Dimanche 24  septembre

25ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

Psautier I

Antienne d’ouverture

« Je suis le sauveur de mon peuple, dit le Seigneur, s’il crie vers moi dans les épreuves, je l’exauce; je suis son Dieu pour toujours. »

Prière d’ouverture

Seigneur, tu as voulu que toute la loi consiste à t’aimer et à aimer son prochain. Donne-nous de garder tes commandements, et de parvenir ainsi à la vie éternelle. Par Jésus.

1ère lecture : Is 55, 6-9

Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ; invoquez-le tant qu’il est proche. Que le méchant abandonne son chemin, et l’homme perfide, ses pensées ! Qu’il revienne vers le Seigneur qui lui montrera sa miséricorde, vers notre Dieu qui est riche en pardon. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins, – oracle du Seigneur. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins, et mes pensées, au-dessus de vos pensées.

Psaume : 144 (145), 2-3, 8-9, 17-18

R/ Proche est le Seigneur de ceux qui l’invoquent.

Chaque jour je te bénirai, je louerai ton nom toujours et à jamais. Il est grand, le Seigneur, hautement loué; à sa grandeur, il n’est pas de limite.

Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; la bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

Le Seigneur est juste en toutes ses voies, fidèle en tout ce qu’il fait. Il est proche de tous ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent en vérité. 

2ème lecture : Ph 1, 20c- 24. 27a

Frères, soit que je vive, soit que je meure, le Christ sera glorifié dans mon corps. En effet, pour moi, vivre c’est le Christ, et mourir est un avantage. Mais si, en vivant en ce monde, j’arrive à faire un travail utile, je ne sais plus comment choisir. Je me sens pris entre les deux : je désire partir pour être avec le Christ, car c’est bien préférable ; mais, à cause de vous, demeurer en ce monde est encore plus nécessaire. Quant à vous, ayez un comportement digne de l’Évangile du Christ.

Acclamation

Alléluia. Alléluia.La bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres : tous acclameront sa justice  Alléluia. (cf. Ps 44, 9. 7b)

Evangile : Mt 20, 1-16

En ce temps-là, Jésus disait cette parabole à ses disciples : « Le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : ‘Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.’ Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : ‘Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?’ Ils lui répondirent : ‘Parce que personne ne nous a embauchés.’ Il leur dit: ‘Allez à ma vigne, vous aussi.’ Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : ‘Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.’ Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : ‘Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !’ Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : ‘Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?’ C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »

Prière sur les offrandes

Reçois favorablement, Seigneur, les offrandes de ton peuple, Pour qu’il obtienne dans le mystère eucharistique les biens auxquels il croit de tout son cœur. Par Jésus.

Antienne de communion : Ps 118

Tu nous as ordonné, Seigneur, de garder fidèlement tes préceptes ; puissions-nous avancer au droit chemin selon tes commandements.

Prière après la communion

Seigneur, que ton aide accompagne toujours ceux que tu as nourris de tes sacrements, afin qu’ils puissent, dans ces mystères et par toute leur vie, recueillir les fruits de la rédemption. Par Jésus.

Par Jésus.

Méditation

L’action du propriétaire, assez surprenante, donne de comprendre la différence entre la justice et la charité ou la générosité. En effet, les personnes embauchées dans l’évangile se fient à la parole du propriétaire. Ils lui font confiance. Ils sont sûrs qu’il leur donnera ce qui est juste. Et c’est ce qui va arriver, à la grande déception des premiers embauchés. Telle est l’ambigüité de la réponse de l’homme face à la générosité de Dieu. Elle est tout à fait acceptable lorsque nous en sommes les bénéficiaires. Le problème survient lorsque ce sont d’autres personnes qui en sont les bénéficiaires, surtout celles que nous trouvons moins dignes que nous. C’est précisément ce qui est arrivé aux Juifs à l’époque de Jésus. Ils étaient convaincus d’être meilleurs que les autres et s’attendaient donc à être traités comme des privilégiés. Ils n’appréciaient pas de voir des gens qu’ils considéraient comme indignes (les collecteurs d’impôts, les prostituées, lépreux, les païens) recevoir les faveurs de Dieu. Jésus réprimande ce genre d’attitude en disant : «Ainsi les derniers seront les premiers et les premiers seront les derniers».

Samedi 23  septembre

SAINT Pius de Pietrelcina (Padre Pio), Prêtre

Padre Pio de Pietrelcina était un frère capucin qui a porté pendant plus de cinquante ans les stigmates ou les plaies saignantes de Jésus. Il est mort quelques jours après le cinquantième anniversaire de sa réception des stigmates, et plus de 100 000 personnes ont assisté à ses funérailles.

Antienne d’ouverture

Saint Pio a reçu la bénédiction du Seigneur : il a trouvé grâce devant Dieu son Sauveur : car il appartient à la race de ceux qui cherchent Dieu.

Prière d’ouverture 

Dieu éternel et tout-puissant, par une grâce particulière tu as donné à saint Pio de participer à la croix de ton Fils, et, dans son ministère de prêtre, tu as renouvelé les merveilles de ta miséricorde ; par ton intercession, nous te prions : à nous qui sommes associés aux souffrances du Christ, accorde la joie de parvenir à la gloire de sa résurrection. Lui qui règne.

1ère  lecture : 1 Tm 6, 13-16

Bien-aimé, en présence de Dieu qui donne vie à tous les êtres, et en présence du Christ Jésus qui a témoigné devant Ponce Pilate par une belle affirmation, voici ce que je t’ordonne : garde le commandement du Seigneur, en demeurant sans tache, irréprochable jusqu’à la Manifestation de notre Seigneur Jésus Christ. Celui qui le fera paraître aux temps fixés, c’est Dieu, Souverain unique et bienheureux, Roi des rois et Seigneur des seigneurs ; lui seul possède l’immortalité, habite une lumière inaccessible ; aucun homme ne l’a jamais vu, et nul ne peut le voir. À lui, honneur et puissance éternelle. Amen. 

Psaume : 99 (100), 1-2, 3, 4, 5

R/ Par toute la terre s’en va leur message.

Acclamez le Seigneur, terre entière, servez le Seigneur dans l’allégresse, venez à lui avec des chants de joie!

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu : il nous a faits, et nous sommes à lui, nous, son peuple, son troupeau.

Venez dans sa maison lui rendre grâce, dans sa demeure chanter ses louanges; rendez-lui grâce et bénissez son nom !

Oui, le Seigneur est bon, éternel est son amour, sa fidélité demeure d’âge en âge.

Évangile : Lc 8, 4-15

En ce temps-là, comme une grande foule se rassemblait, et que de chaque ville on venait vers Jésus, il dit dans une parabole : « Le semeur sortit pour semer la semence, et comme il semait, il en tomba au bord du chemin. Les passants la piétinèrent, et les oiseaux du ciel mangèrent tout. Il en tomba aussi dans les pierres, elle poussa et elle sécha parce qu’elle n’avait pas d’humidité. Il en tomba aussi au milieu des ronces, et les ronces, en poussant avec elle, l’étouffèrent. Il en tomba enfin dans la bonne terre, elle poussa et elle donna du fruit au centuple.» Disant cela, il éleva la voix : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende!» Ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole. Il leur déclara: « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n’ont que les paraboles. Ainsi, comme il est écrit : Ils regardent sans regarder, ils entendent sans comprendre. Voici ce que signifie la parabole. La semence, c’est la parole de Dieu. Il y a ceux qui sont au bord du chemin : ceux-là ont entendu ; puis le diable survient et il enlève de leur cœur la Parole, pour les empêcher de croire et d’être sauvés. Il y a ceux qui sont dans les pierres : lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ; mais ils n’ont pas de racines, ils croient pour un moment et, au moment de l’épreuve, ils abandonnent. Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont les gens qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas à maturité. Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. »

Prière sur les offrandes  

Accepte, Seigneur, comme un hommage de tes serviteurs l’offrande que nous déposons sur ton autel en cette fête de saint Pio; permets qu’en nous détachant des biens de la terre, nous n’ayons d’autres richesses que toi. Par Jésus.

Antienne de communion

« Vraiment, dit le Seigneur, vous qui avez tout quitté pour me suivre, vous recevrez le centuple, et vous aurez en héritage la vie éternelle. »

Prière après la communion 

Par la puissance de cette communion, Seigneur, conduis-nous toujours dans la voie de ton amour, comme tu fis pour saint Pio ; l’œuvre de salut que tu as entreprise en nous, poursuis-la jusqu’au jour du Christ. Lui qui.

Méditation

Dans la parabole du semeur, l’accent est d’abord mis sur le semeur qui disperse la semence un peu partout, comme Jésus le faisant avec ses auditeurs. Une partie de la semence tombe sur le chemin, une autre sur les rochers, une autre parmi les ronces et une autre sur la bonne terre. Le message central est qu’il faut semer à  profusion afin d’espérer une moisson aussi peu soit elle. C’est ce que fait Jésus en enseignant toute cette foule qui l’entoure, et dont la terre fertile est représentée par ses disciples. Jésus termine la parabole en demandant à tous d’écouter attentivement, d’assimiler pleinement et de mettre en pratique l’enseignement reçu. Dans l’explication de la parabole, l’accent est mis sur le sol qui reçoit la semence. Chaque exemple représente une façon particulière de recevoir le message. Comment recevons-nous la Parole de Dieu ? Comme La graine qui tombe sur le chemin, la graine qui tombe sur le rocher, la graine qui tombe parmi les ronces, ou comme la graine qui tombe sur la bonne terre ? 

Vendredi 22  septembre

SAINT Maurice

et ses compagnons Martyrs

L’abbaye de Saint-Maurice-d’Agaune, en Valais, conserve les reliques de martyrs de la fin du 3e siècle. D’après saint Eucher, évêque de Lyon (+446), il s’agirait de soldats de la légion thébaine dont le chef s’appelait Maurice et qui refusèrent de sacrifier aux dieux.

Antienne d’ouverture : Si 36,18

Donne la paix, Seigneur, à ceux qui t’espèrent: ne fais pas mentir les paroles de tes prophètes. Exauce la prière de ton peuple.

Prière d’ouverture 

Dieu créateur et maître de toutes choses, regarde-nous. Et pour que nous ressentions l’effet de ton amour, accorde-nous de te servir avec un cœur sans partage. Par Jésus.

1ère  lecture : 1 Tm 6, 2c-12

Bien-aimé, voilà ce que tu dois enseigner et recommander. Si quelqu’un donne un enseignement différent, et n’en vient pas aux paroles solides, celles de notre Seigneur Jésus Christ, et à l’enseignement qui est en accord avec la piété, un tel homme est aveuglé par l’orgueil, il ne sait rien, c’est un malade de la discussion et des querelles de mots. De tout cela, il ne sort que jalousie, rivalité, blasphèmes, soupçons malveillants, disputes interminables de gens à l’intelligence corrompue, qui sont coupés de la vérité et ne voient dans la religion qu’une source de profit.  Certes, il y a un grand profit dans la religion si l’on se contente de ce que l’on a. De même que nous n’avons rien apporté dans ce monde, nous n’en pourrons rien emporter. Si nous avons de quoi manger et nous habiller, sachons-nous en contenter. Ceux qui veulent s’enrichir tombent dans le piège de la tentation, dans une foule de convoitises absurdes et dangereuses, qui plongent les gens dans la ruine et la perdition. Car la racine de tous les maux, c’est l’amour de l’argent. Pour s’y être attachés, certains se sont égarés loin de la foi et se sont infligé à eux-mêmes des tourments sans nombre. Mais toi, homme de Dieu, fuis tout cela ; recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la persévérance et la douceur. Mène le bon combat, celui de la foi, empare-toi de la vie éternelle ! C’est à elle que tu as été appelé, c’est pour elle que tu as prononcé ta belle profession de foi devant de nombreux témoins.

Psaume : 48 (49), 6-7, 8-9, 17-18, 19-20

R/ Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux !

Pourquoi craindre aux jours de malheur ces fourbes qui me talonnent pour m’encercler, ceux qui s’appuient sur leur fortune et se vantent de leurs grandes richesses ?

Nul ne peut racheter son frère ni payer à Dieu sa rançon : aussi cher qu’il puisse payer, toute vie doit finir.

Ne crains pas l’homme qui s’enrichit, qui accroît le luxe de sa maison : aux enfers il n’emporte rien ; sa gloire ne descend pas avec lui.

De son vivant, il s’est béni lui-même :« On t’applaudit car tout va bien pour toi ! » Mais il rejoint la lignée de ses ancêtres qui ne verront jamais plus la lumière.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Tu es béni, Père, Seigneur du ciel et de la terre, tu as révélé aux tout-petits les mystères du Royaume ! Alléluia. (cf. Mt 11, 25)

Évangile : Lc 8, 1-3

En ce temps-là, il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais: Marie, appelée Madeleine, de laquelle étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les servaient en prenant sur leurs ressources.

Prière sur les offrandes

Sois favorable à nos prières, Seigneur, et reçois avec bonté nos offrandes. Que les dons apportés par chacun à la gloire de ton nom servent au salut de tous. Par Jésus.

Antienne de communion : Ps 35, 8

Qu’il est précieux, ton amour, ô mon Dieu! En lui s’abritent les hommes.

Prière après la communion  

Que la grâce de cette communion, Seigneur, saisisse nos esprits et nos corps, Afin que son influence, et non pas notre sentiment, domine toujours en nous. Par Jésus.

Méditation

Dans ce passage de son Evangile, saint Luc cite trois femmes galiléennes qui ont suivi Jésus : Marie de Magdala, Jeanne, la femme de Kouza, l’intendant d’Hérode, et Susanne. Les deux premières apparaissent aussi dans le récit de la passion. La scène donne une image de l’Église naissante. Elle est en mouvement et se compose de femmes et d’hommes ordinaires qui sont centrés sur Jésus. Cela signifie qu’ils ont dû renoncer à leur mode de vie habituel. Ils apportaient avec eux «la bonne nouvelle du royaume de Dieu», non seulement par la parole, mais aussi en formant une communauté soudée dans laquelle chacun partageait les ressources dont il disposait. Nous voyons comment des personnes de condition modeste ont soutenu la mission du Seigneur ; Jésus et la communauté chrétienne dépendaient de la générosité des gens pour leur survie et leur mission. De quelles manières est-ce que je soutiens la mission de l’Église aujourd’hui ?

Jeudi 21  septembre

SAINT Matthieu, Apôtre et Evangéliste

Fete

Matthieu, dont le nom juif était  Lévi, exerçait une profession qui le faisait tenir par ses coreligionnaires pour un pécheur public : il levait les impôts. C’est à ce ‘’publicain’’ que Jésus fait entendre un appel auquel Matthieu répond avec élan. Devenu l’un des Douze, il recevra comme les autres la mission d’aller enseigner toutes les nations.

Antienne  d’ouverture : Mt 28, 19

Allez, dit le Seigneur, de toutes les nations faites des disciples ; baptisez-les et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés

Prière  d’ouverture

Dans ta miséricorde inépuisable, Seigneur, tu as choisi le publicain Matthieu pour en faire un Apôtre; Donne-nous, par sa prière et à son exemple, de suivre le Christ et de nous attacher à lui fermement.

1ère lecture : Ep 4, 1-7.11-13

Frères, moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous exhorte à vous conduire d’une manière digne de votre vocation : ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ; ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix. Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il y a un seul Corps et un seul Esprit. Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, au-dessus de tous, par tous, et en tous. À chacun d’entre nous, la grâce a été donnée selon la mesure du don fait par le Christ. Et les dons qu’il a faits, ce sont les Apôtres, et aussi les prophètes, les évangélisateurs, les pasteurs et ceux qui enseignent. De cette manière, les fidèles sont organisés pour que les tâches du ministère soient accomplies et que se construise le corps du Christ, jusqu’à ce que nous parvenions tous  ensemble à l’unité dans la foi et la pleine connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’Homme parfait, à la stature du Christ dans sa plénitude.

Psaume : 18 (19), 2-3, 4-5ab

R/  Par toute la terre s’en va leur message.

Les cieux proclament la gloire de Dieu, le firmament raconte l’ouvrage de ses mains. Le jour au jour en livre le récit et la nuit à la nuit en donne connaissance. 

Pas de paroles dans ce récit, pas de voix qui s’entende; mais sur toute la terre en paraît le message et la nouvelle, aux limites du monde.

Acclamation 

Alléluia. Alléluia. À toi, Dieu, notre louange ! Toi que les Apôtres glorifient, nous t’acclamons : tu es Seigneur ! Alléluia.

Évangile : Mt 9, 9-13

Jésus sortant de Capharnaüm et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de collecteur d’impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens  disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

Prière sur les offrandes  

En ce jour où nous honorons la mémoire de Saint Matthieu, nous te présentons, Seigneur, nos offrandes, et nous te supplions humblement : regarde avec amour ton Eglise, elle qui puise sa foi dans la prédication des apôtres. Par Jésus.

Antienne de communion : Mt 9, 13

Le Seigneur a dit : « Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs ». 

Prière après la communion 

Seigneur, nous éprouvons la même joie que saint Matthieu, tout heureux d’accueillir le Sauveur dans sa maison ; donne-nous de pouvoir toujours refaire nos forces à la table de celui qui est venu appeler au salut non pas les justes, mais les pécheurs. Lui qui.

Méditation

Matthieu était à l’origine connu sous le nom de Lévi, un collecteur d’impôts qui a répondu à l’appel du Seigneur et a tout laissé derrière lui pour le suivre. C’est ainsi qu’il deviendra un fidèle disciple du Seigneur et un grand évangélisateur par la parole et par ses écrits. L’histoire de saint Matthieu nous rappelle que la miséricorde et l’amour de Dieu est pour tous, et qu’il n’existe pas de péché qui ne puisse être pardonné par Dieu. Saint Augustin d’Hippone déclare : « Il n’y a pas de saint sans passé, pas de pécheur sans avenir », ce qui signifie que nous sommes tous, et avant tout, des pécheurs devant Dieu, mais que la miséricorde de Dieu nous débarrasse de ces péchés si nous répondons à son appel au repentir. La puissance d’amour et de pardon de Dieu est si grande et merveilleuse. Il a appelé et transformé des pécheurs en de grands saints, qui ont eu un impact sur la vie de nombreux fidèles. Nous partagerons tous la même joie, à condition d’être fidèles et d’embrasser la miséricorde de Dieu, en nous repentant sincèrement de nos péchés et de nos égarements passés.

Mercredi 20  septembre

SAINTS ANDRE KIM ET SES COMPAGNONS

MARTYRS

Religieux de la chartreuse de Londres, il refusa de reconnaître Henri VIII comme seul chef spirituel de l’Eglise d’Angleterre. En 1537, il fut condamné, avec huit autres moines, chartreux comme lui, à l’exécution la plus longue : être trainé sur une claie à travers la ville, de la prison à la potence à moitié étranglé mais respirant encore pour être à nouveau traîné sur une claie de la potence au billot. Enfin, avoir la tête tranchée et être équarri comme un bœuf à l’abattoir.

Antienne d’ouverture : Si 36, 18

Donne la paix, Seigneur, à ceux qui t’espèrent: ne fais pas mentir les paroles de tes prophètes. Exauce la prière de ton peuple.

Prière d’ouverture

Dieu créateur et maître de toutes choses, regarde-nous. Et pour que nous ressentions l’effet de ton amour, accorde-nous de te servir avec un cœur sans partage. Par Jésus.

1ère  lecture : 1 Timothée 3, 14-16

Bien-aimé, je t’écris avec l’espoir d’aller te voir bientôt. Mais au cas où je tarderais, je veux que tu saches comment il faut se comporter dans la maison de Dieu, c’est-à-dire la communauté, l’Église du Dieu vivant, elle qui est le pilier et le soutien de la vérité. Assurément, il est grand, le mystère de notre religion : c’est le Christ, manifesté dans la chair, justifié dans l’Esprit, apparu aux anges, proclamé dans les nations, cru dans le monde, enlevé dans la gloire !

Psaume : 110 (111), 1-2, 3-4, 5-6

R/ Grandes sont les œuvres du Seigneur ! 110, 2a

Ou : Alléluia !

De tout cœur je rendrai grâce au Seigneur dans l’assemblée, parmi les justes. Grandes sont les œuvres du Seigneur; tous ceux qui les aiment s’en instruisent.

Noblesse et beauté dans ses actions : à jamais se maintiendra sa justice. De ses merveilles il a laissé un mémorial ; le Seigneur est tendresse et pitié.

Il a donné des vivres à ses fidèles, gardant toujours mémoire de son alliance. Il a montré sa force à son peuple, lui donnant le domaine des nations.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie ; tu as les paroles de la vie éternelle. Alléluia.  (Jn 6, 63c.68c)

Evangile : Lc 7, 31-35

En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « À qui donc vais-je comparer les gens de cette génération ? À qui ressemblent-ils ? Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s’interpellent en disant: “Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous n’avez pas pleuré.” Jean le Baptiste est venu, en effet; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites: “C’est un possédé !” Le Fils de l’homme est venu; il mange et il boit, et vous dites : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.” Mais, par tous ses enfants, la sagesse de Dieu a été reconnue juste. »

Prière sur les offrandes

Sois favorable à nos prières, Seigneur, et reçois avec bonté nos offrandes. Que les dons apportés par chacun à la gloire de ton nom servent au salut de tous. Par Jésus.

Antienne de communion : Ps 35, 8

Qu’il est précieux, ton amour, ô mon Dieu! En lui s’abritent les hommes.

Prière après la communion

Que la grâce de cette communion, Seigneur, saisisse nos esprits et nos corps, Afin que son influence, et non pas notre sentiment, domine toujours en nous. Par Jésus.

Méditation

Dans l’Evangile de ce jour, Jésus compare la génération de son temps à des enfants capricieux, pervers et difficiles à satisfaire. En effet, les juifs trouvaient toujours des arguments pour rejeter ou s’opposer aux messagers que Dieu leur envoyait. C’est ainsi qu’ils ont qualifié Jean le Baptiste de « possédé », alors qu’il menait une vie solitaire, ascétique et pleine d’abnégation. Leur conduite ne se répète-t-elle pas aujourd’hui parmi les chrétiens ? Ceux qui s’efforcent de servir le Christ fidèlement et de marcher dans la crainte de Dieu sont-ils acceptés par leurs voisins, leurs parents, leurs collègues ou leurs camarades? Quelle que soit la sainteté et la constance de leur vie, ils sont toujours mal vus. Un tel traitement n’est que trop fréquent. Les serviteurs de Dieu de tous les temps, quoi qu’ils fassent, sont blâmés. La vérité est que l’esprit charnel s’oppose à l’esprit de Dieu. Il n’aime pas sa loi, son Evangile et son peuple. Il trouvera toujours une excuse pour ne pas croire et ne pas obéir. Nous devons renoncer à la vaine idée d’essayer de plaire à tout le monde.

Mardi 19  septembre

SAINT JANVIER

Il acheva son martyre, avec saint Caste, par le feu. C’était vers l’an 250. Saint Janvier, évêque et martyrCe patron de Naples est célèbre en raison du prodige de son sang qui se liquéfie le jour de sa fête (phénomène attesté depuis 1389). D’après la tradition, Janvier serait un évêque de Bénévent, martyrisé au début du 4e siècle à Pouzzoles.

Antienne d’ouverture : Si 36, 18

Donne la paix, Seigneur, à ceux qui t’espèrent: ne fais pas mentir les paroles de tes prophètes. Exauce la prière de ton peuple.

Prière d’ouverture

Dieu créateur et maître de toutes choses, regarde-nous. Et pour que nous ressentions l’effet de ton amour, accorde-nous de te servir avec un cœur sans partage. Par Jésus.

1ère lecture : 1Tm 3, 1-13

Voici une parole digne de foi : si quelqu’un aspire à la responsabilité d’une communauté, c’est une belle tâche qu’il désire. Le responsable doit être irréprochable, époux d’une seule femme, un homme sobre, raisonnable, équilibré, accueillant, capable d’enseigner, ni buveur ni brutal mais bienveillant, ni querelleur ni cupide. Il faut qu’il dirige bien les gens de sa propre maison, qu’il obtienne de ses enfants l’obéissance et se fasse respecter. Car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment pourrait-il prendre en charge une Église de Dieu ? Il ne doit pas être un nouveau converti ; sinon, aveuglé par l’orgueil, il pourrait tomber sous la même condamnation que le diable. Il faut aussi que les gens du dehors portent sur lui un bon témoignage, pour qu’il échappe au mépris des hommes et au piège du diable. Les diacres, eux aussi, doivent être dignes de respect, n’avoir qu’une parole, ne pas s’adonner à la boisson, refuser les profits malhonnêtes, garder le mystère de la foi dans une conscience pure. On les mettra d’abord à l’épreuve ; ensuite, s’il n’y a rien à leur reprocher, ils serviront comme diacres. Les femmes, elles aussi, doivent être dignes de respect, ne pas être médisantes, mais sobres et fidèles en tout. Que le diacre soit l’époux d’une seule femme, qu’il mène bien ses enfants et sa propre famille. Les diacres qui remplissent bien leur ministère obtiennent ainsi une position estimable et beaucoup d’assurance grâce à leur foi au Christ Jésus.

Psaume : 99 (100), 1-2, 3, 4, 5

R/Seigneur entends ma prière, que mon cri parvienne jusqu’à toi !

Acclamez le Seigneur, terre entière, servez le Seigneur dans l’allégresse, venez à lui avec des chants de joie!

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu: il nous a faits, et nous sommes à lui, nous, son peuple, son troupeau.

Venez dans sa maison lui rendre grâce, dans sa demeure chanter ses louanges ; rendez-lui grâce et bénissez son nom !

Oui, le Seigneur est bon, éternel est son amour, sa fidélité demeure d’âge en âge.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. Alléluia. (Lc 7, 16)

Évangile : Lc 7, 11-17

En ce temps-là, Jésus se rendit dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu’une grande foule. Il arriva près de la porte de la ville au moment où l’on emportait un mort pour l’enterrer;  c’était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule importante de la ville accompagnait cette femme. Voyant celle-ci, le Seigneur fut saisi de compassion pour elle et lui dit: « Ne pleure pas. » Il s’approcha et toucha le cercueil ; es porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. » Alors le mort se redressa et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère. La crainte s’empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu en disant : « Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. » Et cette parole sur Jésus se répandit dans la Judée entière et dans toute la région.

Prière sur les offrandes

Sois favorable à nos prières, Seigneur, et reçois avec bonté nos offrandes. Que les dons apportés par chacun à la gloire de ton nom servent au salut de tous. Par Jésus.

Antienne de communion : Ps 35, 8

Qu’il est précieux, ton amour, ô mon Dieu! En lui s’abritent les hommes.

Prière après la communion

Que la grâce de cette communion, Seigneur, saisisse nos esprits et nos corps, Afin que son influence, et non pas notre sentiment, domine toujours en nous. Par Jésus.

Méditation Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus ressuscite le fils unique d’une veuve. Comme les récits de résurrection de Lazare (Jn 11) et la fille de Jaïre (Mt 9,18ss), ce miracle est aussi un signe qui annonce la résurrection de Jésus, Seigneur de la vie. Jésus montre ainsi sa compassion à, l’endroit de ceux qui souffrent. Il soulage leur souffrance par ses paroles, ses gestes et ses miracles ! La réaction du peuple face au prodige est juste : «Un grand prophète s’est levé parmi nous : Dieu a visité son peuple». Le Ressuscité continue cette mission dans et par l’Église au moyen des sacrements qui communiquent en nous la vie divine. Le sacrement de la Réconciliation, n’est-il pas l’application actuelle de la parole de Jésus : « jeune homme, je te le dis, lève-toi « ? La scène d’aujourd’hui nous invite aussi à agir comme le Christ l’a fait, à l’endroit des personnes qui souffrent la solitude, la maladie, le mépris, le rejet, les malheurs de toutes sortes. A travers nous, Dieu voudrait continuer à visiter son peuple.