Jeudi 19 Septembre

Saint JANVIER

Saint EMILE

vert

Il acheva son martyre, avec saint Caste, par le feu. C’était vers l’an 250. Saint Janvier, évêque et martyrCe patron de Naples est célèbre en raison du prodige de son sang qui se liquéfie le jour de sa fête (phénomène attesté depuis 1389). D’après la tradition, Janvier serait un évêque de Bénévent, martyrisé au début du 4e siècle à Pouzzoles.

Antienne d’ouverture : Si 36,18

Donne la paix, Seigneur, à ceux qui t’espèrent: ne fais pas mentir les paroles de tes prophètes. Exauce la prière de ton peuple.

Prière d’ouverture 

Dieu créateur et maître de toutes choses, regarde-nous. Et pour que nous ressentions l’effet de ton amour, accorde-nous de te servir avec un cœur sans partage. Par Jésus Christ.

1ère lecture : 1 Co 15, 1-11

Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Évangile, vous l’avez reçu ; c’est en lui que vous tenez bon, c’est par lui que vous serez sauvés si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants.  Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il fut mis au tombeau; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures, il est apparu à Pierre, puis aux Douze ; ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois – la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont endormis dans la mort –, ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres. Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis. Car moi, je suis le plus petit des Apôtres, je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre, puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu. Mais ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, et sa grâce, venant en moi, n’a pas été stérile. Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ; à vrai dire, ce n’est pas moi, c’est la grâce de Dieu avec moi. Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres, voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez.

Psaume : 117 (118), 1-2, 16-17, 28.21  

R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon! 

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour! Oui, que le dise Israël : Éternel est son amour ! 

Le bras du Seigneur se lève, le bras du Seigneur est fort ! Non, je ne mourrai pas, je vivrai pour annoncer les actions du Seigneur. 

Tu es mon Dieu, je te rends grâce, mon Dieu, je t’exalte ! Je te rends grâce car tu m’as exaucé : tu es pour moi le salut.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, dit le Seigneur, et moi je vous procurerai le repos. Alléluia. (Mt 11, 28)

Évangile : Luc 7, 36-50

En ce temps-là,  un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table.  Survint une femme de la ville, une pécheresse. Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien, elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds, et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux,  les couvrait de baisers et répandait sur eux le parfum.  En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. »  Jésus, prenant la parole, lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître. »   Jésus reprit: « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser, il en fit grâce à tous deux. Lequel des deux l’aimera davantage ? »Simon répondit : « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce de la plus grande dette. – Tu as raison », lui dit Jésus. Il se tourna vers la femme et dit à Simon: « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux.  Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds  Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds.  Voilà pourquoi je te le dis: ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour.  Il dit alors à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. »  Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? »   Jésus dit alors à la femme: « Ta foi t’a sauvée.Va en paix ! »

Prière sur les offrandes

Sois favorable à nos prières, Seigneur, et reçois avec bonté nos offrandes. Que les dons apportés par chacun à la gloire de ton nom servent au salut de tous. Par Jésus.

Antienne de communion : Ps 35, 8

Qu’il est précieux, ton amour, ô mon Dieu! En lui s’abritent les hommes.

Prière après la communion 

Que la grâce de cette communion, Seigneur, saisisse nos esprits et nos corps, Afin que son influence, et non pas notre sentiment, domine toujours en nous. Par Jésus.

Méditation

La miséricorde, la joie de Dieu qui aime jusqu’à pardonner. Le Christ nous a donné un signe de sa tendre miséricorde, c’est le sacrement de Réconciliation. Est-il pour nous une source habituelle de vie ? Laissons-nous régulièrement au Christ la joie d’être pardon pour nous ? Car c’est cela le sacrement de Réconciliation, un acte de foi en l’amour. Bien souvent nous demeurons éloignés de ce sacrement. Nous pensons d’abord à l’aveu de nos péchés et cet aveu est capital. Il est un acte de l’homme libre qui se reconnaît pauvre et pécheur devant Dieu. Par le sacrement de Réconciliation, le baptisé se sent devenir objet de pardon et pourra alors être sujet de la miséricorde, Il pourra témoigner que Dieu est amour si lui-même se laisse recréer dans l’amour. Le sacrement de Réconciliation est la réalisation de la prophétie : Je vous donnerai un cœur nouveau. La Réconciliation est alors un échange de cœurs. L’homme donne à Dieu son cœur refroidi par le péché, et Dieu le lui renouvelle, le réchauffe par le pardon. Le baptisé pourra alors aimer et à son tour pardonner.

Mercredi 18 Septembre

Sainte NADEGE

Saint LAMBERT

vert/blanc

En langue slave, Nadège veut dire ‘’espérance’’. Cette sainte mourut Vierge et martyre à Rome avec sa mère Sophie et ses deux sœurs.

Antienne d’ouverture : Si 36,18

Donne la paix, Seigneur, à ceux qui t’espèrent: ne fais pas mentir les paroles de tes prophètes. Exauce la prière de ton peuple.

Prière d’ouverture 

Dieu créateur et maître de toutes choses, regarde-nous. Et pour que nous ressentions l’effet de ton amour, accorde-nous de te servir avec un cœur sans partage. Par Jésus Christ.

1ère  lecture : 1 Co 12, 31-13, 13

Frères, recherchez avec ardeur les dons les plus grands. Et maintenant, je vais vous indiquer le chemin par excellence.  J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante.  J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien.  J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien.  L’amour prend patience ; l’amour rend service; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ;  il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ;  il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai;   il supporte tout, il fait confiance en tout il espère tout, il endure tout.  L’amour ne passera jamais. Les prophéties seront dépassées, le don des langues cessera, la connaissance actuelle sera dépassée.  En effet, notre connaissance est partielle,nos prophéties sont partielles. Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel sera dépassé. Quand j’étais petit enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j’ai dépassé ce qui était propre à l’enfant. Nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai parfaitement, comme j’ai été connu. Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois,c’est la charité.

 Psaume : 32, 2-3, 4-5, 12 et 22

R/ Heureux le peuple que le Seigneur s’est choisi pour domaine.

Rendez grâce au Seigneur sur la cithare, jouez pour lui sur la harpe à dix cordes. Chantez-lui le cantique nouveau,de tout votre art soutenez l’ovation.

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; il est fidèle en tout ce qu’il fait.Il aime le bon droit et la justice ; la terre est remplie de son amour.

Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu, heureuse la nation qu’il s’est choisie pour domaine !

Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi !

Acclamation : Jean 6, 63c, 68c

Alléluia, alléluia. Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie ; tu as les paroles de la vie éternelle.  Alléluia, alléluia.

Évangile : Luc 7, 31-35

En ce temps-là, Jésus disait à la foule: « À qui donc vais-je comparer les gens de cette génération? À qui ressemblent-ils ?  Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s’interpellent en disant: “Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous n’avez pas pleuré.”  Jean le Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites : “C’est un possédé !  Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et vous dites : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.” Mais, par tous ses enfants, la sagesse de Dieu a été reconnue juste. »

Prière sur les offrandes

Sois favorable à nos prières, Seigneur, et reçois avec bonté nos offrandes. Que les dons apportés par chacun à la gloire de ton nom servent au salut de tous. Par Jésus.

Antienne de communion : Ps 35, 8

Qu’il est précieux, ton amour, ô mon Dieu! En lui s’abritent les hommes.

Prière après la communion 

Que la grâce de cette communion, Seigneur, saisisse nos esprits et nos corps, Afin que son influence, et non pas notre sentiment, domine toujours en nous. Par Jésus.

Méditation Nous sommes des étourdis. Tout au long de notre vie, tout au long d’une journée, Dieu nous fait signe et nous passons, nous ne voyons rien. Nous sommes des étourdis. Dans la rue, cette femme âgée qui peine à porter ses provisions. Dans notre immeuble, ces enfants auxquels nous ne prêtons pas attention, sinon pour dire qu’ils font du bruit. Au travail, cet homme qui arrive un matin plus rayonnant que d’habitude. Ce sont des fils de Dieu au travers desquels Dieu nous fait signe. Les signes de Dieu sont toujours inattendus, étonnants. Ils correspondent rarement à ce que nous attendions. Les signes de Dieu sont des grâces, des dons gratuits de Dieu. Ne soyons plus étourdis, mais attentifs. Que Dieu nous donne la sagesse, sa façon pour lui de voir tout être, tout événement, sa façon de voir notre propre vie. Car la sagesse, c’est Dieu lui-même à l’action, Dieu se révélant dans son dessein d’amour.

Mardi 17 Septembre

Saint ROBERT BELLARMIN,

évêque et docteur de l’Eglise

vert/blanc

Jésuite de la deuxième génération, ce Toscan (1542-1621) fut un brillant professeur à Louvain, puis au Collège Romain, où il fut le père spirituel de Louis de Gonzague. A une époque où la controverse avec les protestants battait son plein, il mit ses dons de polémiste au service de l’Église et du pape.

Antienne d’ouverture : Si 36, 18

Donne la paix, Seigneur, à ceux qui t’espèrent: ne fais pas mentir les paroles de tes prophètes. Exauce la prière de ton peuple.

Prière d’ouverture

Dieu créateur et maître de toutes choses, regarde-nous. Et pour que nous ressentions l’effet de ton amour, accorde-nous de te servir avec un cœur sans partage. Par Jésus Christ.

1ère lecture : 1 Co 12, 12-14.27-31a

Frères, prenons une comparaison: le corps ne fait qu’un, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ. C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps. Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit. Le corps humain se compose non pas d’un seul, mais de plusieurs membres. Or, vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps. Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l’Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui ont charge d’enseigner ; ensuite, il y a les miracles, puis les dons de guérison, d’assistance, de  gouvernement, le don de parler diverses langues mystérieuses. Tout le monde évidemment n’est pas apôtre, tout le monde n’est pas prophète, ni chargé d’enseigner; tout le monde n’a pas à faire des miracles, à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter. Recherchez donc avec ardeur les dons les plus grands.   

Psaume : 99 (100), 1-2, 3, 4, 5  

R/ Nous sommes son peuple, son troupeau.

Acclamez le Seigneur, terre entière, servez le Seigneur dans l’allégresse, venez à lui avec des chants de joie !

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu : il nous a faits, et nous sommes à lui, nous, son peuple, son troupeau.

Venez dans sa maison lui rendre grâce, dans sa demeure chanter ses louanges; rendez-lui grâce et bénissez son nom !

Oui, le Seigneur est bon, éternel est son amour, sa fidélité demeure d’âge en âge.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. Alléluia. (Lc 7, 16)

Évangile : Lc 7, 11-17

En ce temps-là, Jésus se rendit dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu’une grande foule. Il arriva près de la porte de la ville au moment où l’on emportait un mort pour  l’enterrer ; c’était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule importante de la ville accompagnait cette femme. Voyant celle-ci, le Seigneur fut saisi de compassion pour elle et lui dit: « Ne pleure pas. » Il s’approcha et toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. » Alors le mort se redressa et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère. La crainte s’empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu en disant: « Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. » Et cette parole sur Jésus se répandit dans la Judée entière et dans toute la région.

Prière sur les offrandes

Sois favorable à nos prières, Seigneur, et reçois avec bonté nos offrandes. Que les dons apportés par chacun à la gloire de ton nom servent au salut de tous. Par Jésus.

Antienne de la communion : Ps 35, 8

Qu’il est précieux, ton amour, ô mon Dieu! En lui s’abritent les hommes.

Prière après la communion

Que la grâce de cette communion, Seigneur, saisisse nos esprits et nos corps, Afin que son influence, et non pas notre sentiment, domine toujours en nous. Par Jésus.

Méditation Dans ce récit, saint Luc parle tout d’abord de Jésus pour nous dire qu’il se rend à Naïm, puis ce Jésus devient le Seigneur au moment où il rencontre le cortège funèbre. Ce changement de dénomination nous invite à contempler en Jésus le Seigneur de la vie. La mort, l’échec de l’homme sont insupportables à Dieu, comme l’échec de l’homme est l’échec de Dieu. Dieu a fait l’homme pour la vie, car il est le Vivant. En Jésus Christ, il nous révèle que la mort ne lui est pas supportable, mais, bien plus, qu’il est capable de faire surgir la Vie là même où la mort a fait son œuvre. La pitié du Seigneur de la Vie n’est pas ici un vague sentiment humain. Elle exprime un cri profond du Vivant capable de transformer en vie ce que le péché de l’homme a laissé s’installer en mort. Pour Dieu, la mort est toujours un sommeil : Je te l’ordonne, réveille-toi. Notre espérance se situe dans cette foi qui fait que pour nous, Jésus est Seigneur. Dieu plus fort que le mal, que la mort même. De toute situation, le Seigneur est capable de faire une Résurrection.

LUNDI 16 SEPTEMBRE

Saint Corneille, Pape ET

Saint cyprien, Eveque, Martyrs

Rouge

Elu en 251, le pape Corneille meurt en exil à Civitavecchia en 253. Dans la lutte qu’il eut à mener contre Novatien, antipape dont le rigorisme refusait la réconciliation des apostats, il fut soutenu par son ami, l’évêque de Carthage. Celui-ci n’était autre que Cyprien (vers 210-258). Ancien avocat, converti du paganisme, il avait été élu évêque en 249.

Antienne  d’ouverture : Ps 33, 20-21

Les épreuves affluent sur les justes, mais chaque fois le Seigneur les délivre ; il veille sur chacun de leurs os, pas un ne sera brisé.

Prière  d’ouverture

Seigneur, tu as donné à ton peuple, dans les saints Corneille et Cyprien, des pasteurs dévoués et d’invincibles martyrs ; à leur prière, fortifie notre courage et notre foi, et accorde-nous de travailler avec empressement pour l’unité de l’Église. Par Jésus Christ.

1ère lecture : 1 Corinthiens 11,17-26, 33

Frères, puisque j’en suis à vous faire des recommandations, je ne vous félicite pas pour vos réunions : elles vous font plus de mal que de bien. Tout d’abord, quand votre Église se réunit, j’entends dire que, parmi vous, il existe des divisions, et je crois que c’est assez vrai, car il faut bien qu’il y ait parmi vous des groupes qui s’opposent, afin qu’on reconnaisse ceux d’entre vous qui ont une valeur éprouvée. Donc, lorsque vous vous réunissez tous ensemble, ce n’est plus le repas du Seigneur que vous prenez;  en effet, chacun se précipite pour prendre son propre repas, et l’un reste affamé, tandis que l’autre a trop bu. N’avez-vous donc pas de maisons pour manger et pour boire? Méprisez-vous l’Église de Dieu au point d’humilier ceux qui n’ont rien ? Que puis-je vous dire ? vous féliciter ? Non, pour cela je ne vous félicite pas!  J’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi.» Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. »  Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. Mes frères, quand vous vous réunissez pour ce repas, attendez-vous les uns les autres.

Psaume : 39, 7-10,17

R/ Proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. (1 Co 11, 26b)

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles ; tu ne demandais ni holocauste ni victime, alors j’ai dit : « Voici, je viens.

« Dans le livre, est écrit pour moi ce que tu veux que je fasse. Mon Dieu, voilà ce que j’aime : ta loi me tient aux entrailles. »

J’annonce la justice dans la grande assemblée ; vois, je ne retiens pas mes lèvres, Seigneur, tu le sais.

Mais tu seras l’allégresse et la joie de tous ceux qui te cherchent ; toujours ils rediront : « Le Seigneur est grand ! » ceux qui aiment ton salut.

Acclamation : Ps118:27

Alléluia. Alléluia. Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle Alléluia. (Mt 11, 28)

Évangile : Luc 7, 1-10

En ce temps-là, lorsque Jésus eut achevé de faire entendre au peuple toutes ses paroles, il entra dans Capharnaüm. Il y avait un centurion dont un esclave était malade et sur le point de mourir ; or le centurion tenait beaucoup à lui.  Ayant entendu parler de Jésus, il lui envoya des notables juifs pour lui demander de venir sauver son esclave.  Arrivés près de Jésus, ceux-ci le suppliaient instamment : «Il mérite que tu lui accordes cela.  Il aime notre nation: c’est lui qui nous a construit la synagogue. »  Jésus était en route avec eux, et déjà il n’était plus loin de la maison, quand le centurion envoya des amis lui dire: « Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit.  C’est pourquoi je ne me suis pas autorisé, moi-même, à venir te trouver. Mais dis une parole, et que mon serviteur soit guéri ! Moi, je suis quelqu’un de subordonné à une autorité, mais j’ai des soldats sous mes ordres ;à l’un, je dis : “Va”, et il va; à un autre : “Viens”, et il vient ; et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » Entendant cela, Jésus fut en admiration devant lui. Il se retourna et dit à la foule qui le suivait : « Je vous le déclare, même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! » Revenus à la maison, les envoyés trouvèrent l’esclave en bonne santé.

Prière  sur  les  offrandes

Accepte, nous t’en prions, Seigneur, l’offrande que ton peuple te présente pour célébrer la passion de tes martyrs; qu’elle nous obtienne d’être fermes dans l’adversité, comme elle rendit courageux dans la persécution les saints Corneille et Cyprien. Par Jésus.

Antienne  de  communion : Mt 20, 21

Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude.

Prière  après  la  communion

Par le sacrement que nous avons reçu de toi, Seigneur, accorde-nous cette grâce : puissions-nous, à l’exemple des saints Corneille et Cyprien, être forts de la force de ton Esprit, afin de rendre témoignage à la vérité de l’Évangile. Par Jésus.

Méditation L’homme, face à son impuissance, à sa misère, se tourne vers Dieu en qui il voit réalisée la totalité de ses besoins et, dans une démarche qui est déjà très belle, mais qui est entachée de paganisme, se console en pensant qu’il y a en Dieu comme une quasi-obligation de lui répondre et de lui accorder ce dont il a besoin. L’homme pense spontanément que la prière engendre un dû de la part de Dieu. Dieu est Père. Il sait nos besoins et parce qu’il a un cœur de Père, il lui est agréable de nous les voir exprimer. Mais il attend de nous une attitude filiale faite de confiance absolue. Un enfant attend tout de son Père. Un adolescent revendique des droits, un adulte reconnaît sa pauvreté native face à celui dont il dépend. C’est bien là notre situation avec Dieu. La foi n’est pas exigence de la part de l’homme à l’égard de Dieu. Elle est confiance en sa toute-puissance, bien capable de réaliser au-delà de nos désirs. Et de retour à la maison, les envoyés trouvèrent l’esclave en bonne santé.

DIMANCHE 15 SEPTEMBRE

24ème DIMANCHE DU TEMPS

ORDINAIRE

Psautier iv

Notre Dame des Douleurs

VERT

Antienne d’ouverture : Si 36, 18

Donne la paix, Seigneur, à ceux qui t’espèrent: ne fais pas mentir les paroles de tes prophètes; Exauce la prière de ton peuple.

Prière d’ouverture

Dieu créateur et maître de toutes choses, regarde-nous, Et pour que nous ressentions l’effet de ton amour, accorde-nous de te servir avec un cœur sans partage. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Is 50, 5-9a

Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.  Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme  pierre : je sais que je ne serai pas confondu. Il est proche, Celui qui me justifie. Quelqu’un veut-il  l’aider contre moi ? Comparaissons ensemble ! Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ? Qu’il s’avance vers moi ! Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ; qui donc me condamnera ?

Psaume : 114 (116 A), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9

R/ Je marcherai en présence du Seigneur sur la terre des vivants. 

J’aime le Seigneur : il entend le cri de ma prière ; il incline vers moi son oreille : toute ma vie, je l’invoquerai.

J’étais pris dans les filets de la mort, retenu dans les liens de l’abîme, j’éprouvais la tristesse et l’angoisse; j’ai invoqué le nom du Seigneur : « Seigneur, je t’en prie, délivre-moi ! »

Le Seigneur est justice et pitié, notre Dieu est tendresse. Le Seigneur défend les petits : j’étais faible, il m’a sauvé. 

Il a sauvé mon âme de la mort, gardé mes yeux des larmes et mes pieds du faux pas. Je marcherai en présence du Seigneur sur la terre des vivants.

2ème lecture : Jc 2, 14-18

Mes frères, si quelqu’un prétend avoir la foi, sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ?  Sa foi peut-elle le sauver?  Supposons qu’un frère ou une sœur n’ait pas de quoi s’habiller, ni de quoi manger tous les jours ; si l’un de vous leur dit :  « Allez en paix !  Mettez-vous au chaud, et mangez à votre faim !»  sans leur donner le nécessaire pour vivre,  à quoi cela sert-il ?  Ainsi donc, la foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte.  En revanche, on va dire : « Toi, tu as la foi ; moi, j’ai les œuvres. Montre-moi donc ta foi sans les œuvres; moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi. »

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Que la croix du Seigneur soit ma seule fierté ! Par elle, le monde est crucifié pour moi, et moi pour le monde. Alléluia. (Ga 6, 14)

Evangile : Mc 8, 27-35

En ce temps-là, Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples, vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il interrogeait ses disciples :  « Au dire des gens, qui suis-je ? »  Ils lui répondirent:  « Jean le Baptiste ;  pour d’autres, Élie;  pour d’autres, un des prophètes. » Et lui les interrogeait :  « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre, prenant la parole, lui dit :  « Tu es le Christ. »  Alors, il leur défendit vivement de parler de lui à personne. Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup,  qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué,  et que, trois jours après, il ressuscite. Jésus disait cette parole ouvertement. Pierre, le prenant à part,  se mit à lui faire de vifs reproches. Mais Jésus se retourna  et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre:  « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit :  « Si quelqu’un veut marcher à ma suite,  qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix  et qu’il me suive.  Car celui qui veut sauver sa vie  la perdra;  mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile  la sauvera. »

Prière sur les offrandes

Sois favorable à nos prières, Seigneur, et reçois avec bonté nos offrandes: Que les dons apportés par chacun à la gloire de ton nom servent au salut de tous. Par Jésus.

Antienne de communion : Ps 35, 8

Qu’il est précieux, ton amour, ô mon Dieu! Se lui en abritent les hommes.

Prière après la communion

Que la grâce de cette communion, Seigneur, saisisse nos esprits et nos corps, Afin que son influence, et non pas notre sentiment, domine toujours en nous. Par Jésus.

Méditation À propos de Jésus, de nos jours encore, on entend les points de vue les plus disparates : on le considère tout à tour comme un sage, un moraliste généreux, un protagoniste de l’histoire ; d’autres, en revanche, le calomnient ou le haïssent. Pourtant, l’unique et véritable identité de Jésus est celle proclamée par Pierre : Tu es le Christ. Si nous réduisons la foi chrétienne à l’horizon fermé des hommes, aussi noble fût-il, nous nous trompons : le Christ est venu apporter le salut éternel, l’espérance surnaturelle et non une doctrine pour rendre plus supportable la vie en société. Certes, le Christ veut racheter toute réalité terrestre, mais toujours en fonction du bonheur éternel. Il ne suffit pas de reconnaître Jésus comme le Fils de Dieu : il faut l’imiter dans ce qu’il a de plus spécifique, c’est-à-dire dans l’amour de la Croix, qui est l’instrument, et non la fin, de la Rédemption. Si nous voulons collaborer à son œuvre de rédemption, nous ne pouvons fuir la réalité de la Croix, car c’est uniquement à travers elle, en perdant notre vie, que nous la retrouverons dans l’éternité, en prenant part à la Résurrection du Christ.

SAMEDI 14 SEPTEMBRE

La Croix Glorieuse,

Fete

Rouge

La croix est le lieu de la victoire du Christ. Sur elle, le Fils de Dieu juge le ‘’prince de ce monde’’ et dévoile la malice du péché. Du haut de sa croix, il attire à lui tous les pécheurs (Jn 12,32), et leur révèle l’amour du Père qui l’a envoyé. En expirant sur elle, il offre le sacrifice par lequel il enlève le péché du monde et il rend grâce à son Père avec tous ceux qu’il sauve.

Antienne  d’ouverture

Que notre seule fierté soit la croix de notre Seigneur Jésus Christ. En lui, nous avons le salut, la vie et la résurrection ; par lui, nous sommes sauvés et délivrés.

Prière  d’ouverture

Tu as voulu, Seigneur, que tous les hommes soient sauvés par la croix de ton Fils ; Permets qu’ayant connu dès ici-bas ce mystère, nous goûtions au ciel les bienfaits de la rédemption. Par Jésus.

1ère lecture : Nb 21, 4b-9

En ces jours-là, en chemin à travers le désert, le peuple perdit courage. Il récrimina contre Dieu et contre Moïse: « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n’y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! » Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël. Le peuple vint vers Moïse et dit : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu’il éloigne de nous les serpents. » Moïse intercéda pour le peuple, et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent brûlant, et dresse-le au sommet d’un mât : tous ceux qui auront été mordus, qu’ils le regardent, alors ils vivront ! » Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet du mât. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu’il regardait vers le serpent de bronze, il restait en vie !

Psaume : 77 (78), 3-4a.c, 34-35, 36-37, 38ab. 39

R/ N’oubliez pas les exploits du Seigneur !

Nous avons entendu et nous savons ce que nos pères nous ont raconté ; nous le redirons à l’âge qui vient, les titres de gloire du Seigneur. 

Quand Dieu les frappait, ils le cherchaient, ils revenaient et se tournaient vers lui : ils se souvenaient que Dieu est leur rocher, et le Dieu Très-Haut, leur rédempteur.

Mais de leur bouche ils le trompaient, de leur langue ils lui mentaient. Leur cœur n’était pas constant envers lui; ils n’étaient pas fidèles à son alliance.

Et lui, miséricordieux, au lieu de détruire, il pardonnait. Il se rappelait : ils ne sont que chair, un souffle qui s’en va sans retour.

Acclamation

Alléluia. Alléluia.Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons : par ta Croix, tu as racheté le monde.Alléluia.

Évangile : Jn 3, 13-17

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.

Prière  sur  les  offrandes

Que cette offrande, nous t’en supplions, Seigneur, nous purifie de toutes nos fautes, puisque sur l’autel de la croix le Christ a enlevé le péché du monde entier. Lui qui.

Antienne  de  communion

« Quand j’aurai été enlevé de terre, dit le Seigneur, j’attirerai à moi tous les hommes. »

Prière  après  la  communion

Fortifiés par la nourriture que tu nous a donnée nous te supplions, Seigneur Jésus Christ : Conduis à la gloire de la résurrection ceux que tu as fait revivre par le bois de ta croix. Toi qui.

Méditation

La Croix Glorieuse nous fait toucher une dimension de son cœur que seul Dieu lui-même pouvait nous révéler : la blessure causée par le péché et l’ingratitude de l’homme devient source, non seulement d’une surabondance d’amour, mais bien plus d’une recréation dans la gloire. Par la folie de la Croix, le scandale de la souffrance peut devenir sagesse, et la gloire promise à Jésus être donnée en partage à tous ceux qui désirent le suivre. La mort, la maladie, les blessures multiples que l’homme reçoit dans sa chair et dans son cœur, tout cela devient, pour la petite créature, l’occasion de se laisser plus intensément saisir par la vie même de Dieu. À travers cette fête, l’Église nous invite à recevoir cette sagesse divine dont Marie a pleinement vécu à la Croix : la souffrance du monde, folie et scandale, devient, dans le sang du Christ, cri d’amour et semence de gloire pour chacun d’entre nous.