VENDREDI 13  octobre

SAINT Edouard, Le Confesseur

Dernier roi à régner sur l’Angleterre avant la conquête de ce pays par les Normands de Guillaume le Conquérant, il avait horreur du sang versé. Aussi éminent par sa piété que par sa générosité, il sut se faire l’ami des petites gens et fut vite l’objet d’un culte populaire. Mais, en réalité, il n’était pas fait pour être roi. 

Antienne  d’ouverture : Est 13, 9

Tout dépend de ta volonté, Seigneur, et rien ne peut lui résister : C’est toi qui as fait le ciel et la terre et les merveilles qu’ils contiennent. Tu es le Maître de l’univers.

Prière  d’ouverture

Dans ton amour inépuisable, Dieu éternel et tout-puissant, tu combles ceux qui t’implorent, bien au-delà de leurs mérites et de leurs désirs. Répands sur nous ta miséricorde en délivrant notre conscience de ce qui l’inquiète et en donnant plus que nous n’osons demander. Par Jésus.

1ère  lecture : Joël 1, 13-15 ; 2, 1-2

Prêtres, mettez un vêtement de deuil, et pleurez ! Serviteurs de l’autel, faites entendre des lamentations! Venez, serviteurs de mon Dieu, passez la nuit vêtus de toile à sac ! Car la maison de votre Dieu ne reçoit plus ni offrandes ni libations.  Prescrivez un jeûne sacré, annoncez une fête solennelle, réunissez les anciens et tous les habitants du pays dans la maison du Seigneur votre Dieu. Criez vers le Seigneur : « Ah ! jour de malheur ! » Le jour du Seigneur est proche, il vient du Puissant comme un fléau. Sonnez du cor dans Sion, faites retentir la clameur sur ma montagne sainte ! Qu’ils tremblent, tous les habitants du pays, car voici venir le jour du Seigneur, il est tout proche. Jour de ténèbres et d’obscurité, jour de nuages et de sombres nuées. Comme la nuit qui envahit les montagnes, voici un peuple nombreux et fort ; il n’y en a jamais eu de pareil et il n’y en aura plus dans les générations à venir.

Psaume : 9a, 2-3, 6.16, 8-9

R/ Dieu jugera le monde avec justice.

De tout mon cœur, Seigneur, je rendrai grâce, je dirai tes innombrables merveilles ; pour toi, j’exulterai, je danserai, je fêterai ton nom, Dieu Très-Haut.

Tu menaces les nations, tu fais périr les méchants, à tout jamais tu effaces leur nom. Ils sont tombés, les païens, dans la fosse qu’ils creusaient ; aux filets qu’ils ont tendus, leurs pieds se sont pris.

Mais il siège, le Seigneur, à jamais: pour juger, il affermit son trône; il juge le monde avec justice et gouverne les peuples avec droiture.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors, dit le Seigneur ; et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. Alléluia.  (Jn 12, 31b-32)

Évangile : Luc 11, 15-26

En ce temps-là, comme Jésus avait expulsé un démon, certains dirent: « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons.»  D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.  Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit: « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons.  Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges.  En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous.  Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse.  Quand l’esprit impur est sorti de l’homme, il parcourt des lieux arides en cherchant où se reposer. Et il ne trouve pas. Alors il se dit: “Je vais retourner dans ma maison, d’où je suis sorti.” En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée.  Alors il s’en va, et il prend d’autres esprits encore plus mauvais que lui, au nombre de sept ; ils entrent et s’y installent. Ainsi, l’état de cet homme-là est pire à la fin qu’au début. »

Prière  sur  les  offrandes

Accepte, Seigneur, le sacrifice que tu nous as donné. Dans les mystères que nous célébrons pour te rendre grâce, sanctifie les hommes que tu as sauvés par ton Fils. Lui qui.

Antienne  de  communion : Lm 3, 25

Le Seigneur est bon pour ceux qui se tournent vers lui, pour ceux qui le recherchent.

Prière  après  la  communion

Accorde-nous, Seigneur notre Dieu, de trouver dans cette communion notre force et notre joie, afin que nous puissions devenir ce que nous avons reçu: le corps du Christ. Lui qui.

Méditation

Quand Jésus manifeste sa puissance et que parole et geste s’accordent, les esprits tordus refusent de voir ce qui est véritablement manifesté et se concentrent sur ce qui n’est pas. Ils attribuent à Satan les délivrances opérées par Jésus. Or attribuer au mal une guérison, une libération, est un pur non-sens. Il s’agit ici du combat entre Dieu et Satan, qui a pour terrain le cœur de l’homme. Jésus nous met en garde contre les « risques de rechute » : il ne suffit pas d’avoir bénéficié de la délivrance ou d’une grande grâce spirituelle pour se croire débarrassé des attaques du Malin… Si nous ne veillons pas à entretenir la flamme de notre foi en Jésus Sauveur par l’écoute de la Parole, la prière et la vie sacramentelle, ceci attirera toutes sortes de « démons » indésirables, à commencer par les pensées négatives. C’est pourquoi il nous faut pratiquer la vigilance du cœur jusqu’au bout, avec assiduité, comme nous dit Jésus.

Mercredi  11  octobre

SAINT Jean XXIII, Pape

Élu à 76 ans comme simple pape de transition, Jean XXIII a pourtant chamboulé le Vatican pour se rapprocher du peuple, au point d’hériter du surnom de “bon pape” auprès des fidèles. L’italien Angelo Roncalli a profondément marqué l’Église par son pontificat. Celui qui devient Jean XXIII en 1958 crée principalement la surprise en lançant Vatican II, un concile qu’il veut synonyme d’aggiornamento, c’est-à-dire de “mise à jour”, moins de trois mois après son élection.

Antienne  d’ouverture : Est 13, 9. 10-11

Tout dépend de ta volonté, Seigneur, et rien ne peut lui résister: C’est toi qui as fait le ciel et la terre et les merveilles qu’ils contiennent. Tu es le Maître de l’univers.

Prière  d’ouverture

Dans ton amour inépuisable, Dieu éternel et tout-puissant, tu combles ceux qui t’implorent, bien au-delà de leurs mérites et de leurs désirs. Répands sur nous ta miséricorde en délivrant notre conscience de ce qui l’inquiète et en donnant plus que nous n’osons demander. Par Jésus.

1ère  lecture : Jonas 4, 1-11

Quand il vit que Dieu pardonnait aux habitants de Ninive, Jonas trouva la chose très mauvaise et se mit en colère. Il fit cette prière au Seigneur : « Ah ! Seigneur, je l’avais bien dit lorsque j’étais encore dans mon pays! C’est pour cela que je m’étais d’abord enfui à Tarsis. Je savais bien que tu es un Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment.  Eh bien, Seigneur, prends ma vie ; mieux vaut pour moi mourir que vivre. »  Le Seigneur lui dit:« As-tu vraiment raison de te mettre en colère?»  Jonas sortit de Ninive et s’assit à l’est de la ville. Là, il fit une hutte et s’assit dessous, à l’ombre, pour voir ce qui allait arriver dans la ville.  Le Seigneur Dieu donna l’ordre à un arbuste, un ricin, de pousser au-dessus de Jonas pour donner de l’ombre à sa tête et le délivrer ainsi de sa mauvaise humeur. Jonas se réjouit d’une grande joie à cause du ricin. Mais le lendemain, à l’aube, Dieu donna l’ordre à un ver de piquer le ricin, et celui-ci se dessécha. Au lever du soleil, Dieu donna l’ordre au vent d’est de brûler ; Jonas fut frappé d’insolation. Se sentant défaillir, il demanda la mort et ajouta : « Mieux vaut pour moi mourir que vivre. »  Dieu dit à Jonas : « As-tu vraiment raison de te mettre en colère au sujet de ce ricin? » Il répondit : «Oui, j’ai bien raison de me mettre en colère jusqu’à souhaiter la mort.» Le Seigneur répliqua : « Toi, tu as pitié de ce ricin, qui ne t’a coûté aucun travail et que tu n’as pas fait grandir, qui a poussé en une nuit, et en une nuit a disparu. Et moi, comment n’aurais-je pas pitié de Ninive, la grande ville, où, sans compter une foule d’animaux, il y a plus de cent vingt mille êtres humains qui ne distinguent pas encore leur droite de leur gauche ? »

Psaume : 85 (86), 3-4, 5-6, 9-10

R/ Toi, Seigneur, Dieu de tendresse et de pitié !

Prends pitié de moi, Seigneur, toi que j’appelle chaque jour. Seigneur, réjouis ton serviteur : vers toi, j’élève mon âme !

Toi qui es bon et qui pardonnes, plein d’amour pour tous ceux qui t’appellent, écoute ma prière, Seigneur, entends ma voix qui te supplie.

Toutes les nations, que tu as faites, viendront se prosterner devant toi et rendre gloire à ton nom, Seigneur, car tu es grand et tu fais des merveilles, toi, Dieu, le seul.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils; c’est en lui que nous crions « Abba», Père. Alléluia (Rm 8, 15bc).

Évangile : Luc 11, 1-4

Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. » Il leur répondit: « Quand vous priez, dites: “Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.  Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation.”»

Prière  sur  les  offrandes

Accepte, Seigneur, le sacrifice que tu nous as donné. Dans les mystères que nous célébrons pour te rendre grâce, sanctifie les hommes que tu as sauvés par ton Fils. Lui qui.

Antienne  de  communion : Lm 3, 25

Le Seigneur est bon pour ceux qui se tournent vers lui, pour ceux qui le recherchent.

Prière  après  la  communion

Accorde-nous, Seigneur notre Dieu, de trouver dans cette communion notre force et notre joie, afin que nous puissions devenir ce que nous avons reçu: le corps du Christ. Lui qui.

Méditation

L’enseignement de Jésus sur la prière part de sa propre expérience de cette dernière. Lorsqu’en priant nous reprenons les mots que Jésus nous a laissés, nous ne suivons pas seulement la leçon d’un maître, mais nous faisons nôtre la prière même de Jésus. Par elle, nous sommes introduits dans la relation filiale de Jésus à son Père, qu’il nous apprend à invoquer : Père, Notre Père. Dire à Dieu, Père, c’est être fils, enfant de Dieu. La prière de Jésus nous fait partager les sentiments qui unissent Jésus à son Père. Dès lors nous ne pouvons que désirer ardemment la sanctification du Nom de Dieu, la venue de son Règne. Les demandes du pain, du pardon et de l’éloignement de la tentation sont liées à notre condition humaine blessée en peine, aujourd’hui comme hier. Mais en dernier lieu, elles visent la construction et l’avènement du Royaume de Dieu dès ici-bas.

Mardi  10  octobre

Saint Daniel et ses compagnons,

MARTYRS

Avec six autres franciscains ils débarquèrent à Ceuta, au Maroc, pour témoigner du Christ devant les Sarrasins. Ils entrèrent dans la ville musulmane, crucifix à la main, prêchant contre Mahomet. Ils furent aussitôt arrêtés et emprisonnés. Comme ils refusaient d’apostasier, ils furent conduits sur la grande place et, agenouillés, ils furent décapités.

Antienne  d’ouverture : Est 13, 9. 10-11

Tout dépend de ta volonté, Seigneur, et rien ne peut lui résister: C’est toi qui as fait le ciel et la terre et les merveilles qu’ils contiennent. Tu es le Maître de l’univers.

Prière  d’ouverture

Dans ton amour inépuisable, Dieu éternel et tout-puissant, tu combles ceux qui t’implorent, bien au-delà de leurs mérites et de leurs désirs. Répands sur nous ta miséricorde en délivrant notre conscience de ce qui l’inquiète et en donnant plus que nous n’osons demander. Par Jésus.

1ère  lecture : Jon 3, 1-10

La parole du Seigneur fut adressée de nouveau à Jonas : « Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne sur elle. » Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur. Or, Ninive était une ville extraordinairement grande : il fallait trois jours pour la traverser. Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant : « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! » Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, sevêtirent de toile à sac. La chose arriva jusqu’au roi de Ninive. Il se leva de son trône, quitta son manteau, se couvrit d’une toile à sac, et s’assit sur la cendre. Puis il fit crier dans Ninive ce décret du roi et de ses grands : « Hommes et bêtes, gros et petit bétail, ne goûteront à rien, ne mangeront pas et ne boiront pas. Hommes et bêtes, on se couvrira de toile à sac, on criera vers Dieu de toute sa force, chacun se détournera de sa conduite mauvaise et de ses actes de violence. Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et  ne se repentira pas, s’il ne reviendra pas de l’ardeur de sa colère ? Et alors nous ne périrons pas ! » En voyant leur réaction, et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés.

Psaume : 129 (130), 1-2, 3-4, 7bc.8

R/ Si tu retiens nos fautes Seigneur, qui subsistera ?

Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, Seigneur, écoute mon appel ! Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière !

Si tu retiens les fautes, Seigneur, Seigneur, qui subsistera ? Mais près de toi se trouve le pardonpour que l’homme te craigne.

Oui, près du Seigneur, est l’amour ; près de lui, abonde le rachat.C’est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! Alléluia. (cf. Lc 11, 28)

Évangile : Luc 10, 38-42

En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »

Prière  sur  les  offrandes

Accepte, Seigneur, le sacrifice que tu nous as donné. Dans les mystères que nous célébrons pour te rendre grâce, sanctifie les hommes que tu as sauvés par ton Fils. Lui qui.

Antienne  de  communion : Lm 3, 25

Le Seigneur est bon pour ceux qui se tournent vers lui, pour ceux qui le recherchent.

Prière  après  la  communion

Accorde-nous, Seigneur notre Dieu, de trouver dans cette communion notre force et notre joie, afin que nous puissions devenir ce que nous avons reçu: le corps du Christ. Lui qui.

Méditation

L’évangile de ce jour suscite un point de méditation : La prière est-elle meilleure que l’action ? Non ! La vie contemplative s’oppose-t-elle à la vie active ? Non ! Pour honorer ses invités, s’asseoir est-il meilleur que servir ? Encore non ! Le doux reproche que Jésus fait à Marthe porte sur l’accaparement. Ce qu’elle fait est nécessaire et bien, mais capte tout son être et ne la rend plus disponible à l’écoute de la Parole. L’inquiétude et l’agitation deviennent ses maîtres au point d’altérer son jugement et prendre Jésus comme juge et témoin pour elle-même. Certes, il est bon de servir, mais en restant libre pour le seul maître. Accaparés, nous le sommes. Restons libres pour prendre le temps d’aimer et d’écouter !

Lundi 09  octobre

SAINT DENIS, Evêque,

et ses compagnons, Martyrs

SAINT JEAN LEONARDI

A ne pas confondre avec Denis que convertit saint Paul, ni avec celui qui écrivit, au 5e siècle, des œuvres mystiques longtemps attribuées à Denis l’Aréopagite. Vers 258, Denis, premier évêque de Lutèce, le futur Paris, mourut, avec le prêtre Eleuthère et le diacre Rustique sur la colline de Montmartre (mont des martyrs). La basilique où furent ensevelis les rois de France fut bâtie sur le tombeau de celui qui apporta à Paris la lumière de l’Evangile.

Antienne  d’ouverture : Est 13,

Tout dépend de ta volonté, Seigneur, et rien ne peut lui résister: C’est toi qui as fait le ciel et la terre et les merveilles qu’ils contiennent. Tu es le Maître de l’univers.

Prière  d’ouverture

Dans ton amour inépuisable, Dieu éternel et tout-puissant, tu combles ceux qui t’implorent, bien au-delà de leurs mérites et de leurs désirs. Répands sur nous ta miséricorde en délivrant notre conscience de ce qui l’inquiète et en donnant plus que nous n’osons demander. Par Jésus.

1ère  lecture : Jonas 1, 1 – 2, 1.11

La parole du Seigneur fut adressée à Jonas, fils d’Amittaï : « Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, et proclame que sa méchanceté est montée jusqu’à moi.»   Jonas se leva, mais pour s’enfuir à Tarsis, loin de la face du Seigneur. Descendu à Jaffa, il trouva un navire en partance pour Tarsis. Il paya son passage et s’embarqua pour s’y rendre, loin de la face du Seigneur. Mais le Seigneur lança sur la mer un vent violent, et il s’éleva une grande tempête, au point que le navire menaçait de se briser. Les matelots prirent peur ; ils crièrent chacun vers son dieu et, pour s’alléger, lancèrent la cargaison à la mer. Or, Jonas était descendu dans la cale du navire, il s’était couché et dormait d’un sommeil mystérieux.  Le capitaine alla le trouver et lui dit : «Qu’est-ce que tu fais ? Tu dors? Lève-tôt ! Invoque ton dieu. Peut-être que ce dieu s’occupera de nous pour nous empêcher de périr. » Et les matelots se disaient entre eux: «Tirons au sort pour savoir à qui nous devons ce malheur. »Ils tirèrent au sort, et le sort tomba sur Jonas.  Ils lui demandèrent: « Dis-nous donc d’où nous vient ce malheur. Quel est ton métier ? D’où viens-tu ? Quel est ton pays ? De quel peuple es-tu ? »  Jonas leur répondit : « Je suis hébreu, moi, je crains le Seigneur, le Dieu du ciel, qui a fait la mer et la terre ferme. »  Les matelots furent saisis d’une grande peur et lui dirent : « Qu’est-ce que tu as fait là ? »Car ces hommes savaient, d’après ce qu’il leur avait dit, qu’il fuyait la face du Seigneur.  Ils lui demandèrent: « Qu’est-ce que nous devons faire de toi, pour que la mer se calme autour de nous?» Car la mer était de plus en plus furieuse.  Il leur répondit: « Prenez-moi, jetez-moi à la mer, pour que la mer se calme autour de vous. Car, je le reconnais, c’est à cause de moi que cette grande tempête vous assaille. »  Les matelots ramèrent pour regagner la terre, mais sans y parvenir, car la mer était de plus en plus furieuse autour d’eux. Ils invoquèrent alors le Seigneur : «Ah ! Seigneur, ne nous fais pas mourir à cause de cet homme, et ne nous rends pas responsables de la mort d’un innocent, car toi, tu es le Seigneur: ce que tu as voulu, tu l’as fait.» Puis ils prirent Jonas et le jetèrent à la mer. Alors la fureur de la mer tomba.  Les hommes furent saisis par la crainte du Seigneur ; ils lui offrirent un sacrifice accompagné de vœux. Le Seigneur donna l’ordre à un grand poisson d’engloutir Jonas. Jonas demeura dans les entrailles du poisson trois jours et trois nuits. Alors le Seigneur parla au poisson, et celui-ci rejeta Jonas sur la terre ferme.

Cantique : Jonas 2, 3, 4, 5, 8

R/ Tu retires ma vie de la fosse, Seigneur mon Dieu.

Dans ma détresse, je crie vers le Seigneur, et lui me répond ; du ventre des enfers j’appelle : tu écoutes ma voix.

Tu m’as jeté au plus profond du cœur des mers, et le flot m’a cerné ; tes ondes et tes vagues ensemble ont passé sur moi.

Et je dis : me voici rejeté de devant tes yeux ; pourrai-je revoir encore ton temple saint ?

Quand mon âme en moi défaillait, je me souvins du Seigneur ; et ma prière parvint jusqu’à toi dans ton temple saint.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Je vous donne un commandement nouveau, dit le Seigneur: « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. » Alléluia. (cf. Jn 13, 34)

Évangile : Luc 10, 25-37

En ce temps-là, voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant: « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle?» Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit? Et comment lis-tu ? » L’autre répondit : «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même.  Jésus lui dit: « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras.»  Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain?» Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort.  Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté. Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion.  Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.” Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? » Le docteur de la Loi répondit: « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »

Prière  sur  les  offrandes

Accepte, Seigneur, le sacrifice que tu nous as donné. Dans les mystères que nous célébrons pour te rendre grâce, sanctifie les hommes que tu as sauvés par ton Fils. Lui qui.

Antienne  de  communion : Lm 3, 25

Le Seigneur est bon pour ceux qui se tournent vers lui, pour ceux qui le recherchent.

Prière  après  la  communion

Accorde-nous, Seigneur notre Dieu, de trouver dans cette communion notre force et notre joie, afin que nous puissions devenir ce que nous avons reçu : le corps du Christ. Lui qui.

Méditation

« Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle ? » La question est celle de la vie, la réponse celle de l’amour : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur… et ton prochain comme toi-même. » La vie et l’amour sont intimement liés. L’amour est plus qu’un commandement : il est source de vie pour celui qui aime et est aimé, il transforme la vie de l’un comme de l’autre. L’amour peut certes se traduire par des sentiments, si beaux et nobles soient-ils. Mais l’amour vrai implique les actes et pratiques. « Fais ainsi et tu auras la vie. » Le bon Samaritain a sauvé la vie de l’homme et sa propre vie s’en est trouvée transformée. L’amour du prochain n’est pas une option facultative ; il ne fait qu’un avec le commandement de l’amour de Dieu : « Celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, ne peut aimer Dieu qu’il ne voit pas. » Si nous voulons avoir part à la Vie éternelle, il nous faut apprendre à nous arrêter au bord de la route et à devenir les « prochains » des uns pour les autres.

Dimanche 08  octobre

27ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

Psautier III

SAINTE PELAGIE

Antienne  d’ouverture : Est 13,

Tout dépend de ta volonté, Seigneur, et rien ne peut lui résister: C’est toi qui as fait le ciel et la terre et les merveilles qu’ils contiennent. Tu es le Maître de l’univers.

Prière  d’ouverture

Dans ton amour inépuisable, Dieu éternel et tout-puissant, tu combles ceux qui t’implorent, bien au-delà de leurs mérites et de leurs désirs. Répands sur nous ta miséricorde en délivrant notre conscience de ce qui l’inquiète et en donnant plus que nous n’osons demander. Par Jésus.

1ère lecture : Is 5, 1-7

Je veux chanter pour mon ami le chant du bien-aimé à sa vigne. Mon ami avait une vigne sur un coteau fertile. Il en retourna la terre, en retira les pierres, pour y mettre un plant de qualité. Au milieu, il bâtit une tour de garde et creusa aussi un pressoir. Il en attendait de beaux raisins, mais elle en donna de mauvais. Et maintenant, habitants de Jérusalem, hommes de Juda, soyez donc juges entre moi et ma vigne! Pouvais-je faire pour ma vigne plus que je n’ai fait ? J’attendais de beaux raisins, pourquoi en a-t-elle donné de mauvais ? Eh bien, je vais vous apprendre ce que je ferai de ma vigne : enlever sa clôture pour qu’elle soit dévorée par les animaux, ouvrir une brèche dans son mur pour qu’elle soit piétinée. J’en ferai une pente désolée ; elle ne sera ni taillée ni sarclée, il y poussera des épines et des ronces ; j’interdirai aux nuages d’y faire tomber la pluie. La vigne du Seigneur de l’univers, c’est la maison d’Israël. Le plant qu’il chérissait, ce sont les hommes de Juda. Il en attendait le droit, et voici le crime ; il en attendait la justice, et voici les cris.

Psaume : 79 (80), 9-12, 13-14, 15-16a, 19-20)

R/ La vigne du Seigneur de l’univers, c’est la maison d’Israël.

La vigne que tu as prise à l’Égypte, tu la replantes en chassant des nations.

Elle étendait ses sarments jusqu’à la mer, et ses rejets, jusqu’au Fleuve.Pourquoi as-tu percé sa clôture ?

Tous les passants y grappillent en chemin; le sanglier des forêts la ravage et les bêtes des champs la broutent.

Dieu de l’univers, reviens ! Du haut des cieux, regarde et vois : visite cette vigne, protège-la, celle qu’a plantée ta main puissante.

Jamais plus nous n’irons loin de toi : fais-nous vivre et invoquer ton nom ! Seigneur, Dieu de l’univers, fais-nous revenir; que ton visage s’éclaire, et nous serons sauvés.

2ème lecture: Ph 4, 6-9

Frères, ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus. Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d’être aimé et honoré, tout ce qui s’appelle vertu et qui mérite des éloges, tout cela, prenez-le en compte. Ce que vous avez appris et reçu, ce que vous avez vu et entendu de moi, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. C’est moi qui vous ai choisis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, dit le Seigneur. Alléluia. (cf. Jn 15, 16)

Évangile : Mt 21, 33-43

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple: « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers; mais on les traita de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : ‘Ils respecteront mon fils.’  Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : ‘Voici l’héritier : venez! tuons-le, nous aurons son héritage !’ Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. » Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux !  Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. »

Prière  sur  les  offrandes

Accepte, Seigneur, le sacrifice que tu nous as donné. Dans les mystères que nous célébrons pour te rendre grâce, sanctifie les hommes que tu as sauvés par ton Fils. Lui qui.

Antienne  de  communion : Lm 3, 25

Le Seigneur est bon pour ceux qui se tournent vers lui, pour ceux qui le recherchent.

Prière  après  la  communion

Accorde-nous, Seigneur notre Dieu, de trouver dans cette communion notre force et notre joie, afin que nous puissions devenir ce que nous avons reçu: le corps du Christ. Lui qui.

Méditation

Cette parabole résume de façon émouvante toute l’histoire du salut : Dieu le Père, propriétaire de la vigne d’Israël, qui désire à tout prix sauver l’humanité, fût-ce au prix de la vie de son fils bien aimé. Jésus reproche aux pharisiens le fait de se croire propriétaires de la promesse, comme les mauvais vignerons cherchant à s’accaparer le fruit de la vigne, sans vouloir en rendre compte au propriétaire. Du coup ils tuent et méprisent les serviteurs envoyés par le maître, les différents prophètes d’Israël. Mais Dieu, dans son infinie bonté, ne peut contraindre les hommes dans leur liberté de lui rendre hommage et de respecter ses envoyés. Le royaume de Dieu sera confié à un autre peuple qui lui fera produire son fruit et les premiers propriétaires seront déchus de leur charge : c’est le jugement contenu dans cette parabole par rapport à la pierre angulaire qu’est le Christ. C’est aussi la promesse et l’espérance que le peuple de la nouvelle Alliance, l’Eglise, porte du fruit en abondance.

Samedi 07  octobre

Notre Dame du Rosaire

Titre donné à Marie, Notre Dame du Rosaire évoque une forme de piété : le Rosaire. Celui-ci consiste à louer et à invoquer la Vierge Marie en lui adressant la salutation de l’Ange et en parcourant l’Évangile. C’est une piété qui nous apprend à contempler le Christ.

Antienne  d’ouverture : Lc 1, 28.42

Réjouis-toi, Vierge Marie, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi : tu es bénie entre toutes les femmes, et Jésus, ton enfant, est béni.

Prière  d’ouverture

Que ta grâce, Seigneur notre Père, se répande en nos cœurs : par le message de l’ange, tu nous as fait connaître l’incarnation de ton Fils bien-aimé, conduis-nous par sa passion et par sa croix, avec le secours de la Vierge Marie, jusqu’à la gloire de la résurrection. Par Jésus.

1ère lecture : Baruch 4, 5-12.27-29

Courage, mon peuple, toi qui es la part d’Israël réservée à Dieu ! Vous avez été vendus aux nations païennes, mais ce n’était pas pour votre anéantissement; vous avez excité la colère de Dieu: c’est pour cela que vous avez été livrés à vos adversaires. Car vous avez irrité votre Créateur en offrant des sacrifices aux démons et non à Dieu.  Vous avez oublié le Dieu éternel, lui qui vous a nourris. Vous avez aussi attristé Jérusalem, elle qui vous a élevés, car elle a vu fondre sur vous la colère qui vient de Dieu, et elle a dit : « Écoutez, voisines de Sion, Dieu m’a infligé un deuil cruel.  J’ai vu la captivité que l’Éternel a infligée à mes fils et à mes filles.  Je les avais élevés dans la joie, je les ai laissés partir dans les larmes et le deuil. Que nul ne se réjouisse de mon sort, à moi qui suis veuve et délaissée par tout le monde. J’ai été abandonnée à cause des péchés de mes enfants, parce qu’ils se sont détournés de la loi de Dieu. Courage, mes enfants, criez vers Dieu ! Celui qui vous a infligé l’épreuve se souviendra de vous.  Votre pensée vous a égarés loin de Dieu ; une fois convertis, mettez dix fois plus d’ardeur à le chercher. Car celui qui a fait venir sur vous ces calamités fera venir sur vous la joie éternelle, en assurant votre salut. »

Psaume : 68 (69), 33-35, 36-37

R/ Le Seigneur écoute les humbles. 68, 34a

Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête: « Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! » Car le Seigneur écoute les humbles, il n’oublie pas les siens emprisonnés. Que le ciel et la terre le célèbrent, les mers et tout leur peuplement !

Car Dieu viendra sauver Sion et rebâtir les villes de Juda. Il en fera une habitation, un héritage : patrimoine pour les descendants de ses serviteurs, demeure pour ceux qui aiment son nom.

Acclamation

Alléluia. Alléluia.  Le Fils de l’homme est venu pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. Alléluia. (cf. Mc 10, 45)

Évangile : Lc 10, 17-24

En ce temps-là, les 72 disciples que Jésus avait envoyés revinrent tout joyeux, en disant : « Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom. » Jésus leur dit : « Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair. Voici que je vous ai donné le pouvoir d’écraser serpents et scorpions, et sur toute la puissance de l’Ennemi : absolument rien ne pourra vous nuire. Toutefois, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »  À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. » Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu.

Prière  sur  les  offrandes

Nous te le demandons, Seigneur, fais que notre cœur corresponde à notre offrande, et qu’en célébrant les mystères de ton Fils unique, nous devenions moins indignes de ses promesses. Lui qui.

Antienne  de  communion : Lc 1, 31

L’ange Gabriel dit à Marie : « Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus ».

Prière  après  la  communion

Nous t’en prions, Seigneur notre Dieu, nous qui annonçons dans ce sacrement la mort et la résurrection de ton Fils : rends-nous dignes, en nous associant à sa passion, de participer à la gloire de sa résurrection. Lui qui.

Méditation

Les soixante-douze disciples avaient de bonnes raisons de se réjouir au retour de leur première mission réussie. D’ailleurs Jésus ne les contredit pas. Mais il leur révèle un motif encore plus grand de se réjouir : leurs noms sont « inscrits dans les cieux » ! En d’autres termes, ce ne sont pas nos bonnes œuvres, fussent-elles constituées de brillants succès apostoliques qui doivent nous réjouir d’abord. C’est par la grâce de Dieu que nous faisons le bien. Mais, justement, sa grâce est sans mesure, ses promesses sans partage, et le Royaume des cieux qui nous attend, est porteur d’un bonheur de plénitude. Dès lors, quelle joie, quelle allégresse de savoir qu’une place nous est préparée dans la maison du Père ! Dieu le révèle aux tout-petits, et nous pouvons encore tous nous faire un cœur d’enfant.