus.

1ère lecture : Sg 2,23; 3,1-6.9

Dieu a créé l’homme pour une existence impérissable, il a fait de lui une image de ce qu’il est en lui-même. La vie des justes est dans la main de Dieu, aucun tourment n’a de prise sur eux. Celui qui ne réfléchit pas s’est imaginé qu’ils étaient morts ; leur départ de ce monde a passé pour un malheur ; quand ils nous ont quittés, on les croyait anéantis, alors qu’ils sont dans la paix. Aux yeux des hommes, ils subissaient un châtiment, mais par leur espérance ils avaient déjà l’immortalité. Ce qu’ils ont eu à souffrir était peu de chose auprès du bonheur dont ils seront comblés, car Dieu les a mis à l’épreuve et les a reconnus dignes de lui. Comme on passe l’or au feu du creuset, il a éprouvé leur valeur ; comme un sacrifice offert sans réserve, il les a accueillis. Ceux qui mettent leur confiance dans le Seigneur comprendront la vérité ; ceux qui sont fidèles resteront avec lui dans son amour, car il accorde à ses élus grâce et miséricorde.

Psaume : 26 (27), 1, 4, 7-9a, 13-14

R/ J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. (26, 13)

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ? 

J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche : habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, pour admirer le Seigneur dans sa beauté et m’attacher à son temple.

Écoute, Seigneur, je t’appelle ! Pitié ! Réponds-moi ! Mon cœur m’a redit ta parole : « Cherchez ma face. » C’est ta face, Seigneur, que je cherche : ne me cache pas ta face.

Mais j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. »

2ème  Lecture : 1 Co 15, 51-57

Frères, c’est un mystère que je vous annonce : nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons transformés, et cela en un instant, en un clin d’œil, quand, à la fin, la trompette retentira. Car elle retentira, et les morts ressusciteront, impérissables, et nous, nous serons transformés. Il faut en effet que cet être périssable que nous sommes revête ce qui est impérissable; il faut que cet être mortel revête l’immortalité. Et quand cet être périssable aura revêtu ce qui est impérissable, quand cet être mortel aura revêtu l’immortalité, alors se réalisera la parole de l’Écriture : La mort a été engloutie dans la victoire. Ô Mort, où est ta victoire ? Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ? L’aiguillon de la mort, c’est le péché ; ce qui donne force au péché, c’est la Loi. Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ.

Acclamation :

Alléluia. Alléluia. Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur. Celui qui croit en moi ne mourra jamais. Alléluia.

Evangile : Mt 25, 31-46.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples: « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : ‘Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’ Alors les justes lui répondront : ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu…? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’ Et le Roi leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’ Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : ‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’ Alors ils répondront, eux aussi : ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?’ Il leur répondra: ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’ Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

Prière sur les offrandes

Sois favorable à nos offrandes, Seigneur: que tous les fidèles défunts soient admis dans le Royaume avec ton Fils qui nous unit les uns aux autres par le mystère de son amour. Lui qui.

Antienne  de  communion

« Je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. »

Prière  après  la  communion

Ouvre, Seigneur, à nos frères défunts ta maison de lumière et de paix, car c’est pour eux que nous avons célébré le sacrement de la Pâque. Par Jésus.

Méditation

Le verbe « séparer » conjugué au futur simple dans l’Evangile du jour (Mt 25, 32) à l’occasion de la commémoration des fidèles défunts nous renseigne sur la parousie ou simplement le jugement dernier. Ainsi retenons-nous que le visage du Seigneur que nous cherchons, ou recherchons au quotidien – dans l’Eglise ou en dehors – se trouve dans la personne de l’indigent, du misérable et/ou du nécessiteux. Eviter l’indifférentisme, vivre la fraternité et pratiquer la charité sans réserves envers notre prochain peuvent nous valoir le salut aujourd’hui et demain. Prions pour les défunts pour qui le jugement eschatologique a déjà commencé ou pas afin que la Miséricorde Divine triomphe sur leur manque de Foi et de Charité.

Mercredi 01 Novembre

Tous les saints,

Solennite

La sainteté de Dieu, c’est le mystère de sa vie et de son amour infini. Il veut nous communiquer cette vie sainte et il sanctifie ceux qui cherchent à s’unir à lui. Ceux-là, l’Eglise les appelle des saints et nous les donne pour modèles. Aujourd’hui, elle nous invite à penser à la foule anonyme et innombrable de ceux qui, dans les cieux,  glorifient l’agneau de Dieu et son Père, sans que les hommes aient jamais discerné combien leur union avec Jésus avait été profonde sur la terre.

Antienne  d’ouverture

Tous ensemble, réjouissons-nous dans le Seigneur, célébrons ce jour de fête en l’honneur de tous les saints. Les anges se réjouissent avec nous de cette fête ; ils en glorifient le Fils de Dieu.

Prière  d’ouverture

Dieu éternel et tout-puissant, tu nous donnes de célébrer dans une même fête la sainteté de tous les élus ; puisqu’une telle multitude intercède pour nous, réponds à nos désirs, accorde-nous largement tes grâces. Par Jésus.

1ère lecture : Ap 7, 2-4.9-14

Moi, Jean, j’ai vu un ange qui montait du côté où le soleil se lève, avec le sceau qui imprime la marque du Dieu vivant ; d’une voix forte, il cria aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de faire du mal à la terre et à la mer : « Ne faites pas de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, avant que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu.» Et j’entendis le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau: ils étaient cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d’Israël. Après cela, j’ai vu : et voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main. Et ils s’écriaient d’une voix forte: « Le salut appartient à notre Dieu qui siège sur le Trône et à l’Agneau ! » Tous les anges se tenaient debout autour du Trône, autour des Anciens et des quatre Vivants ; se jetant devant le Trône, face contre terre, ils se prosternèrent  devant Dieu. Et ils disaient : « Amen ! Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu, pour les siècles des siècles! Amen ! » L’un des Anciens prit alors la parole et me dit : « Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où viennent-ils? » Je lui répondis : « Mon seigneur, toi, tu le sais. » Il me dit : « Ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau. »

Psaume : 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6

R/  Voici le peuple de ceux qui cherchent ta face, Seigneur.

Au Seigneur, le monde et sa richesse,  la terre et tous ses habitants ! C’est lui qui l’a fondée sur les mers et la garde inébranlable sur les flots.

Qui peut gravir la montagne du Seigneur et se tenir dans le lieu saint? L’homme au cœur pur, aux mains innocentes, qui ne livre pas son âme aux idoles.

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction, et de Dieu son Sauveur, la justice. Voici le peuple de ceux qui le cherchent ! Qui recherche la face du Dieu de Jacob.

2ème lecture : 1 Jn 3, 1-3

Bien-aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons: quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est. Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, dit le Seigneur, et moi, je vous procurerai le repos. Alléluia. (Mt 11, 28)

Evangile : Mt 5, 1-12a

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.    Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux! »

Prière  sur  les  offrandes

Daigne accepter, Seigneur, l’offrande que nous te présentons en l’honneur de tous les saints ; nous croyons qu’ils vivent désormais près de toi : accorde-nous de sentir aussi qu’ils interviennent pour notre salut. Par Jésus.

Antienne  de  communion

Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu! Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu ! Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux !

Prière  après  la  communion

Dieu qui seul es saint, toi que nous admirons et adorons en célébrant la fête de tous les saints, nous implorons ta grâce : quand tu nous auras sanctifiés dans la plénitude de ton amour, fais-nous passer de cette table, où tu nous as reçus en pèlerins, au banquet préparé dans ta maison. Par Jésus.

Méditation L’Evangile du jour (sur les Béatitudes) nous introduit dans le Mois des défunts tout en nous conviant à entrer dans le Royaume des Cieux en soignant notre vie socio-morale et en nous inscrivant à l’école de la sainteté. En fait, les bénédictions que nous recherchons sont pour tous, en particulier : les doux, les pauvres de cœurs, les affligés, les affamés ou assoiffés de justice, les miséricordieux, etc

Mardi  31  octobre

SAINT  Quentin

Au 3e siècle, Quentin, romain, partit pour la Gaule avec saint Lucien de Beauvais et plusieurs compagnons pour évangéliser cette région du Beauvaisis et de la Picardie. Son succès provoqua la colère du préfet romain Rictiovare qui l’arrêta à Soissons, lui fit subir interrogatoires et supplices, le fit décapiter.

Antienne d’ouverture : Ps 104

Soyez dans la joie, vous qui cherchez Dieu. Cherchez le Seigneur et sa force, sans vous lasser, recherchez son visage.

Prière d’ouverture

Dieu éternel et tout-puissant, augmente en nous la foi, l’espérance et la charité. Et pour que nous puissions obtenir ce que tu promets, fais-nous aimer ce que tu commandes. Par Jésus.

1ère  lecture : Romains 8, 18-25

Frères, j’estime qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire qui va être révélée pour nous. En effet, la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise au pouvoir du néant, non pas de son plein gré, mais à cause de celui qui l’a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l’espérance d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu. Nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore. Et elle n’est pas seule. Nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons ; nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint, mais nous attendons notre adoption et la rédemption de notre corps. Car nous avons été sauvés, mais c’est en espérance ; voir ce qu’on espère, ce n’est plus espérer : ce que l’on voit, comment peut-on l’espérer encore ? Mais nous, qui espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance.

Psaume : 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6

R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous !

Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion, nous étions comme en rêve ! Alors notre bouche était pleine de rires, nous poussions des cris de joie.

Alors on disait parmi les nations: « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! » Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous : nous étions en grande fête !

Ramène, Seigneur, nos captifs, comme les torrents au désert. Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie.

Il s’en va, il s’en va en pleurant, il jette la semence ; il s’en vient, il s’en vient dans la joie, il rapporte les gerbes.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Tu es béni, Père, Seigneur du ciel et de la terre, tu as révélé aux tout-petits les mystères du Royaume ! Alléluia. (cf. Mt 11, 25)

Évangile : Luc 13, 18-21

En ce temps-là, Jésus disait : « À quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer ? Il est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. » Il dit encore : « À quoi pourrai-je comparer le règne de Dieu ? Il est comparable au levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »

Prière sur les offrandes

Regarde les présents déposés devant toi, Seigneur notre Dieu. Permets que notre célébration contribue d’abord à ta gloire. Par Jésus.

Antienne de la communion : Ps 19, 6

Joyeux d’être sauvés, nous acclamons le nom de notre Dieu.

Prière après la communion

Que tes sacrements, Seigneur, achèvent de produire en nous ce qu’ils signifient, afin que nous entrions un jour en pleine possession du mystère que nous  célébrons dans ces rites. Par Jésus.

Méditation

Le grain de sénevé est tout petit, il est même presqu’insignifiant. D’ailleurs, on ne le sème pas, mais on le « jette » dans un jardin. Le levain, quant à lui, est tout simplement enfoui ! Et voilà les deux images que Jésus emploie pour parler du Royaume de Dieu, pas moins ! Le grain de sénevé est un arbre en puissance et le levain, comme son nom l’indique, peut faire lever toute la pâte ! Sans doute Jésus veut-il nous faire comprendre que rien n’est insignifiant pour notre Dieu. Il peut tout : d’une graine il peut faire un arbre, il donne sens et fécondité à ce qui, dans nos vies, semble tellement petit ou dérisoire. C’est dans notre faiblesse que se déploie sa puissance mais il a besoin que nous lui offrions ces petits riens qui transforment le monde.

Lundi  30  octobre

Bienheureuse Bienvenue

Elle entra dans le Tiers Ordre de Saint Dominique et se sanctifia ainsi sans entrer dans un couvent. Ses contemporains l’ont dotée de toutes les vertus. Elle voulait imiter les souffrances du Christ.

Antienne d’ouverture : Ps 104, 3-4

Soyez dans la joie, vous qui cherchez Dieu. Cherchez le Seigneur et sa force, sans vous lasser, recherchez son visage.

Prière d’ouverture

Dieu éternel et tout-puissant, augmente en nous la foi, l’espérance et la charité. Et pour que nous puissions obtenir ce que tu promets, fais-nous aimer ce que tu commandes. Par Jésus.

1ère  lecture : Rm 8, 12-17

Frères, nous avons une dette, mais elle n’est pas envers la chair pour devoir vivre selon la chair. Car si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si, par l’Esprit, vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez. En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ; mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers : héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, si du moins nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire.

Psaume : 67 (68), 2.4, 6.7ab, 20-21

R/ Le Dieu qui est le nôtre est le Dieu des victoires.

Dieu se lève et ses ennemis se dispersent, ses adversaires fuient devant sa face. Mais les justes sont en fête, ils exultent; devant la face de Dieu ils dansent de joie.

Père des orphelins, défenseur des veuves, tel est Dieu dans sa sainte demeure. À l’isolé, Dieu accorde une maison ; aux captifs, il rend la liberté ;

Que le Seigneur soit béni ! Jour après jour, ce Dieu nous accorde la victoire. Le Dieu qui est le nôtre est le Dieu des victoires, et les portes de la mort sont à Dieu, le Seigneur. 

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Ta parole, Seigneur, est vérité ; dans cette vérité, sanctifie-nous. Alléluia. (cf. Jn 17, 17ba)

Évangile : Lc 13, 10-17

En ce temps-là, Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. Voici qu’il y avait là une femme, possédée par un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. Quand Jésus la vit, il l’interpella et lui dit : « Femme, te voici délivrée de ton infirmité. » Et il lui imposa les mains. À l’instant même elle redevint droite et rendait gloire à Dieu. Alors le chef de la synagogue, indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat, prit la parole et dit à la foule : « Il y a six jours pour travailler; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » Le Seigneur lui répliqua: « Hypocrites! Chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire? Alors cette femme, une fille d’Abraham, que Satan avait liée voici dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? » À ces paroles de Jésus, tous ses adversaires furent remplis de honte, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu’il faisait.

Prière sur les offrandes

Regarde les présents déposés devant toi, Seigneur notre Dieu. Permets que notre célébration contribue d’abord à ta gloire. Par Jésus.

Antienne de la communion : Ps 19, 6

Joyeux d’être sauvés, nous acclamons le nom de notre Dieu.

Prière après la communion

Que tes sacrements, Seigneur, achèvent de produire en nous ce qu’ils signifient, afin que nous entrions un jour en pleine possession du mystère que nous  célébrons dans ces rites. Par Jésus.

Méditation

Jésus a vu la femme courbée et a aussitôt compris sa souffrance. Il la guérit sans lui en demander la permission. Elle comprend tout de suite que Jésus l’a délivrée de son mal et rend grâce à Dieu. Quel beau miracle, tout simple, comme l’échange d’un regard d’amour et de confiance. Le chef de la synagogue vient intervenir dans cette douceur avec de grand bruit : il s’adresse à la foule pour passer sa mauvaise humeur, et lui parle comme le fait un mauvais maître à ses valets. Il se donne l’air de défendre les droits de Dieu mais n’a pas le moindre mouvement de compassion pour cette femme infirme depuis dix-huit ans. C’est au tour de Jésus d’être indigné par ce faux jugement, qui préfère l’ordre à l’amour. Quelle bonne nouvelle ! Jésus ne planifie pas sa grâce pour nous, il nous la donne en abondance.

Dimanche  29  octobre

30ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

Psautier II

saint narcisse, Eveque

Antienne d’ouverture : Ps 104, 3-4

Soyez dans la joie, vous qui cherchez Dieu. Cherchez le Seigneur et sa force, sans vous lasser, recherchez son visage.

Prière d’ouverture

Dieu éternel et tout-puissant, augmente en nous la foi, l’espérance et la charité. Et pour que nous puissions obtenir ce que tu promets, fais-nous aimer ce que tu commandes. Par Jésus.

1ère  lecture : Ex 22, 20-26

Ainsi parle le Seigneur : « Tu n’exploiteras pas l’immigré, tu ne l’opprimeras pas, car vous étiez vous-mêmes des immigrés au pays d’Égypte.  Vous n’accablerez pas la veuve et l’orphelin. Si tu les accables et qu’ils crient vers moi, j’écouterai leur cri. Ma colère s’enflammera et je vous ferai périr par l’épée : vos femmes deviendront veuves, et vos fils, orphelins. Si tu prêtes de l’argent à quelqu’un de mon peuple, à un pauvre parmi tes frères, tu n’agiras pas envers lui comme un usurier : tu ne lui imposeras pas d’intérêts. Si tu prends en gage le manteau de ton prochain, tu le lui rendras avant le coucher du soleil. C’est tout ce qu’il a pour se couvrir ; c’est le manteau dont il s’enveloppe, la seule couverture qu’il ait pour dormir. S’il crie vers moi, je l’écouterai, car moi, je suis compatissant ! »

Psaume : 17 (18), 2-3, 4.20, 47.51ab

R/  Je t’aime, Seigneur, ma force.

Je t’aime, Seigneur, ma force: Seigneur, mon roc, ma forteresse, Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite, mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !

Louange à Dieu ! Quand je fais appel au Seigneur, je suis sauvé de tous mes ennemis. Lui m’a dégagé, mis au large, il m’a libéré, car il m’aime.

Vive le Seigneur ! Béni soit mon Rocher ! Qu’il triomphe, le Dieu de ma victoire ! Il donne à son roi de grandes victoires, il se montre fidèle à son messie.

2èrme  lecture  : 1 Th 1, 5c-10

Frères, vous savez comment nous nous sommes comportés chez vous pour votre bien. Et vous-mêmes, en fait, vous nous avez imités, nous et le Seigneur, en accueillant la Parole au milieu de bien des épreuves, avec la joie de l’Esprit Saint. Ainsi vous êtes devenus un modèle pour tous les croyants de Macédoine et de Grèce. Et ce n’est pas seulement en Macédoine et en Grèce qu’à partir de chez vous la parole du Seigneur a retenti, mais la nouvelle de votre foi en Dieu s’est si bien répandue partout que nous n’avons pas besoin d’en parler. En effet, les gens racontent, à notre sujet, l’accueil que nous avons reçu chez vous ; ils disent comment vous vous êtes convertis à Dieu en vous détournant des idoles, afin de servir le Dieu vivant et véritable, et afin d’attendre des cieux son Fils qu’il a ressuscité d’entre les morts, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ; mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui. Alléluia. (Jn 14, 23)

Évangile : Mt 22, 34-40

En ce temps-là, les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve: « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »

Prière sur les offrandes

Regarde les présents déposés devant toi, Seigneur notre Dieu. Permets que notre célébration contribue d’abord à ta gloire. Par Jésus.

Antienne de la communion : Ps 19, 6

Joyeux d’être sauvés, nous acclamons le nom de notre Dieu.

Prière après la communion

Que tes sacrements, Seigneur, achèvent de produire en nous ce qu’ils signifient, afin que nous entrions un jour en pleine possession du mystère que nous  célébrons dans ces rites. Par Jésus.

Méditation

Qu’est-ce que l’Amour, Comment aimer ? Ces questions portent en elles, nous le sentons, la clé de la vraie vie à laquelle nous aspirons. C’est parce que le Christ a «  les paroles de la vie éternelle », parce qu’il est venu pour que les hommes aient la vie en abondance, en donnant sa vie pour nous, qu’il est le seul à pouvoir nous révéler la vérité tout entière sur l’Amour. Il le fait par sa Parole que Paul nous invite à accueillir, c’est-à-dire à méditer et surtout à croire, « avec joie de l’Esprit Saint » ; et par son exemple vivant, que le même Paul nous exhorte à imiter. Ce n’est donc qu’en le contemplant, dans la prière et la rencontre dans les sacrements, que nous comprendrons pas à pas ce que veut dire : aimer Dieu par-dessus tout et son prochain comme soi-même, et que nous pourrons vivre ce double et unique commandement qui nous ouvre la vie éternelle, ici-bas déjà.

Samedi 28  octobre

SAINTS Simon et Jude, Apôtres

Fete

Le surnom de zélote, donné à Simon, indique dans quel parti l’appel de Jésus a été le chercher : il était l’un de ces violents qui voulaient rétablir le royaume d’Israël en soulevant le peuple de Dieu contre les occupants païens. Devenu l’un des Douze, il apprendra de son Maître les chemins de l’humble douceur qui mènent par la croix au Royaume de Dieu. La violence du zélote fera place à la force du témoin du Christ crucifié.

Antienne d’ouverture

Dans un amour sans repentir, le Seigneur a choisi pour apôtres saint Simon et saint Jude et il leur a donné une gloire éternelle.

Prière d’ouverture

Dieu qui nous as conduits à la connaissance de ton nom par la prédication des Apôtres, fais qu’à la prière des saints Simon et Jude, ton Église ne cesse de grandir en accueillant toujours de nouveaux croyants. Par Jésus.

1ère  lecture : Ep 2, 19-22

Frères, vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes concitoyens des saints, vous êtes membres de la famille de Dieu, car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire, c’est le Christ Jésus lui-même. En lui, toute la construction s’élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur. En lui, vous êtes, vous aussi, les éléments d’une même construction pour devenir une demeure de Dieu par l’Esprit Saint.

Psaume : 18 (19), 2-3, 4-5ab

R/  Par toute la terre s’en va leur message.

Les cieux proclament la gloire de Dieu, le firmament raconte l’ouvrage de ses mains. Le jour au jour en livre le récit et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit, pas de voix qui s’entende ; mais sur toute la terre en paraît le message et la nouvelle, aux limites du monde.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. À toi, Dieu, notre louange ! Toi que les Apôtres glorifient, nous t’acclamons : tu es Seigneur ! Alléluia.

Évangile : Lc 6, 12-19

En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres : Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître. Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus l’entendre et se faire guérir de leurs maladies ; ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs retrouvaient la santé. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous.

Prière sur les offrandes

En vénérant la gloire éternelle des Apôtres Simon et Jude nous te supplions, Seigneur : accueille nos prières, fais-nous participer dignement à cette eucharistie. Par Jésus.

Antienne de la communion : Jn 14, 23

« Si quelqu’un m’aime, dit le Seigneur, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui. »

Prière après la communion

Après avoir reçu ton sacrement, Seigneur, nous te prions dans l’Esprit Saint : que le sacrifice offert aujourd’hui pour célébrer la passion des Apôtres Simon et Jude, nous garde dans ton amour. Par Jésus.

Méditation

Jésus choisit douze apôtres parmi les disciples. Son choix, il le mûrit dans la prière. Une nuit passée à l’écoute de la voix du Père et du murmure de l’Esprit saint. Peut-être, sans cette nuit de prière, aurait-il appelé d’autres disciples que ceux-ci : des hommes plus instruits, plus fidèles… Mais là, pas d’entretien d’embauche, pas de test. Simplement la ratification d’un choix posé dans une parfaite confiance au Père qui jamais ne se trompe en ses desseins. Du choix de la marque de notre alimentation, au choix de notre tenue ou de notre métier, nous prenons sans cesse des décisions, petites ou grandes. Il nous faut bien sûr réfléchir, évaluer les conséquences prévisibles de nos actes. Plus encore, il nous est bon de nous rendre disponible aux signes que Dieu nous donne pour éclairer nos routes et nos carrefours.