LUNDI 09 MARS

SAINTE FRANCOISE ROMAINE, RELIGIEUSE
(Violet)

Mariée par obéissance, Françoise (1384-1440) fut durant près de quarante ans une épouse et une mère de famille modèle. Après avoir réglé les affaires de sa maison, cette femme de l’aristocratie romaine employait le reste de son temps à prier dans les églises et à soulager les pauvres. Les visions dont elle fut favorisée ne l’empêchèrent pas de connaître l’épreuve : deux de ses trois enfants moururent et, avec son mari, elle dut subir les revers politiques de l’époque. Elle fonda en 1433 une association d’oblates, qui vivent encore aujourd’hui selon l’esprit de saint Benoît. Devenue veuve, elle fut choisie comme supérieure de leur communauté, et y passa le reste de sa vie dans une union de plus en plus profonde avec Dieu.

Antienne d’ouverture (Ps 83, 3)
Mon âme s’épuise à désirer ta présence, Seigneur. Mon cœur et ma chair sont un cri vers toi, ô Dieu vivant.

Prière d’ouverture
Ne relâche pas ton amour, Seigneur, purifie ton Eglise et protège-là ; sans toi elle ne peut être en sûreté : que ta grâce la gouverne toujours. Par Jésus Christ.

1ère lecture : 2 R 5, 1-15a
En ces jours-là, Naaman, général de l’armée du roi d’Aram, était un homme de grande valeur et hautement estimé par son maître, car c’est par lui que le Seigneur avait donné la victoire au royaume d’Aram. Or, ce vaillant guerrier était lépreux. Des Araméens, au cours d’une expédition en terre d’Israël, avaient fait prisonnière une fillette qui fut mise au service de la femme de Naaman. Elle dit à sa maîtresse : « Ah ! si mon maître s’adressait au prophète qui est à Samarie, celui-ci le délivrerait de sa lèpre.» Naaman alla auprès du roi et lui dit : « Voilà ce que la jeune fille d’Israël a déclaré. » Le roi d’Aram lui répondit : « Va, mets-toi en route. J’envoie une lettre au roi d’Israël. » Naaman partit donc ; il emportait dix lingots d’argent, six mille pièces d’or et dix vêtements de fête. Il remit la lettre au roi d’Israël. Celle-ci portait : « En même temps que te parvient cette lettre, je t’envoie Naaman mon serviteur, pour que tu le délivres de sa lèpre. » Quand le roi d’Israël lut ce message, il déchira ses vêtements et s’écria : « Est-ce que je suis Dieu, maître de la vie et de la mort ? Ce roi m’envoie un homme pour que je le délivre de sa lèpre ! Vous le voyez bien : c’est une provocation ! » Quand Élisée, l’homme de Dieu, apprit que le roi d’Israël avait déchiré ses vêtements, il lui fit dire : « Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements ? Que cet homme vienne à moi, et il saura qu’il y a un prophète en Israël. » Naaman arriva avec ses chevaux et son char, et s’arrêta à la porte de la maison d’Élisée. Élisée envoya un messager lui dire : « Va te baigner sept fois dans le Jourdain, et ta chair redeviendra nette, tu seras purifié. » Naaman se mit en colère et s’éloigna en disant : « Je m’étais dit : Sûrement il va sortir, et se tenir debout pour invoquer le nom du Seigneur son Dieu; puis il agitera sa main au-dessus de l’endroit malade et guérira ma lèpre. Est-ce que les fleuves de Damas, l’Abana et le Parpar, ne valent pas mieux que toutes les eaux d’Israël ? Si je m’y baignais, est-ce que je ne serais pas purifié ? » Il tourna bride et partit en colère. Mais ses serviteurs s’approchèrent pour lui dire : « Père ! Si le prophète t’avait ordonné quelque chose de difficile, tu l’aurais fait, n’est-ce pas ? Combien plus, lorsqu’il te dit : “Baigne-toi, et tu seras purifié.” » Il descendit jusqu’au Jourdain et s’y plongea sept fois, pour obéir à la parole de l’homme de Dieu ; alors sa chair redevint semblable à celle d’un petit enfant : il était purifié ! Il retourna chez l’homme de Dieu avec toute son escorte ; il entra, se présenta devant lui et déclara : « Désormais, je le sais : il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’Israël ! »

Psaume : 41 (42), 2, 3 ; 42 (43), 3, 4
R/ Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant.

  1. Comme un cerf altéré cherche l’eau vive, ainsi mon âme te cherche, toi, mon Dieu.
  2. Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant ; quand pourrai-je m’avancer, paraître face à Dieu ?
  3. Envoie ta lumière et ta vérité : qu’elles guident mes pas et me conduisent à ta montagne sainte, jusqu’en ta demeure.
  4. J’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu, vers Dieu qui est toute ma joie ; je te rendrai grâce avec ma harpe, Dieu, mon Dieu !

Acclamation
Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. J’espère le Seigneur, et j’attends sa parole près du Seigneur est l’amour, l’abondance du rachat. Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur.

Evangile : Lc 4, 24-30
Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

Prière sur les offrandes
Ces dons que tes serviteurs te rapportent, Seigneur, pour te rendre hommage, transforme-les toi-même en sacrement de notre salut. Par Jésus.

Antienne de communion (Ps 16, 6-8)
Louez le Seigneur, tous les peuples ! Qu’il est fort, son amour pour nous : le Seigneur est toujours fidèle.

Prière après la communion
Que notre communion à ton sacrement, Seigneur, purifie chacun d’entre nous, et réalise notre unité. Par Jésus.

Méditation
Ceux qui écoutent Jésus dans la Synagogue deviennent furieux et tentent de lui ôter la vie à cause d’un discours qui à première vue parait simple. En effet la vérité réside au fond du cœur de l’homme mais il n’aime pas l’entendre, il n’aime pas qu’elle se révèle. Le prophète est d’abord un témoin de la vérité. Il est un témoin de la parole de Dieu qui est la vérité elle-même. La série d’exemple que Jésus présente à son auditoire devrait l’aider pour reconnaître en lui l’envoyé de Dieu, sortir de l’erreur, se convertir et être sauvé mais c’est plutôt l’effet contraire qui se produit. La vérité nous donne toujours la possibilité de distinguer le bien du mal afin de faire un choix conséquent en faveur du bien ou en faveur du mal. En ce sens la vérité rend libre. Les auditeurs de Jésus ont choisi la voie du rejet et du meurtre et toi comment te comportes tu avec ton enfant, ton ami, ton épouse et ton époux lorsqu’ils te disent des choses que tu n’aimes pas entendre mais qui sont vraies.

DIMANCHE 08 MARS

3éme DIMANCHE DE CAREME, SAINT JEAN DE DIEU, RELIGIEUX
(Violet)

Antienne d’ouverture
Mon âme s’épuise à désirer ta présence, Seigneur. Mon cœur et ma chair sont un cri vers toi, ô Dieu vivant. (Ps 83, 3)

Prière d’ouverture
Ne relâche pas ton amour, Seigneur, purifie ton Eglise et protège-là ; sans toi elle ne peut être en sûreté : que ta grâce la gouverne toujours. Par Jésus Christ.

Première lecture : Ex 17, 3-7
En ces jours-là, dans le désert, le peuple, manquant d’eau, souffrit de la soif. Il récrimina contre Moïse et dit : « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? » Moïse cria vers le Seigneur : « Que vais-je faire de ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ! » Le Seigneur dit à Moïse : « Passe devant le peuple, emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël, prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil, et va ! Moi, je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira ! » Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël. Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Épreuve) et Mériba (c’est-à-dire : Querelle), parce que les fils d’Israël avaient cherché querelle au Seigneur, et parce qu’ils l’avaient mis à l’épreuve, en disant : « Le Seigneur est-il au milieu de nous, oui ou non ? »

Psaume 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9
R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur!

  1. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le !
  2. Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit.
  3. Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

Deuxième lecture : Rm 5, 1-2.5-8
Frères, nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. Et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les impies que nous étions. Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile ; peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien. Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs.

Acclamation
Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. Tu es vraiment le Sauveur du monde, Seigneur! Donne-moi de l’eau vive : que je n’aie plus soif. Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. (cf. Jn 4, 42.15)

Évangile : Jn 4, 5-15.19b-26.39a.40-42
En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » – En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions. La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains. Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. Je vois que tu es un prophète !… Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. » Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus. Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »

Prière sur les offrandes
Ces dons que tes serviteurs te rapportent, Seigneur, pour te rendre hommage, transforme-les toi-même en sacrement de notre salut. Par Jésus.

Antienne de communion (Ps 16, 6-8)
Louez le Seigneur, tous les peuples ! Qu’il est fort, son amour pour nous : le Seigneur est toujours fidèle.

Prière après la communion
Que notre communion à ton sacrement, Seigneur, purifie chacun d’entre nous, et réalise notre unité. Par Jésus.

Méditation
« Celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle ». C’est cela le don de Dieu, faire entrer chaque baptisé, chaque adorateur dans l’éternité. La Samaritaine ne reconnaît pas immédiatement en Jésus la source d’eau vive, le sauveur. Le mystère reste voilé tant qu’elle met au-devant de son regard, la guerre de clan ou la haine. En effet les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains. Et lorsque Jésus fait appel à la générosité de la Samaritaine elle ne voit pas l’exigence d’amour envers l’être humain, elle ne voit pas l’être humain fait à l’image et à la ressemblance de Dieu, elle voit plutôt un ennemi, une tribu, un clan à persécuter et à éradiquer. Beaucoup autour de nous souffrent à cause de leur origine ethnique ou tribale. Notre action en tant que chrétien et même notre générosité n’épouse très souvent pas le paradigme de l’universalité. Il est important de nous rappeler que c’est l’amour envers tout homme qui nous ouvre les portes du ciel, c’est la foi qui nous donne de reconnaître en tout homme l’image et la ressemblance de Dieu.

SAMEDI 07 MARS

SAINTES PERPETUE ET FELICITE, MARTYRES
(Blanc)

La noble Perpétue venait d’être mère ; Félicité, l’esclave, allait enfanter en prison. Toutes deux étaient chrétiennes. Tandis que Félicité gémissait dans les douleurs de l’enfantement, son geôlier lui dit : “Si tu te plains déjà maintenant, que sera-ce quand tu seras exposée aux bêtes ? Il eût donc bien mieux valu sacrifier aux dieux !” Félicité rétorqua : “Aujourd’hui, c’est moi qui souffre ; demain, un Autre en moi souffrira pour moi, parce que je souffrirai pour Lui.” Le supplice des deux femmes et de trois autres chrétiens eut lieu dans l’amphithéâtre de Carthage, le 7 mars 203.

Antienne d’ouverture (Ps 144, 8-9)
Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour. La bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

Prière d’ouverture :
Par ta grâce, tu nous guéris, Seigneur, et tu nous donnes déjà les biens du ciel alors que nous sommes encore sur la terre ; dirige toi-même notre vie de chaque jour et conduis-la jusqu’à cette lumière où tu veux nous accueillir. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Mi 7, 14-15.18-20
Seigneur, avec ta houlette, sois le pasteur de ton peuple, du troupeau qui t’appartient, qui demeure isolé dans le maquis, entouré de vergers. Qu’il retrouve son pâturage à Bashane et Galaad, comme aux jours d’autrefois ! Comme aux jours où tu sortis d’Égypte, tu lui feras voir des merveilles ! Qui est Dieu comme toi, pour enlever le crime, pour passer sur la révolte comme tu le fais à l’égard du reste, ton héritage : un Dieu qui ne s’obstine pas pour toujours dans sa colère mais se plaît à manifester sa faveur ? De nouveau, tu nous montreras ta miséricorde, tu fouleras aux pieds nos crimes, tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés ! Ainsi tu accordes à Jacob ta fidélité, à Abraham ta faveur, comme tu l’as juré à nos pères depuis les jours d’autrefois.

Psaume : 102 (103), 1-2, 3-4, 9-10, 11-12
R/ Le Seigneur est tendresse et pitié.

  1. Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits !
  2. Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ; il réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse !
  3. Il n’est pas pour toujours en procès, ne maintient pas sans fin ses reproches ; il n’agit pas envers nous selon nos fautes, ne nous rend pas selon nos offenses.
  4. Comme le ciel domine la terre, fort est son amour pour qui le craint ; aussi loin qu’est l’orient de l’occident, il met loin de nous nos péchés.

Acclamation :
Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.

Evangile : Lc 15, 1-3.11-32
En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite- moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.” Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez- lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer. Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.” Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !” Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »

Prière sur les offrandes
Nous t’en prions, Seigneur : que les grâces de notre rédemption viennent à nous par ces mystères, pour nous faire éviter tout écart dans notre vie et nous mener vers les biens du ciel. Par Jésus.

Antienne de la communion
Il faut se réjouir, car ton frère qui était mort est revenu à la vie, lui qui était perdu est retrouvé.

Prière après la communion
Tu nous as donné, Seigneur, ton sacrement ; qu’il pénètre au profond de nos cœurs et nous communique sa puissance. Par Jésus.

Méditation
Le père aperçoit son fils, il est saisi de compassion ; il court se jeter à son cou et le couvre de baisers. Cette description de Saint Luc est suffisante pour comprendre ou sentir le cœur amoureux du Père. D’abord, il aperçoit son fils malgré ce qui s’est passé. Cela voudrait dire que son absence physique ne l’a pas effacé de son cœur et de ses pensées. Voilà pourquoi il court pour aller à sa rencontre. La force de l’amour le pousse, la passion et la compassion pour son fils perdu le meuvent. Il ne peut plus rester indifférent. Il va à sa rencontre aux pas de course. Il l’embrasse pour manifester son amour et sa joie de l’avoir retrouver. Le père le couvre de baiser pour lui dire combien il est précieux à ses yeux c’est-à-dire qu’il n’a pas perdu sa valeur de fils malgré son acte. Par contre nous, lorsque nous avons été offensés, nous ne savons plus voir nos frères, nous détournons totalement notre regard et même s’ils vivent près de nous et posent de bonnes actions notre indifférence contribue à les enfoncer davantage. Nous ne sommes pas prêts ou plus prêts à les embrasser, on s’en méfie, ils perdent toute leur valeur d’image de Dieu. Puissions-nous en ce jour être les chantres du pardon et réapprendre à regarder avec amour nos frères malgré leurs faiblesses malgré leurs offenses.

VENDREDI 06 MARS

SAINTE COLETTE
(Violet)

Née à Corbie, en Picardie, elle est le fruit de l’intercession de saint Nicolas. En effet, ses parents se désolant de ne pas avoir d’enfants prièrent ce saint. Lorsqu’ils reçurent cette petite fille, ils lui donnèrent le nom de Nicole, devenu aussi, en diminutif familier, Colette.

Antienne d’ouverture (Ps 30, 2.5)
J’ai un recours auprès de toi, Seigneur : que jamais plus je ne sois humilié. Tu m’arraches au filet qu’on m’a tendu, c’est toi qui me protèges.

Prière d’ouverture :
Nous t’en prions, Dieu tout-puissant : purifie-nous au long de ce Carême, pour que nous parvenions avec un cœur limpide aux fêtes pascales qui approchent. Par Jésus.

Première lecture : Genèse 37, 3-4.12-13a.17b-28
Israël, c’est-à-dire Jacob, aimait Joseph plus que tous ses autres enfants, parce qu’il était le fils de sa vieillesse, et il lui fit faire une tunique de grand prix. En voyant qu’il leur préférait Joseph, ses autres fils se mirent à détester celui-ci, et ils ne pouvaient plus lui parler sans hostilité. Les frères de Joseph étaient allés à Sichem faire paître le troupeau de leur père. Israël dit à Joseph : « Tes frères ne gardent-ils pas le troupeau à Sichem ? Va donc les trouver de ma part ! » Joseph les trouva à Dotane. Ils se dirent l’un à l’autre : « Voici l’expert en songes qui arrive ! C’est le moment, allons-y, tuons-le, et jetons-le dans une de ces citernes. Nous dirons qu’une bête féroce l’a dévoré, et on verra ce que voulaient dire ses songes ! » Mais Roubène les entendit, et voulut le sauver de leurs mains. Il leur dit : « Ne touchons pas à sa vie. » Et il ajouta : « Ne répandez pas son sang : jetez-le dans cette citerne du désert, mais ne portez pas la main sur lui. » Il voulait le sauver de leurs mains et le ramener à son père. Dès que Joseph eut rejoint ses frères, ils le dépouillèrent de sa tunique, la tunique de grand prix qu’il portait, ils se saisirent de lui et le jetèrent dans la citerne, qui était vide et sans eau. Ils s’assirent ensuite pour manger. En levant les yeux, ils virent une caravane d’Ismaélites qui venait de Galaad. Leurs chameaux étaient chargés d’aromates, de baume et de myrrhe qu’ils allaient livrer en Égypte. Alors Juda dit à ses frères : « Quel profit aurions-nous à tuer notre frère et à dissimuler sa mort ? Vendons-le plutôt aux Ismaélites et ne portons pas la main sur lui, car il est notre frère, notre propre chair. » Ses frères l’écoutèrent. Des marchands madianites qui passaient par là retirèrent Joseph de la citerne, ils le vendirent pour vingt pièces d’argent aux Ismaélites, et ceux-ci l’emmenèrent en Égypte.

Psaume 104 (105), 4a.5a.6, 16-17, 18-19, 20-21
R/ Souvenez-vous des merveilles que le Seigneur a faites. 104, 5a
Cherchez le Seigneur et sa puissance, souvenez-vous des merveilles qu’il a faites, vous, la race d’Abraham son serviteur, les fils de Jacob, qu’il a choisis.
Il appela sur le pays la famine, le privant de toute ressource. Mais devant eux il envoya un homme, Joseph, qui fut vendu comme esclave.
On lui met aux pieds des entraves, on lui passe des fers au cou; il souffrait pour la parole du Seigneur, jusqu’au jour où s’accomplit sa prédiction.
Le roi ordonne qu’il soit relâché, le maître des peuples, qu’il soit libéré. Il fait de lui le chef de sa maison, le maître de tous ses biens.

Acclamation
Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire! Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle. Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire! (Jn 3, 16)

Évangile : Mathieu 21, 33-43.45-46
En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !” Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. » Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Aussi, je vous le dis. Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. » En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens savaient bien compris qu’il parlait d’eux. Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète.

Prière sur les offrandes :
Que ton amour, Seigneur, devance tes serviteurs pour leur permettre de bien célébrer ces mystères ; et qu’il les aide à rester partout à ton service. Par Jésus.

Antienne de communion (1Jn 4, 10)
Dieu nous a aimés et il a envoyé son Fils qui est la victime offerte pour nos péchés.

Prière après la communion :
C’est déjà le salut éternel, Seigneur, que nous commençons de recevoir : accorde-nous de tendre vers lui de manière à le posséder. Par Jésus.

Méditation
Chaque baptisé est un intendant des grâces de Dieu. Il est appelé à les fructifier pour la vie de l’Eglise pour le bien être des frères et sœurs. Cette logique n’est pas partagée par bon nombre au moment de la mettre en exécution. Les cœurs sont davantage assujettis par le désir d’accumuler pour soi-même et éventuellement pour sa famille des biens qui pourraient aider et même garantir la vie à plusieurs autour de soi. « Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits ». Les dons, les grâces, les talents et richesses que Dieu nous donne sont des moyens que le chrétien doit mettre à profit pour avoir le royaume en héritage. Ne pas y accéder malgré la possibilité donnée relève de leur Mauvais usage, un usage égoïste. Que Dieu nous en préserve.

JEUDI 05 MARS

SAINT THEOPHILE
(Violet)

Se distinguant par sa sagesse et l’intégrité de sa vie, il seconda les efforts du pape saint Victor pour faire célébrer en Asie la fête de Pâques un dimanche et non pas au jour anniversaire du 14 nisan. Il s’appuyait sur le fait que Pâques n’est pas la commémoration de la Résurrection.

Antienne d’ouverture (Ps 139, 23-24)
Scrute-moi, mon Dieu, et tu connaîtras mon cœur. Vois si le mal ne fait pas en moi son chemin et conduis-moi sur le chemin d’éternité.

Prière d’ouverture
Dieu qui aime l’innocence et la fais recouvrer, oriente vers toi le cœur de tes fidèles, pour que, dociles à ton Esprit, ils soient fermes dans la foi et vraiment efficaces. Par Jésus Christ.

Première lecture : Jérémie 17, 5-10
Ainsi parle le Seigneur : Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel, qui s’appuie sur un être de chair, tandis que son cœur se détourne du Seigneur. Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bonheur. Il aura pour demeure les lieux arides du désert, une terre salée, inhabitable. Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur, dont le Seigneur est la confiance. Il sera comme un arbre, planté près des eaux, qui pousse, vers le courant, ses racines. Il ne craint pas quand vient la chaleur : son feuillage reste vert. L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude : il ne manque pas de porter du fruit. Rien n’est plus faux que le cœur de l’homme, il est incurable. Qui peut le connaître ? Moi, le Seigneur, qui pénètre les cœurs et qui scrute les reins, afin de rendre à chacun selon sa conduite, selon le fruit de ses actes.

Psaume 1, 1-2, 3, 4.6
R/ Heureux est l’homme qui met sa foi dans le Seigneur (39, 5a)

  1. Heureux est l’homme qui n’entre pas au conseil des méchants, qui ne suit pas le chemin des pécheurs, ne siège pas avec ceux qui ricanent, mais se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit!
  2. Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt; tout ce qu’il entreprend réussira. Tel n’est pas le sort des méchants.
  3. Mais ils sont comme la paille balayée par le vent. Le Seigneur connaît le chemin des justes, mais le chemin des méchants se perdra.

Acclamation
Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Heureux ceux qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. (cf. Lc 8,15)

Évangile : Luc 16, 19-31
En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.” Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !” Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.” Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »

Prière sur les offrandes
Par cette Eucharistie, Seigneur, sanctifie nos œuvres de pénitence, pour que l’entraînement du carême aboutisse à la vraie conversion du cœur. Par Jésus.

Antienne de communion (Ps 118, 1)
Heureux, les hommes d’une conduite irréprochable qui suivent la loi du Seigneur.

Prière après la communion :
Que cette communion, Seigneur, demeure agissante en nous et prolonge son effet dans notre vie. Par Jésus.

Méditation
Le dernier verset de l’extrait de l’Evangile que nous venons d’écouter interpelle nos consciences “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” En effet l’homme riche n’a pas cru qu’il était bon de s’enrichir en vue du royaume des cieux et devant la réalité, il essaye de forcer le passage. Celui-ci lui était pourtant ouvert s’il avait accepté d’observer la loi de Moise et cru à l’enseignement des prophètes. Il s’apitoie sur le sort identique que l’avenir réserve à ses frères encore en pèlerinage sur terre. “quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus” effectivement le Christ est ressuscité mais quelle Valeur donnons-nous à son enseignement qui pourtant trace les voies de l’éternité pour tous.