by L'équipe de publication | Mar 25, 2024 | Agenda Biblique
Sainte LARISSA
Violet
Martyre grecque du IVe siècle, elle fut brûlée vive avec d’autres chrétiens dans leur église, en plein culte, par un roi goth encore païen. Elle reste honorée par les Grecs et les Russes.
Antienne d’ouverture : Ps 26, 11-12
Montre-moi, Seigneur, ton chemin, conduis-moi par des routes sûres, malgré ceux qui me guettent. Ne me laisse pas à la merci de l’adversaire.
Prière d’ouverture
Aide-nous, Dieu éternel et tout-puissant, à célébrer les mystères de la passion du Seigneur de telle sorte que nous obtenions le pardon. Par Jésus Christ.
1ère lecture : Isaïe 49, 1-6
Écoutez-moi, îles lointaines ! Peuples éloignés, soyez attentifs ! J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom. Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m’a protégé par l’ombre de sa main; il a fait de moi une flèche acérée, il m’a caché dans son carquois. Il m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. » Et moi, je disais : « Je me suis fatigué pour rien, c’est pour le néant, c’est en pure perte que j’ai usé mes forces. » Et pourtant, mon droit subsistait auprès du Seigneur, ma récompense, auprès de mon Dieu. Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force. Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »
Psaume : 70 (71), 1-2, 3, 5a.6, 15ab.17
R/ Ma bouche annonce ton salut, Seigneur. cf. 70,15ab
En toi, Seigneur, j’ai mon refuge: garde moi d’être humilié pour toujours. Dans ta justice, défends-moi, libère-moi, tends l’oreille vers moi, et sauve-moi.
Sois le rocher qui m’accueille, toujours accessible ; tu as résolu de me sauver : ma forteresse et mon roc, c’est toi !
Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance, Toi, mon soutien dès avant ma naissance, tu m’as choisi dès le ventre de ma mère; tu seras ma louange toujours !
Ma bouche annonce tout le jour tes actes de justice et de salut ; Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse, jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles.
Acclamation
Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire! Salut, ô Christ, notre Roi : obéissant au Père ; comme l’agneau vers l’abattoir, tu te laisses conduire à la croix. Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire!.
Évangile : Jean 13, 21-33.36-38
En ce temps-là, au cours du repas que Jésus prenait avec ses disciples, il fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage : « Amen, amen, je vous le dis: l’un de vous me livrera.» Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait. Il y avait à table, appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait. Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce?» Jésus lui répond : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite.» Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit. Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt. Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller”, je vous le dis maintenant à vous aussi. » Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. » Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent? Je donnerai ma vie pour toi ! » Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis: le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois. »
Prière sur les offrandes
Regarde avec amour, Seigneur, le sacrifice offert par ta famille ; toi qui nous donnes déjà de participer à tes sacrements, accorde-nous encore la grâce de parvenir aux biens dont ils sont le signe. Par Jésus.
Antienne de la communion
Dieu n’a pas refusé son propre Fils, il l’a livré pour nous tous : en nous le donnant, il nous a tout donné.
Prière après la communion
Tu nous as nourris, Seigneur, de ton Eucharistie, et nous en appelons à ta miséricorde: par le sacrement, qui déjà nous donne ta force, rends-nous participants de la vie éternelle. Par Jésus.
Méditation
Connaissant bien pourtant le Psaume qui dit “même l’ami qui avait ma confiance et qui partageait mon pain m’a frappé du talon (m’a trahi)” (Ps 40, 10), Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or, il faisait nuit. En prenant cette bouchée, le traître assume librement et consomme sa rupture avec son Ami que signifient les deux faits qu’il quitte la table (le lieu de la communion où est rompu le pain de l’amitié et de la fraternité) et sort de la salle. Et quand Jean fait cette glose explicative, – or il faisait nuit -, c’est justement pour nous signifier que l’Empire des ténèbres, et son prince Satan, se servirent dès ce moment-là de Judas, qui leur donna l’opportunité. Le diable sait-il faire autre chose que saisir les opportunités de perdre l’homme? La posture apparemment étrange et peut-être un peu curieuse que prend à table le disciple bien-aimé couché sur la poitrine de Jésus, – celle dite dans la tradition biblique de l’héritier prêt à recevoir dans le contact physique avec lui le testament du patriarche, comme ce fut le cas entre Isaac et Jacob -, tranche net avec l’attitude de Judas. Il reste fidèle, auprès et à l’amour du Maître. Imitons-le, pour éviter de jouer le mauvais rôle, sous le fait du démon, dans l’éternelle passion du Christ.
by L'équipe de publication | Mar 24, 2024 | Evangelium
Saint Dismas
Monday of Holy Week
Purple
Dismas is the Good Thief crucified with Christ on Calvary.
Entrance Antiphon : Cf. Ps 34: 1-2; 139: 8
Contend, O Lord, with my contenders; fight those who fight me. Take up your buckler and shield; arise in my defence, Lord, my mighty help.
Collect
Grant, we pray, almighty God, that, though in our weakness we fail, we may be revived through the Passion of your Only Begotten Son. Who lives and reigns with you in the unity of the Holy Spirit, one God, for ever and ever.
First reading : Isaiah 42:1-7
Here is my servant whom I uphold, my chosen one in whom my soul delights. I have endowed him with my spirit that he may bring true justice to the nations. He does not cry out or shout aloud, or make his voice heard in the streets. He does not break the crushed reed, nor quench the wavering flame. Faithfully he brings true justice; he will neither waver, nor be crushed until true justice is established on earth, for the islands are awaiting his law. Thus says God, the Lord, he who created the heavens and spread them out, who gave shape to the earth and what comes from it, who gave breath to its people and life to the creatures that move in it: ‘I, the Lord, have called you to serve the cause of right; I have taken you by the hand and formed you; I have appointed you as covenant of the people and light of the nations, ‘to open the eyes of the blind, to free captives from prison, and those who live in darkness from the dungeon.’
Responsorial Psalm: Psalm 26:1-3,13-14
R/ The Lord is my light and my help.
The Lord is my light and my help; whom shall I fear? The Lord is the stronghold of my life; before whom shall I shrink?
When evil-doers draw near to devour my flesh, it is they, my enemies and foes, who stumble and fall.
Though an army encamp against me, my heart would not fear. Though war break out against me, even then would I trust.
I am sure I shall see the Lord’s goodness in the land of the living. Hope in him, hold firm and take heart. Hope in the Lord!
Gospel Acclamation
Praise and honour to you, Lord Jesus! Hail to you, our King! You alone have had compassion on our sins. Praise and honour to you, Lord Jesus!
Gospel : John 12:1-11
Six days before the Passover, Jesus went to Bethany, where Lazarus was, whom he had raised from the dead. They gave a dinner for him there; Martha waited on them and Lazarus was among those at table. Mary brought in a pound of very costly ointment, pure nard, and with it anointed the feet of Jesus, wiping them with her hair; the house was full of the scent of the ointment. Then Judas Iscariot – one of his disciples, the man who was to betray him – said, ‘Why wasn’t this ointment sold for three hundred denarii, and the money given to the poor?’ He said this, not because he cared about the poor, but because he was a thief; he was in charge of the common fund and used to help himself to the contributions. So Jesus said, ‘Leave her alone; she had to keep this scent for the day of my burial. You have the poor with you always, you will not always have me.’ Meanwhile a large number of Jews heard that he was there and came not only on account of Jesus but also to see Lazarus whom he had raised from the dead. Then the chief priests decided to kill Lazarus as well, since it was on his account that many of the Jews were leaving them and believing in Jesus.
Prayer over the Offerings
Look graciously, O Lord, upon the sacred mysteries we celebrate here, and may what you have mercifully provided to cancel the judgement we incurred, bear for us fruit in eternal life. Through Christ our Lord.
Communion Antiphon : Cf. Ps 101: 3
Do not hide your face from me in the day of my distress. Turn your ear towards me; on the day when I call, speedily answer me.
Prayer after Communion
Visit your people, O Lord, we pray, and with ever-watchful love, look upon the hearts dedicated to you by means of these sacred mysteries, so that under your protection, we may keep safe this remedy of eternal salvation, which by your mercy we have received. Through Christ our Lord.
Prayer over the People
May your protection, O Lord, we pray, defend the humble and keep ever safe those who trust in your mercy, that they may celebrate the paschal festivities not only with bodily observance but above all with purity of mind. Through Christ our Lord. Amen.
Meditation
The woman brought the most expensive gift she could have to anoint the feet of Jesus. This was a true sign of repentance for her. Jesus reveals God’s immense love for humankind through simple gestures. He shows tenderness towards the little ones, the strangers and even the sinners whom he came to save. By accepting the woman’s gift, Jesus shows that God loves sinners beyond every limit. Mary’s gesture foreshadows the anointing of Jesus’ body in the tomb. Just as the scent spreads throughout the house, the women on the day of the resurrection will discover that his body cannot be confined in a tomb. The scent of the good news will spread to all generations.
by L'équipe de publication | Mar 24, 2024 | Agenda Biblique
Saint Humbert
Violet
Humbert de Maroilles ( vers 625 – vers 681) fut le premier abbé de l’abbaye de Maroilles. Après avoir dirigé l’abbaye pendant une trentaine d’années, il mourut un 25 mars, entre 680 et 682, et son corps fut enterré dans la chapelle qu’il avait construite.
Antienne d’ouverture : Cf 34, 11.12.23
De faux témoins se sont levés : on me rend le mal pour le bien ; je n’ai plus d’appui. Éveille-toi : lève-toi pour me défendre, et pour juger, Seigneur, mon Dieu.
Prière d’ouverture
Dieu tout-puissant, nous t’en supplions: quand nous tombons à cause de notre faiblesse, donne-nous de reprendre vie par la passion de ton Fils bien-aimé. Lui qui.
1ère lecture : Isaïe 42, 1-7
Ainsi parle le Seigneur : « Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu qui a toute ma faveur. J’ai fait reposer sur lui mon esprit ; aux nations, il proclamera le droit. Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton, il ne fera pas entendre sa voix au-dehors. Il ne brisera pas le roseau qui fléchit, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, il proclamera le droit en vérité. Il ne faiblira pas, il ne fléchira pas, jusqu’à ce qu’il établisse le droit sur la terre, et que les îles lointaines aspirent à recevoir ses lois. » Ainsi parle Dieu, le Seigneur, qui crée les cieux et les déploie, qui affermit la terre et ce qu’elle produit ; il donne le souffle au peuple qui l’habite, et l’esprit à ceux qui la parcourent : «Moi, le Seigneur, je t’ai appelé selon la justice; je te saisis par la main, je te façonne, je fais de toi l’alliance du peuple, la lumière des nations tu ouvriras les yeux des aveugles, tu feras sortir les captifs de leur prison, et, de leur cachot, ceux qui habitent les ténèbres. »
Psaume 26 (27), 1, 2, 3, 13-14
R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut. 26,1a
Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie; devant qui tremblerais-je ?
Si des méchants s’avancent contre moi pour me déchirer, ce sont eux, mes ennemis, mes adversaires, qui perdent pied et
Succombent. Qu’une armée se déploie devant moi, mon cœur est sans crainte; que la bataille s’engage contre moi, je garde confiance.
J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur.»
Acclamation
Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire! Salut, ô Christ, notre Roi: toi seul as pris en pitié nos égarements. Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire!.
Évangile : Jean 12, 1-11
Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts. On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus. Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ;elle répandit le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ;la maison fut remplie de l’odeur du parfum. Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? » Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur: comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait. Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement! Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. » Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait réveillé d’entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus.
Prière sur les offrandes
Regarde avec bonté, Seigneur, les mystères que nous célébrons ; pour réparer les dommages de nos fautes, tu as voulu ce sacrifice du Christ : fais-lui produire en nous des fruits qui demeurent. Par Jésus.
Antienne de la communion
Ne me cache pas ton visage le jour où la détresse me prend ! Le jour où je t’appelle, écoute-moi: n’attends pas pour me répondre !
Prière après la communion
Reste au milieu de ton peuple, Seigneur; veille avec une fidélité de chaque instant sur nos cœurs sanctifiés dans cette Eucharistie: et puisque tu nous as donné le sacrement de notre guérison éternelle, aide-nous, par ta grâce, à ne jamais le renier. Par Jésus.
Méditation
L’évangile nous dépeint déjà le sombre visage de celui-là même qui livrera Jésus : Judas, le cupide. Qu’il s’offusque de voir verser sur les pieds de Jésus un parfum aussi onéreux rend moins compte de son amour pour l’argent que de son très peu, sinon de son manque d’amour pour le Maître. Que faut-il de perdre un parfum de très grande valeur, si c’est pour la personne qu’on aime ? Ah oui ! quand ce n’est pas l’amour de l’argent qui fait trahir Jésus de bien des manières, c’est le très peu, sinon le manque d’amour sincère et profond pour lui, qui pousse à le faire, à la moindre opportunité. Marie par contre a fait montre d’un grand amour, en versant ce parfum sur les pieds de Jésus en signe d’adoration. C’est pourquoi elle ne sera pas du côté de ceux qui le renieront ou qui le trahiront. Vivement que l’amour de Jésus nous porte, non seulement à lui donner ce que nous avons de plus précieux et nos propres personnes, mais aussi à lui rester fidèle en dépit de toutes les offres d’opportunités que peut nous faire ce monde.
by L'équipe de publication | Mar 23, 2024 | Agenda Biblique
Psautier Propre
Dimanche des Rameaux et
de la Passion du Seigneur
Rouge
Entrée messianique : Jean 12 : 12-16
En ce temps-là, quelques jours avant la Pâque, la grande foule venue pour la fête apprit que Jésus arrivait à Jérusalem. Les gens prirent des branches de palmiers et sortirent à sa rencontre. Ils criaient : « Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le roi d’Israël ! Jésus, trouvant un petit âne, s’assit dessus, comme il est écrit : Ne crains pas, fille de Sion. Voici ton roi qui vient, assis sur le petit d’une ânesse Cela, ses disciples ne le comprirent pas sur le moment ; mais, quand Jésus fut glorifié, ils se rappelèrent que l’Écriture disait cela de lui : c’était bien ce qu’on lui avait fait.
Antienne d’ouverture
Hosanna au fils de David! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! Hosanna au plus haut des cieux! Mt 21,
1ère lecture : Is 50, 4-7
Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.
Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.
Psaume : 21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)
R/ Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?
Tous ceux qui me voient me bafouent, ils ricanent et hochent la tête : « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre ! Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »
Oui, des chiens me cernent, une bande de vauriens m’entoure. Ils me percent les mains et les pieds ; je peux compter tous mes os.
Ils partagent entre eux mes habits et tirent au sort mon vêtement. Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin : ô ma force, viens vite à mon aide !
Tu m’as répondu ! Et je proclame ton nom devant mes frères, je te loue en pleine assemblée. Vous qui le craignez, louez le Seigneur.
2ème lecture : Ph 2, 6-11
Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.
Acclamation
Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. Pour nous, le Christ est devenu obéissant, jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom. Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (cf. Ph 2, 8-9)
Évangile : Mc 14, 1 – 15, 47
Les sigles désignant les divers interlocuteurs son les suivants :
= Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.
L. La fête de la Pâque et des pains sans levain allait avoir lieu deux jours après. Les grands prêtres et les scribes cherchaient comment arrêter Jésus par ruse, pour le faire mourir. Car ils se disaient : A. « Pas en pleine fête, pour éviter des troubles dans le peuple. » L. Jésus se trouvait à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux. Pendant qu’il était à table, une femme entra, avec un flacon d’albâtre contenant un parfum très pur et de grande valeur. Brisant le flacon, elle lui versa le parfum sur la tête. Or, de leur côté, quelques-uns s’indignaient: A. « À quoi bon gaspiller ce parfum ? On aurait pu, en effet, le vendre pour plus de trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données aux pauvres. » L. Et ils la rudoyaient. Mais Jésus leur dit : X « Laissez-la ! Pourquoi la tourmenter? Il est beau, le geste qu’elle a fait envers moi. Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, et, quand vous le voulez, vous pouvez leur faire du bien ; mais moi, vous ne m’avez pas pour toujours. Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait.
D’avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement Amen, je vous le dis : partout où l’Évangile sera proclamé – dans le monde entier –, on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire. » L. Judas Iscariote, l’un des Douze, alla trouver les grands prêtres pour leur livrer Jésus. À cette nouvelle, ils se réjouirent et promirent de lui donner de l’argent. Et Judas cherchait comment le livrer au moment favorable. Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : D. « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? » L. Il envoie deux de ses disciples en leur disant: X « Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le, et là où il entrera, dites au propriétaire : ‘Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?’Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. » L. Les disciples partirent, allèrent à la ville ;
ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus arrive avec les Douze. Pendant qu’ils étaient à table et mangeaient, Jésus déclara : X « Amen, je vous le dis : l’un de vous, qui mange avec moi, va me livrer. » L. Ils devinrent tout tristes et, l’un après l’autre, ils lui demandaient : D. « Serait-ce moi ? » L. Il leur dit : X « C’est l’un des Douze, celui qui est en train de se servir avec moi dans le plat. Le Fils de l’homme s’en va,
comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! » L. Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : X « Prenez, ceci est mon corps. » L. Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : X « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude. Amen, je vous le dis :
je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. » L. Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. Jésus leur dit : X « Vous allez tous être exposés à tomber, car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées. Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » L. Pierre lui dit alors : D. « Même si tous viennent à tomber,
moi, je ne tomberai pas. » L. Jésus lui répond : X « Amen, je te le dis :
toi, aujourd’hui, cette nuit même,
avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. » L. Mais lui reprenait de plus belle :
D. « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. » L. Et tous en disaient autant. Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani.
Jésus dit à ses disciples : X « Asseyez-vous ici, pendant que je vais prier. » L. Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean, et commence à ressentir frayeur et angoisse. Il leur dit : X « Mon âme est triste à mourir. Restez ici et veillez. » L. Allant un peu plus loin,
il tombait à terre et priait pour que, s’il était possible, cette heure s’éloigne de lui. Il disait : X « Abba… Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que moi, je veux, mais ce que toi, tu veux ! » L. Puis il revient et trouve les disciples endormis. Il dit à Pierre: X « Simon, tu dors ! Tu n’as pas eu la force de veiller seulement une heure ? Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. » L. De nouveau, il s’éloigna et pria,
en répétant les mêmes paroles.Et de nouveau, il vint près des disciples qu’il trouva endormis, car leurs yeux étaient alourdis de sommeil. Et eux ne savaient que lui répondre. Une troisième fois, il revient et leur dit : X « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. C’est fait ; l’heure est venue : voici que le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous ! Allons ! Voici qu’il est proche, celui qui me livre. » L. Jésus parlait encore quand Judas, l’un des Douze, arriva et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres, les scribes et les anciens. Or, celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu: D. « Celui que j’embrasserai,
c’est lui : arrêtez-le, et emmenez-le sous bonne garde. » L. À peine arrivé, Judas, s’approchant de Jésus, lui dit : D. « Rabbi ! » L. Et il l’embrassa. Les autres mirent la main sur lui et l’arrêtèrent. Or un de ceux qui étaient là tira son épée, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille. Alors Jésus leur déclara : X « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus vous saisir de moi, avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, j’étais auprès de vous dans le Temple en train d’enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. Mais c’est pour que les Écritures s’accomplissent.» L. Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous. Or, un jeune homme suivait Jésus ; il n’avait pour tout vêtement qu’un drap.
On essaya de l’arrêter. Mais lui, lâchant le drap, s’enfuit tout nu. Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre. Ils se rassemblèrent tous, les grands prêtres, les anciens et les scribes. Pierre avait suivi Jésus à distance, jusqu’à l’intérieur du palais du grand prêtre, et là, assis avec les gardes, il se chauffait près du feu. Les grands prêtres et tout le Conseil suprême cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire mettre à mort, et ils n’en trouvaient pas. De fait, beaucoup portaient de faux témoignages contre Jésus, et ces témoignages ne concordaient pas. Quelques-uns se levèrent pour porter contre lui ce faux témoignage : A. « Nous l’avons entendu dire : ‘Je détruirai ce sanctuaire fait de main d’homme, et en trois jours j’en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d’homme.’» L. Et même sur ce point, leurs témoignages n’étaient pas concordants. Alors s’étant levé, le grand prêtre, devant tous, interrogea Jésus : A. « Tu ne réponds rien ? Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? » L. Mais lui gardait le silence et ne répondait rien. Le grand prêtre l’interrogea de nouveau :
A. « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? » L. Jésus lui dit : X « Je le suis. Et vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant,
et venir parmi les nuées du ciel. » L. Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit : A. « Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous avez entendu le blasphème.
Qu’en pensez-vous ? » L. Tous prononcèrent qu’il méritait la mort. Quelques-uns se mirent à cracher sur lui, couvrirent son visage d’un voile, et le giflèrent, en disant : F. « Fais le prophète ! » L. Et les gardes lui donnèrent des coups. Comme Pierre était en bas, dans la cour, arrive une des jeunes servantes du grand prêtre. Elle voit Pierre qui se chauffe, le dévisage et lui dit :A. « Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth ! » L. Pierre le nia : D. « Je ne sais pas, je ne comprends pas de quoi tu parles. » L. Puis il sortit dans le vestibule, au dehors. Alors un coq chanta. La servante, ayant vu Pierre, se mit de nouveau à dire à ceux qui se trouvaient là:A. « Celui-ci est l’un d’entre eux ! » L. De nouveau, Pierre le niait. Peu après, ceux qui se trouvaient là lui disaient à leur tour : F. « Sûrement tu es l’un d’entre eux ! D’ailleurs, tu es Galiléen. » L. Alors il se mit à protester violemment et à jurer :D. « Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. » L. Et aussitôt, pour la seconde fois, un coq chanta. Alors Pierre se rappela cette parole que Jésus lui avait dite :
« Avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. » Et il fondit en larmes. L. Dès le matin,
les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes, et tout le Conseil suprême. Puis, après avoir ligoté Jésus, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate. Celui-ci l’interrogea : A. « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répondit : X « C’est toi-même qui le dis. » L. Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations. Pilate lui demanda à nouveau : A. « Tu ne réponds rien ?
Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. » L. Mais Jésus ne répondit plus rien, si bien que Pilate fut étonné. À chaque fête,
il leur relâchait un prisonnier, celui qu’ils demandaient. Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas,
arrêté avec des émeutiers pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute. La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander
ce qu’il leur accordait d’habitude.
Pilate leur répondit : A. « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? » L. Il se rendait bien compte
que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré. Ces derniers soulevèrent la foule pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.
Et comme Pilate reprenait : A. « Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs ? », L. de nouveau ils crièrent : F. « Crucifie-le ! » L. Pilate leur disait : A. « Qu’a-t-il donc fait de mal ? » L. Mais ils crièrent encore plus fort : F. « Crucifie-le!» L. Pilate, voulant contenter la foule,
relâcha Barabbas et, après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour qu’il soit crucifié. Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais, c’est-à-dire dans le Prétoire. Alors ils rassemblent toute la garde, ils le revêtent de pourpre, et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée. Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant: F. « Salut, roi des Juifs ! » L. Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui, et s’agenouillaient pour lui rendre hommage. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau de pourpre, et lui remirent ses vêtements. Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,
et ils réquisitionnent, pour porter sa croix, un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus, qui revenait des champs. Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha, ce qui se traduit: Lieu-du-Crâne (ou Calvaire). Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ; mais il n’en prit pas. Alors ils le crucifient, puis se partagent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir la part de chacun. C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin) lorsqu’on le crucifia. L’inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots : « Le roi des Juifs ». Avec lui ils crucifient deux bandits, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. Les passants l’injuriaient en hochant la tête ; ils disaient : F. « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, descends de la croix ! » L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes,
en disant entre eux : A. « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ; alors nous verrons et nous croirons. » L. Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient. Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi),
l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Et à la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : X « Éloï, Éloï, lema sabactani ? », L. ce qui se traduit:X « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » L. L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : F. « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! » L. L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée, il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire,
en disant : A. « Attendez ! Nous verrons bien si Élie vient le descendre de là ! » L. Mais Jésus, poussant un grand cri,
expira.
(Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)
Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas. Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, déclara :
A. « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! » L. Il y avait aussi des femmes, qui observaient de loin, et parmi elles, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé, qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée, et encore beaucoup d’autres, qui étaient montées avec lui à Jérusalem. Déjà il se faisait tard ; or, comme c’était le jour de la Préparation, qui précède le sabbat, Joseph d’Arimathie intervint. C’était un homme influent, membre du Conseil, et il attendait lui aussi le règne de Dieu. Il eut l’audace d’aller chez Pilate pour demander le corps de Jésus. Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort ; il fit appeler le centurion, et l’interrogea pour savoir si Jésus était mort depuis longtemps. Sur le rapport du centurion, il permit à Joseph de prendre le corps. Alors Joseph acheta un linceul, il descendit Jésus de la croix, l’enveloppa dans le linceul et le déposa dans un tombeau qui était creusé dans le roc. Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau. Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José, observaient l’endroit où on l’avait mis.
Prière sur les offrandes
Souviens-toi, Seigneur, de la passion de ton Fils, ne tarde pas à nous réconcilier avec toi: Il est vrai que nous n´avons pas mérité ton pardon, mais nous comptons sur ta miséricorde et sur la grâce du sacrifice de Jésus. Lui qui.
Antienne de la communion : Mt 26, 42
« Mon Père, dit Jésus, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite!»
Prière après la communion
Tu nous as fortifiés, Seigneur, dans cette communion à tes saints mystères et nous te supplions encore : Toi qui nous as donné, dans la mort de ton Fils, l´espérance des biens auxquels nous croyons, donne-nous, dans sa résurrection glorieuse, de parvenir au Royaume que nous attendons. Par Jésus.
BÉNÉDICTION SOLENNELLE
Dieu votre Père, le Père de toute miséricorde, vous a donné dans la passion de son Fils la plus belle preuve de son amour : qu´il vous aide maintenant à découvrir, à son service et à celui de vos frères, jusqu´où va le don de sa grâce. Amen.
Il vous a donné de vivre en Jésus qui a subi la mort pour vous sauver d´une mort éternelle : Qu´il vous fasse don de sa vie.
Amen.
Après l´avoir suivi dans les épreuves, puissiez-vous entrer avec lui dans sa gloire de ressuscité.
Amen.
Méditation
À cause de ses prises de position théologiques, Jésus est condamné à mourir en croix, par l’autorité politique romaine, à l’issue d’un procès à lui intenté par les autorités juives de sa propre nation, sous le fallacieux motif politique qu’il s’est fait le Messie, le roi des Juifs. Sa Passion, dont il était absolument libre de se dérober, a tous les aspects d’un lamentable échec de sa Mission. Mais hélas, il l’accepta librement, avec ce profond sentiment d’abaissement et de dépouillement (kénotique) de lui-même dont parle saint Paul apôtre dans la deuxième lecture. Il n’aurait pas pu supporter autant de souffrances injustes, s’il n’avait rendu son visage dur comme pierre, selon le mot du prophète Isaïe dans la première lecture. Il savait fort bien, en subissant tout cela, qu’il accomplissait les Écritures. Acceptant librement sa mort en tant que rédemptrice des hommes, sa Passion d’amour pour Dieu et pour l’humanité portera bien des fruits en abondance… Puisse-t-elle nous rendre passionnés comme lui d’amour pour Dieu le Père et pour nos frères et sœurs !
by L'équipe de publication | Mar 23, 2024 | Evangelium
Palm Sunday Year B
Red
This gospel is read at the procession with palms before Mass:
Gospel: Mark 11:1-10
When they drew near to Jerusalem, to Bethphage and Bethany, at the Mount of Olives, Jesus sent two of his disciples, and said to them, ‘Go into the village opposite you, and immediately as you enter it you will find a colt tied, on which no one has ever sat; untie it and bring it. If any one says to you, “Why are you doing this?” say, “The Lord has need of it and will send it back here immediately.’” And they went away, and found a colt tied at the door out in the open street; and they untied it. And those who stood there said to them, ‘What are you doing, untying the colt?’ And they told them what Jesus had said; and they let them go. And they brought the colt to Jesus, and threw their garments on it; and he sat upon it. And many spread their garments on the road, and others spread leafy branches which they had cut from the fields. And those who went before and those who followed cried out, ‘Hosanna! Blessed is he who comes in the name of the Lord! Blessed is the kingdom of our father David that is coming! Hosanna in the highest!’
Entrance Antiphon: Cf. Jn 12: 1, 12-13; Ps 23: 9-10
Six days before the Passover, when the Lord came into the city of Jerusalem, the children ran to meet him; in their hands they carried palm branches and with a loud voice cried out: Hosanna in the highest! Blessed are you, who have come in your abundant mercy! O gates, lift high your heads; grow higher, ancient doors. Let him enter, the king of glory! Who is this king of glory? He, the Lord of hosts, he is the king of glory. Hosanna in the highest! Blessed are you, who have come in your abundant mercy!
Collect
Almighty ever-living God, who as an example of humility for the human race to follow caused our Saviour to take flesh and submit to the Cross, graciously grant that we may heed his lesson of patient suffering and so merit a share in his Resurrection. Who lives and reigns with you in the unity of the Holy Spirit, one God, for ever and ever.
First reading: Isaiah 50:4-7
The Lord has given me a disciple’s tongue. So that I may know how to reply to the wearied he provides me with speech. Each morning he wakes me to hear, to listen like a disciple. The Lord has opened my ear. For my part, I made no resistance, neither did I turn away. I offered my back to those who struck me, my cheeks to those who tore at my beard; I did not cover my face against insult and spittle. The Lord comes to my help, so that I am untouched by the insults. So, too, I set my face like flint; I know I shall not be shamed.
Responsorial Psalm: Psalm 21(22):8-9,17-20,23-24
R/ My God, my God, why have you forsaken me?
All who see me deride me. They curl their lips, they toss their heads. ‘He trusted in the Lord, let him save him; let him release him if this is his friend.’
Many dogs have surrounded me, a band of the wicked beset me. They tear holes in my hands and my feet I can count every one of my bones.
They divide my clothing among them. They cast lots for my robe. O Lord, do not leave me alone, my strength, make haste to help me!
I will tell of your name to my brethren and praise you where they are assembled. ‘You who fear the Lord give him praise; all sons of Jacob, give him glory. Revere him, Israel’s sons.
second reading : Ph 2, 6-11
His state was divine, yet Christ Jesus did not cling to his equality with God but emptied himself to assume the condition of a slave and became as men are; and being as all men are, he was humbler yet, even to accepting death, death on a cross. But God raised him high and gave him the name which is above all other names so that all beings in the heavens, on earth and in the underworld, should bend the knee at the name of Jesus and that every tongue should acclaim Jesus Christ as Lord, to the glory of God the Father.
Gospel Acclamation: Phil2:8-9
Praise to you, O Christ, king of eternal glory! Christ was humbler yet, even to accepting death, death on a cross. But God raised him high and gave him the name which is above all names. Praise to you, O Christ, king of eternal glory!
Gospel: Mark 14:1-15:47
The Passion of our Lord Jesus Christ according to Mark
Key: : N. Narrator.
Jesus. O. Other single speaker. C. Crowd, or more than one
N. It was two days before the Passover and the feast of Unleavened Bread, and the chief priests and the scribes were looking for a way to arrest Jesus by some trick and have him put to death. For they said, C. It must not be during the festivities, or there will be a disturbance among the people. N. Jesus was at Bethany in the house of Simon the leper; he was at dinner when a woman came in with an alabaster jar of very costly ointment, pure nard. She broke the jar and poured the ointment on his head. Some who were there said to one another indignantly, C. Why this waste of ointment? Ointment like this could have been sold for over three hundred denarii and the money given to the poor. N. and they were angry with her. But Jesus said,
Leave her alone. Why are you upsetting her? What she has done for me is one of the good works. You have the poor with you always, and you can be kind to them whenever you wish, but you will not always have me. She has done what was in her power to do: she has anointed my body beforehand for its burial. I tell you solemnly, wherever throughout all the world the Good News is proclaimed, what she has done will be told also, in remembrance of her. N. Judas Iscariot, one of the Twelve, approached the chief priests with an offer to hand Jesus over to them. They were delighted to hear it, and promised to give him money; and he looked for a way of betraying him when the opportunity should occur. On the first day of Unleavened Bread, when the Passover lamb was sacrificed, his disciples said to him, C. Where do you want us to go and make the preparations for you to eat the passover? N. So he sent two of his disciples, saying to them,
Go into the city and you will meet a man carrying a pitcher of water. Follow him, and say to the owner of the house which he enters, ‘The Master says: “Where is my dining room in which I can eat the passover with my disciples?”’ He will show you a large upper room furnished with couches, all prepared. Make the preparations for us there. N. The disciples set out and went to the city and found everything as he had told them, and prepared the Passover. When evening came he arrived with the Twelve. And while they were at table eating, Jesus said,
I tell you solemnly, one of you is about to betray me, one of you eating with me. N. They were distressed and asked him, one after another, C. Not I, surely? N. He said to them,
It is one of the Twelve, one who is dipping into the same dish with me. Yes, the Son of Man is going to his fate, as the scriptures say he will, but alas for that man by whom the Son of Man is betrayed! Better for that man if he had never been born! N. And as they were eating he took some bread, and when he had said the blessing he broke it and gave it to them, saying: Take it: this is my body. N. Then he took a cup, and when he had returned thanks he gave it to them, and all drank from it, and he said to them,
This is my blood, the blood of the covenant, which is to be poured out for many. I tell you solemnly, I shall not drink any more wine until the day I drink the new wine in the kingdom of God. N. After psalms had been sung they left for the Mount of Olives. And Jesus said to them,
You will all lose faith, for the scripture says: ‘I shall strike the shepherd and the sheep will be scattered.’ However, after my resurrection I shall go before you to Galilee. N. Peter said, O. Even if all lose faith, I will not. N. And Jesus said to him,
I tell you solemnly, this day, this very night, before the cock crows twice, you will have disowned me three times. N. But he repeated still more earnestly, O. If I have to die with you, I will never disown you. N. And they all said the same. They came to a small estate called Gethsemane, and Jesus said to his disciples, Stay here while I pray. N. Then he took Peter and James and John with him. And a sudden fear came over him, and great distress. And he said to them,
My soul is sorrowful to the point of death. Wait here, and keep awake. N. And going on a little further he threw himself on the ground and prayed that, if it were possible, this hour might pass him by. He said:
Abba (Father)! Everything is possible for you. Take this cup away from me. But let it be as you, not I, would have it. N. He came back and found them sleeping, and he said to Peter,
Simon, are you asleep? Had you not the strength to keep awake one hour? You should be awake, and praying not to be put to the test. The spirit is willing, but the flesh is weak. N. Again he went away and prayed, saying the same words. And once more he came back and found them sleeping, their eyes were so heavy; and they could find no answer for him. He came back a third time and said to them,
You can sleep on now and take your rest. It is all over. The hour has come. Now the Son of Man is to be betrayed into the hands of sinners. Get up! Let us go! My betrayer is close at hand already. N. Even while he was still speaking, Judas, one of the Twelve, came up with a number of men armed with swords and clubs, sent by the chief priests and the scribes and the elders. Now the traitor had arranged a signal with them. He had said, O. The one I kiss he is the man. Take him in charge, and see he is well guarded when you lead him away. N. So when the traitor came, he went straight up to Jesus and said, O. Rabbi! N. and kissed him. The others seized him and took him in charge. Then one of the bystanders drew his sword and struck out at the high priest’s servant, and cut off his ear. Then Jesus spoke:
Am I a brigand, that you had to set out to capture me with swords and clubs? I was among you teaching in the Temple day after day and you never laid hands on me. But this is to fulfil the scriptures. N. And they all deserted him and ran away. A young man who followed him had nothing on but a linen cloth. They caught hold of him, but he left the cloth in their hands and ran away naked. They led Jesus off to the high priest; and all the chief priests and the elders and the scribes assembled there. Peter had followed him at a distance, right into the high priest’s palace, and was sitting with the attendants warming himself at the fire. The chief priests and the whole Sanhedrin were looking for evidence against Jesus on which they might pass the death sentence. But they could not find any. Several, indeed, brought false evidence against him, but their evidence was conflicting. Some stood up and submitted this false evidence against him, C. We heard him say, ‘I am going to destroy this Temple made by human hands, and in three days build another, not made by human hands.’ N. But even on this point their evidence was conflicting. The high priest then stood up before the whole assembly and put this question to Jesus, O. Have you no answer to that? What is this evidence these men are bringing against you? N. But he was silent and made no answer at all. The high priest put a second question to him, O. Are you the Christ, the Son of the Blessed One? N. Jesus said,
I am, and you will see the Son of Man seated at the right hand of the Power and coming with the clouds of heaven. N. The high priest tore his robes, and said: O. What need of witnesses have we now? You heard the blasphemy. What is your finding? N. And they all gave their verdict: he deserved to die. Some of them started spitting at him and, blindfolding him, began hitting him with their fists and shouting, C. Play the prophet! N. And the attendants rained blows on him. While Peter was down below in the courtyard, one of the high priest’s servant-girls came up. She saw Peter warming himself there, stared at him and said, O. You too were with Jesus, the man from Nazareth. N. But he denied it, saying. O. I do not know, I do not understand, what you are talking about. N. And he went out into the forecourt. The servant-girl saw him and again started telling the bystanders, O. This fellow is one of them. N. But again he denied it. A little later the bystanders themselves said to Peter, C. You are one of them for sure! Why, you are a Galilean. N. But he started calling down curses on himself and swearing, O. I do not know the man you speak of. N. At that moment the cock crew for the second time, and Peter recalled how Jesus had said to him, ‘Before the cock crows twice, you will have disowned me three times.’ And he burst into tears. First thing in the morning, the chief priests together with the elders and scribes, in short the whole Sanhedrin, had their plan ready. They had Jesus bound and took him away and handed him over to Pilate. Pilate questioned him: O. Are you the king of the Jews? N. He answered, It is you who say it. N. And the chief priests brought many accusations against him. Pilate questioned him again: O. Have you no reply at all? See how many accusations they are bringing against you! N. But, to Pilate’s amazement, Jesus made no further reply. At festival time Pilate used to release a prisoner for them, anyone they asked for. Now a man called Barabbas was then in prison with the rioters who had committed murder during the uprising. When the crowd went up and began to ask Pilate the customary favour, Pilate answered them O. Do you want me to release for you the king of the Jews? N. For he realised it was out of jealousy that the chief priests had handed Jesus over. The chief priests, however, had incited the crowd to demand that he should release Barabbas for them instead. Then Pilate spoke again: O. But in that case, what am I to do with the man you call king of the Jews? N. They shouted back, C. Crucify him! N. Pilate asked them, O. Why? What harm has he done? N. But they shouted all the louder, C. Crucify him! N. So Pilate, anxious to placate the crowd, released Barabbas for them and, having ordered Jesus to be scourged, handed him over to be crucified. The soldiers led him away to the inner part of the palace, that is, the Praetorium, and called the whole cohort together. They dressed him up in purple, twisted some thorns into a crown and put it on him. And they began saluting him, C. Hail, king of the Jews! N. They struck his head with a reed and spat on him; and they went down on their knees to do him homage. And when they had finished making fun of him, they took off the purple and dressed him in his own clothes. They enlisted a passer-by, Simon of Cyrene, father of Alexander and Rufus, who was coming in from the country, to carry his cross. They brought Jesus to the place called Golgotha, which means the place of the skull. They offered him wine mixed with myrrh, but he refused it. Then they crucified him, and shared out his clothing, casting lots to decide what each should get. It was the third hour when they crucified him. The inscription giving the charge against him read: ‘The King of the Jews.’ And they crucified two robbers with him, one on his right and one on his left. The passers-by jeered at him; they shook their heads and said, C. Aha! So you would destroy the Temple and rebuild it in three days! Then save yourself: come down from the cross! N. The chief priests and the scribes mocked him among themselves in the same way. They said, C. He saved others; he cannot save himself. Let the Christ, the king of Israel, come down from the cross now, for us to see it and believe. N. Even those who were crucified with him taunted him. When the sixth hour came there was darkness over the whole land until the ninth hour. And at the ninth hour Jesus cried out in a loud voice,
Eloi, Eloi, lama sabachthani? N. which means, ‘My God, my God, why have you deserted me?’ When some of those who stood by heard this, they said C. Listen, he is calling on Elijah. N. Someone ran and soaked a sponge in vinegar and, putting it on a reed, gave it him to drink, saying: O. Wait and see if Elijah will come to take him down. N. But Jesus gave a loud cry and breathed his last. All kneel and pause for a moment. And the veil of the Temple was torn in two from top to bottom. The centurion, who was standing in front of him, had seen how he had died, and he said, O. In truth this man was a son of God. N. There were some women watching from a distance. Among them were Mary of Magdala, Mary who was the mother of James the younger and Joset, and Salome. These used to follow him and look after him when he was in Galilee. And there were many other women there who had come up to Jerusalem with him. It was now evening, and since it was Preparation Day (that is, the vigil of the sabbath), there came Joseph of Arimathaea, a prominent member of the Council, who himself lived in the hope of seeing the kingdom of God, and he boldly went to Pilate and asked for the body of Jesus. Pilate, astonished that he should have died so soon, summoned the centurion and enquired if he was already dead. Having been assured of this by the centurion, he granted the corpse to Joseph who bought a shroud, took Jesus down from the cross, wrapped him in the shroud and laid him in a tomb which had been hewn out of the rock. He then rolled a stone against the entrance to the tomb. Mary of Magdala and Mary the mother of Joset were watching and took note of where he was laid.
Prayer over the Offerings
Through the Passion of your Only Begotten Son, O Lord, may our reconciliation with you be near at hand, so that, though we do not merit it by our own deeds, yet by this sacrifice made once for all, we may feel already the effects of your mercy. Through Christ our Lord.
Communion Antiphon: Mt 26: 42
Father, if this chalice cannot pass without my drinking it,your will be done.
Prayer after Communion
Nourished with these sacred gifts, we humbly beseech you, O Lord, that, just as through the death of your Son you have brought us to hope for what we believe, so by his Resurrection you may lead us to where you call. Through Christ our Lord.
Prayer over the People
Look, we pray, O Lord, on this your family, for whom our Lord Jesus Christ did not hesitate to be delivered into the hands of the wicked and submit to the agony of the Cross. Who lives and reigns for ever and ever.
Meditation
The twin words “Hosanna” and “crucify Him” depict the decorum of the liturgy today. The Gospels, especially that of Saint Mark, read today make us understand that Jesus had set out towards Jerusalem in company with the Twelve and that a growing crowd of pilgrims had joined them little by little. Jesus rode on a colt fulfilling the Prophecy of Zechariah, “Rejoice greatly, O daughter of Zion! Shout, O daughter of Jerusalem! Behold, your King is coming to you; He is just and having salvation, Lowly and riding on a donkey, A colt, the foal of a donkey” (Zechariah 9:9). The “great multitude” following Jesus spread their clothes on the road while shouting, ‘Hosanna! Blessings on him who comes in the name of the Lord! The joyous expectations of the crowd will lead to disappointment. “Hosanna!” will turn to “Crucify him!” There is thus a glaring paradox in all these triumphant songs! We are not different from these people. On the one hand, we shout, “Hosanna!” But with our thoughts and actions, we are shouting, “Crucify him!”